Le chien arabe de Benoît Séverac


Le livre : Le chien arabe de Benoît Séverac. Paru le 17 mars 2016 à la Manufacture de Livre dans la collection Roman Noir. 18€90 ; (283 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

« Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. »

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

4589748916L’auteur : Benoît Séverac Benoît Séverac, né le 19 août 1966, est un romancier et nouvelliste français. Il est auteur de littératures noire et policière, adulte et jeunesse. Il enseigne l’anglais à l’Ecole vétérinaire de Toulouse. Il est également musicien dans une fanfare jazz-latino rock, membre du conseil d’administration de Toulouse Polars du Sud et membre de 813(l’association des
amateurs de littérature policière).

 

Le post it de Ge

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Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier. Mais ça Sergine ne le sait pas, elle pense que se sont les propriétaires du chien qui sont venu le récupérer.

Les Izards, quartier difficile, quartier Nord de Toulouse. Plaque tournante du trafic de drogue mais aussi base avant de l’islamisme radical. Voici le décor que nous propose Benoit Séverac pour son dernier roman. Il nous immerge au cœur des cités là où le chômage fait des ravages , la déscolarisation et le trafic de drogue font le reste ou presque. Puisque l’islam radical a aussi décidé d’y mettre son grain de sel.

Et pour compléter ce décor, l’auteur situe aussi son action en été, un été caniculaire. La chaleur est étouffante,la pelouse du seul terrain de foot est grillée par le soleil. On respire mal.

C’est dans cet environnement que nous découvrons ce roman noir de la France d’aujourd’hui. Un roman noir urbain où l’auteur montre sans porter aucun jugement la France d’en bas, les laissés pour compte qui décident de s’en sortir seul. Pour cela il y a l’économie souterraine. Celle des trafiquants qui font vivre presque toutes les famille de la cité. Mais il y a aussi la rédemption, celle que propose les frères musulmans, celle qui passe par la radicalisation. Celle qui nie le savoir vivre ensemble dans cette France multiculturelle.

Benoit Séverac tape juste. Il montre simplement les dérèglements de notre société contemporaine. Il met le doigt sur la pauvreté, la précarité des zones devenues de non droit que l’état a abandonné, reléguant ainsi nos quartiers en territoire de seconde zone. Et laissant s’installer toutes les dérives possibles.

Et si notre auteurs parlent de sujets sensibles, il n’y met aucun sensationnalisme, aucun jugement de valeur, il ne stigmatise aucune communauté. Il ne prononce aucun anathème !

J’ai lu ce livre dans le métro parisien lors de sa sortie. Et j’ai été très surprise par la réaction de certaines personnes lorsqu’elle découvraient la couverture de ce livre.

J’ai eu des petits regards de complaisance, des hochements de tête, des pincements de lèvres. Certains je devinais malheureusement ce qu’ils sous-entendaient. Un titre pris au pied de la lettre. Exprimant un racisme quotidien et ordinaire. J’ai eu aussi des regards noirs, des regards haineux, des regards menaçants même. Là aussi ce titre me valait d’être fustigée, j’étais assimilée à cette idéologie nauséabonde. J’avoue parfois avoir été mal à l’aise. C’est vrai que ce livre arrivait après les horribles et monstrueux attentats parisiens et que l’ambiance était à la défiance. Mais toute cette hostilité exprimée, juste autour de deux mots, m’en disait long sur la virulence que portaient ces sujets.

Aussi quand le livre est paru en poche, j’ai ressenti comme un soulagement en découvrant son nouveau titre.

En effet Le chien arabe était devenu Trafics ce  9 mars 2017.

Alors surtout n’hésitez pas à découvrir Trafics, c’est vraiment un excellent bouquins.

Un vrai coup de cœur pour moi !

 

Karen Maitland à l’honneur # 19 ; Janvier 2019


Le dix-neuviène « Auteur à l’honneur » et premier de l’année 2019 est une auteure.

Et une auteure britannique qui plus est

C’est donc Karen Maitland que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Karen Maitland  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers

Mais revenant à notre auteur à l’honneur Pourquoi Karen Maitland

J’ai eu la chance de rencontrer Karen Maitland lors du salon Poar à la plage au Havre il y a quelques années, j’avais alors lu son premier roman et j’étais tombé sous le charme, le charme de l’écriture et de l’histoire d’abord puis ensuite sous celui de notre auteure. Karen Maitland est véritable une femme charmante.
Par la suite j’ai eu la chance de la recevoir à la bibliothèque. Elle a charmée le public lors de notre table ronde.
Alors ça vous va comme explications ?

 

Karen Maitland à l’honneur # 19 ; Janvier 2019

Courte biographie

Karen Maitland, née en 1956 au Royaume-Uni, est une écrivain britannique, spécialisée dans le roman policier et le roman policier historique.

Comme les héros de ses livres, Karen Maitland vit dans le Norfolk en Angleterre. Elle fait des études en communication et obtient un doctorat en psycholinguistique. 1996 est l’année de la parution de son premier roman The White Room. Elle se lance ensuite dans l’écriture de trois romans policiers historiques : La Compagnie des menteursLes Âges sombresLa Malédiction du Norfolk publiés chez Sonatine Éditions. À la lecture de chacun de ses ouvrages, le lecteur est transporté dans un Moyen Âge d’un réalisme stupéfiant. Dressant le portrait d’un royaume dévasté par le retour des croisades, la querelle avec le Saint-Siège et l’imminence d’une guerre contre la France, Karen Maitland nous immerge littéralement dans cette Angleterre gothique où rites et superstitions sont omniprésents. Cette authenticité rare ajoute encore à une intrigue passionnante, faite de secrets, de trahisons et de multiples retournements.

 

Bibliographie

 

La compagnie des menteurs

Paru le 18 mars 2010 chez Sonatine

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

 

Réedité en poche chez Pocket le 1er septembre 2011 8€60 (665 p.) ; 18 x 11 cm
1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le nord, afin d’échapper à la contagion.
Parmi eux, un vendeur de sainte reliques, un magicien, une jeune voyante, un conteur, une domestique, deux musiciens italiens, un peintre et sa femme enceinte. Neuf laissés pour compte qui fuient la peste, mais aussi un passé trouble.
Bientôt, l’un d’entre eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré… Seraient-ils la proie d’un tueur plus impitoyable encore que l’épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ?
Toutes les apparences ne vont pas tarder à s’avérer trompeuses, et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d’une incroyable sagacité au milieu des secrets et des mensonges pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l’énigme avant qu’il ne soit trop tard
.Avec cette formidable évocation du Moyen Âge, d’un réalisme stupéfiant, saluée comme un événement majeur dans le monde entier, Karen Maitland nous offre un roman qui captive et ensorcelle le lecteur jusqu’à l’incroyable coup de théâtre final. Rarement authenticité historique et sens de l’intrigue auront été conjugués avec un tel talent. Indispensable !
Après Le Nom de la rose d’Umberto Ecco. Après Le Cercle de la croix de Ian Pears,
La Compagnie des menteurs de Karen Maitland. 
Élu meilleur thriller historique de l’année par le New York Times.

Les âges sombres

Paru chez Sonatine le 16 mai 2012

traduit de l’anglais par Pierre Demarty

 

 réédité en poche chez Pocket le 4 septembre 2014.  8€95 ; (762 p.) ; 18 x 11 cm

 

Avec La Compagnie des menteurs, Karen Maitland a renouvelé le thriller historique. Avec Les Âges sombres, elle confirme sa maîtrise absolue du genre.

  1. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

Avec cet ouvrage d’une intelligence et d’une érudition peu communes, Karen Maitland nous entraîne dans un Moyen-Âge d’un réalisme stupéfiant, sans jamais se départir d’un extraordinaire sens de l’intrigue et du suspense. Après La Compagnie des menteurs, élu meilleur livre de l’année par le New York Times et salué par une critique unanime, elle se hisse désormais au rang des grands maîtres du genre, aux côtés d’Umberto Eco ou de Iain Pears.

 

La malédiction du Norfolk

Paru le 18 septembre 2014 chez Sonatine

traduit de l’anglais par Claude et Jean Demanuelli

 

 

 réédité en poche chez Pocket le 3 septembre 2015.  8€95 ; (765 p.) ; 18 x 11 cm

 

Superstitions, rites, malédictions : bienvenue au Moyen Âge !
1208. Le pape Innocent III, en conflit avec le roi Jean, prononce un interdit sur tout le royaume d’Angleterre. Les églises et les cimetières sont fermés, le haut clergé quitte le pays, les prêtres ont défense de célébrer les offices ou de conférer les sacrements – ni confession, ni mariage, ni extrême-onction. S’ensuit un véritable chaos spirituel dans le royaume, en particulier chez les plus démunis, ceux pour qui la foi est le seul recours. C’est dans ce contexte particulièrement difficile qu’une jeune paysanne, Elena, est appelée au service du seigneur de Gastmere, dans le comté de Norfolk. Là, on l’oblige à s’adonner à un étrange rituel, celui des  » mangeurs de péchés « , consistant, en l’absence d’extrême-onction, à prendre sur sa conscience tous les péchés non expiés d’un mourant. Cette cérémonie va être le début d’une véritable descente aux enfers pour la jeune fille qui se retrouve bientôt accusée de meurtre. Son cauchemar ne fait que commencer…
Après La Compagnie des menteurs et Les Âges sombres, Karen Maitland nous propose un nouveau voyage dans un Moyen Âge d’un réalisme stupéfiant. Dressant le portrait d’un royaume dévasté par le retour des croisades, la querelle avec le Saint-Siège et l’imminence d’une guerre contre la France, elle nous immerge littéralement dans cette Angleterre gothique où rites et superstitions sont omniprésents. Cette authenticité rare ajoute encore à une intrigue passionnante, faite de secrets, de trahisons et de multiples retournements.

 

Voilà mes polardeux,  c’est peu dire que j’ai adoré cette série de roman policier historique.

J’attends avec impatience un prochain titre de Karen Maitland.

Et j’espère que vous aussi après, cette mise à l’honneur, vous aurez envie de découvrir et de lire ses romans.

Comme une tombe de Peter James


Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Le livre : Comme une tombe  suivi de La mort leur va si bien de Peter James.  Traduit de l’anglais par Raphaëlle Dedourge. Paru le 17 novembre 2017.  12€,  Edition limitée ;    (1030 p.) ; 18 x 12 cm.

Une édition de poche  de chaque titre est disponible chez Pocket pour 7,90€ :

4e de couv :

C’était supposé être un simple enterrement de vie de garçon… Une blague sans conséquence. Mais, quelques heures plus tard, quatre de ses meilleurs amis sont morts et Michael Harrisson a disparu. Il ne reste que trois jours avant le mariage…

Le commissaire de police Roy Grace, lui-même hanté par la disparition de sa femme, est contacté par la fiancée de Michael, folle d’angoisse. Le policier découvre que celui qui devrait en savoir plus, l’associé de Michael, n’a rien à dire. Mais qu’il a beaucoup à gagner… Le malheur de l’un pourrait faire la fortune de l’autre…

 

L’auteur : Peter James est né en 1948. Il a longtemps vécu aux États-Unis, où il était scénariste et producteur de cinéma. De retour en Angleterre, il partage son temps entre sa maison du Sussex et celle de Notting Hill. Peter James compte aujourd’hui parmi les auteurs de policiers les plus lus du Royaume-Uni et bénéficie d’une renommée internationale.

 

Extrait :
Avec de la patience, en plaçant bien ses pions, tôt ou tard, on finit toujours par avoir de la chance. Les meilleurs prédateurs sont les plus patients.

Mark n’avait jamais oublié ce documentaire animalier, filmé dans une grotte à chauve-souris, en Amérique du Sud. De minuscules micro-organismes se nourrissaient des excréments des chauves-souris, un asticot mangeait ces micro-organismes, un scarabée mangeait l’asticot, une araignée mangeait le scarabée et la chauve-souris mangeait l’araignée. La chaîne alimentaire était parfaite. La chauve-souris était maligne : tout ce qu’elle avait à faire, c’était déféquer – et attendre.

Le post-it de Ge

Comme une tombe Paru le 02 mars 2006 au Ed. Du Panama. 21€ (441 p.) ; 22 x 16 cm. 1ère édition française, plus disponible et épuisée chez l »éditeur

Comme une tombe de Peter James

Un 1e roman coup de poing.

Aujourd’hui je vous parle de Comme une tombe, parce que c’est un premier roman . Mais il n’est pas exclu que je revienne un de ces quatre vous parler de La mort leur va si bien

Roman policier s’ouvrant sur une enterrement de vie de garçon. Celui de Michael Harrisson, jeune golden boy qui, avec son meilleur ami, Mark Warren, a monté une société immobilière fructueuse. Michael doit se marier 3 jours plus tard, ses amis lui ont préparé une nuit très spéciale : pendant qu’il font la tournée des pubs, ils l’enferment dans un cercueil.

Lorsqu’il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher…À la surface, sa fiancée s’inquiète. À trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n’a qu’un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d’eux n’a survécu à l’accident…!

Quand la plaisanterie tourne au cauchemar.  Un enterrement de vie de garçon, c’est bien de cela qu’il s’agit. Et ici c’est ce pauvre Mickael qui va faire les frais de cette blague de potache.

Alors si vous êtes claustrophobe, surtout n’ouvrez pas ce livre! Si peu que vous rentriez en empathie avec notre héros malgré lui, vous allez à votre tour vous retrouver enterrer vivant. Et croyez moi, c’est une sensation étouffante qui va s’emparer de vous, vous aller physiquement ressentir cette lecture, elle va vous souper le souffle. Votre poitrine va se retrouver comprimée.

Mais Comme une tombe c’est aussi un pur thriller,une intrigue originale avec ses nombreux rebondissement, son lot d’action, de la trahison et des revirements de situation. C’est Angoissant, oppressant, flippant et  parfois aussi dramatiquement drôle.. Alors amateurs de suspense vous allez être servis et vous ne lâcherez plus le livre jusqu’à la fin

Et même si le rebondissement majeur est un peu tiré par les cheveux, cela ne gâche en rien notre plaisir de lecture et c’est vraiment le seul reproche qu’on peu faire à ce livre.

…………….

Le poche chez Pocket Paru le 15 avril 2010. 7€90 ; (529 p.) ; 18 x 11 cm

La liste de nos interdits de Koethi Zan


La liste de nos interdits de Koethi Zan. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Séverine Quelet. Paru le 11 juin 2015 chez Fleuve édition dans la collection Fleuve Noir.  19€90 ; (353 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité en poche le 14 septembre 2017 chez Pocket. 7€50 (379 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Elles croyaient que tout prévoir, tout anticiper les sauverait du pire. Elles se trompaient. 
Ne pas sortir sans bombe lacrymo
Toujours repérer les sorties
Toujours avoir un plan de secours
Ne jamais se retrouver coincée
Ne jamais paniquer…

Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu.

Elles avaient tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr.
Aucun imprévu ne devait plus pouvoir les surprendre.
Elles ont enfreint la première règle : elles ont pris un taxi.
Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin.

L’auteur : Koethi Zan a grandi en Alabama et est une ancienne juriste dans le domaine du divertissement et des médias . La Liste de nos interdits est son premier roman. Koethi Zan vit près de New York avec sa famille.

 

Extrait :
Les premiers trente-deux mois et onze jours de notre captivité, nous étions quatre dans ce sous-sol. Et puis, tout à coup et sans crier gare, nous n’étions plus que trois. Même si la quatrième ne faisait pas de bruit depuis des mois, la pièce est tombée dans un silence de mort après son départ. Longtemps ensuite, nous sommes restées sans parler, sans bouger, dans l’obscurité, chacune se demandant laquelle serait la prochaine dans la boîte.
Jennifer et moi n’aurions jamais dû finir dans cette cave. Nous n’étions pas comme les autres filles de dix-huit ans, qui font fi de toute prudence quand elles sont lâchées pour la première fois sur un campus universitaire. Pour nous, la notion d’indépendance était une affaire sérieuse, et nous contrôlions cette nouvelle liberté très attentivement. Nous connaissions les risques que le monde comportait et nous étions déterminées à ne pas nous y exposer.

L’accroche de Miss Aline

La liste de nos interdits – Koethi Zan. Pocket édition

J’ai tourné autour de ce livre plusieurs fois. Finalement j’ai craqué et je ne le regrette pas.

Sarah et Jennifer ont effectivement tout prévu…. sauf ce qui allait leur arriver. Dés les premières lignes tu es avec elles dans ce sous-sol. Et puis Sarah nous parle de sa vie d’avant : comment Jennifer en est venue à en faire partie, comment elles envisagent l’avenir et surtout toutes ces choses interdites à observer. Ca doit être épuisant cette vigilance de tout les instants. Elles sont tombées sur plus fort qu’elles, elles ne s’y attendaient pas.
Sarah va s’isoler du monde extérieur pour mieux survivre à l’horreur. Puis son monde va basculer : son bourreau demande la liberté conditionnelle. Que faire ? Agir ? Mais comment et qui va l’aider. Jennifer ? si seulement.. Commence alors une longue traque des indices qu’il aurait pu disséminer dans ses lettres. Traque des lieux et des individus qu’il a fréquenté. Il faut tout faire pour l’empêcher de sortir. Même si pour cela il faut affronter le passé et ses douleurs. Des douleurs physiques, morales, laisser l’inconscient revenir à la surface, affronter.
Comme en thérapie, Sarah va avancer, trouver, avoir peur à nouveau, pleurer, comprendre. Jusqu’à la touche final et ça elle ne l’avait absolument pas prévu.

On n’est pas dans une noirceur affichée ouvertement. Non, tout est suggéré et c’est pire, ton imagination cavale. Comme Sarah, tu avances petit à petit. Il n’y a pas d’action à proprement parlé. Toutefois tu te retrouves avec une furieuse envie de lire, il faut que tu avances. Tu ne peux pas laisser Sarah seule à se démener. Tu dois lui apporter la délivrance en dévorant les pages et l’amener là ou tout s’arrête…ou pas.

Bonne lecture !

La Vague – Todd Strasser


Le livre  : La Vague de Todd Strasser. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) Aude Carlier, avant-propos Harriet Harvey Coffin. Paru le 19 février 2009 chez Pocket dans la collection Pocket Best. 6€40 ; (221 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : «La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.» En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

«Ce best-seller, qui est devenu un manuel d’histoire en Allemagne et bientôt un film, souligne qu’il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain.» Philippe Vallet – France Info

L’auteur : Todd Strasser est né en 1950 à New York et a grandi à Long Island. Il a vécu quelques années en Europe, avant de revenir aux Etats-Unis étudier la littérature et l’écriture. Il travaille ensuite pour plusieurs journaux, écrit notamment des articles et nouvelles pour The New Yorker, The New York Times, Esquire. En 1978, il publie son premier roman Angel Dust blue. C’est en 1981 qu’il publie son La Vague (The Wave) sous le pseudonymes Morton Rhue. Il a depuis publié de nombreux romans, certains sous l’alias de T. S. Rue, qui ont été traduits dans plus d’une douzaine de langues.
Extrait :
Dans la classe où il enseignait l’histoire, Ben Ross était penché au-dessus d’un vidéo-projecteur, essayant désespérément d’insérer un film dans le labyrinthe complexe de molettes et de lentilles de l’appareil. Au bout de la quatrième tentative, il n’avait toujours pas compris comment s’y prendre. Frustré, il se passa la main dans ses cheveux châtains ondulés. Toute sa vie, il avait été démuni devant les machines – les vidéo-projecteurs, les voitures… même la pompe en self-service à la station à essence du coin le rendait fou.

Le post-it de Ge

Roman fondé sur une histoire vraie. Au lycée Palo Alto, en Californie, Ben Ross s’interroge avec ses élèves sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. L’enseignant décide de tenter une expérience, la vague. Il choisit sans le signaler à ses élèves d’appliquer certains principes du nazisme. Au fur et à mesure, les élèves se prennent au jeu.

La vague

L’Histoire est-elle destinée à se répéter ?

L’Histoire est-elle un éternel recommencement ?

C’est à ces questions que Todd Strasser essaie de répondre dans La Vague.

Pour faire comprendre à ses élèves l’horreur nazie, un professeur d’histoire tente dans sa classe une expérience terrifiante : la Vague.

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. »

La Vague est basé sur une expérience qui s’est réellement passée aux États-Unis dans les années 70.

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :

« La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action ».

En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences ?

Au lycée Gordon, il y aura un avant et un après la Vague.

La Vague est le récit hallucinant de cette expérience qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.

Oui mais  cette histoire a un écho particulier aussi aujourd’hui. Nous vivons aussi des temps troubles. Une période où l’obscurantisme rôde. Et c’est assez incroyable de voir comment notre jeunesse peut se laisser berner et se voir adhérer à des idées nauséabondes. Comment un seul individu peut les pervertir . On comprend aussi mieux les mécanismes qui aujourd’hui encore fonctionnent sur nos jeunes qui s’engagent dans le djihad ! Perso j’avoue ça m’effraie et je me sens impuissante !

Ce roman a été publié aux Etats-Unis en 1981. Il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Europe, et a été  porté à l’écran en Allemagne, adapté au cinéma par Dennis Gansel. Publié en France il y a 10 ans, il entre directement dans les meilleures ventes. La Vague a également été adapté en roman graphique aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch malheureusement, il est maintenant indisponible chez l’éditeur.

 

Ecoutez la première page

La prunelle de ses yeux – Ingrid Desjours


Ingrid Desjours sera avec nous à Saint Maur en poche.

N’hésitez pas à aller à sa rencontre


Le livre « : La prunelle de ses yeux , de Ingrid Desjours . Paru le 12 octobre 2017 aux éditions Pocket . 7.90€ ; (448 p.) ; 10.9 x 17.8 cm.

4ème de couverture :

Il est aveugle. Elle est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l’entraîner dans ses ténèbres.
Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé et il n’a pas renoncé à faire la lumière sur la mort de son enfant. Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…

L’auteur : Ingrid Desjours est psychocriminologue. Après avoir exercé de nombreuses années auprès de criminels sexuels en Belgique, elle décide en 2007 de se retirer en Irlande pour écrire son premier thriller. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans et de scénarios pour des séries télévisées. Les nombreux psychopathes qu’elle a profilés et expertisés l’inspirent aujourd’hui encore. Outre ses tableaux cliniques pertinents, l’auteur excelle dans l’art de lever le voile sur la psychologie humaine et de faire ressentir au lecteur ce que vivent ses personnages, pour le meilleur et surtout pour le pire… Tous ses romans, Écho (Plon, 2009), Potens (Plon, 2010), Sa vie dans les yeux d’une poupée (Plon, 2013), Tout pour plaire (Robert Laffont, 2014) et Les Fauves(Robert Laffont, 2015), ont été plébiscités tant par le public que par la critique et les libraires. Consécration : Tout pour plaire est en cours de développement pour une série TV par Arte. Elle a également animé l’écriture de Connexions (Plon, 2011), un polar interactif édité en partenariat avec l’émission  » Au Field de la nuit  » (TF1). Son dernier roman, La Prunelle de ses yeux, a paru chez Robert Laffont en 2016. Ingrid Desjours publie également chez cet éditeur des sagas fantastiques sous le pseudonyme de Myra Eljundir. Tous ses thrillers sont repris chez Pocket. L’auteur vit aujourd’hui à Paris.
L’extrait :
« Je suis un privilégié et je me dégoûte pour cela.
Je suis venu au monde pour faire partie de son élite et priver le reste de la population de tout espoir de sortir de sa condition ou remettre la mienne en question.
Je ne suis qu’un sale petit merdeux élevé dans du coton, je ne vaux guère mieux que ces bouffons ridicules et pétris de vanité dont je me suis juré de détruire la vie. »

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence »

Histoire palpitante et touchante d’un duo d’âmes cabossées : Gabriel qui souffre de cécité ne rêve que de vengeance , et Maya qui se noie dans l’alcool pour essayer d’oublier ses souffrances .
C’est un duo atypique puisqu’au départ la confiance n’est pas présente . Gabriel pense que Maya lui ment et la manipule donc.
L’auteur va les pousser pas à pas à s’ouvrir , et à explorer leurs mémoires jusqu’au bout …d’une façon remarquable .
Ce binôme s’articule autour de Victor , qui n’est plus mais a une place primordiale dans la vie de nos protagonistes .
Gabriel n’est pas aveugle de naissance , il souffre d’une cécité d’ordre probablement psychologique survenue suite à un drame . un traumatisme tel que son cerveau ne veut plus lui traduire les signaux que lui envoient ses nerfs optiques .
Tous les ingrédients sont réunis pour entamer la quête d’une vengeance implacable où l’Amour va prendre de plus en plus de place.
Malheureusement , Gabriel est parti en guerre en ne se contentant que de « on dit » et n’a en fait aucune certitude. Il est aveugle du point de vue sensation, mais également aveugle sur ce qui l’entoure … Dans ce thriller, il est question de doute , de méfiance , de remise en question….et de l’amour qui vient tout bouleverser.
La difficulté que rencontrent les personnages est celle d’accepter ce qui s’est passé car cela reviendrait à accepter leur culpabilité probable . Pour cela , ils vont se forger une carapace de mensonges et de certitudes qu’ils ne voudront casser.
Le thème du rejet de l’autre a une place primordiale dans ce livre .
Bref mélange parfait entre un homme dans le noir , une femme dans le noir également et un personnage principal décédé …

Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


René Manzor sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain

N’hésitez surtout pas à aller à sa rencontre et à lire ses bouquins


Le livre :  Celui dont le nom n’est plus de René Manzor . Paru aux éditions Pocket en septembre 2015 . 7.50€ (448 p.) ; 11 x 18 cm.

4ème de couverture :

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?
 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

 » Un polar dense. Une intrigue captivante.  » L’Express
 » Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.  » Ouest France

 

L’auteur :  René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films – Le Passage et 3615 Code Père Noël –, il part pour
Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.
Extrait :
« McKenna fut d’abord assailli par des effluves qu’il reconnut aussitôt, un mélange d’encens et de charogne, une odeur tellement présente qu’elle irritait ses cinq sens. C’était la deuxième fois en vingt-quatre heures qu’il se retrouvait face à un sacrifié. Et, malgré tout ce qu’il pouvait se raconter pour diminuer l’impact du premier regard, le spectacle auquel il avait été confronté la veille l’avait secoué jusque dans ses fondations. Pourtant, il en avait vu des cadavres dans sa carrière ! Et dans tous les états. Mais il y avait ici une alliance malsaine du « monstrueux » et du « sacré » qui le troublait. Comment pouvait-on faire subir cela à quelqu’un ? Quelle perversité pouvait justifier qu’on éventre un être humain comme on vide un poisson, qu’on lui vole ses organes et qu’on abandonne sa carcasse en pâture aux gens qui l’aimaient ? Jusqu’où fallait-il descendre dans les entrailles du malheur pour qu’un être doté de raison en arrive à de pareilles extrémités ? »

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Petit bijou de la littérature française selon moi , ce roman est le premier que je lis de l’auteur !

L’énigme se passe à Londres , où des gens meurent de façon atroce . Là où l’on penserait à un sérial killeur on ne peut plus basique , ces meurtres sont commis perpétuellement par des proches de la victime . Non , non, non , il n’y a pas d’histoire de famille , d’héritage , ou de vengeance …Les tueurs sont bels et bien des gens qui aiment les victimes , je dirais même qu’il s’agit des personnes les aimant le plus au monde .

L’histoire démarre au quart de tour, puisqu’elle débute sur les lieux de découverte d’un horrible crime …Il faut dire que cette odeur au petit matin ça pique …

L’inspecteur , Mc Kenna , est une référence  , depuis toujours dans les murs de la Scotland Yard . C’est une personne désagréable à souhaits , cynique et souvent de mauvaise humeur … D’autant plus qu’on lui impose une criminologue , ce qui n’est pas pour lui plaire .

Ce duo va vite se révéler d’une efficacité parfaite, et la criminologue semble s’êtes fait acceptée et respectée par Mc Kenna qui découvre ses qualités professionnelles.

Je ne spolierai pas, mais sachez que je me suis pris d’affection pour ces personnages et vous comprendrez par vous-même au fil de votre lecture .

Les différentes croyances et les rituels vont commencer à faire leur apparition . A peine le temps de respirer , qu’il vous faut déjà tourner la page …

Ce livre est haletant , les crimes sont sordides mais on n’est pas affublés de détails gores ou sanglants qui pourraient en brusquer plus d’un .

Les thèmes abordés tournent autour de l’acceptation de la mort , du deuil , sur les croyances avec une petite touche de paranormal parfaitement distillée avec brio !

L’enfant des cimetières de Sire Cédric


Le livre : L’enfant des cimetières  de Sire Cédric. Paru le 5 mars 2009 au Prè aux clercs dans la collection Thriller gothique. . 18€ ;  (456 p.) ; 25 x 16 cm
Réédité en poche le 3 mars 2011. 7€80 ;  (533 p.) ; 18 x 12 cm
4e de couv : 

Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David.

Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable…

 

L’auteur  : Musicien et écrivain, Sire Cédric est un acteur incontournable de la scène gothique française. Dès son premier livre, Déchirures (Coup de Coeur des Bibliothèques de Paris), il s’affirme comme un maître de l’étrange et de la violence poétique. Ses deux romans suivants, Angemort (Prix Merlin, 2007) et Dreamworld, ont confirmé son talent. Avec L’Enfant des cimetières, un nouveau maître ès créatures de l’ombre est né.

Extrait :
Elles passent sur la poitrine, pressant contre ses tétons qui durcissent. Des mains d’ombres se dessinent sur ses cuisses, s’insinuent entre ses fesses, empoignent son sexe dressé, pour le caresser plus délicatement encore. Des bouches noires embrassent son ventre avec tendresse, tandis que les langues éthérées s’activent en mille caresses sur son membre en érection.

Le OFF de OPH

L’enfant des cimetières de Sire Cédric

« Comme ça faisait troooop longtemps que je ne vous avais pas donné un avis littéraire, en voilà un nouveau… Dans la catégorie thriller fantastique que tu dévores aussi vite qu’un bon plat de tripes à la sauce tomate (bon ok drôle de comparaison mais les tripes ont un aspect et une couleur s’approchant assez de chairs et autres viscères sanguinolents) je vous présente « L’enfant des Cimetières » de Sire Cédric.

 Un gardien de cimetière massacre sans raison sa famille… Un adolescent jusqu’alors parfaitement équilibré est abattu par un policier alors qu’il vient de tuer une jeune artiste peintre… un policier qui sombre à son tour dans la folie… un ensemble d’événements tout autant horribles qu’inexpliqués qui entraînent David, photographe, aux frontières du monde que nous connaissons…

 Je découvre Sire Cédric avec ce roman qui m’a donné la chair de poule. Une plume précise et envoûtante, un récit sans temps morts qu’il est difficile de lâcher, des descriptions précises sans pour autant appesantir le style et l’histoire. On me l’avait présenté comme trash mais je ne partage pas ce sentiment… Bien sûr il y a le minimum syndical d’hémoglobine mais on est loin du « trash » de Caillot (que j’adore) ou de Grangé. Bien plus subtil, Sire Cédric suggère habilement ce qui vous permettra de donner vie aux scènes et aux personnages décrits. Il vous emmène aux frontières du fantastique et de la magie sans tomber dans l’excès, sans donner le sentiment de déjà vu malgré tout ce qui existe sur le sujet. Il traite une des nombreuses légendes urbaines qui nous ont fait trembler à l’adolescence.

 Sire Cédric je n’en n’ai pas fini avec toi et je compte me replonger rapidement dans un de tes romans! »

La Millième chasse aux livres #4


La Millième chasse aux livres #4

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.


La Millième chasse aux livres #4

By Miss Aline

Allez place aux indices.

Alors aujourd’hui nous filons dans les Hauts de France

Et plus précisément dans la Somme.

Dans cette Ancienne préfecture de la région Picardie.

Oui c’est bien à Amiens que sera abandonné notre troisième livre

Mais non il ne sera pas oublié du coté de sa préfecture.

Non, il nous faudra nous rendre vers le joyaux gothique de la ville.

Vous rendre vers Notre dame.

Oui, à la cathédrale, il faudra vous rendre.

Et là, sous le porche central vous devriez apercevoir l’objet convoité.

Voilà vous y êtes

Il est là a votre portée

 

 

Alors rendez-vous ce 19 octobre 2017 entre 8h30 et 9h00 du mat pour fêter à Amien notre Millième avec Aline notre Flingueuse


D’ailleurs cet objet quel est-il ?

Et bien il s’agit de, du…

Le livre des morts de Glenn Cooper

New York, mai 2009. Six morts violentes se succèdent en quelques jours. Les modes opératoires sont différents, les victimes n’ont aucun point commun, hormis celui d’avoir reçu quelque temps plus tôt une carte postale de Las Vegas, avec une simple date, celle du jour de leur mort.

Très vite, la presse s’empare de l’affaire et celui qu’elle surnomme le «tueur de l’Apocalypse» a tôt fait de semer la psychose dans la ville. Les autorités, désorientées par l’absence d’indices, se tournent vers Will Piper, ancien profileur d’élite dont la carrière a été brutalement interrompue à la suite d’un drame personnel.

Lorsque de nouvelles cibles reçoivent à leur tour des cartes postales leur indiquant le jour de leur mort, Will va tout mettre en oeuvre pour empêcher le tueur d’agir à nouveau. Mais les noms des victimes sont déjà dans Le Livre des morts…

L’enquête de Will ne va pas tarder à prendre un tournant complètement imprévu pour le mener au coeur des secrets les mieux gardés du gouvernement américain. Une mission confidentielle de Churchill en 1947 auprès du président Truman, un monastère sur l’île de Wight, la zone 51 : autant de pièces d’un puzzle machiavélique que Will devra résoudre pour faire triompher la vérité.

Avec cet ouvrage à la construction remarquable et à l’intensité dramatique époustouflante, vendu à plus d’un million d’exemplaires et best-seller dans de nombreux pays européens, Glenn Cooper manipule le lecteur et nous offre un thriller envoûtant, idéal pour les amateurs de suspense et les passionnés d’histoire.

Le livre des morts de Glenn Cooper. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau.  Paru le 10 février 2011chez Pocket. 8€20 ; (505 p.) ; 18 x 11 cm.

Allez belle chasse au livre à vous

Et à très vite pour un prochain abandon de livre

Ge, porte flingue de Collectif Polar