L’aigle de sang de Marc Voltenauer


Le livre : L’aigle de sang de Marc Voltenauer. Paru le 21 février 2019 aux Editions Slatkine & Cie.   22,90 € ; ( 511 pages) ;  24 x 16 cm

4ème de couverture :

Un secret de famille, une épitaphe mystérieuse, une inquiétante confrérie viking… L’inspecteur Auer était parti sur l’île de Gotland à la recherche de ses origines, il se retrouve prisonnier d’une enquête vertigineuse, entre Suisse et Suède, sur fond de meurtre rituel et de disparitions. En dénouant les hypothèses, il remonte au plus lointain de son enfance. Mais qui est vraiment Andreas Auer ?

 

 

L’auteur : né en 1973 à Versoix d’une mère suédoise et d’un père allemand, Marc Voltenauer a vécu à Versoix, au bord du Léman, les vingt premières années de sa vie.
Enfant, il est partagé entre sa passion pour le foot et son attrait pour une carrière de pasteur, peut-être pour suivre les traces de son grand-père, évêque au sein de l’église luthérienne de Suède.
Après des études de Théologie à l’Université de Genève, Marc Voltenauer s’engage pendant huit ans comme Secrétaire général des Unions Chrétiennes de Genève et opte ensuite pour un poste dans les ressources humaines au sein de la Banque Cantonale de Genève, qu’il occupe pendant huit ans.
Après un tour du monde d’un an avec son compagnon, il devient responsable adjoint au niveau de la conduite des filiales au sein des pharmacies Sun Store.
C’est là qu’il décide de se lancer enfin dans l’écriture. Il trouve son inspiration dans le pittoresque village montagnard de GryonUn an plus tard, « Le dragon du Muveran » (2016) s’est imposé comme un polar magistral.
« Qui a tué Heidi ?  » (2017), son second roman, donne une épaisseur trouble à son personnage récurrent.  Après l’immense succès du Dragon de Murevan et de Qui a tué Heidi ? , Marc Voltenauer livre enfin la troisième saison des aventures de l’inspecteur Auer. De Gryon à Gotland, en passant par Paris, un voyage dont vous n’êtes pas près de revenir.
Extrait :
« Une larme avait coulé le long de sa joue et perla au bord de ses lèvres avant de s’insinuer dans sa bouche. Elle avait un goût amer. Andreas regarda fixement l’épitaphe : Parti bien trop tôt… »

 

L’accroche de Miss Aline :

L’aigle de sang, Marc Voltenauer

Andreas a quitté la Suisse pour la Suède. Sur l’île de Gotland, il espère trouver les réponses sur ses origines. Les langues sont difficiles à se délier. Pendant son séjour,  l’île va être secouée par une série de meurtres. Andreas sera intégré à l’enquête sur ces découvertes macabres. Quels sont les liens entre les victimes, entre les victimes et Andreas ? En plongeant dans son passé Andréas va faire resurgir bien des choses en lui mais aussi pour les habitants de l’île. Que lui cache-t-on ? Se peut-il que des rituels vikings soient encore actifs ? Ce clan a-t-il un lien avec Andreas et son passé ?

Les cauchemars de Auer se font plus présents, des souvenirs émergents, des impressions de déjà vu, des lieux, des gens. Autant d’éléments qui vont mettre Andreas sur le chemin de la vérité.

Marc Voltenauer nous livre un troisième volet des aventures d’Andréas très dense. Nous allons apprendre beaucoup de chose sur cette île de Gotland, sur ses rituels issus d’un passé et d’un peuple qui a laissé une forte empreinte sur l’île. Nous allons aussi voyager dans le temps : 1944, 1978 où des événements vont trouver leurs résonnances jusqu’à nos jours.

Les personnages sont nombreux. Il faut un petit temps d’adaptation pour bien situer tout le monde. Une fois la chose faite, pas de soucis pour poursuivre la lecture. Ils sont complexes. On pourrait qualifier ce roman de huis clos dont l’île serait le « contenant ».

Actions et rebondissements se succèdent à un rythme effréné. Les chapitres se suivent en apportant des révélations parfois inattendues. On va plonger en plein cœur de rituel viking. Que se passe-t-il au cours de ses soirées ?

L’aigle de sang est un roman très abouti. Une intrigue, ou plutôt des intrigues, menées avec brio.  Un roman pour lequel il faut souligner le considérable travail de recherche de Marc Voltenauer.

Je remercie Marc Voltenauer et les Editions Slatkine & Cie pour ce SP qui m’a procuré un très bon moment livresque.

Avalanche Hôtel  – Niko Tackian


Attention aujourd’hui journée spéciale Avalanche Hôtel.

Vous allez avoir droit à une double chronique.

Ce matin c’est Ophélie qui vous a présenté son Off de Oph, ce soir c’est Isabelle.

Et entre les deux, vous avez eu droit à la chronique duo d’Aline et Danièle.

De quoi vous faire une idée de ce nouveau titre de Niko Takian.

Allez je vous laisse avec les pépites d’Isabelle


Le livre : Avalanche Hôtel de Niko Tackian. Paru le 2 janvier 2019 aux éditions Calmann-Levy. 18.50 € ; (270 p.) ; format 13,5 x 21,5 cm

 4ème de couverture :

SURTOUT, NE VOUS FIEZ PAS
À VOS SOUVENIRS !

Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à  l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il  enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un  sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le  suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua  a si froid qu’il perd connaissance…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?

ENTRE SHINING ET JASON BOURNE,

UN THRILLER HYPNOTIQUE SIGNÉ NIKO TACKIAN

 

L’auteur :  Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Il est également le créateur des enquêtes de Tomar Khan, publiées chez Calmann-Lévy (Toxique, 2017 ; Fantazmë, 2018).

 

 

 

Extrait :
« Un sacré palace que cet Avalanche Hôtel. Il avait l’impression de découvrir ce lieu qu’il devait pourtant bien connaître et il se sentit « chanceux » de travailler dans un tel établissement. De discrets accords de jazz s’étiraient dans l’air depuis une petite pièce en alcôve abritant un bar plutôt cosy. Joshua tourna la tête pour apercevoir un piano et les quelques musiciens rassemblés autour. Derrière le comptoir, un homme en veston noir, avec un visage étrange, lui fit un signe de la main qu’il rendit machinalement. T’as oublié le salon bleu ? Chaminou le fit sortir de sa torpeur. Sur les murs jaune clair, quelques plaques en cuivre indiquaient différents emplacements : réception, salle de bal, club aquatique, vestiaires, restaurant et… salons. Joshua prit la direction appropriée… »

 

Chronique d’une flingueuse

Les pépites d’Isabelle

 

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Votre calendrier de l’avent est vide ? Il vous reste un cadeau…

Avalanche Hôtel  – Niko Tackian

De l’aveu même de son auteur, Avalanche Hôtel n’est pas un roman classique. Tout a commencé lorsque l’auteur est tombé sur la photo d’un ancien palace abandonné, cerné par les Alpes. Fasciné par le site, il s’est rendu sur place pour le visiter. Son exploration lui a inspiré cette histoire. Et le palace décrépi l’a accompagné durant toute l’écriture du roman. Je comprends mieux, en prenant connaissance de l’imprégnation de l’auteur, pourquoi cette vieille bâtisse qui semble si réelle est un des personnages clé du roman.

Dès les premières pages, on est plongé dans ce lieu mystérieux et comme Joshua, le héros, on s’efforce tout d’abord de faire la mise au point. Et puis on y renonce, on s’habitue comme lui à déambuler dans une légère brume qui floute le décor et, au-delà, sa propre existence. On se laisse porter par la lecture, on est happé par la musique des mots, comme engourdi par la morsure de l’hiver. Et puis, à l’instar de Joshua, on finit par sortir de sa léthargie et par se poser des questions. A notre insu, l’aventure a déjà commencé… Elle nous entraînera très loin, à la fois au cœur du massif montagneux et dans l’intimité de la mémoire de Joshua Auberson. J’ai beaucoup aimé cette manière détournée, presque insidieuse, de nous plonger dans l’action.

 Avalanche Hôtel est un roman sensoriel et intuitif qui déroutera les esprits cartésiens habitués à spéculer sur l’issue d’une intrigue. Déjouant tout pronostic, le récit peut basculer à tout moment dans le fantastique ou le thriller scientifique, tout en empruntant des voies classiques. On croit reconnaître le paysage, on se raccroche à un repère et puis on erre de nouveau dans l’inconnu.

Mention spéciale à Sybille, réjouissante compagne de cordée qui tranche avec les personnages secondaires féminins habituels.

Avalanche Hôtel de Niko Tackian , la chronique duo


Attention aujourd’hui journée spéciale Avalanche Hôtel.

Vous allez avoir droit à une double chronique.

Ce matin c’est Ophélie qui vous  a donné son avis, ce soir ce sera Isabelle.

Maintenant place la chronique duo d’Aline et Danièle.

De quoi vous faire une idée de ce nouveau titre de Niko Takian

La Chronique Duo

Une nouvelle fois Miss Aline Et Mamie Danièle papotent autour d’une lecture commune.

Aussi elle nous racontent ici ce qu’elles en ont pensé

Allez place à l’avis de nos Flingueuses


Le livre: Avalanche Hôtel de Niko Tackian. Paru le 2 janvier 2019 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€50 ; (270 p.) ;14 x 22 cm .

4eme de couverture :  

Surtout, ne vous fiez pas à vos souvenirs !

Janvier 1980, à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Joshua Auberson, agent de sécurité, enquête sur la disparition d’une jeune cliente, avec un sentiment d’étrangeté.
Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd conscience…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma.
Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps.
Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?

Entre Shining ET Jason Bourne, Un thriller hypnotique signé Niko Tackian

L’auteur Niko Tackian est un scénariste, réalisateur et romancier français, né le 5 avril 1973 à Paris. Il a réalisé plus de trente albums dans lesquels il aime explorer différents genres, tels que science-fiction, dark fantasy, policier, fantastique. Il a également réalisé de nombreux téléfilms. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2. Il a commencé une carrière d’écrivain de thrillers en 2015 avec Quelque part avant l’enfer.  Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Après La nuit n’est jamais complète,  Quelque part avant l’enfer, Toxique et Fantazmë, il signe avec Avalanche Hôtel son cinquième roman.

La Chronique Duo

Dany : suis là !!!

Miss Aline : moi aussi….

Dany : On y va comme tu veux …

Miss AlineAvalanche hôtel tu en attendais quelque chose ou c’était une « surprise » ?

Dany : Ben une surprise pas vraiment vu qu’on en a tellement parlé avec l’auteur que l’on savait qu’on devait s’attendre à du bon.
Tous ses thèmes de prédilection y sont

Miss Aline : Je me suis fermée à tout ce qu’on a pu en dire pour le lire d’un œil neuf, si je puis dire. Dès le début j’accroche bien sur le personnage de Joshua

Dany : Oui son mec normal me plait aussi bien

Miss Aline : normal ?

Dany : regarde …

p.192
Joshua n’était qu’un petit flic sans envergure, un simple être humain ballotté dans les flots de l’existence. Pas le plus talentueux, pas le plus intéressant. Il n’était pas l’élu, ni un super héros.

p.72 
Contrairement au cliché du flic, il n’avait pas de passé torturé ni de vices cachés. Il ne se sentait pas non plis antihéros borderline prêt à jouer du revolver ou des muscles pour rétablir la justice – d’ailleurs il valait mieux vu ses performances déplorables au stand de tir. Non, il était simplement Joshua Auberson, un mec normal qui aimait son métier.

Miss Aline : ça c’est ce qu’il pense de lui. Mais il est tout de même un peu têtu, obstiné, ayant un pied dans le passé un dans le présent. Il ne lâche rien.

Dany : Oui c’est sûr son côté obstiné le rend charismatique

Miss Aline : charismatique est bien le mot. D’emblée on est de son côté, on veut qu’il réussisse son enquête sans trop de bobos.

Dany : Il a suffisamment morflé dans le prologue à l’enquête … 8 chapitres pour souffrir physiquement et moralement c’est dur tout de même

Miss Aline : c’est une souffrance qu’il portait déjà en lui sans le savoir. Le coma va lui ouvrir les yeux dans tous les sens du terme.

Dany : Je pense qu’il y a deux thèmes majeurs le concernant : la reconquête de la mémoire (immédiate et « généalogique ») et l’expérience de la mort imminente (EMI), les deux mêlées à l’intrigue

Miss Aline : je suis d’accord. On connait mieux les EMI que la mémoire généalogique. Et là beau travail de l’auteur en recherche.

Dany : Pour ce qui est de la mort imminente il en a déjà parlé dans son premier roman Quelque part avant l’enfer. Ici il n’analyse pas le phénomène, il nous le fait ressentir.

Miss Aline : on peut constater le scepticisme de sa collègue face à ce phénomène ainsi que la mémoire généalogique

Dany : J’avoue que moi aussi je suis septique sur la mort imminente

Miss Aline : il en va de même pour la mémoire généalogique ?

Dany : Non j’y suis un peu plus sensible, un peu comme la conscience commune, le fond de culture atavique

Miss Aline : il y a aussi la mémoire des lieux. L’auteur a su « personnifier » l’hôtel.

Dany : Tu m’as dit que tu avais déjà entendu parler de cette mémoire généalogique … tu y crois donc ?

Miss Aline : je pense que cette mémoire existe oui. Que nous portons en nous le passé des nos aïeux parfois sans le savoir…

Dany : comme on peut aussi hériter de leurs phobies …

Miss Aline : oui tout à fait ! Je pense qu’il s’agit en général de choses négatives, comme si par-delà le temps nous devions réparer quelque chose
Comme Joshua porte en lui sans le savoir une autre histoire. Il aura fallu une avalanche pour tout  déclencher.

Dany : Je suis d’accord en plus sans cette avalanche il ne se serait pas rapproché de sa coéquipière

Miss Aline : c’est une évidence. Elle qui est tout l’inverse de lui : grande gueule, etc. Il faut gratter un peu pour voir ce qu’il y a dessous.

Dany : et lui c’est une crevette …

Miss Aline : choix volontaire de l’auteur ?

Dany : La crevette sert de nourriture aux grands prédateurs marins …
Bien sympathique la grande gueule en tout cas !

Miss Aline : oui sympathique mais elle cache aussi des fêlures.

Dany : On s’attarde là sur des éléments constitutifs des deux enquêteurs mais je trouve que la galerie de personnages n’est pas mauvaise non plus …

Miss Aline : j’ai presque envie de dire qu’il n’y a pas de personnages secondaires. tout le monde a un rôle a jouer pour l’avance ment de l’intrigue.

Dany : et même le chien …

Miss Aline : carrément…
Que dire de l’intrigue en elle même ?

Dany : Elle semble assez classique au début

Miss Aline : Oui je me suis dis la même chose mais finalement les fils s’emmêlent et l’on va vers quelque chose de plus complexe

Dany : Mais il nous avait prévenu Niko, des indices tout au long de l’intrigue pour nous perdre et aboutir à une solution

Miss Aline : c’est sur que les indices sont semés tout du long… y a-t-il un moment où tu pressens où l’on va ?

Dany : Pour ma part, l’ultime révélation et confirmation ADN … on la voit poindre à peine avant que ça ne soit écrit… je suis restée immergée dans l’enquête

Miss Aline : j’ai pressenti bien avant mais je n’arrivais à trouver les liens. C’est dans la révélation du déroulé que je suis tombée de haut.

Dany : On se doute d’un lien entre l’enquête actuelle et le passé de l’hôtel mais  …… un doute seulement, jamais on ne peut imaginer à quoi cela va mener !

Miss Aline : c’est sur que dans les premiers chapitres t’imagines pas.

Dany : On a très froid tout le temps … une constante du roman l’hypothermie … Ça contribue au malaise

Miss Aline : c’est vrai que le froid est fort présent. Autant il y a des descriptions de paysages qui donnent envie, autant parfois on est limite claustro, oppressé par cette neige, son côté étouffement des bruits. Un paysage d’hiver c’est toujours une sensation cotonneuse

Dany : Qui endort les protagonistes mais les lecteurs aussi …

Miss Aline : oui c’est vrai, on lit avec une certaine nonchalance. mais en même temps l’intrigue et son ambiance n’auraient pu se passer à une autre saison

Dany : on est content quand on entre dans une pièce chauffée, c’est bien que l’effet induit est réussi

Miss Aline : ouiiii c’est vrai. Tout le long de ta lecture tu as envie de plaid et de chocolat chaud. lol

Dany : De chocolat suisse …

Miss Aline : on va demander à Niko de nous fournir en chocolat … lol

Dany👍

Dany : J’avais noté deux autres thèmes qui sont récurrents chez l’auteur : la quête des origines et l’amour maternel. SANS SPOIL … ils sont présents aussi ici, comme l’amitié et la loyauté

Miss Aline : l’amour maternel est un ciment fort. La quête des origines pour mieux savoir où tu vas, qui tu es. C’est important pour se construire.

Dany : des valeurs universelles donc

Miss Aline : oui tout comme l’amitié et la loyauté.

Dany : mais pas une recette facile pour les mettre en mots

Miss Aline : il faut laisser parler ta sensibilité. Je trouve que dans Avalanche Hôtel, la sensibilité à bien fait son job.

Dany : Tout à fait
Alors ici on a eu un one-shot qui a permis à l’auteur de bien faire souffrir ses personnages et ses lecteurs. Parution le 2 janvier 2019 en même temps que la version poche de Fantazmë, le tome 2 des aventures de Tomar Khan, ce héros à l’opposé de Joshua. Le prochain pour 2020 c’est le retour de Tomar Khan mais en temps de canicule … ouf !
Sans oublier la série Alex Hugo, dont il est co-scénariste avec Franck Thilliez, à la TV avec la diffusion d’épisodes inédits en septembre 2019
Et pour en savoir plus sur Niko … il faut lire le collectif Polar régulièrement 😉😇

 


Dany : Pour ma part, foi de flingueuse j’approuve AVALANCHE HOTEL… Je dirai même plus j’adoube !

Miss Aline : j’avoue avoir passé un bon moment avec Avalanche Hôtel. J’ai bien retrouvé ma saison préférée. Ensuite, cet hôtel donne très envie d’y aller. Enfin, les personnages sont forts, avec toute la palette des sentiments humains. J’ai beaucoup d’empathie pour Joshua et lui souhaite d’aller vers l’été de sa vie. Pour conclure : belle couverture qui de suite intrigue par un élément qui appelle tout de suite le questionnement. Merci à Niko Takian pour ce bon moment de lecture.

Dany : Merci Aline pour cet échange … à bientôt pour de nouvelles aventures ?

Miss Aline : merci à toi aussi… rdv pour de nouvelles aventures !

Mimosa de Vincent Gessler


9782841725779,0-1303661Le livre : Mimosa de Vincent Gessler. Paru le 23 février 2012 chez Atalande dans la collection La dentelle du Cygne. 17€. ; (342 p.) ; 20 x 15 cm

Quatrième de couverture

Qu’ont en commun Lambert Wilson, Adolf Hitler, le docteur Snuggles, Jésus-Christ, Philippe Katerine et James Brown ?

Ils participent tous à une folle aventure au coeur de Santa Anna, ville emblématique d’un monde devenu végétarien où la mode est d’être le sosie d’une personne célèbre, réelle ou fictive…

Sauf Tessa.

A la tête de l’agence Two Guns Company & Associates, elle enquête sur un mystérieux souvenir enregistré, sans se douter qu’elle va au-devant d’étonnantes révélations sur son passé. En compagnie, bien sûr, d’Ed Harris et de Crocodile Dundee.

Entre contemplation philosophique et action survoltée, Mimosa nous entraîne dans une saga improbable où se télescopent clones, doubles virtuels, intelligences artificielles, légendes du crime et du cinéma.

Vincent Gessler, comme dans Cygnis, confronte ses personnages au problème de l’identité et de la mémoire, jouant avec la forme même du roman. Une oeuvre surprenante et jubilatoire

L’auteur : Vincent Gessler est né le 26 novembre 1976 à Sierre. C’est un écrivain et scénariste suisse. Il vit à Genève. où il a suivi des études de Lettres (Master spécialisé en histoire médiévale). Ce « passionné d’histoire et de sciences » a, entre autres, pour centres d’intérêt l’archéologie et le jeu vidéo. Dans sa jeunesse, il affirme avoir baigné « dans la proximité des livres et de la lecture », mais il décide de se consacrer à l’écriture après « le décès d’un ami très proche » avec lequel il avait un « imaginaire commun ». Après avoir publié une poignée de nouvelles ici et là. Puis arrive Cygnis est son premier roman. et enfin Mimosa.
Extrait :
Assise au volant de la Saab à réfléchir, encore. Les odeurs de kebab au soja grillé entrent dans l’habitacle de la voiture et titillent ses papilles. Dans ses souvenirs de fillette, la viande avait un parfum plus âcre, peut-être plus appétissant, ou est-ce une déformation liée à la mémoire ? Depuis les limitations imposées à la production de viande, on n’en trouve plus dans aucun fast-food, et seuls les restaurants gastronomiques se permettent d’en préparer, à des prix prohibitifs. La folie carnivore des générations précédentes ne manque à personne, mais elle aurait voulu sentir une odeur d’agneau grillé ou de poulet, même si elle n’en mange pas. Juste pour coller à son souvenir.
Par où commencer ? Seule, elle ne peut pas faire grand-chose. Reconstituer une équipe d’abord, sachant que les associés fiables ne courent pas les rues. Elle n’en voit guère que deux, même si ce sont des freaks. Ils sont bons. Ils l’étaient il y a deux ans.

Le post-it de la bibliothécaire

A la tête de l’agence Two Guns Company & Associates, Tessa doit enquêter sur un étrange souvenir enregistré. Entre contemplation philosophique et action survoltée, cette saga permet la rencontre de clones, doubles virtuels, intelligences artificielles, légendes du crime et du cinéma.

Science-fiction – humour – clonage – réalité virtuelle, quête d’identité c’est de tout cela dont parle Mimosa mais pas que !

Au premier abord, on est surpris par la couverture, par le titre, et par le style, très différent de celui de son premier roman « Cygnis ». Et puis on se laisse happer par le scénario loufoque, plein de rebondissements inattendus et de trouvailles improbables, à tel point qu’il est impossible de lâcher ce livre avant 3h du matin…

Un univers complètement dingue, un rythme enlevé, de l’humour et quelques scènes d’anthologie (comme la brigade des sosies de Mickael Jackson, attaquant une armée de robots sur la chorégraphie « Thriller ») donnent un roman très réussi, et qui plaira à tous.

Une lecture étonnante et ébouriffante pour ne pas dire décoiffante !

Retrouvez ICI l’avis sur Cygnis

Enfermé.e – Jacques Saussey.


Aujourd’hui nous vous offrons une triple chronique, car aujourd’hui sort le nouveau roman de Jacques Saussey.

Aussi Jean Paul, Clemence et Ophélie vous parlent de ce bouquin un peu particulier, Enfermé-e.

Un livre que nous avons toutes aimé chez Collectif Polar, et aimé est un mot bien trop faible pour dire combien ce livre m’a, nous a touchées, émues, bouleversées.

Allez, place cet après-midi à l’avis de Clémence

Ce matin « Mister Flingueuse » vous a confié le Ressenti de Jean Paul

Et ce soir c’est Ophélie qui devrait nous proposer son Off de Oph


Le livre : Enfermé.e de Jacques Saussey. Paru le 11 octobre 2018 aux éditions French Pulp Éditions. 18,00 € ; 380 p. ; 14 .

4ème de couverture :

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…

Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.

Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…

 

L’auteur : Jacques Saussey est né en 1961, il écrit des nouvelles durant de longues années, entre 1988 et 2007. Après le premier prix au concours Alfred Jarry, cette année-là, il quitte l’écriture des nouvelles et entame son premier thriller, «La mante sauvage», achevé en 2008. Ce thriller paraîtra le 3 janvier 2013 sous le titre «Colère Noire». C’est le second, «De sinistre mémoire», écrit en 2009, qui a connu le premier les joies des rayons des libraires en septembre 2010. Ce roman est ensuite sorti en poche en juin 2011. Son domaine : l’histoire noire. Très noire…

 

Extrait :
« -Je vous avoue que j’ignore combien il y a exactement d’enfants transgenres en France, madame. Ces études ne seront peut être pas lancées avant dix ans, mais d’après le nombre de cas sur j’ai constatés lors de mes consultations, dans mon cabinet, ils sont sûrement des milliers. Peut être même des dizaines de milliers.
Il a abaissé les yeux vers le visage sidéré de la femme.
-Oui: transgenres. Ce mot est en vigueur depuis quelques années pour décrire les difficultés que traversent de nombreuses personnes en perte de repères, comme votre enfant.
-Je…c’est que…mon fils est un garçon, docteur! Un garçon ! »

 

 

L’avis de Clémence des Lectures de Clémence

Enfermée, de Jacques Saussey :

Difficile de trouver les mots justes après une lecture si intense. Jacques Saussey nous offre un roman noir d’une extrême sensibilité.

Le thème abordé est rare et pourtant de plus en plus présent dans nos sociétés : la transsexualité.

On fait connaissance avec Virginie dès son plus jeune âge… Virginie n’est pas issue d’un mariage d’amour mais plutôt d’un amour forcé par les traditions familiales. Il faut dire que cela n’est pas le meilleur démarrage dans la vie.

Virginie ne s’est jamais sentie à sa place dans le corps qui lui a été attribué à la naissance. On va vive avec elle les difficultés scolaires, familiales, relationnelles et on ne peut que s’attacher à ce personnage.

Malheureusement viendront s’ajouter d’autres souffrances telles que l’enfermement, les violences…

Mais Virginie est une femme forte et pleine de ressources.

Je ne vous ferai pas de résumé de ce livre puisque cela me semble très compliqué sans spolier la véritable histoire. Ce livre est un message, un cri du cœur, une forme de soutien pour toutes les personnes rencontrant des troubles de l’identité. . Au-delà de ce trouble psychologique, l’auteur nous sensibilise à l’importance de chaque mot ou geste faits à l’égard de personnes dites différentes.

Qu’est ce que la normalité ? Pourquoi telle ou telle personne devrait subir des moqueries ou violences juste parce qu’elle semble atypique ?

Concernant la construction même de ce roman, elle est remarquable. Les allers/retours entre passé et présent ne font qu’apporter du peps au rythme du roman qui se lit extrêmement vite.

Jacques m’a touchée, émue , surprise … je suis passée par toutes les émotions dans ce livre et je ne suis pas prête d’oublier ce personnage si fort….

Merci l’artiste !

Je remercie Kim des éditions Pulp pour sa confiance toujours renouvelée ! .

 

Enfermé.e de Jacques Saussey


Aujourd’hui encore nous vous offrons une triple chronique, car aujourd’hui sort le nouveau roman de Jacques Saussey.

Aussi Jean Paul, Clemence et Ophélie vont vous parler de ce bouquin un peu particulier, Enfermé-e.

Un livre que nous avons toutes aimé chez Collectif Polar, et « aimé » est un mot bien trop faible pour dire combien ce livre m’a, nous a touchées, émues, bouleversées.

Allez place au Ressenti de Mister Flingueuse

Cet aprem. c’est Clémence qui vous donnera son avis.

Et ce soir c’est Ophélie qui devrait nous proposer son Off de Oph et quel Off !


Le livre : Enfermé.e de Jacques Saussey. Paru le 11 octobre 2018 aux éditions French Pulp Éditions. 18,00 € ; 380 p. ; 14 x 21 cm.

4ème de couverture :

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…

Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.

Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…

 

L’auteur : Jacques Saussey est né en 1961, il écrit des nouvelles durant de longues années, entre 1988 et 2007. Après le premier prix au concours Alfred Jarry, cette année-là, il quitte l’écriture des nouvelles et entame son premier thriller, «La mante sauvage», achevé en 2008. Ce thriller paraîtra le 3 janvier 2013 sous le titre «Colère Noire». C’est le second, «De sinistre mémoire», écrit en 2009, qui a connu le premier les joies des rayons des libraires en septembre 2010. Ce roman est ensuite sorti en poche en juin 2011. Son domaine : l’histoire noire. Très noire…

 

Extrait :
« Virginie a hésité. Elle a tenté de tourner la tête vers le psychiatre, mais le traversin l’en a empêchée. Elle a fermé les yeux, est allée chercher la réponse tout au fond d’elle dans un souffle.
– Mon corps n’est pas le mien.
– Mm… Peux-tu préciser cela ? C’est la Nature qui te l’a donné, non ?”
– La Nature s’est trompée.
– Mm… Et comment le sais-tu ?
– Je le sens , c’est tout !
– Depuis combien de temps ?
– Depuis toujours…
– Tu veux dire que tu es enfermée dans un mauvais corps ?
– Non. Mon corps n’est pas mauvais en soi. Je ne suis pas bien dedans, c’est différent.
Le stylo a tracé quelques phrase sur le papier.
– Parle-moi de l’école. Comment ça se passe, là-bas ?
Virginie a serré les dents. Brutus ne l’avait plus jamais frappée, mais elle avait lu tout ce qu’il avait pu écrire sur elle sur les murs des toilettes. Elle savait déjà qu’un jour ou l’autre ça recommencerait. Et ce serait encore pire.
– Bien
Le stylo a tapoté les incisives du psychiatre.
– Ce n’est pas ce que j’entends au fond de toi.
Elle s’est redressée, soudain rouge de colère.
– Et qu’est-ce que vous entendez, au fond de moi, hein ? Qu’est-ce que vous savez de moi ?
– Je sais que tu es malheureux. Je sais que tu cherches une porte de sortie à ce qui te ronge. Et je sais qu’il s’en est fallu de peu que tu t’en aille par la mauvaise. C’est pour ça que tu es là avec moi, n’est-ce pas ? C’est pour ça que tes parents sont venus me voir…
Elle a baissé la tête. Sa main droite a effleuré la cicatrice sur son poignet gauche, là où les veines étaient bien visibles. La camionnette du SAMU, les hurlements de sa mère, la colère de son père… Deux ans déjà. Tout était resté intact dans sa mémoire. Rouge vif. Avec des éclairs bleus et blancs.»

 

Le ressenti de Jean-Paul

 Bonjour à toutes et à tous…

 Il y a quelques mois, lorsque les auteurs me proposaient leurs romans avant leurs sorties, je n’osais pas forcément accepter.

C’est une responsabilité…

Imaginons que le livre ne me plaise pas comment devais-je réagir ?

Ça a été le cas un jour, j’ai reçu un roman sur lequel j’étais assez mitigé.

J’ai donc contacté l’auteur, un peu gêné et je lui ai expliqué mon ressenti et n’en a pris aucun ombrage.

Il avait aussi très bien compris, je ne représentais pas la totalité des lecteurs.

Je donne juste un avis très personnel sur ce que je lis… Alors aujourd’hui c’est un réel plaisir quand je vois dans ma boite aux lettres arriver de nouvelles surprises !

……………………………

 

Jacques a eu la gentillesse de me proposer son roman il y a quelques jours en avant première…

 Dès le premier chapitre le ton est donné. Je plonge.

Que dis-je, je plonge ? Je suis littéralement en apnée dès le second chapitre.

Le roman est très différent de ce que Jacques Saussey écrit habituellement. Aussi bien pour le thème que sur son style, que l’on retrouvera quand même sur les derniers chapitres et cela se justifiera dans le roman…

 Il va être très compliqué pour moi de vous parler de ce que j’ai ressenti sans dévoiler le sujet du roman…

Jacques m’a fait entrer avec une émotion incroyable dans un monde que je connaissais très peu voire pas du tout sur certains points.

C’est un roman bouleversant, violant aussi, jusqu’à l’insupportable parfois, mais aussi roman sur l’affirmation de soi, sur une quête de la personnalité et de la justice. Tous les personnages sont développés à la perfection, chacun s’inscrivant à l’image de ce qu’il dégage. Le rythme est donné très vite par des aller/retour incessants dans le temps sur les 2/3 du roman qui m’ont permis de pourvoir souffler un peu, dès que je revenais au “présent” de l’histoire…

 Imaginez-vous emprisonné dans un corps qui n’est pas le votre, un corps que vous refusez…

Vous êtes montré du doigt, toute votre vie. On se retourne sur vous, on chuchote, on vous insulte, on vous hait !

Pendant la lecture, j’ai eu peur, j’ai souffert, j’ai compatis, mais je me suis réjoui aussi…

J’ai vu entre les lignes, le travail énorme réalisé par Jacques. Je pense que lui aussi a du souffrir à sa façon, dans l’écriture de ce superbe roman qui reste tout en respect et en amour pour le personnage principal.

 Le désir de vengeance que je souhaitais tout le long de ma lecture est finalement arrivé…

Mais là encore, j’ai été pris à contre pied, pas du tout comme je me l’attendais.

 Un livre à lire absolument…

 Incontestablement, l’un de mes meilleurs romans pour 2018 !!!

 

 PS : Un grand bravo aussi pour la superbe couverture.

C’est gonflé, mais c’est excellent !

Un avion sans elle de Michel Bussi


Mes petites lectures

9782258092785,0-1301189  Le livre : Un avion sans elle  de Michel Bussi. Paru le 12 janvier 2012 aux Presse de la cité dans la collection Terres de France. 22€ ; (532 p.) ; 23 x 14 cm

9782266233897,0-1568281
Réédité en poche Chez Pocket le 7 mars 2013. 7€70 ; (572 p.) ; 18 x 11 cm.

 

Puis en 9782266252713,0-2375550édition collector le le 13 novembre 2014 au prix de 9,€10

Quatrième de couverture

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule.

Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent.

Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ?

Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

indexMichel Bussi, professeur à l’université de Rouen, a notamment publié aux Presses de la Cité Nymphèas noirs, polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar méditerranéen, Prix Polar Michel Lebrun de la 25e Heure du Livre du Mans, Prix des lecteurs du Festival Polar de Cognac, Grand Prix Gustave Flaubert, Prix Goutte de Sang d’encre de Vienne).

 

Extrait :
Journal de Crédule Grand-Duc.
Vous serez d’accord avec moi, je pense, pour les Vitral, pour les Carville, la vie est tout de même une sacrée salope… Elle leur annonce d’abord qu’un Air Bus s’écrase, qu’il n’y a pas de survivants, elle leur enlève d’un coup les deux générations sur lesquelles ils avaient construit leur avenir. Fils et petites-filles. Puis, une heure plus tard, elle leur annonce, radieuse, un miracle : l’être le plus petit, le plus fragile, a été épargné. Et l’on en vient même à être heureux, à remercier le ciel, à oublier la disparition de personnes si chères… mais la vie ne retire le poignard que pour mieux l’enfoncer une seconde fois. Et si ce petit être miraculé, la chair de votre chair, le fruit de vos entrailles, ce n’était pas le vôtre ?

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite  de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent la paternité de cette enfant, surnommée Libellule par les médias. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, il vient d’être assassiné.

Il laisse derrière lui toute son enquête consignée dans un cahier, véritable trésor que convoitent les deux familles.

Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

L’intrigue est construite de façon remarquable : complexe à souhait, elle frise parfois la limite du « tordu ».

Michel Bussy nous fait vivre l’enquête : il embrouille ses lecteurs pour mieux les emmener sur une nouvelle piste. Il les embarque et les promène de rebondissement en rebondissement.

Dans Un avion sans elle, la psychologie des personnages est parfaitement maîtrisée. 

Ce titre n’est pas qu’un livre à suspense, il nous donne aussi beaucoup à réfléchir. Notamment sur la notion d’identité. Comment ce définir quand on est pas celui que l’on croit être. Comment ce construire quand on ne sait pas vraiment d’où l’on vient.

Avec ce titre Michel Bussi a commencé à vraiment être connu du grand public et à faire son trou dans le paysage du polar français. Aujourd’hui c’est l’un des plus gros vendeur de romans policiers en France.

   Ce titre a reçu le Prix Maison de la presse 2012.

 Pour lire le début ICI

Origine de Diana Abu-Jaber


Mes petites lectures9782355840371,0-5684339782757821114,0-1178929

Origine de Diana Abu-Jaber ; traduit de l’anglais (États-Unis) par Édith Ochs.Paru le 22 avril 2010 chez Sonatine éditions.22€ ; (500 p.) ; 22 x 14 cm

Réédité en poche le 18 mars 2011 aux Points dans la collection Thriller.
 8€,20 ; (541 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :

Syracuse, État de New York. L’hiver est terrible, la ville est sous la neige, battue par des vents glacés. Lena, experte en empreintes digitales, travaille à l’unité scientifique de la police. C’est une jeune femme renfermée, à l’équilibre fragile, qui, en dépit de compétences exceptionnelles, préfère rester dans l’ombre et se consacrer aux cas de violences faites aux enfants, conséquence peut-être d’un passé tourmenté. Orpheline trouvée dans d’étranges circonstances à l’âge de 2 ans, Lena ignore en effet tout de ses origines.

Son parcours croise un jour celui d’Erin Cogan, dont le bébé vient de décéder. Les médecins ont diagnostiqué une mort subite du nourrisson, la mère ne les croit pas. On a tué son fils, elle en est sûre. Bien vite, le doute s’insinue aussi dans l’esprit de Lena, qui découvre un nombre anormal de cas similaires dans la région. Y aurait-il vraiment un serial killer qui s’attaque aux bébés ? Plus étrange encore, Lena sent confusément que l’énigme de ses origines est liée à Erin et aux meurtres des enfants. Parviendra-t-elle à reconstituer son histoire et à percer le sombre secret de ses origines ? Malgré la pression de la presse qui s’empare de l’affaire, malgré les menaces qui pèsent sur sa vie, Lena ira jusqu’au bout d’une enquête passionnante.

Diana Abu-Jaber nous livre avec ce thriller, qui transcende les limites du genre, un chef-d’oeuvre d’écriture et d’intrigue à l’intensité quasi hallucinatoire. Elle nous offre également une exploration fascinante et pleine de compassion de thèmes aussi universels que la maternité, le deuil, l’identité et la mémoire. Indispensable.

 

dianaL’auteur : Après une enfance passée entre les États-Unis et la Jordanie, Diana Abu-Jaber, née en 1960, est aujourd’hui professeur à l’université de Portland. Origine est son premier roman publié en France.

 

 

Mes petites lectures

Résumé et avis :

 Enfant trouvée à l’âge de 2 ans dans de mystérieuses circonstances, Lena ignore tout de ses origines. Elle n’a gardé aucun souvenir de son enfance si ce n’est un don étrange, une sensibilité quasi animale… Lena, qui travaille pour la police scientifique de Syracuse, état de New York, elle est experte en empreintes digitales, refuse d’exercer ce don sur le terrain.  Elle rencontre Erin Cogan, jeune mère d’un bébé décédé, persuadée que son enfant a été assassiné. Lena découvre des cas anormaux de décès dans la région.  Cette série de décès de bébés va l’y contraindre : elle seule peut pressentir l’existence d’un assassin d’enfants.

 Diana Abu Jaber nous propose un roman proprement novateur, un roman sur le thème universel de la quête d’identité. Une écriture magnétique qui vous envoute. C’est intelligent et fascinant. Un livre pour tous les publics car très littéraire.

Un avion sans elle de Michel Bussi : La chronique de Nadia


    chronique-de-lecteurs
Nadia LNNotre chroniqueuse : Bonjour ,

 Je m’appelle Nadia N. Je suis , comme  on dit une quadra. Je lis énormément , fascinée par la criminologie , les tueurs en série , je lis principalement des thrillers même si le hasard d’une belle première de couverture , ou d’un titre accrocheur me fait marcher en dehors de mes sentiers de prédilections.

J’ai choisi de faire ma chronique sur Michel Bussi  » un avion sans elle  » , que j’ai lu l’année derniére .

9782258092785,0-13011899782266252713,0-2375550Le livre : Un avion sans elle de Michel Bussi. Paru le 12 janvier 2012 aux Presses de la Cité dans la collection Romans Terres de France.  22€ ; (532 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité à plusieurs reprises chez Pocket ( 7€70 à 9€10 pour l’édition collector)
4e de couv :

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule.

Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent.

Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ?

Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

téléchargement (39)L’auteur : Michel Bussi, professeur à l’université de Rouen, a notamment publié aux Presses de la Cité Nymphèas noirs, polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar méditerranéen, Prix Polar Michel Lebrun de la 25e Heure du Livre du Mans, Prix des lecteurs du Festival Polar de Cognac, Grand Prix Gustave Flaubert, Prix Goutte de Sang d’encre de Vienne)

L’avis de Nadia

« Une catastrophe aérienne en France en 1980 , de ce crash , ne survit qu’une petite fille de 3 mois.  Deux nourrissons étaient inscrits sur la liste des passagers , qui est donc cette petite fille ? Deux familles , que tout oppose , vont se déchirer la filiation de ce bébé , un juge va trancher . Un détective sera engagé par la famille qui n’a pas obtenu gain de cause  . Dix-huit ans plus tard , ceux sont donc les réfléxions écrites , le journal de Crédule Grand-Duc qui va nous mener jusqu’à la vérité « 

 « comme un avion sans ailes » … j’ai fredonné cette chanson tout au long de ma lecture et quand je l’entends à la radio , je repense à cette jeune femme en quête d’identité . C’est une superbe enquéte que nous propose Michel Bussi , évidences , fausses pistes .. Mais aussi une floppée de personnages trés attachants .  En tant que lecteur , comme souvent avec Michel Bussi, on cherche des indices , on relit des passages pour ne pas avoir manqué un détail qui pourrait aider à comprendre . C’est ce que j’aime chez cet auteur , il embarque son lecteur dans ses investigations. Et un final…. grandiose !

Mercid’avoir pris le temps de me lire , merci pour votre collectif , c’est vraiment génial de découvrir de nouveaux auteurs . Cet année , j’ai beaucoup aimé Ghislain Gilberti « le festin du serpent » , Maud Mayeras « Refex » , Claire Favan « Apnée noire » ….

Lire le début ICI