Il était une fois les 10 ans de TPS : Toulouse Polar du Sud.


TPS : Toulouse Polar du Sud, les 10 ans, une flingueuse devait forcément y être.

Il était une fois les 10 ans de TPS –

Du 12 au 14/10/2018

Une rencontre lors d’un déjeuner parisien (merci Geneviève) avec Sylvie Marquez et une promesse faite, m’ont fait revoir mon programme « salons 2018 » pour y intégrer TPS qui célébrait ses 10 ans.

Nous voici donc avec Lo Andre parties pour un weekend de découvertes et retrouvailles.

Je tiens à remercier TOUS les auteurs pour le temps qu’ils m’ont accordé.

Arrivées sur Toulouse le vendredi midi, nous avons passé la journée à découvrir la ville. En soirée, nous avons débuté notre weekend littéraire par une Master Class captivante : « les 10 commandements pour écrire un polar » animée par Pierre à la Librairie de la renaissance. – avec Pierre Lemaitre, à Librairie de la Renaissance.

Une salle comble et un auditoir captivé, auteurs présents inclus, n’est-ce pas Frank Klarczyk.

Pour moi juste incroyable d’être là, écoutant un de mes auteurs favoris, et pas que pour le polar.

Il nous a tenu en haleine avec brio et humour

Le lendemain journée chargée car le Rallye-enquête « the George Project » nous attendez – avec Sylvie Marquez

Et nous n’étions pas les seules

une foule nombreuse et impatiente prête à un découdre.

Nous avons participez avec Laurence (Lo) mais avec un handicap de taille : notre méconnaissance de la ville 

Elle nous a fait perdre un temps précieux et nous n’avons pas terminé le Rallye. Mais il nous a permis de découvrir des recoins de Toulouse qui nous auraient échappés

Puis le soir nous devions retrouver mon amie Yamina Mazzouz qui nous a présenté à Ida et Claude Mesplède.

Merci à eux pour cette soirée délicieuse, nos échanges et les découvertes littéraires comme humoristiques qu’elle m’a apporté. Je retrouverais avec plaisir cette équipe Toulousaine.

Le dimanche, dernier jour du salon.

Il était temps que je redevienne assidue. Mais ce séjour au soleil avait vraiment un gout de vacances. Arrivée sur le salon sans badge ni stylo (pardon patronne)

Mais il faisait beau. Très. Et même si nous avons loupé le rassemblement des motards nous les avons vu revenir de leur périple. Pas de photo. Ces échanges amicaux et informels entre eux font pour moi parti de leur sphère privée.

Et me voilà sur le pont. Enfin dans les allées…

Pour une rencontre, dans la vraie vie avec Celine Denjean. Lumineuse, un rire communicatif et deux romans à découvrir. Pour ma part j’espère que des éditions poches sont en projet … « La fille de Kali » : Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

J’ai retrouvé avec plaisir Michael vu plusieurs fois cette année, et Marin que je n’avais pas revu depuis 18 mois. Des auteurs aussi talentueux que disponibles. Si vous ne les avez pas encore lu, foncez ! L’un comme l’autre ont un univers très vaste où chaque lecteur trouvera son trésor.

Sophie Loubière était également présente. Toujours disponible avec ou sans « white coffee ». Je plaide coupable : 2 de ses romans sont en attente dans ma PAL

Rencontre avec Christian Grenier qui écrit pour les jeunes et les moins jeunes. Pour les jeuns, « Hervule chat policier  » : Lola est une championne de gym. Mais quelqu’un veut l’empêcher de participer au concours. Puisque les humains sont incapables de la protéger, Hercule le chat décide d’enquêter.

Retrouvailles avec un auteur que j’affectionne pour ses engagements autant que ses écrits. Puis il est l’une de mes 1ères rencontres lorsque j’ai commencé à hanter les allées des salons, en particulier mon 1er SMEP.

Rencontre, enfin pour de vrai, avec Maud Mayeras. Nous avons échangé sur ses romans. L’avantage c’est que Lo et moi n’avons pas lu les mêmes. Et sur une ville que nous avons en commun… Merci pour ton sourire. Là encore une écriture ciselée à découvrir.

Retrouvailles avec l’ami Frank Klarczyk, découvert en juin lors de SMEP.
Dont son roman « Mort point final » : Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

Avec son voisin Daniel Hernandez

Un univers interressant que celui de Daniel. Un de plus à découvrir. Son 16ème opus « La Dama » : Alors qu’il s’est rendu à l’enterrement de sa grand-mère, en Espagne dans la ville d’Elche, José Trapero, acteur récurrent dans la saga imaginée par Daniel Hernandez, est soupçonné d’être le complice d’un serial killer qui élimine d’anciens patrons de fabriques de chaussures en signant ses meurtres d’une dague marquée d’une gravure de La Dama d’Elche. Harcelé par un capitaine de la Guardia Civil au relent fran­quiste, sans son compère Jepe Llense, José Trapero devra mener une enquête à risque pour démasquer un assassin qui se cache derrière les pratiques vengeresses d’une secte dont l’origine remonte au temps de l’occupation maure ! Dans ce XVIème opus, Daniel Hernandez témoigne des dégâts causés par la mondialisation dans le tissu social de la ville espagnole d’Elche, célèbre pour sa palmeraie et sa Dama, et dont l’économie basée sur la fabrication de chaussures s’écroule sous la concurrence mondiale.

Retrouvailles également avec RJ. Toujours souriant. Toujours disponible, accompagné de sa délicieuse épouse

Puis j’ai également retrouvé mon rayon de soleil du sud, Amandyne. Ici très bien entourée. – avec Tim WillocksAmandyne Di Fauris et RJ Ellory

Heureuse de t’avoir revu, même brièvement

Et d’avoir fait la connaissance du phénomène Bruno Lamarque

Retrouvailles avec ma Blondinette qui avait un voisin plus dissipé qu’elle. Si, si

J’ai enfin lu ton 1er roman. J’ai aimé. La chronique arrive, lentement mais surement.
Puis il y a sa nouveauté « les fantômes du passé  » : Londres, 1893. Un notable respectable est tué sur le coup par l’explosion d’une calèche. L’affaire aurait dû revenir à l’inspecteur Henry Wilkes mais depuis sa dernière affaire, qui l’a brisé, il végète dans son appartement et sombre dans l’opium. Son ancien collègue vient pourtant le trouver pour l’aider à résoudre l’énigme. Il est secondé par Billy, le gamin des rues qu’il a pris sous son aile.

Avec Gaëlle Perrin Guillet

Une photo faite pour Collectif Polar avec Frank Klarczyk.  Et Ouf ayant retrouvé Mister Flingueuse, Jean-Paul Dos Santos Guerreiro, il m’a dépanné d’un badge

Rencontre en vrai avec Laurent.
Je vous parlerais juste ici de son roman « Là où vivent les loups » : Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

 – avec Laurent Guillaume

Laurent était un tantinet dissipé, mais de facto il était loin d’être le seul. Un auteur à découvrir.

Découverte de Michelle et e son roman « Boccanera » qui me tente beaucoup. J’espère une sortie poche …
Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia – Diou – Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s’exerce en milieu hostile… Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d’inconscience face au danger.

 – avec Michèle Pedinielli.

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Découverte de Patrick Pécherot et son large univers, dont « Soleil Noir » : Dans une ville à l’abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l’attaque d’un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté de la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l’artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d’un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit.
La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s’en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse… Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée : un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s’enchevêtrent, le bal des « pas-de-chance » est ouvert…

Retrouvailles avec Bernard Minier qui a gentiment pris la pause pour Collectif Polar. Geneviève Van Landuyt ton nom est magique et l’amitié des auteurs pour toi largement mérité.

Rencontre avec Marc, son univers intéressante. Au fait, si toujours pas finalisé, la bibliothèque Parmentier et Dame Geneviève Van Landuyt seraient ravi de t’avoir pour une rencontre.
« Mala Vida » : De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes … Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu’un simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des « bébés volés » de la dictature franquiste.

 – avec Marc Fernandez.

Sébastien Gendron, ces nombreux romans. Une belle rencontre-quasi une Révolution.

Le livre ,Kaplan : Un jeu machiavélique grandeur nature, par Sébastien Gendron, l’auteur de Road tripes et de Révolution (Albin Michel).
Une dictature et une république asphyxiée.
Un tueur professionnel envoyé en mission-suicide en terrain ennemi.
Un ado de quinze ans insoupçonnable, enrôlé comme espion.
Qui manipule qui ?

Pédro Garcia Rosado, auteur Portugais Une découverte. Et un roman qui me fait très envie

Yana Vagner, auteure Russe

à découvrir

le sujet est très interressant : La survie d’une femme, entre récit post-apocalyptique et thriller psychologique.

Anna vit avec son mari Sergueï et leur fils Micha dans une belle maison isolée près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population.

Dans Moscou en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler sur les alentours. Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero.

Selma Dabbagh, auteure Palestinienne. Un roman fascinant. Gaza dans la peau : Gaza est bombardée. Rashid est en train de regarder les obus tomber en fumant un joint quand il reçoit ­l’e-mail lui annonçant qu’il peut partir à Londres. Iman, sa s ur jumelle, ne supporte plus les atrocités et l’inaction qui les entourent, elle envisage de rejoindre un groupe de résistance islamique. Sabri, leur frère aîné, a perdu sa famille et ses deux jambes dans un attentat à la voiture piégée. Leur mère semble avoir un passé trouble. Leur père a fui pour s’établir dans un pays du Golfe.

Wojciech Chmielarz, ou lorsqu’un auteur Polonais a pitié de moi

La ferme aux poupées, sa nouveauté chez Agullo : « L’inspecteur Mortka, dit le Kub, a été envoyé à Krotowice, petite ville perdue dans les montagnes. Officiellement, il est là pour un échange de compétences avec la police locale. Officieusement, il y est pour se mettre au vert après une sale affaire. S’il pense être tranquille et avoir le temps de réfléchir à l’état de sa vie personnelle, il se trompe lourdement.Quand Marta, onze ans, disparaît, un pédophile est rapidement arrêté, qui reconnaît le viol et le meurtre de la petite.
Mais l’enquête est loin d’être terminée. »

 

NDLR : Non en effet   la journée du dimanche est loin d’être terminée pour notre Eppy, mais il vous faudra attendre quelques jours avant de connaître la fin du séjour toulousain de notre Flingueuse en Chef.

A très vite pour de nouvelles aventures.

Le Festival PARIS POLAR c’est ce week-end !


Les invités d’honneur

La veille de presque tout : roman

Árbol, Víctor del Edité par Actes Sud– DL 2017

Rongé par les rumeurs et les remords, l’inspecteur Ibarra est appelé au chevet d’une femme grièvement blessée qui ne veut parler qu’à lui. Ils remontent ensemble le temps où leurs vies se sont entremêlées. ©Electre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gardien de mon frère : roman

Davidsen, Leif Edité par Gaïa éd.– impr. 2014

Magnus est à la recherche de son jeune frère entre la Russie stalinienne et l’Espagne franquiste. Connu essentiellement pour ses romans policiers, le danois Leif Davidsen nous livre ici un formidable roman d’aventure.

 

 

 

 

 

 

Les auteurs présents

Quels romans

Les chiens de Cairngorms

Audru, Guillaume Edité par Ed. du Caïman– 2017

Dans l’île écossaise de Stroma, deux frères sortent de prison et décident, malgré leurs différences, de monter une affaire aux revenus douteux mais très rentables. Une inspectrice mène l’enquête. ©Electre 2017

 

 

 

 

 

Le seigneur d’Anvers : (4C’s)

Crouzet, Vincent Edité par Flammarion– impr. 2009

Sacha Bronstein, diamantaire appelé le seigneur d’Anvers, est accusé lors d’un gala où la star Maud O’Kelly porte une de ses pierres, de trafic de diamants avec le Congo et l’Afrique du Sud. De plus, les pierres que lui envoie le nouveau tsar tombent entre les mains d’une joueuse de poker, Piper Mazal. Les services secrets menacent la vie de ses enfants alors qu’il devient aveugle.

 

 

 

Gauguin mort ou vif : roman noir

Devois, Marie-Claude Edité par Cohen & Cohen éditeurs– 2016

Une disparition de cadavre au Pouldu, des oies blanches semées comme autant de petits cailloux dans un musée, un fait divers à Pont-Aven, un voyage initiatique aux îles Marquises… Ces événements semblent être liés entre eux. Paul Magnin, commandant de police au commissariat de Quimper, est chargé de mener l’enquête, liée à la figure de Paul Gauguin. ©Electre 2016

 

 

 

Au coeur du solstice

Vandroux, Jacques Edité par R. Laffont– 2018

Grenoble, juin 2013. Le capitaine Barka enquête après la découverte du corps d’une femme au coeur arraché. Lorsqu’un second cadavre est retrouvé, la ville plonge dans la psychose. La jeune capitaine ne trouve qu’une seule piste, un illuminé persuadé de connaître à l’avance les futurs meurtres. ©Electre 2018

 

 

 

 

Le repentir : roman

Weiller, Patrick Edité par Cohen & Cohen éditeurs– 2018

Un marchand d’art qui a revu ses ambitions à la baisse commente, désabusé, ce qui lui arrive. Il vient d’acquérir une bacchanale attribuée à Poussin, mais doute encore de son authenticité. Un repentir découvert lors de la restauration de la peinture divise les experts du peintre, et il se résout à la vendre à un grand couturier. ©Electre 2018

 

 

 

Un Doc.

 

Grégory : la machination familiale

Tourancheau, Patricia

Edité par SeuilLes Jours– 2018

En octobre 1984, le petit Grégory Villemin est assassiné. En juin 2017, des membres de sa famille sont arrêtés, après trente-deux ans de chaos judiciaire, d’excès médiatiques et de secrets de famille. L’auteure, journaliste au site d’informations Les jours, publie ses articles qu’elle signe depuis les débuts de l’affaire. ©Electre 2018

 

 

Les BD

Charogne

Vidal, Benoît Edité par GlénatTreize étrange– 2018

Dans un petit village provençal, le maire Joseph, bienfaiteur aimé de tous, décède. Pour lui faire un dernier adieu digne de ce nom, quatre hommes sont missionnés pour transporter sa dépouille auprès du curé afin que celui-ci le bénisse. Mais  voyage ne se déroule pas comme prévu. ©Electre 2018

 

 

Coronado

Lehane, Dennis et Loustal Edité par CastermanPayot & Rivages– DL 2009

Adaptation en bande dessinée de la pièce Coronado : un fils juste sorti de prison, son père psychopathe et une prostituée veulent retrouver le butin de pierres précieuses que le fils a caché plusieurs années auparavant sans parvenir à se rappeler où.

 

 

PARIS POLAR S’INSTALLE AUSSI DANS VOS BIBLIOTHÈQUES.

Et les bibliothécaires parisiens seront sur le salon

Des séances de bibliothérapie avec les « docteurs culture »  vous seront proposées . Nos bibliothécaires vous prescriront une liste d’ouvrages à lire de toute urgence .

Le Festival Sans Nom : Les P’tits Papiers de So


Le Festival Sans Nom c’est ce week-end.

Et nous serons quelques Flingueuses présentes sur place.

Aussi pour l’occasion et à double titre ( Flingueuse et Jurée) notre Sofia nous offre son avis et un petit rappel des polars en compétitions pour le prix FSN


 

Les P’tits Papiers de So

 

Le Festival sans nom, salon du polar à Mulhouse, se tiendra les 20 et 21 octobre 2018. Pour la deuxième année, ce salon attribuera un prix littéraire, prix décerné par un jury composé de 12 personnes.

Voici un petit récap des 8 romans en lice pour le prix :

 

 

Je t’aime Barbara ABEL- Belfond (03/05/18)

Je t’aime, ces mots qui peuvent être si doux, si chaud, celui qu’on murmure à l’oreille de l’être aimé, celui qu’on dit à son enfant en lui claquant un bisou sur la joue. Celui qu’on griffonne sur un post it. Je t’aime. Je t’aime c’est une histoire de femmes. De destins croisés. Maud, Solange, Alice, Nicole.

4 femmes, 4 personnalités, 4 histoires de vie. Et pourtant.

Barbara Abel sait rendre les personnages proches de nous, chacun d’entre eux nous ressemble ; et c’est qui les rends si attachant. Ce roman rappelle à quel point les choses peuvent être fragiles, que l’amour peut nous conduire à tout faire ou tout perdre. Et nous, qu’aurions nous fait. Chaque acte, chaque décision a une conséquence. L’effet papillon. Je t’aime c’est un cri d’amour, doux, chaud, terrifiant, glaçant. Barbara Abel maîtrise l’art de nous emporter dans son intrigue, de la vivre comme s’il s’agissait de notre propre vie. Et vous, qu’auriez-vous fait ?

 

Sauf Hervé COMMERE- Fleuve Noir (08/03/2018)

SAUF est de ces romans qui reste en vous. Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous enivre. SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur. Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, à la Norvège. Et quel voyage !

Chaque chapitre appelle au suivant. Chaque fin de chapitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !

Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.

SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amours. Une ode à la vie.

 

Les fantômes de Manhattan– RJ ELLORY- Sonatine (07/06/18)

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.

Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.

Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.

Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.

Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.

Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.

 

Racket- Dominique MANOTTI- Les Arènes (21/03/18)

Librement inspiré de l’affaire Alstom, Dominique Manotti nous livre un roman Politico-économique où le lecteur sera plongé dans les méandres et les machinations financières, économiques, politiques. Une découverte pour moi, avec un sujet qui de prime abord, ne m’attirait pas. C’était sans compter sur l’écriture addictive façon journalistique de l’auteure qui nous dresse un bilan effrayant, déroutant, écœurant dans un roman où les protagonistes aux dents longues et acérées, se livrent un combat sans merci pour remporter le marché. Machination, meurtres, corruption sont au cœur de ce roman. Une lecture documentée, addictive, une enquête pour suivre le sujet et entrainée le lecteur rondement menée, qui saura vous apporter un regard plus éclairé sur le monde des affaires.

 

Power– Michael MENTION- Ed Stéphane Marsan (04/04/18)

Power est un roman inclassable. Il est de ceux qui vous propulsent au sommet et qui place l’humain au cœur du monde et de la société.

Power pourrait être le roman des BlackPanthers, le roman d’une génération, d’une époque, mais il n’en est rien. Lire Power, c’est se plonger dans l’Amérique des années 60-70, l’Amérique de Malcom X, Martin Luther King, l’Amérique noire. L’Amérique du destin. Celui de ces hommes et de ces femmes qui lèvent le poing pour défendre et prendre leurs droits, pour leur survie. La révolution est en marche.

Michaël Mention retrace ici l’histoire des Black panthers, histoire dont on a si peu parlé. Lire ce roman, c’est comme regarder un film en noir et blanc, avec une superbe bande son, une écriture visuelle parfaitement maîtrisée.

Power est de ces bouquins qui te donnent la dalle, la rage et qui te donne envie de foncer dans le tas.

Il est de ceux qui, après l’avoir lu, quand tu te lèves le matin te fait voir la vie autrement, qui te rappelle que l’histoire n’est pas lointaine, que l’époque n’est pas révolue, qui te font lever le menton, le poing

Ma Zad- Jean-Bernard POUY- Gallimard Série Noire (11/01/2018)

Jean-Bernard Pouy sait jouer avec la langue française, à la fois poète, puis comique, puis charretier, dans Ma Zad, il en sort un joli gloubi boulga ou une savoureuse tambouille. Lire Pouy, c’est tout cela à la fois, de l’émotion, de la drôlerie, de la satire, du brut de mots. Ma Zad raconte l’histoire de ce type là le mauvais jour, au mauvais endroit. Son refuge sera la ZAD. Mais quelle Zad ? Contestataire, révolté, Ma Zad est un (trop court) roman sociétal, j’aurai aimé en croquer un peu plus tiens….

 

 

 

Fantazmë– Niko TACKIAN- Calmann Levy (03/01/18)

Après Toxique, Niko TACKIAN met à nouveau en scène son héros Tomar Khan. Et quel héros. Un flic écorché comme je les aime, un gentil bad boy qui nous entraîne dans une enquête sombre, rythmée. Ahhh Tomar j’ai kiffé te suivre dans la poursuite du Fantazmë (le spectre en Albanais), dans les bas-fonds parisien. Une balade parisienne, noire, glauque, qui place le lecteur dans l’actualité. Proxénétisme, immigration, trafics en trame de fond servent l’intrigue avec brio. Tomar Khan gagne en assurance, en profondeur, et on a qu’une seule envie, le retrouver dans un prochain opus.

Nicko Tackian nous livre ici un polar efficace, avec du rythme et une écriture visuelle qui vous fait tourner les pages l’une après l’autre avec boulimie !

Féroce – Danielle THIERY- Flammarion (14/03/18)

Des ossements d’enfants retrouvés dans un zoo. Voilà qui place l’intrigue dans un cadre original. Danielle Thiery nous emporte dans la faune, humaine animale. Féroce, l’homme ou l’animal ?

Un thriller où se cotoient le mal, les monstres, les instincts primitifs. Des personnages très travaillés, étoffés, malmenés avec lesquels le lecteur se trouvera baladé d’un lieu à un autre. Cette balade pourrait donner le sentiment de se perdre sans GPS, mais le chemin est parcouru de petits cailloux qui vous conduiront là où l’auteure l’aura décidé, dans le sombre milieu de la pédophilie. Danielle Thiery maîtrise l’art de brouiller les pistes pour rabattre les cartes. Un thriller qui met du temps à se mettre en place mais qu’on finit par ne plus lâcher, cinglant, haletant, avec du rythme et une bonne dose d’émotions.

 

Alors lequel des ses 8 titres a remporté les suffrages de nos 12 jurés

Réponse Samedi  20 octobre à la Société Industrielle de Mulhouse

11h15 > Remise en public du prix littéraire 2018 du Festival Sans Nom / salle des dédicaces

 

Seul le silence de R.J. Ellory


Le livre : Seul le silence, R.J. Ellory. Paru le 26 août 2009 aux Editions Le Livre de Poche.   8,30 Euros ; 608 pages ; 11 x 17 cm.

4ème de couverture :

Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph s’installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d’enfants se multiplient…

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

 

 

 

L’auteur : R.J. Ellory est né en 1965 en Angleterre. Après l’orphelinat et la prison, il devient guitariste dans un groupe de rhythm and blues, puis se tourne vers la photographie et l’écriture. En France, le succès est immédiat avec son roman Seul le silence qui conquiert plus de 500 000 lecteurs. Son roman Papillon de nuit a reçu le Prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie policier en 2017.

 

 

Extrait : « Mais je ne savais pas, et elle non plus, et ma mère, malgré toute sa sagesse, était aussi ignorante que nous. La mort revint à Augusta Falls. Elle arriva par la grand-route, appliquée, méthodique, indifférente aux us et coutumes, ne respectant ni la pâque, ni la Noël, ni aucune célébration ou tradition. La Mort vint – froide et insensible, perceptrice de l’impôt de la vie, le prix à payer pour respirer, une dette à jamais arriérée. Je La vis la prendre, je La vies de près, et lorsque je regardai dans Ses yeux je ne vis rien que mon propre reflet. »

L’accroche de Miss Aline

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Vaughan écrivain, aux dernières de sa vie, nous raconte son parcours. A l’aube de ses 12 ans il fait connaissance avec la Mort qui lui prend son père. La Mort qui n’en finira plus de roder sournoisement autour de lui. La Mort qui prend son tribu dans le meurtre de petites filles. La Mort qui œuvre avec un tueur en série insaisissable. Joseph qui a douze ans « tombe » sur une des petites victimes,  se sent investie d’une mission : protéger les autres petites filles de son entourage. Joseph qui a douze ans est impuissant face à la Mort qui poursuit son œuvre inlassablement. Une petite porte de sortie dans cette noirceur pour ce jeune garçon en la personne de Mademoiselle Webber son institutrice qui va réveiller en lui son amour des mots.

Alors que le coupable semble avoir signé ses aveux en se suicidant, la vie reprend son cours. La Mort a laissé des traces dans la vie de Joseph. Il est rongé par ces petites victimes qui n’ont pu être sauvées dont il imagine le calvaire, la fin horrible.

En partant pour New York, il va tenter de vivre sa vie, de devenir d’écrivain.  Il va se construire loin de chez lui.  Mais dans un coin de sa tête toujours ces victimes, toujours la Mort. Et de nouvelles victimes qui surgissent… Comment puisque le tueur est « passé aux aveux » ? La ritournelle reprend. Ce jeu de cache-cache avec la grande faucheuse qui n’a de cesse de se mettre en travers de sa route.

Seul le silence c’est le livre d’une vie gouvernée par la Mort, c’est elle qui mène la danse.

Seul le silence c’est la souffrance muette d’un petit garçon impuissant face à la Mort. Un petit garçon qui portera en lui la blessure des victimes. Un petit garçon qui va grandir mais qui aura toujours 12 ans dans sa tête avec ses bleus à l’âme.

Seul le silence c’est une lecture où tu peines avec Joseph. Tu voudrais tellement l’aider, le soutenir. C’est une lecture sombre où la Mort rode et t’oppresse. C’est une lecture hypnotique dont tu ne peux sortir. Qui vaincra de Joseph ou de la Mort ?

Seul le silence c’est aussi une plume poétique, qui sait trouver les mots, dépeindre les  lieux, les sentiments. C’est une plume qui rend tout vivant voire terriblement vivant.

Merci à Monsieur René Manzor de m’en avoir conseillé la lecture et de m’avoir lu un passage lors du salon de Rosny.

Bonne lecture.

Le Festival Sans Nom 2018 : Le prix polar


Salut les polardeux,

Il est plus que temps que je vous reparle du Festival Sans Nom, non ?

L’édition du Festival Sans Nom 2018, le salon du polar de Mulhouse, se déroulera les 20 et 21 octobre, avec comme parrain Franck Thilliez.

La nouvelle édition s’accompagnera, comme l’an dernier, de l’attribution d’un prix littéraire.

Et vous savez quoi ?

Non ?

Même pas une petite idée ?

Tiens j’en vois qui ricanent là bas, ils ont du comprendre.

Et ben oui !

Je fais à nouveau partie du jury. Yessss


Du coup je vais vous parlez de la sélection de cette année 2018

Pour fêter la sixième édition du Festival sans nom, le salon du polar de Mulhouserenouvelle son prix littéraire.

L’an dernier, le grand vainqueur a été Nicolas Lebel avec son formidable roman : De cauchemar et de feu

Le jury 2018 de ce prix est composé de douze personnes : membres du comité d’organisation, libraires et blogueurs spécialistes du polar et lecteurs.

Nous souhaitons que ce prix mette en avant un roman de fiction édité durant le premier semestre de l’année et qui a retenu l’attention du comité d’organisation. La sélection proposée au jury du prix comporte huit romans sélectionnés parmi les auteurs présents pour l’édition 2018.

Voici la liste des livres en compétition en 2018.

Des romans sortis au cours du premier semestre 2018, d’auteurs qui seront présents au FSN cette année. On est dans l’actualité :

BARBARA ABEL : Je t’aime (Belfond – mai 2018)

HERVE COMMERE : Sauf (Fleuve – mars 2018)

R.J. ELLORY : Les fantômes de Manhattan (Sonatine – juin 2018)

DOMINIQUE MANOTTI : Racket (Les Arènes – avril 2018)

MICHAEL MENTION : Power (Stéphane Marsan – avril 2018)

 

JEAN-BERNARD POUY : Ma ZAD (Série noire – janvier 2018)

NIKO TACKIAN : Fantazmë (Calmann-Lévy – janvier 2018)

DANIELLE THIERY : Féroce (Flammarion – mars 2018)

Sacrée Sélection me direz vous !

Et bien je confirme avec mes amis jurées on a pas fini de se tirer les cheveux pour départager le lauréat.

D’ailleurs après demain je vous parle d’eux, les Jurées. Oui qui sont-ils

Alors à très vite.

Lien vers le site officiel du Festival sans nom

Lien vers la page Facebook du Festival sans nom

A suivre, et en espérant vous voir à Mulhouse du 20 au 21 octobre 2018 !

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses


Rosny soit celui qui mal y pense 2e du nom

Les 26 et 27 mai dernier a eu lieu le deuxième salon du polar de la FNAC de Rosny  2

Rosny soit celui qui mal y pense c’est d’abord une libraire Caroline Vallat que j’avais eu le privilège d’interviewer ICI

Rosny soit qui mal y pense c’est une grande séance de dédicace au sein de la Fnac d’un grand centre commercial de la banlieue parisienne, une dizaine d’auteurs différents par jour de salon, soit 21 auteurs sur les 2 jours.

C’est aussi 2 tables rondes, et des jeux tout au longs du salon.

C’est surtout des retrouvailles entre passionné(e)s du polar

Blogueurs, lecteurs zé lectrices se donnent rendez vous pour retrouver ou découvrir de nouveaux auteurs

Perso j’avais rendez-vous avec mes deux chouchous Yvan qui nous a fait la surprise de venir à la dernière minute et David qui n’avait pas le choix que d’être là lui aussi !

J’avais aussi pour mission de présenter mes autres chouchous, mais là c’est mes chouchou-auteurs cette fois à ma chère petite sœur flingueuse.

Aussi c’est avec plaisir que les Camhug ont fait la connaissance d’Ophélie

Et réciproquement !

A Rosny nous avions aussi rdv avec Maud, la jumelle d’Oph

        

J’en ai aussi profité pour faire la photo avec Vicky et JR Ellory

Pour rencontrer pour la première fois Cédric Lalaury avec qui j’ai eu une longue et passionnante conversation.

Pour papoter avec Jérôme Loubry dont j’ai adoré le premier roman « les chiens de Détroit« 

Pour le présenter à Ophélie et Jean Paul

Et puis est venu le temps de déjeuner

Et quoi de mieux qu’une grande table de fondu du polar

Et oui même là on la joue Collectif…Collectif Polar il va de soi !   

Et à Rosny nous étions 4 flingueuses et un peu plus…

Et il y en a deux qui m’ont convoquée et pris à part !

Tout cela avait l’air très sérieux, j’ai eu peur quelques secondes, je me suis demandée ce qu’elles pouvaient bien me vouloir. Miss Aline Et Ophé-lit avaient l’air trop sérieuses pour être honnètes.

-Ok les filles, je vous suis, je vous écoute…
-Bon cheffe rien ne va plus à commencer Aline
-Non cheffe, c’est pas sérieux là
-Expliquez-moi
-Ben voilà, tu en fais trop, trop pour nous
-Oui tu nous donnes vachement, tu nous as apporté énormément
-Ha, heuuuu… (Bouche bée, touchée je suis restée là )
-Alors Cheffe, on a un truc à te donner
-Voilà !
Et là les filles me tendent un jolie cahier.
Je l’ouvre, et je découvre des tas de petits mots d’auteurs que les filles ont rencontrés et auxquels elles ont demandé d’écrire un petit truc pour moi !
-voilà il est pour toi, tu pourras désormais le compléter et le faire dédicacer par d’autres auteurs que tu vas rencontrer maintenant.
-OK, les flingueuses, je ferai ça ! Enfin je ferai ça quand vous ne serez pas là ! Car pour l’instant c’est encore à vous de travailler. Allez au boulot. Et Aline, puisque l’idée vient de toi, c’est toi qui va t’y coller.
Non mais c’est qui la Cheffe !
Fallait bien que je trouve une parade pour ne pas laisser paraître mon émotion, mes émotions. Car oui émue j’ai été par l’attention de mes Flingueuses. Merci les filles

Du coup je cède la place à vos flingueuses pour qu’elles vous disent un petit mot sur cette journée.

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

 

Jean Paul

Retour du salon de Rosny…
Il m’a fallu quelques heures pour digérer cette excellente journée !!!
Blogueurs, chroniqueurs et des auteurs formidables, sans oublier Jack Koch qui nous a croquer…
Quelques photos d’un samedi pas comme les autres !!!
Un grand merci à Caroline Vallat pour toute l’organisation !!!

Ça y est mes pieds ont enfin retrouvé le sol…
Une journée magnifique qui a permi de plus de regrouper quelques membres du Collectif Polar : Chronique de nuit, et quelques joyeux trublions !
Ce fût fort agréable !!!
Ps. Je comprends mieux maintenant Chronique « de nuit »
😆 😆 😆

Miss Aline

Rosny c’est des retrouvailles de flingueuses, des auteurs (qui parfois ne sourient pas ! ), de nouvelles rencontres (blogueuse, chroniqueuse), des discussions intéressantes (ou tu picores des bonbons en même temps) , des mises en scène.


Rosny c’est un déjeuner où on a pu tous tenir à la même table (« bonjour untel »), c’est des instants volés ( photos), des instants partagés.
Rosny c’est laissé un livre d’or à la Dame des Livres. Émue elle est !
Rosny c’est une longue discussion avec Monsieur Manzor dont tu attends patiemment la sortie du prochain livre en octobre (non Nath il ne m’a donné aucun indice !).
Rosny c’est quand Monsieur Manzor te fais la lecture (oui juste à moi).
Rosny c’est se faire croquer et rencontrer un loup 😘 ! 


Geneviève, Oph, Jean Paul (et les auteurs , bien sûr) merci pour cette chouette 🦉 journée.
Bisousssss

Maud

 

Un résumé du week end de rosny avec de belles rencontres, de joyeuses retrouvailles et moments inoubliables, sans oublier quelques emplettes 😀merci Caroline Vallat pour cette super organisation!!! Les dates de l année prochaine sont notées 😀😀

 

Mes petit achats (Maud)

Ophélie

Début du salon de Rosny… retrouvailles avec les copains blogueurs et chroniqueurs, les auteurs, un samedi qui s’annonce sympathique!

On nous demande souvent ce que nous aimons tant dans les salons…
Je vous dirais ceci: LE PARTAGE
Que ce soit entre lecteurs et auteurs, blogueurs et auteurs, blogueurs et chroniqueurs… les salons sont l’occasion de nous retrouver, d’échanger, de partager…
Des retrouvailles autour de notre passion commune
Du bonheur en barre

Et bien voilà

J’espère que ce petit partage avec vous lecteurs zé lectrices vous aura plu.

Nous, en tout cas, on a eu plaisir à revivre tout cela avec vous !

A très vite pour de nouvelles aventures.

Bises !

 

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le top 10 d’Elise


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Elise

Place à son TOP 10

top-10

– Amours de L. de Recondo traite un sujet avec une grande sensibilité sur le destin de deux femmes liées par un terrible secret.

Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles… Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout.

– Purgatoire des innocents de K. Giebel : le premier livre de l’auteur  que j’ai lu dont le talent est indéniable. Un style hors pair, d’une grande violence, des personnages complexes qui dérapent. Sans conteste je fais partie des Giebelmaniaques.

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.
Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.
Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.
Deux morts et un blessé grave.
Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.
Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit…

– Les piliers de la terre k. Follett : le premier roman historique que je n’ai pas pu lâcher malgré son épaisseur, une pépite monumentale que cette épopée romanesque.

Dans l’angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, et l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

– Mauvaise étoile de R.J. Ellory est le premier road movie très noir que j’ai lu qui m’a bien remué les tripes mais surtout qui m’a marqué. J’ai ainsi continué à lire tous les livres de cet auteur incroyable.

Texas, 1960. Elliott et Clarence sont deux demi-frères nés sous une mauvaise étoile. Après l’assassinat de leur mère, ils ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otages pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, ils se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan, accompagné des deux adolescents, sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, la police, lancée à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy ne sont pas au bout de leurs surprises.

Avec ce récit au suspense implacable et à la noirceur absolue, R. J. Ellory se consacre de la façon la plus flamboyante qui soit à son sujet de prédilection : le mal. Tout comme Shane Stevens dans Au-delà du mal, il aborde les thèmes de l’innocence corrompue et de l’origine des déviances. On y retrouve ici intact tout l’art d’Ellory, qui a fait la force de Seul le silence : une écriture à la fois poétique et très réaliste ; des personnages d’une humanité complexe et déchirante aux prises avec leur face sombre ; une intrigue qui tient le lecteur captif jusqu’à la dernière page. Un thriller intense, poignant et inoubliable.

– Le mariage de plaisir Tahar Ben Jelloun : roman narré comme un conte qui nous fait voyager à travers la découverte des coutumes d’Afrique du Nord mais qui nous interpelle face au racisme ambiant.

Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme « mariage de plaisir ». C’est dans ces conditions qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Quelques décennies après, les jumeaux, devenus adultes, ont suivi des chemins très différents. Le Blanc est parfaitement intégré. Le Noir vit beaucoup moins bien sa condition et ne parvient pas à offrir à son fils Salim un meilleur horizon. Salim sera bientôt, à son tour, victime de sa couleur de peau.

– Mille soleils splendides de K. Hosseini : un destin hors norme de deux femmes à travers l’histoire chaotique de l’Afghanistan. Une vraie pépite.

Après l’immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremêlent, un chant d’amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

– Meurtres pour rédemption de K. Giebel : un des livres que je ne suis pas prête d’oublier. Toujours égale à elle-même K.Giebel nous livre un moment de pure cruauté, de douleurs, de violences à la limite de l’insoutenable.  J’ai vécu avec Marianne, j’ai pleuré avec elle . Un véritable coup de coeur !

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

– Reflex de M. Mayeras : une révélation que le style de cet auteur. Style haché, courts chapitres, nombreux questionnements !

Du pur jus ! J’ai tellement accrochée que je me suis rué sur son deuxième bijou, « hématome » qui lui aussi m’a laissé des traces !

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

– Des noeuds d’aciers de S. Collette : un huis clos dont on ne sort pas indemne, une qualité stylistique énorme. Du noir qui nous rend complètement accro : je l’ai dévoré ainsi que le suivant : six fourmis blanches.

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt noire et dense, un homme est enchaîné. Il s’appelle Theo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.
Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français

Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l’université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d’acier, son premier roman, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2013.

– Les morsures du passé de L. Gardner : univers des enfants déséquilibrés psychologiquement habilement écrit. On est manipulé jusqu’au bout. Une belle découverte.

Dans un quartier populaire de Boston, cinq corps sont retrouvés. Ceux des membres d’une même famille. Une balle dans la tête, le père respire encore faiblement. De toute évidence, cet homme couvert de dettes a décidé d’assassiner les siens avant de se donner la mort. Appelée sur les lieux, l’enquêtrice D. D. Warren comprend immédiatement que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît : sur la table du dîner, six couverts avaient été dressés…
Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2011, Lisa Gardner excelle à construire des intrigues complexes, qui piègent le lecteur. Quand il croit avoir enfin découvert la vérité, le sol se dérobe sous ses pas.
Un suspense glaçant qui nous plonge dans un monde inconnu et bouleversant.

 

Merci Elise pour ce top 10 qui me parle énormément.

Femmes, amours, polars, frissons, histoire, tout ici ne peux que me plaire.

Un top 10 qui devrait combler aussi nos lectrices et nos lecteurs, j’en suis certaine

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le double Top 10 de Dame Belette


Pour ses deux ans, Collectif Polar organise un concours auquel je ne participe pas, enfin, si, mais juste par amitié !

Alors, puisqu’elle veut un Top 10 de mes livres qui m’ont marqué, elle va l’avoir, mais elle doit garder à l’esprit que je casse les règles !!

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Je distinguerai donc deux listes.

  • La première concernera des romans lus durant ma scolarité et qui m’ont marqué. Je ne me souviens plus trop des détails, juste qu’ils m’avaient émotionnés fortement, durablement. Le numéro devant les titres n’indique pas leur position dans mon coeur ou mon esprit.
  • La seconde concernera mes lectures marquantes après ma scolarité obligée, ou les livres lus hors cadre scolaire (même si j’usais toujours mes fonds de culotte sur les bancs)… Idem en ce qui concerne la numérotation.

1. Un sac de billes de Joseph Joffo – Première incursion dans les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale. J’étais jeune et l’histoire vraie de ce petit garçon m’avait fait découvrir le Monde tel qu’il était. J’étais jeune et innocente encore (lecture scolaire).

La Seconde Guerre Mondiale, on n’en parlait pas de trop et découvrir une partie de l’Horreur me fit prendre conscience qu’il y avait sans doute pire encore qui s’était passé durant cette période… Certains livres ont fini au freezer tant ils étaient horribles à lire.

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A Paris en 1941, dans le pays occupé par les nazis, Joseph et Maurice doivent porter l’étoile jaune. Le racisme de leurs camarades se déchaîne. Un des amis de Joseph, Zérati, lui propose un marché, un sac de billes contre l’étoile jaune. S’ensuit une fuite des deux frères. Il tentent, dans un bien étonnant voyage , de franchir la ligne de démarcation sans papiers, pour gagner la zone libre et peut-être la vie…
« Ce livre qui est celui de la peur, de l’angoisse, de la souffrance aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour. » Bernard Clavel

« Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine. Et conté de telle manière que l’aventure saisit, entraîne, porte le lecteur de page en page et jusqu’à la dernière ligne. »  Joseph Kessel

« Un humour à la Chaplin, des souvenirs déchirants et cocasses. Il faut lire, en ce moment surtout, Un sac de billes. » François Nourissier

2. Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos – Il ne me reste plus beaucoup de souvenirs de l’histoire, juste l’émotion ressentie durant ma lecture et mes larmes à la fin. La preuve que l’on peut avoir oublié des détails important, la trame de l’histoire, mais se souvenir des rivières coulant des yeux au moment de refermer le livre (lecture scolaire).

mon-bel-oranger-jose-mauro-de-vasconcelosDirectement inspiré de l’enfance très difficile de l’auteur, un livre réaliste et pur.

A cinq ans, tout le monde bat Zézé et lui dit qu’il est le diable… Mais, ange ou démon, Zézé a un secret : un pied d’oranges douces, le seul confident de ses rêves, qui l’écoute et lui répond.

L’auteur puise dans ses souvenirs d’enfance pour écrire ce roman mythique. Il met en scène la vie d’un jeune garçon brésilien Zézé issu d’une famille pauvre et ouvrière. Avec beaucoup de réalisme, mais aussi de tendresse, ce roman conte l’apprentissage douloureux de la vie.

3. À l’ouest, rien de  nouveau de Erich Maria Remarque – La claque ! La putain de claque ! Jeune, je voyais un monde en dichotomie et je pensais que les Allemands étaient TOUS des Méchants vilains pas beaux et les autres, des Gentils tout plein. Ben non, les soldats allemands étaient dans la même merde que les autres en face, ils souffraient eux aussi et jamais je n’aurais cru percevoir de l’empathie pour eux. Un roman magnifique sur la Première Guerre Mondiale, vu des tranchées de ceux d’en face (lecture scolaire).

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«Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes…»

Témoignage d’un jeune soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l’ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant qui ne s’est jamais démenti depuis. Il reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

4. Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter TRAUMATISÉE par cette lecture et par la découverte des pogroms. J’en ai gardé des sueurs froides durant des lustres ! Voir les voisins et d’autres saccager tout dans l’appart des parents de Frédéric (et dans ceux des autres juifs) fut un véritable traumatisme pour la jeune fille que j’étais (lecture scolaire).

mon-ami-frederic-hans-peter-richterEn Allemagne, avant la guerre, deux enfants sont inséparables. L’un d’eux s’appelle Frédéric. Il est Juif. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, la situation de la famille de Frédéric devient de plus en plus difficile. Jusqu’à ce que le dictateur durcisse encore les lois à l’égard des Juifs : on les insulte, on les chasse, et bientôt Frédéric est renvoyé de l’école…

5. Dix petits nègres d’Agatha Christie – Un huis clos pesant au possible, une île où le maître de maison n’apparaît pas, des convives qui ont l’air d’avoir tous un truc à cacher, les morts, au fur et à mesure, de ces personnes, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux, que une… que zéro ! Et puis la claque dans ma gueule ! Magnifique !!! Impossible d’arrêter de lire, je voulais savoir, je voulais même le garder pour le lire à table mais ma mère n’a pas voulu… (lu hors cadre scolaire).

1-dix-petitsEn a-t-on parlé de l’Île du Nègre ! Elle avait, selon certains, été achetée par une star de Hollywood. Des journaux avaient insinué que l’Amirauté britannique s’y livrait à des expériences ultrasecrètes. Bref, quand ils reçurent – sans savoir de qui – cette invitation à passer des vacances à l’Île du Nègre, tous les dix accoururent .Les dix invités sont arrivés sur l’île du Nègre, mais rien ne semble normal : leur hôte est absent et quelqu’un a déposé dans leur chambre une comptine intitulée Les dix petits Nègres. Tout bascule quand une voix accuse chacun des invités d’un crime.

6. Misery de Stephen King – Encore un huis clos oppressant, Paul Sheldon, un auteur pris au piège de la terrible infirmière Annie Wilkes. J’ai tremblé de tous mes membres devant tant de sadisme, de folie pure ! Un roman que je n’oublierai jamais tant il m’a procuré des frissons et le King est le roi de mes frissons !! Si « La ligne verte » m’avait fait pleurer, Misery m’a fait trembler de terreur pure ! Le tout sans monstre sous le lit (Lu pour mon plaisir propre).

1-miseryAnnie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l’auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d’elle depuis son accident de voiture. Car Annie l’a ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu’il a fait mourir dans un épisode précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté.

Mais ce n’est pas tout. S’il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de se débarrasser de lui dès qu’il aura achevé le manuscrit. Et s’il fait traîner l’intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l’imagination, la folie et l’absurde cohabitent à merveille.

7. Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle – Je venais de lire « Le chien des Baskerville » et même si Sherlock Holmes était peu présent dans le Chien, j’étais déjà folle de lui et je voulais en savoir le plus possible. Le Net n’existait pas, donc, lors de ma lecture de ce roman, je notais avec avidité les passages qui m’éclairaient le plus possible sur la personnalité de Sherlock Holmes. Un truc de fou, je ne me sentais plus… 30 ans après (presque), je suis toujours à lui courir après.

1-etude-en-rouge-signe-des-4Un homme est trouvé mort dans une maison inhabitée, au coeur d’un des plus sinistres quartiers de Londres.

Autour de lui, des traces de sang, bien que le cadavre n’ait aucune blessure. De quoi laisser perplexes Lestrade et Gregson, les limiers de Scotland Yard.

Parue en 1887, cette Étude en rouge est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Nous y faisons la connaissance de l’extraordinaire détective à travers les yeux du bon Dr Watson.

Nous y apprenons le « raisonnement analytique » et l’art de faire parler les indices.

Ce classique du roman policier est aussi un roman d’aventures qui nous conduit dans le Nevada des mormons et de la ruée vers l’or, où s’enracine le mystère…

8. La plupart en reviendront pas – Vingt-huit jours dans une poche du front russe, hiver 1942-1943 de Eugenio Corti. Dieu tout puissant, comment est-ce possible d’en arriver là ? Le front Russe, les allemands et les italiens qui reculent, les russes qui avancent et la mort à petit feu qui guette tout ces soldats à cause du froid intense qu’il régnait. Horrible, troublant, émouvant, dur pour le coeur.

Un livre que je lisais dans le train, un vendredi, de retour chez mes parents pour un coucou… Mon chien se lève, s’étire et je me dis « Pourquoi il se lève, lui ?? » et puis je vois le paysage… Putain, on arrivait en gare (je n’ai jamais su comment mon chien faisait pour savoir quand on arrivait à destination avec le train) !

1-la-plupart-ne-reviendront-pas1941 : les forces de l’Axe lancent des centaines de divisions dans la gigantesque campagne de Russie. Mobilisé par l’armée italienne en 1942, Eugenio Corti prend part, comme jeune officier d’artillerie, à l’épopée du Front de l’Est. Brisée aux portes de Stalingrad, l’avancée foudroyante des envahisseurs va se transformer en une épouvantable débâcle. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seule une poignée des quelque 30 000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie, l’Italie.

La plupart ne reviendront pas, paru en 1947, bouleversa les Italiens. De ce fourvoiement honteux que l’on s’efforçait d’oublier – l’alliance avec l’Allemagne -, la campagne de Russie était l’épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n’était pas la sienne, absorbée à jamais par l’immensité russe et les camps. L’un des rares survivants de cet enfer en avait rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance.

9. Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je n’ai jamais lu des tonnes de Classiques, alors, pour découvrir, j’avais pris ce roman, pensant que je n’allais pas aimer ou que ce serait neuneu, larmoyant… Ben non ! J’ai pris une claque monumentale, adoré les personnages, souffert avec eux, prié pour que ça finisse bien. Une immersion pareille dans le Classique, ça laisse des traces durables.

Jane Eyre - Brontë CharlotteJane Eyre, jeune orpheline pauvre, a été placée par sa tante dans un pensionnat à la discipline de fer. À dix-huit ans, elle accepte un emploi de gouvernante au château de Thornfield Hall, chez l’ombrageux Mr Rochester. Tandis que d’étranges événements se produisent la nuit, Jane se découvre des sentiments pour son riche employeur…

Une héroïne inoubliable, volontaire et indépendante, dont le destin romantique a bouleversé des générations de lecteurs.

10. Le chemin des âmes de Joseph Boyden. Le retour de la Grande Guerre, le traumatisme des tranchées, les souvenirs de ces indiens du Canada quand les Hommes Blancs sont venus, l’Horreur de la guerre et l’Horreur de notre comportement envers ces gens. Une lecture avec le regard brouillé, une profondeur inimaginable, un roman qui m’a marqué au fer rouge.

Chemin des âmes - Boyden1919. Nord de l’Ontario. Niska. une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

À sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…

« Un roman lumineux et sombre à la fois. II vous fera peut-être souffrir, mais ça en vaut véritablement la peine. Irrésistible. »
Jim Harrison.

11. Pottsville, 1280 habitants de Jim Thompson est un véritable roman noir, un roman qui m’a marqué parce que lorsque je l’ai lu la première fois, j’ai ri à gorge déployée. Un shérif niais, du moins en apparence et avec un sang-froid à faire pâlir les serial-killer. On rit, mais on devrait frémir devant l’hécatombe. Un assassin aussi effroyable que celui de « L’assassin qui est en moi » du même auteur.

Pottsville 1280 habitants - Jim ThompsonShérif de Pottsville, 1280 habitants, au début du vingtième siècle, Nick Corey évite de trop se fatiguer à se mêler des affaires de ses administrés. Débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si ça ne suffisait pas, il est cocu et pourrait bien perdre son poste aux prochaines élections. Il décide donc de commencer à faire le ménage…

Première traduction intégrale du plus célèbre roman de Jim Thompson, un classique incontournable précédemment édité à la Série Noire sous le titre 1275 âmes

« Un roman toujours cité, jamais égalé. »
Jean-Patrick Manchette

12. Une journée d’Yvan Dennisovitch d’Alexandre Soljenitsyne ou comment parler du goulag sans se faire censurer. Pari réussi, l’auteur, au travers d’Ivan, nous parle d’une journée au goulag et présenté ainsi, on dirait que ce n’est pas si effroyable que ça. Pourtant, ça l’est et ce court roman m’a aussi marqué au fer rouge, plus que s’il avait décrit l’horreur qui y régnait en se moquant de la censure. C’est beau, mais éprouvant.

Journée d'Ivan Denissovitch

Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique.

Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’adapte pour survivre avec dignité dans un univers inhumain. Avec Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d’une victime parmi d’autres du système concentrationnaire soviétique. Au fil de cette journée, c’est toute l’horreur de ce monde «hors la vie» qui nous saute au visage, mais c’est aussi et surtout la résistance d’un homme face à la terrible entreprise de dépersonnalisation du Goulag. En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique qui recrée l’argot des camps, Soljenitsyne et le monde du Goulag entraient en littérature.

13. Une terre d’ombre de Ron Rash où la Grande Guerre vu des États-Unis et ses dommages collatéraux… Un portrait d’une famille qui vit en retrait de tout, une vallée où le soleil ne brille que très peu, l’agressivité des hommes face à des habitants d’origine allemande ou envers ceux qui ne sont pas parti à la guerre.

De l’émotion brute, une écriture qui claque comme un coup de fusil dans la nuit, des larmes à la fin, un cœur éprouvé (le mien) et un roman qui restera dans mes annales (avec 2 « n » !!) car il est tout en finesse, sans mièvrerie.

1-une-terre-dombre-ron-rashLaurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.Après Le Monde à l’endroit (Seuil, 2012), Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

14. Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock est un roman noir que j’ai dévoré sans plus savoir m’arriver, découvrant les différents portraits qui parsèment ce livre avec un air horrifié. Un roman noir d’encre, violent, sans concession, éprouvant pour les nerfs, une traversée de l’Enfer sur terre et une plongée dans des âmes noires de chez noires. Un livre qui restera aussi dans ma tête jusqu’à mon Alzheimer définitif.

Diable tout le temps - PollockDès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.

De l’Ohio à la Virginie-Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s’entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l’enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d’horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s’il ne doit rien épargner à son fils, Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu’il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Toute d’ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages violents et malgré tout attachants. Le Diable, tout le temps n’est pas sans rappeler l’univers d’écrivains tels que Flannery O’Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.

15. Seuls les vautour de Nicolas Zeimet où la preuve que les français peuvent faire du roman noir aussi bien que les américains. Un roman magistral qui se déroule dans le trou du cul de l’Utah, une ambiance sombre, des personnages torturés ou attachants, et de l’émotion à l’état brut. Addictif ce genre de roman.

1-seuls-les-vautoursDans une petite bourgade de l’Utah, un soir de l’année 1985, une fillette de cinq ans disparaît brutalement. Toute la communauté se mobilise : les quelques policiers du poste local, le médecin, un journaliste mais aussi les enfants du village. Des enfants qui ont l’imagination fertile et qui racontent d’étranges histoires. En suivant les destins croisés des habitants de Duncan’s Creek, l’enquête progresse, puis les haines et les attirances se cristallisent alors que des découvertes bien réelles mènent à des événements qu’on croyait définitivement sortis des mémoires. Certains, en tout cas, auraient bien voulu les oublier…

Un roman noir atmosphérique baigné de littérature américaine qui marque le début d’un jeune et talentueux écrivain français.

16. Le garçon de Marcus Malte est avant tout une écriture superbe, des paragraphes qu’on relit doucement pour être sûr de bien les avoir dégusté, un personnage principal improbable mais ô combien attachant, une histoire d’amour, la Grande Guerre qui, sous la plume de Marcus, devient prégnante, angoissante, comme si nous y étions. Un véritable coup de coeur et un récit qui m’a marqué, oui.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

17. Le village de Dan Smith. Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Le contexte social du livre en fait un roman noir et l’aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme. Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d’eux des assassins; un récit à la fois humain et barbare. Ici, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé. C’est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

1-le-village-dan-smithHiver 1930. Vyriv, un petit village isolé de l’ouest de l’Ukraine. Dans la steppe enneigée, Luka, vétéran de la guerre de Crimée, recueille un homme inconscient. Dans son traîneau, deux corps d’enfants atrocement mutilés. Lorsque Luka revient au village, les habitants s’affolent. Avec l’arrivée au pouvoir de Staline, la paranoïa règne. Dans cette petite communauté jusqu’ici préservée, tout le monde craint l’arrivée de l’Armée rouge et des activistes. La venue de cet étranger n’annonce-t-elle pas un péril plus grave encore ? Luka n’aurait-il pas fait entrer un monstre dans le village, un assassin d’enfants, l’incarnation du mal ? Quand une fillette du village disparaît, Luka promet solennellement de la retrouver. À travers les étendues gelées de cette région hostile déchirée par la guerre et la brutalité, où la survie est un souci de chaque instant, il se lance alors à la poursuite d’un prédateur particulièrement retors.

Un héros d’une humanité rare, un sens du réalisme et de l’authenticité quasi documentaire, une traque impitoyable dans des conditions extrêmes : avec Le Village, Dan Smith nous entraîne au coeur des ténèbres de l’âme humaine. Dressant un portrait aussi juste qu’effrayant des débuts du stalinisme, il atteint avec une force d’émotion et une tension permanentes une maîtrise romanesque qui fait de ce thriller inouï, déjà salué par une critique unanime, un classique immédiat.

18. Papillon de nuit de R.J Ellory. Cet auteur m’a souvent des coups de cœurs mais ici, on est au-dessus du lot niveau émotions ressenties durant la lecture. Un récit fort, puissant, magnifique, addictif, de l’émotion à l’état brut, sans jamais plonger dans le pathos gratuit. L’auteur nous sert là un plat de résistance gargantuesque sans avoir besoin de nous servir un pavé. Un roman que j’ai dévoré, ne laissant aucune miette, me pourléchant les babines tout en le finissant sur les genoux, tant l’émotion m’avait saisie à la gorge, au cœur, dans mes tripes. Un peu comme « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld.

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Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c’est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.

1982. Daniel est dans le couloir de la mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions.

Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air.

Papillon de nuit, premier roman publié de R. J. Ellory, nous emporte là où rôdent la folie et le complot.

19. Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam est aussi un roman bourré d’émotions que j’ai dévoré en peu de temps, où j’ai souffert, où j’ai eu les larmes aux yeux. Le premier chapitre est sans concession et je l’ai terminé en fermant les yeux, avalant difficilement ma salive. Sombre, violent, dérangeant, angoissant, avec un contexte social d’une petite ville en toile de fond.

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Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen.

Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin.

Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.

Maxime Chattam nous manipule tout au long de ce récit troublant dont le dénouement, aussi inattendu que spectaculaire, constitue l’essence même du roman noir : la vérité et le crime.

20. Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck m’a emporté loin, loin, dans un magnifique voyage éprouvant et émouvant. Lorsque je suis revenue sur terre, j’étais amputée car le livre était fini. Mais dans ma tête, Bohem roule toujours et son pote est à ses côtés. Oui, un roman émouvant et marquant.

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« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Voilà, double ration de romans marquants, j’aurais encore pu en ajouter, vous avez sans doute remarqué que j’en avais glissé subrepticement dans la description du pourquoi du comment j’avais trouvé ce livre marquant.

Bon anniversaire de blog, Collectif et j’espère qu’on en fêtera encore beaucoup !
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