Le choix : Sommes-nous prêts à en assumer le prix ? – Corinne Martel et Marine Destombes


Le livre : Le choix : Sommes-nous prêts à en assumer le prix ? Roman graphique de Marine Destombes d’après un roman de Corinne Martel . Paru le 5 avril 2018 aux Éditions, Independently published. 18,98€ ; 164 p. ; 15 x 23 cm.

4ème de couverture :

A-B-C. Trois lettres. Trois plans. Un seul choix possible !

A l’heure où la littérature se consomme comme des kleenex et que la date d’expiration s’approche de celle d’une bouteille de lait, “Le Choix” nous prouve qu’après une première vie, il peut y en avoir une autre.

Cette fois, le texte qui a ému un grand nombre de lectrices et de lecteurs est accompagné du dessin.

Et pas n’importe lequel.

Je suis un grand fan du 9ème art. Le Choix m’a interpellé, intrigué. La grande variété et l’enchaînement des planches sont un plaisir sucré pour mes papilles de Bédévore. Tous les codes sont utilisés pour être mieux brisés. Les traits se mélangent pour donner une fresque bigarrée selon les envies des auteurs. Parfois enfantins ou simplement maîtrisés, ils constituent un en- semble subtil jouant avec nos émotions.

La plongée en apnée dans cet ouvrage est un délice délicat.

Le Choix…

Laurent Loison

 

L’auteur : de Corinne Martel est  née le 8 octobre 1969 à Paris. Passionnée par l’écriture, Corinne Martel est rapidement remarquée puis récompensée de nombreuses fois pour ses essais en poésie et littérature.
Après avoir réalisé ses études et obtenu ses diplômes dans un institut supérieur de gestion et de commerce, Corinne Martel embrasse une carrière orientée dans les jeux vidéos et activités pour enfants qu’elle exerce toujours à l’heure actuelle.
Fascinée par la littérature imaginaire, elle décide de s’inspirer de ses expériences ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore » (IS Édition, collection « Sueurs glaciales », 2016), un thriller énigmatique doté d’un suspense et scénario à couper le souffle qui laisse entrevoir une carrière prometteuse. 
Écrivain ou auteur ? Ses mots sont des histoires, des émotions. Le thriller psychologique son terrain d’expression.

 

Extrait :
“Mon corps se révolte
Mon dos, mes épaules, mon ventre, mes jambes,
Tout me fait mal, j’ai perdu le contrôle.
 
Mon corps se révolte contre les choix de mon esprit.
Comme quand j’ai tué Nathan.
Parce que je vais recommencer.
Sauf que cette fois il s’appelle Paul.
 
Mais il le veut. Il m’a suppliée.
Ce n’est peut-être plus un meurtre ?
Juste une euthanasie ?
 
C’est , dans tous les cas, la fin d’une vie.
Je serai récidiviste.
 
Respecter le jugement de la famille,
Respecter l’envie de Paul
Ne me soulage absolument pas, en Fait.
 
Seule la finalité importe.

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 Après l’émotion reçue lors de ma précédente lecture, j’ai décidé de chambouler l’ordre de ma PAL et de passer “Le choix” au premier plan !

J’étais encore sous l’emprise de cette auteure atypique autant continuer, savoir jusqu’où elle pourrait encore me mener…

 J’ai retrouvé de nouveau son style incisif, pointu mais toujours aussi poétique. De ses mots il se dégage même parfois une petite musique un peu comme une comptine pour les enfants.

Dans ce livre pour mon plus grand bonheur les dessins (de Marine Destombes) ont autant d’importances que les mots.

J’ai pris mon temps pour découvrir cet ouvrage hors norme.

Ce n’est plus un roman, mais bien plus qu’une simple BD.

Chaque planche retranscrit les lignes d’écritures d’une Corinne au style sans concessions.

Les visuels – certains sont magnifiques – évoluent le long de l’histoire, caressants le papier, tantôt légers et évanescents, tantôt durs, voire cruels, accompagnant comme une ombre des dialogues tissés à la perfection !

Le choix ?

Comment faire le bon ?

A, B, C ?

Je ne vous en dirai pas plus… A vous de trouver “la” Solution !

Corinne en déesse-mère va vous hypnotiser comme moi et vous n’aurez de “Choix” que de succomber à son prochain ouvrage… 

 

Une femme entre nous – Greer Hendricks et Sarah Pekkanen


Le livre :  Une femme entre nous  de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen.  Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner. Paru le 24 mai 2018 chez Sonatine.22€ (453 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv : 

Plus qu’un roman : un événement !

En ouvrant ce livre, vous allez imaginer beaucoup de choses.

Vous allez penser que c’est l’histoire d’une femme délaissée par son mari. Vous allez croire qu’elle est obsédée par la maîtresse de celui-ci, une femme plus jeune qu’elle.

Enfin, vous vous attendrez à une histoire classique de triangle amoureux. Un conseil : oubliez tout ça !

Jamais vous ne pourrez imaginer ce qui se cache derrière les apparences, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

À la façon de Gillian Flynn, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen ont élaboré ici une construction inédite, littéralement diabolique, afin de nous faire éprouver l’usure du couple, l’espoir et le désespoir des femmes, à l’aide de personnages bouleversants et d’une intrigue captivante. Best-seller depuis sa sortie aux États-Unis, bientôt traduit dans plus de trente pays, ce roman phénomène est en cours d’adaptation cinématographique par la société de production de Steven Spielberg.

Les auteurs : Greer Hendricks a travaillé pendant vingt ans comme éditrice chez Simon & Schuster.
Titulaire d’un master en journalisme de l’Université Columbia, ses écrits ont paru dans The New York Times et Publishers Weekly.
Elle vit à Manhattan avec son mari et ses deux enfants.
Sarah Pekkanen est américaine . Elle est née à New York et elle est journaliste et romancière. « Une femme entre nous » (The Wife Between Us, 2018), co-écrit avec Greer Hendricks, est son premier roman.
Extrait :
Nous avons tous au plus profond de notre cerveau reptilien une alarme qui nous prévient en cas de danger. Je suis sûre que vous l’avez entendue retentir, ces derniers temps, et que vous n’en avez pas tenu compte. J’ai fait pareil. Vous avez trouvé des excuses. Moi aussi. Alors je vous en prie, quand vous serez seule, écoutez cette alarme. Avant notre mariage, il y a eu plusieurs indices que j’ai choisi d’ignorer, plusieurs hésitations que j’ai balayées d’un revers de la main. Ne faites pas la même erreur que moi.

 

A travers les goggles de Cendrine

 

« Cherchez la femme, car elles sont au centre de toutes les affaires » disait Joseph Fouch, le fin limier popularisé par Alexandre Dumas.

Qui est donc cette femme entre nous ? Maitresse cachée ? Femme bafouée ? Sœur trop aimante ?

Voici le jeu auquel nous convient ces deux géniales auteures dans une partie à trois manches au long de laquelle le lecteur est renvoyé de révélations en rebondissements comme une balle de ping-pong.

Et quand vous pensez avoir compris où vous mène le récit, il part dans une autre direction, échec et mat.

Un jeu de piste absolument jouissif qui détonne dans le monde des polars et thrillers aux mécaniques de suspens bien huilées. Trop huilées, trop souvent. Ici, pas de scénario joué d’avance, pas de final autour des révélations du méchant, pas de policier déprimé, ni de commissariat débordé, ni même de scène de découpage de corps, d’ailleurs il n’y en a pas, de corps.

Voici un polar de la plus belle eau noire, un thriller psychologique des plus retors, sans le moindre mort, le moindre policier, pas l’ombre d’un insigne à l’horizon ni même d’un gyrophare, pas de juge non plus, pas de légiste, ni même de journaliste menant l’enquête. En fait il n’y a pas d’enquête.

A moins que…

A moins que ce ne soit le lecteur qui mène l’enquête.

A moins que ce ne soit le couple, cette illusion entretenue par le mariage, qui s’étale sur la table d’autopsie, crachant l’amour négligé, bafoué, manipulé, par tous ses pores. Un corps à bout de souffle, disséqué jour après jour jusqu’à l’hémorragie finale.

A mettre entre les mains de toutes les femmes.

Elizas de Sara Shepard


Elizas de Sara Shepard. Traduit de l’anglais par Amélie de Maupeou. Paru le 26 juin 2018 aux éditions Charleston dans la collection Charleston Noir.  22€50 ; (429 p.) ; 23 x 15 cm
4e de couv :

Elizas

Une jeune femme, belle et fragile, un luxueux hôtel hollywoodien et un dangereux mélange d’alcools forts et de médicaments…

Quand Eliza Fontaine, jeune auteure à succès, se réveille dans une chambre d’hôpital, il lui suffit d’un regard à ses proches pour comprendre qu’on la soupçonne d’une nouvelle tentative de suicide.

N’a-t-elle pas été retrouvée ivre morte au fond d’une piscine alors qu’elle ne sait pas nager ? Pourtant, Eliza en a la certitude, cette fois, c’est différent.

Ses souvenirs sont flous, sa mémoire se dérobe, mais elle se souvient d’une voix, d’un rire…

Uniquement armée du roman qu’elle vient de terminer, et dans lequel semblent se mêler fiction et réalité, la jeune femme part à la recherche de ce qui s’est réellement passé. Car, s’il y a une chose dont Eliza est sûre, c’est qu’elle n’a pas sauté dans cette piscine. Quelqu’un a tenté de la tuer.

« Sara Shepard nous éblouit avec ce thriller glaçant qui brouille les lignes entre fiction et réalité. Un roman vibrant et brillant, avec une héroïne que vous n’oublierez pas de sitôt. »
Mary Kubica, auteure du best-seller Une fille parfaite

L’auteur : Sara Shepard vit à Philadelphie en Pennsylvanie où elle est née le 8 avril 1977. Sara Shepard est l’auteure des séries best-sellers Pretty Little Liars et The Lying Games. La série télévisée tirée de Pretty Little Liars a vu sa septième et dernière saison en 2017.  Diplômée de littérature au Brooklyn College, elle s’est inspirée de son propre vécu pour sa série Les Menteuses. Elizas, son nouveau roman, paru en avril 2018 aux États-Unis, est encensé par la critique.
Extrait : 
Lance m’encourage d’un hochement de tête. Il aimerait sans doute que je lui en révèle davantage, mais je n’en ai pas l’intention. La dernière chose dont j’ai envie, c’est d’expliquer mes élans créatifs devant ma famille. Ce roman est mon accomplissement personnel, pas le leur – d’ailleurs, ils ne l’ont pas soutenu, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce ne sont pas des artistes. Ils ne lisent même pas. S’ils le lisaient, ils le taxeraient probablement de stupide. Frivole. Mélodramatique. Je ne leur ai même pas dit qu’il sortait dans un mois. J’espère qu’ils ne s’en apercevront pas et qu’ils ne penseront même pas à le lire. Je n’ai pas envie d’entendre leurs interprétations hasardeuses.

 

Le post-it de Ge

@lillycharleston

Je ne connaissais de Sara Shepard que les romans young-adulte qui ont fait sa renommée. Les premiers publiés il y a une dizaine d’années paru chez Fleuve Noir sous le titre générique « Les menteuses »  l’histoire de cinq lycéennes Alison, Hanna, Emily, Spencer et Aria, les filles les plus populaires de Rosewood qui  ont un lourd secret qu’elles se sont juré de ne jamais révéler à personne.  Une Série plus connu sous le titre de Pretty Little Liars. Il y a eu par la suite The lying game mettant à nouveau des adolescentes en scène, deux soeurs jumelles Emma et Sutton séparées à leur naissance. Ces séries romanesque ont fait l’objet d’adaptations télévisées. Dans la même veine Sara Shepars a écrit Les Perfectionnistes  puis l’an dernier arrivent ses romans les Amateurs dans lequel ses héros et héroïnes sont cette fois de jeune adultes. Et aujourd’hui elle entre dans la cours des grands si je puis dire avec son premier roman destiné à une public adulte.

Avec Elizas, l’auteure nous offre là un pur roman psychologique

Tandis qu’Elizas est en passe de faire publier son premier roman, elle se sent manipulée par son entourage. Parce qu’elle a déjà fait plusieurs tentatives de suicide, personne ne veut la croire quand elle affirme avoir été poussée dans la piscine. Au cours de l’enquête qu’elle mène sur cette agression, sa vie ne cesse de se confondre avec celle de Dot, personnage de son propre roman.

Une fiction où réalité et fiction se mêle étroitement. une histoire où notre héroïne est un peu perdue et nous perd parfois non pas parce que c’est inintéressant mais parce qu’il y a de nombreux rebondissement. D’ailleurs chaque fin de chapitre est un véritable cliffhanger difficile pour les lecteurs et pour la lectrice que je suis de ne pas vouloir connaître la suite. De ne pas savoir comment s’en sort Elizas. Et puis l’alternance entre les chapitres sur Elizas et les chapitres sur son propre roman sont intéressants. Cette autosimilarité donne du relief au roman. Une mise en abyme qui accentue le coté suspense et rajoute de la tension au texte. Cela lui confère aussi un petit coté malsain et glaçant.

Bref vous l’aurez compris, Elizas est un page turner bluffant où réalité, fiction et folie se mêlent. Un thriller psychologique parfaitement construit qui fonctionne à merveille. M^me si je l’avoue, la vieille lectrice de polar que je suis a repéré assez vite les indices que sème l’auteur tout au long de son intrigue.

L. était si jolie de Pierre Szalowski


9782350873657,0-3272688

Le livre : L. était si jolie de Pierre Szalowski. Paru le 4 mai 2016 chez Héloïse D’Ormésson. 15€00; (144 p.) ; 21 x 15 cm

Quatrième de couverture

En partant travailler ce matin-là, Daniel Béland – une jolie maison, une famille idéale – reçoit un message d’une certaine Liette. Un prénom synonyme de danger. Daniel sent le piège se refermer sur lui. 24 heures : c’est le temps dont il dispose pour échapper à un passé qu’il s’était pardonné, en omettant que certaines femmes n’oublient jamais…

De Paris à Montréal, L. était si jolie est un roman noir savoureux, où la vengeance et les coïncidences tissent leur toile autour d’un homme rattrapé par ses secrets. Haletant.

eho-szalowski2sL’auteur : Ancien photographe de presse, journaliste, directeur de création dans la publicité et vice-président d’Ubisoft Canada, Pierre Szalowski est aujourd’hui scénariste et auteur, mais avant tout « bonheuraturge ». il s’est fait connaître avec le succès international du Froid modifie la trajectoire des poissons,et aussi  Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?  son second roman. Il vit à Montréal.
Extrait :
Aucun chien ne jette son os. Il l’enterre, puis en enterre un nouveau, jamais bien loin. Il a beau savoir qu’il n’en a plus besoin, il n’y touchera plus, c’est plus fort que lui, c’est du domaine de l’instinct.

 

Le post-it de la bibliothécaire

Daniel Béland, agent immobilier au Canada, se prépare à célébrer la Saint-Jean en famille lorsqu’il reçoit d’une femme disparue vingt ans plus tôt une demande d’amitié sur Facebook.

Lorsqu’un octogénaire provoque accidentellement l’explosion de son pavillon en banlieue parisienne et que …Quand, au fil de la journée, il apprend que des ossements humains emmurés des années auparavant et une broche en forme d’avion ont été retrouvés dans les fondations du garage de celui-ci, le père de famille comprend le piège qui se referme sur lui.

En ce 24 juin caniculaire, il a compris qu’il va être rattraper par son passé qu’il s’était trop facilement pardonné, oubliant que certaines femmes ne pardonnent jamais.

Dan Bellangeren est conscient il n’a plus que 24 heures pour échapper à celui-ci

Voilà un court roman ou une novella qui m’a totalement désarçonnée tellement j’ai trouvé ce texte loin de mes lectures habituelles. Et pourtant dés les premières pages j’ai été tenue en haleine. Ce troisième livre de Pierre Slalowski est surprenant. Il nous offre une histoire haletante donc mais aussi touchante et intrigante à la fois.

Grave, mais non dénué d’humour, ce suspense sur fond de hasards dévoile la faiblesse de l’être quand il se perd dans les méandres de la culpabilité. L’auteur explore avec facétie le thème de la culpabilité, mêlant avec habileté vengeances, coïncidences et suspense. et faisant s’entrecroiser intrigue avec introspection.

Les chiens de Cairngorms de Guillaume Audru


Aujourd’hui avec Kris, je vous propose non pas un mais deux avis.

Par deux fois aujourd’hui, nous viendrons vous parler d’un jeune auteur français, Guillaume Audru.

D’abord Kris vous présentera son dernier roman, Les chiens de Cairngorms. 

Et comme Les chiens de Cairngorms. est un titre qui  fait suite à  L’île des hommes déchus, Je vous présenterai à mon tour ce premier roman que j’ai lu il y a quelques année lors de sa publication et que j’avais beaucoup aimé.

Allez top départ pour l’Ecosse avec Guillaume Audru


 Le livre Les chiens de Cairngorms – Guillaume Audru.  Paru le 21 décembre 2017 aux Éditions Le Caïman. 13€ (205 p.) ; 19 x 12 cm

4ème de couv

Les éditions du Caïman

Dans « L’île des hommes déchus », Guilllaume Audru mettait en scène des hommes rudes, se débattant avec leurs démons dans l’île de Stroma,au nord de L’Ecosse.

Quatre ans ont passé depuis ces événements.

Que se passe-t-il quand deux petits vieux sont libérés de prison pour bonne conduite et cherchent à se venger ?

Que se passe-t-il quand deux frères que tout oppose décident de travailler ensemble dans un commerce illégal mais très lucratif ?

Que se passe-t-il quand une inspectrice de police, têtue et déçue par ces hommes, se lance sur leur piste ? Réponse dans LES CHIENS DES CAIRNGORMS.

ISBN 9782919066667

L’auteur : Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers, soit la même année que The Wall ou Highway To Hell. Il est tombé dans la marmite du polar dès sa prime jeunesse, préférant lire Agatha Christie ou Maurice Leblanc plutôt que Oui-Oui. Et ses études dans le domaine de la logistique où il a ingurgité Ellroy plutôt que les lectures obligatoires de Maupassant, n’y ont rien changé. C’est à cette époque qu’il commence l’écriture de ses premiers textes, en dilettante. Le polar était devenu pour lui une telle religion qu’il a créé un blog qui a eu un certain succès : Territoires Polars. De fil en aiguille, il s’est attelé avec bonheur à l’écriture de son premier polar, L’île des hommes déchus et enchaîné avec succès avec Les ombres innocentes. Il travaille pour un grand groupe privé et est aussi vice-président de l’association L’Instant polar.
Extrait :
« Je m’adosse à l’angle du chalet, un peu à l’abri du vent, le cul sur le sol dur et froid. Quatre lampées de Nikka pour réchauffer mon corps et ma conscience. Deux autres pour tenter de raisonner. Une dernière pour chasser la lassitude qui me gagne.
Pour un peu, j’en voudrais à la terre entière. À mes parents, incapables de m’éduquer. À mon frère et ma sœur, tellement effacés par rapport à ma personnalité. Au père Linley, dont les sermons n’ont fait qu’accentuer la colère qui sommeille en moi.
Cette forêt, cette montagne n’ont plus rien à m’offrir. J’ai envie de quitter cet endroit. De m’installer dans un lieu un peu plus civilisé. De retrouver mes anciens camarades. Mais je sais que je suis seul. Duncan et Alisdair sont au trou et pour un certain temps. C’est en les dénonçant aux flics que j’ai assuré ma fuite au cœur des Cairngorms. »

Le Petit Avis de Kris

Même si au début j’étais un peu perdue avec les personnages, Guillaume leur redonne vie avec brio. On entre très vite dans l’histoire et plus j’avançais plus elle me captivait !
C’est original, enlevé (240 pages moi ça me va très bien) la fin un peu rapide sera mon seul regret.

Et puis Guillaume connaît par coeur les Whiskies écossais … 😉😉 Il commence même à nous guider vers les japonais …. 😁😁

Un 3eme opus largement aussi réussi que les précédents. Et puis les remerciements … sympa !!

Merci Guillaume j’ai vraiment passé un excellent moment. …

 

 

Je sais pas de Barbara Abel


Le livre : Je sais pas de Barbara Abel. Paru le 6 octobre 2016 chez Belfond. 19€90 ; (429 p.) ; 23 x 14 cm

 

4ème de couv
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme…

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

 

 

 

 

Biographie de l’auteur
Née en Belgique en 1969, Barbara Abel est passionnée de théâtre et de littérature. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le Prix du Polar de Cognac. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’innocence des bourreaux (Belfond, 2015), Je sais pas est son onzième roman.

Extrait :

« Cet échange de regards n’a pas échappé à Camille qui en ressent une profonde détresse. Se peut-il que sa propre fille se méfie d’elle ? Est-il possible qu’elle soit à présent tributaire de l’autorisation de Patrick pour pouvoir prendre son enfant dans ses bras ? »

Le petit avis de Kris

Je sais pas de Barbara Abel

 

Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

 Barbara a le don de vous fiche les miquettes !! Et de plus en vous affichant deux visages d’anges, et sur la couverture et le sien. Les miquettes parce que ses histoires peuvent toujours se produire dans la vraie vie (d’ailleurs, quelquefois je me sens un peu voyeuse) Cette si jolie petite fille avec ce visage d’ange ne peut qu’attirer l’œil et donner l’envie de la protéger. En réalité c’est elle qui va vous attirer dans son jeu et vous déstabiliser. Encore une belle réussite au tableau de notre Belge préférée.

Cet été là de Lee Martin


Collectif polar.biblio

9782355845581,0-3748453.jpgCet été-là de Lee Martin. Traduit de l’américain par Fabrice Pointeau.Paru le 9 février 2017 chez Sonatine éditions. 21€ ; (320.p) ;  22 x 14 cm
Quatrième de couv :

Un thriller poignant, sélectionné pour le prix Pulitzer du meilleur roman.
Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

 

avt_lee-martin_6305L’auteur : Titulaire d’un doctorat (PhD) à l’Université du Nebraska à Lincoln, Lee Martin vit à Colombus, dans l’Ohio, ou il enseigne la littérature. Cet été-là est son premier roman traduit en français.

 

Extrait :
Je n’ai jusqu’à présent jamais réussi à relater cette histoire et le rôle que j’y ai tenu, mais écoutez, je la raconterai en toute honnêteté : un homme ne peut vivre qu’un temps avec une telle chose sans la partager. Mon nom est Henry Dees et j’étais alors enseignant – professeur de mathématiques et tuteur pendant l’été auprès d’enfants tels que Katie qui en avaient besoin. Je suis désormais un vieil homme, et même si plus de trente années se sont écoulées, je me rappelle encore cet été et ses secrets, la chaleur et la manière qu’avait la lumière de se prolonger le soir comme si elle n’allait jamais partir. Si vous voulez écouter, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermez ce livre et retournez à votre vie. Je vous préviens : cette histoire est aussi dure à entendre qu’elle l’est pour moi à raconter.

Le post-it de Marie Hélène la bibliothécaire :

Dans une petite ville tranquille de l’Indiana, un jour d’été, Katie Mackey, 9 ans, disparaît en se rendant à la bibliothèque. L’affaire fait grand bruit sur le plan national mais l’enquête n’aboutit pas. Trente ans plus tard, quelques témoins, famille, proches et voisins, se souviennent et les langues commencent à se délier.

Même si les disparitions d’enfants, enlèvements font les beaux jours des thrillers, celui-ci n’est pas une énième variation sur le genre. Il se passe 30 ans après la disparition d’une fillette sur le chemin de la bibliothèque. Son originalité est dans la manière de retracer cette disparition par plusieurs personnages, un roman choral qui nous plonge dans un coin paumé de l’Indiana dans les années 70. Un décor et une ambiance parfaitement retranscrits servit par une écriture soignée.  MHF

Le TOP 2016 de votre Bibliothécaire : Noël c’est dans quatre jours , offrez des polars.


Le TOP 2016 de votre Bibliothécaire.

16 polars pour 2016

Noël c’est dans à peine quatre jours , offrez des polars.

La fin d’année arrive à grands pas, et avec elle les fêtes qui y sont liées.

Et qui dit fêtes de fin d’année dit petit cadeau.

Si comme moi vous n’avez pas encore fait vos cadeaux, je vais vous simplifier la vie.  😉

Aussi, pour l’occasion, je me permet de vous conseiller quelques livre à offrir.

Seize exactement.

Treize polars en tous genres.

Du thriller, du noir, du roman psychologique, de l’historique, du roman policier, Du roman initiatique, du thriller écologique…

Et puis, trois romans qui m’ont eux aussi marqué cette année même s’il me s’apparente pas totalement à notre genre de prédilection préférées.

Seize roman pour clore cette année 2016

 

Ma petite sélection 2016

 

Les polars

     noelGustawsson, Johana /Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells

Bragelonne et Milady Thriller

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald. Premier roman.

Johana Gustawsson nous offre un roman choral très ambitieux. Il fallait oser mélanger le thème rebattu du tueur en série et celui des camps de concentration nazis. Notre auteur maîtrise parfaitement cette double intrigue. C’est avec justesse qu’elle nous maintient entre tension et émotion. De plus, elle nous propose une galerie de personnages hauts en couleur. Je retiendrai surtout son duo d’enquêtrices qu’il me tarde de retrouver. Ce polar est une pure réussite.

Mon petit avis sur Block 46 de Johana Gustawsson

 noelPhilippon, Benoît / Cabossé

Gallimard ; Série noire

Les pérégrinations de Raymond, surnommé Roy, un homme de 42 ans au visage ingrat et malmené par la vie, entre ses expériences de boxeur et d’homme de main. Quand il trouve l’amour en la personne de Guillemette, il croise aussi Xavier, son ex-fiancé. La rencontre entre les deux hommes tourne au drame et entraîne les amoureux dans une cavale riche en rebondissements. Premier roman.

Cabossé nous entraîne pour une cavale où la sensualité se mêle à l’aventure, servie par une écriture concise, très « parlée ». Des personnages à fleur de peau et émouvants auxquels on s’attache vite, qui nous font passer du rire aux larmes et ça fait du bien.

Mon billet sur Cabossé

noelSéverac, Benoît / Le chien arabe

la Manufacture de livres, Roman noir

Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier.

Benoît Séverac décide d’implanter son roman au cœur d’un quartier sensible au nord de Toulouse – Les Izards. Un quartier de mecs qui en ont !  Un monde de caïds, et de barbus.  Ce polar noir est une photographie, une radiographie sociologique d’une cité. Mais ,ici, l’auteur prend le parti de mettre les personnages féminins au coeur de son roman. Ici, toutes se battent pour leurs idées. Elles se révoltent contre ce monde masculin. Elles avancent quoi qu’il arrive. C’est sensible et vivant à la fois.

noelEstrada, Christophe / Hilarion : L’araignée d’Apollon

Actes Sud, Actes noirs

Février 1777. Le chevalier Hilarion quitte la Provence pour s’installer au château de Versailles. Il est chargé par le roi Louis XVI  de retrouver la correspondance dérobée à la reine et dont les lettres permettent d’alimenter des libelles injurieux. Mais le principal suspect est retrouvé mort suicidé tout près des appartements du roi, jetant le doute et la peur au sein des dignitaires.

Après l’énigme des fontaines mortes, l’auteur nous entraîne dans les coulisses de Versailles, où le roi observe les jeux de pouvoir… Politique, pouvoir et alliances secrètes font la trame de ce roman historique. Un subtil et réussi mélange de roman policier et de la grande histoire.

sepCavalier, Philippe / Hobboes

Anne Carrière ; Thriller

Dans une Amérique en crise, des individus marginalisés, les hobboes, croient en un homme providentiel qui pourrait changer leur destin. Raphaël Barnes, un professeur d’université élitiste et rationnel, se trouve plongé malgré lui au coeur des prophéties qu’il dédaigne, dans un pays en proie au chaos.

Philippe Cavalier nous propose un conte dystopique. Une contre utopie qui sonne le glas de notre civilisation qui érige comme idéologie l’ultralibéralisme. Une aventure qui a pour toile de fond Armagedon. Un récit pré-apocalyptique entre réalité et
fiction, un conte, une fable, une sorte de mise en garde, un livre prophétique dans un futur proche qui pourrait vite devenir le nôtre. L’auteur se pose en observateur, il scrute notre société, la dissèque, la dévoile telle qu’elle pourrait-être. A peine il la déforme pour nous la montrer monstrueuse. Il la dévoie pour nous forcer à repenser notre monde dans sa globalité. Hobboe est le livre des maux de notre société occidentale. Une critique sociale. Mais Hobboe est un livre qui fait du bien.

Mon abcédaire sur Hobboe

 cdc Monget, Yannick / Résilience : thriller

La Martinière

A Paris, en Chine, de curieux incidents se produisent à proximité de réacteurs nucléaires. Un virus informatique semble avoir réussi à prendre le contrôle de nombreuses centrales. Les services du renseignement français se mettent en alerte pour déjouer la plus grande menace jamais affrontée.

Résilience de Yannick Monget, un roman exceptionnel dont personne ne ressortira indemne… Les connaisseurs du nucléaire seront confortés dans leurs idées et les profanes se poseront de nombreuses questions… Une écriture fluide, aux chapitres cours terminant sans cesse par des rebondissements, l’art d’orienter le lecteur vers une fin qui parait évidente et qui pourtant… Un fantastique roman d’anticipation à lire impérativement !  Un livre indispensable d’utilité publique.

Notre petite chronique de Résilience

noelMehdi, Cloé / Rien ne se perd

Jigal Polar

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment. Cette jeune femme est bien de son temps. Elle ressent les choses et nous les expose  avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments. Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Mon petit avis sur Rien ne se perd

noelMinville, Benoît / Rural noir

Gallimard ; Série noire

Dans la campagne nivernaise, le clan formé par Romain, son frère Christophe, Vlad et Julie, est bouleversé par l’arrivée de Cédric, un adolescent rebelle, puis par l’agression de la seule fille de la bande. Dix ans plus tard, à la mort de ses parents, Romain revient dans le village et découvre les différents chemins pris par ses amis. Le gang se reforme quand Vlad est retrouvé presque mort.

L’auteur nous propose un beau polar rural. Un genre qui a le vent en poupe actuellement. Mais… Le livre de Benoit Minville a ce quelque chose de profondément humain et universel qui ne peut que vous parler. Et je pense réellement que, même si vous êtes un vrai urbain, vous serez vous aussi touché par ces mots simples.

Mon ressent sur Rural Noir

noelNg, Celeste / Tout ce qu’on ne s’est jamais dit

Sonatine éditions

Lydia Lee, 16 ans, est l’espoir de ses parents. Marylin, sa mère, espère la voir faire les études de médecine qu’elle n’a pas pu réaliser, tandis que son père, James, un professeur d’université d’origine chinoise, veut la voir s’intégrer. Lorsque le corps de l’adolescente est retrouvé au fond d’un lac, la famille en apparence soudée fait face à des secrets enfouis. Prix Relay 2016. Premier roman.

Un roman noir subtil, très maîtrisé et superbement écrit, autour des relations familiales, de leur histoire complexe et des conséquences qu’elles peuvent avoir. Des portraits psychologiques très fouillés, un suspense qui rend ce livre très addictif. Il a fallu six ans à Celeste Ng pour aboutir à ce récit. J’espère ne pas devoir attendre six ans de plus, j’ai trop hâte de lire son prochain roman !

noelWalker, Wendy / Tout n’est pas perdu

Sonatine éditions

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation Jenny Kramer, 15 ans, une jeune fille qui a gardé, malgré un traitement post-traumatique, les séquelles émotionnelles d’une agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt.

Tout n’est pas perdu  est un thriller qui vous plonge dans les abîmes psychiques. Une descente aux enfers dont on ne ressort pas indemne. Un roman perturbant et suffocant qui  analyse les anfractuosités de la psychologie humaine. Une histoire servit par une intrigues tortueuse parfaitement orchestrée et admirable de maîtrise.

 

 

 

lvLa toile aux alouettes
Volume 1, L’inclus

Vernet, Lou

Border Line

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer

Pour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.

Mon billet sur La toile aux alouettes

 

dmOn se souvient du nom des assassins : thriller

Maisons, Dominique

La Martinière

Max Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassin

 Mon avis sur On se souvient du nom des assassins

mmt

Lux / Mayeras, Maud

Anne Carrière

Vingt ans après des vacances à Ceduna, Antoine Harelde y retourne. Il n’a rien oublié, ni pardonné de ces trois mois si particuliers. La justice résonne de manière apocalyptique.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.  Elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires. On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles. Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Ma chronique sur Lux

Les autres

bpAlexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant/ Prou, Bernard

Le Livre de poche

La vie inventée du fils caché que Maupassant aurait eu à la fin de sa vie avec la peintre Lioubov Adréievna Vassilkova. Les aventures d’Alexis le conduisent dans la Russie révolutionnaire, où il fait partie de l’entourage de Staline, puis au goulag, où il est initié à la franc-maçonnerie, et enfin en France où il s’engage dans la Résistance.

Bernard Prou nous fait traverser la fin du XIXe et le début du XXe siècle.  Il nous plonge dans l’histoire de l’Europe avant l’Europe. 

Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant c’est un hymne à la vie, à l’amitié, à l’engagement. C’est un plaidoyer qui prône quelques valeurs humanistes, fraternelles pour ne pas dire universelles.

Ma petite chronique sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 

 

 

marcus4265Le garçon / Malte, Marcus

Zulma

Le garçon n’a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il découvre les habitants d’un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l’itinéraire d’une âme neuve, qui s’éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses. Prix Femina 2016.

Depuis 20 ans Marcus Malte nous offre des petits bijoux. Avec Le garçon , L’auteur une offre le chef d’oeuvre que l’on attendait, que l’on présentait. Un livre qui va longtemps me rester en mémoire.

 

 

Mon ressenti sur Le garçon

 

 

97822263240540-3342862Brève histoire de sept meurtres / James, Marlon

Albin Michel

Partant des événements et des personnages entourant la tentative d’assassinat de Bob Marley, chanteur reggae pacifiste, en décembre 1970, cette fresque épique dépeint les sombres pouvoirs qui régissent la société, en Jamaïque comme aux Etats-Unis. Man Booker Prize 2015.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et de James Ellroy, Marlon James signe un livre hors norme, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d’une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

Ce premier roman, traduit en France, de Marlon James est une sacré découverte. Et il est certain que je n’en resterais pas là avec cet auteur !

Mon petit billet sur Brève histoire de sept meurtres

La toile aux alouettes de Lou Vernet : Le chouchou du Week-end


chouchous-du-week-end
lvLe livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

4e de couv : 

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

 

lvL’auteur : Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.

 

 

Extrait : 
Au fonds d’une impasse, une veille bâtisse en pierre délabrée. Un toit d’ardoise, des croisillons au-dessus de la porte d’entrée et une lucarne plantée juste au dessus de la première fenêtre sur la gauche.
A l’intérieur de cette ouverture, un store déglingué découpe la lumière du petit matin en tranche. La chambre reste sombre. Posé depuis des lustres, le papier peint à grosse fleurs roses semble fatigué d’être là.  Une armoire à double battant, d’un brin foncé, s’impose massivement sur tout le mur. Un lit rouillé et un tabouret rond en plastique blanc occupe le reste de la pièce. Une surface d’à peine dix mètres carrés.
Clara gît, nue, droguée et menottée à l’armature de fer.
Une main tatoué caresse son corps inerte.
Le silence avale tout

 

Mon simple avis :

 

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer.

Ce qui marque en ouvrant le roman de Lou Vernet et en découvrant les premières pages, c’est son écriture. Une écriture exigeante, une plume soignée, tout en dentelle où l’on déguste et savoure chaque tournure. C’est ciselé. Chaque mot tisse un canevas parfaitement exécuté . C’est très littéraire et c’est très beau aussi !

Alors dans la première partie du roman, on va suivre Clara, une jeune femme que l’on perçoit comme sage, bien élevée, tranquille. une jeune femme, douce, réservée, un peu effacée. Une jeune femme sans histoire en somme. Sauf que … Devant nos yeux,  Clara doucement mais surement pète les plombs. Au rien de bien extraordinaire, juste des petites choses du quotidien qui peuvent agacer plus d’un d’entre nous !

Alors dans cette première parti et durant une centaine de pages, on va suivre Clara. Et on va se demander où elle va bien pouvoir nous emmener !

Et qui est ce Domino, qui semble guider notre jeune héroïne.

Durant la lecture de cette première partie, j’ai souvent pensé être dans un roman de Barbara Abel. Oui Lou à cette façon d’amener les choses, tranquillement, par petite touche, sans coup férir. Quand tout à coup, on pressent que quelque chose va se passer, on sent que notre héroïne va basculer. Mais la grande force de notre auteur c’est d’amener ses changements avec énormément de délicatesse et d’élégance.

Et puis, arrive la deuxième partie !

Là on va faire connaissance  avec les Concertistes. La Carpe et la Virgule.  Le premier est « Taisseux sans mépris. Silencieux par évidence « , le second surnommé ainsi par son handicape qui le fait claudiquer et  » Parfois on pouvait penser qu’il dansait, toujours de biais, du même coté, mais il dansait ». Ces deux là, Pierre, l’inclus et Bastien sont indissociables. Anciens coéquipiers au 36, ils sont restés amis même après la démission de Pierre.

Avec eux, va démarrer l’enquête. Le roman policier va prendre le pas sur le roman psychologique. On va suivre pas à pas nos deux enquêteurs dans leurs investigations . Et si ils ont trop peu d’indices, le flic et le détective flairent au fils de leurs découvertes une sale affaire.

Et c’est là que l’on va retrouver Clara. Elle va bientôt être au centre de cette recherche de la vérité.

Ils vont mettre du temps, mais vont finir par comprendre comment Clara a été victime d’ une manipulation psychologique.

Pour autant il ne savent pas, eux non plus, qui est ce fameux Domino qui semble agir comme un gourou.

Enfin la troisième partie annonce le final.

Trente cinq pages de révélation et quelles révélations !

Enfin on va découvrir qui est ce MC Domino, et la surprise sera de taille. Je ne l’ai pas vu venir, à aucun moment.

Une fin furieuse, diabolique tout droit sortie du cerveau tortueux de notre auteur. Un final dingue qui plaira au amateur de pur thriller.

Voilà vous l’avez compris j’ai adoré cette lecture.

louPour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.  Et si cette première histoire à comme sous titre l’inclus, il est à parier que nous retrouverons nos deux flics dans une nouvelle enquête qui cette fois nous en apprendra plus sur la Virgule. 

Car ne vous fier pas au sous titre,  » Livre 1 : l’Inclus« , qui pourrait vous faire croire à une première partie. La toile aux alouettes est belle est bien un one shot. Une enquête à part entière, une histoire qui se suffit à elle même. Même si je l’avoue, j’ai très envie de retrouver très vite notre duo d’enquêteur.

Et je ne peux que vous conseiller de découvrir cet étonnant et merveilleux polar !

Oui vite, j’en veux encore !!!

lv

lou

Le condor de Stig Holmas


sh  Le livre : Le condor de Stig Holmas. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig. Paru le 2 juin 2016 chez Sonatine éditions dans la collection Sonatine +. 13€ ; (253 p.) ; 18 x 13 cm

Présentation de l’éditeur :

Dans la lignée des œuvres de Robin Cook et de Jim Thompson, un polar norvégien mélancolique et sombre, poétique et haletant à la fois.
William Malcolm Openshaw, poète, intellectuel et amoureux des oiseaux, a eu plusieurs vies. Depuis des années, il erre aux quatre coins du globe, de Mexico à Tanger, en passant par Bogotá et Le Caire, ne fréquentant que les quartiers les plus pauvres.  » Je me contente de traverser les villes, de les quitter en marchant lentement.  » William est un homme hanté par de mystérieuses tragédies, par des secrets dont il ne parle pas. Au Portugal, à la suite d’une agression, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique de Lisbonne. Ce dernier semble en savoir beaucoup sur le passé de William, beaucoup trop même. Sur les disparitions, les morts violentes, les ombres et les trahisons qui ont jalonné son parcours. Richardson a peut-être même les réponses aux questions que se pose William sur sa vie d’avant, sur la tragédie qui a brisé son existence. Une véritable partie d’échecs à l’issue tragique inévitable s’engage alors entre les deux hommes.

Stig Holmås, tout en nous proposant une intrigue d’une efficacité absolue, s’interroge sur la condition humaine avec une lucidité déchirante. La beauté et la puissance de l’écriture ne font qu’ajouter à l’éclat de cette perle noire, publiée en 1991, et considérée par beaucoup d’amateurs comme un chef-d’œuvre absolu du genre.

stig-holmas_5613129L’auteur : Poète, romancier et scénariste, Stig Holmås est né en 1946 à Bergen
Extrait :
«… Partout des papiers gras qui traînent dans les caniveaux, partout des coins de maisons décorées à la pisse, mais le parfum des coquelicots m’accompagne. Il est rouge et léger, comme les battements de cœur du condor.» 

Résumé et petit avis :

Cet homme qui traîne sa misère d’une capitale à l’autre, c’est William Openshaw, poète reconnu mondialement, grand connaisseur des oiseaux et braqueur de banques.

Quels hasards, quels incidents, quelles motivations guident ses pas ?

Il est hanté par de mystérieuses tragédies et des secrets dont il ne parle jamais.

Puis un jour au Portugal, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique, qui semble en savoir beaucoup sur le passé trouble de William.

Mais… Qu’a-donc laissé,  William, dans son sillage ?

shEncore une oeuvre qui sort de l’anonymat.
Sortie il y a presque 20 ans chez un petit éditeur nantais, c’est la série noire qui nous le fait découvrir 5 ans plus tard.
Il n’a pas vraiment fait beaucoup de bruit. Il faut dire que ce texte est vraiment singulier.

Un OLNI, un Objet Littéraire Non Identifié.

Et puis miracle, Sonatine le ressuscite dans sa collection semi poche. Et hop le condor prends son envol.
Et quand le condor plane ainsi au-dessus de vous, c’est que votre esprit est ouvert et vos neurones tournent au maximum de leurs possibilités.

Et l’auteur tel un chamane convoque sa plume hypnotique et poétique pour nous entraîner dans son sillage. Et il invoque tous les thèmes qui font de ce titre un grand roman noir, les choix mal assumés, les regrets, l’enfance volé et ses traumatisme et la recherche de redemption.

Non, je ne dirai pas comme certain que ce livre est un chef d’oeuvre mais je pense que sa lecture va vous marquez à jamais comme je l’ai été. Elle déroute, dérange, agace et lasse parfois. Mais toujours elle nous fait battre notre coeur.

 

 

Retrouvez ci-dessous la chronique de mon ami Yvan sur Emotions :

Le condor – Stig Holmas