Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 10

Souvenez-vous il y a deux mois et demi  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y un 7 semaine nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 6 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

 il y a 5 semaines, nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

,

Il y a 4 semaines les médecins se prononçaient sur le cas Vacher

 Il y a 3 semaines nous abordions, l’affaire Joseph Vacher du point de vue du droit et  l’apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale.

Il y a 2 semeine nous restions sur l’affaire Vacher du point de vue du droit. 

Nous ferons connaissance avec ses juges, nous déterminerons la responsabilité pénale de Joseph Vacher  et nous parlerons du procès.

Enfin la semaine dernière, nous abordions la 4e et dernière partie de ce mémoire et Sylvie nous disait: Comment JOSEPH VACHER aurai-t été jugé de nos jours ?

Aujourd’hui Sylvie conclut son mémoire et nous apporte quelques notes bibliographiques

Allez c’est parti pour le dernier épisode


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

 

CONCLUSION

Le cas de l’affaire Joseph Vacher est, à mon sens, un sujet très complet pour illustrer cette année d’étude sur la criminologie appliquée à l’expertise mentale.
Ce cas révèle une grande richesse d’informations et de réflexions tant au niveau judiciaire que clinique.
Du point de vue judiciaire, car la responsabilité pénale est très largement évoquée et discutée.
Les expertises mentales démontrent aussi une avancée importante dans l’étude du comportement des criminels en série, même à la fin du 19e siècle. L’affaire Jack l’éventreur ayant fait grands remous quelques années avant, juges et experts s’emploient à donner un souffle nouveau à la recherche de ces criminels d’un nouveau genre. Enfin, quand je dis d’un nouveau genre, je veux dire aussi parce que médiatisés par les journaux de l’époque. Car des criminels en série très anciens comme Gil de Ray ou la comtesse Elisabeth Bathory faisaient partie du même cercle mais c’est la vindicte populaire, vu qu’il n’y avait pas de journaux, qui braquait les projecteurs sur eux.
Cette étude est également très intéressante du point de vue clinique du fait des différents diagnostics émis par tous les médecins mis à contribution dans cette affaire, et à des époques différentes de la vie de Joseph Vacher.

Le fait que les crimes soient réfléchis, pensés, prémédités, le choix des victimes et l’expertise psychiatrique des trois médecins LACASSAGNE, PIERRET et REBATEL, ont mené les juges à déclarer Joseph Vacher coupable des faits qui lui étaient reprochés, et responsable pénalement.
De nombreux éléments pourraient toutefois, non pas justifier, mais expliquer ces passages à l’acte extrêmement violents :

– décès de son frère jumeau
– opération conduisant à l’ablation d’une testicule
– rejet de la seule femme qu’il convoitait

Car précisons que toutes les personnes ayant vécu le même genre de traumatisme, ne sont pas devenus des criminels en série pour autant. Heureusement !
Alors qu’est-ce-qui fait qu’ un individu comme Joseph Vacher passe un jour la
frontière de l’horreur ? Et cette frontière, quelle est-elle ? Que représente-t-elle ?
Est-ce la barrière morale que tout un chacun possède en lui depuis la naissance mais qui peut être abîmée ou non par des événements de la vie.
Ce sont les limites qui sont censées nous être inculquées depuis l’enfance. Ces limites qui nous indiquent la frontière entre le bien ou le mal.
Nous l’avons en chacun de nous cette barrière morale, mais peut être que certains n’auront pas la volonté de combattre pour la conserver intacte.
Au fur et à mesure d’événements traumatisants, la barrière risque de se fendiller, se fissurer, jusqu’à exploser pour finalement laisser jaillir le mal. Mais ceci n’est qu’une hypothèse.
Les pensées les plus noires ou les plus sordides émergeront de l’être humain. Cet humain qui sera plus présent que jamais et qui agira de manière à rester au sommet de la chaîne alimentaire. Mais ne trouve-t-on pas cela aussi chez les prédateurs ? Y a t-il une part de prédateur en chaque être humain ? Probablement. Et la frontière est tellement fine que si nous ne sommes pas vigilants, le « côté obscur » peut nous engloutir et nous submerger.
La toute-puissance sur son prochain, c’est aussi ce que recherche le prédateur. Et n’est-ce-pas ce que l’être humain peut faire de pire à ses congénères ?
Mais cela est un autre sujet.

 

BIBLIOGRAPHIE

Articles de journaux dans Histoire des sciences et justice pénale par Marc Renneville.
Jean Frollo, journaliste pour le « Le petit journal ». Article intitulé « Les fous
criminels » du 27/12/1897.
Thomas Grimm, journaliste pour « Le petit Parisien ». Article intitulé « Crimes
et criminels » du 26/12/1897.
Criminologie et Psychiatrie à propos de la Responsabilité pénale sous l’Empire
romain.
Droit et Culture : articles de Marc Renneville à propos de Joseph Vacher.
La folie entre Moyen Age et Renaissance, article par Isabelle Majorelle,
conférencière des musées nationaux, dans « La revue des enseignants », reseaucanope.fr.
Histoire des sciences et justice pénale par Marc Renneville, à propos de la biographie, mode opératoire, rapport médico-légaux sur Joseph Vacher. m.renneville.free.fr.
Overblog Philippe Poisson : Article à propos d’Emile Fourquet.
Textes de loi :
Abolition de la peine de mort en France. Assemblée Nationale.fr
Circulaire chaumié du 12/12/1905 sur l’atténuation de la responsabilité pénale :
Sénat.fr
Loi du 30 juin 1838 sur le aliénés : Légifrance.gouv.fr
Tueurs en série.org : à propos de Joseph Vacher.
Wikipédia : Joseph Vacher

Voilà j’espère que vous avez comme moi appris énormément avec « cet avis d’expert »  présenté par Sylvie Buttard notre Flingueuse plus connu sous son nom de plume, Sacha Erbel.

Perso, je me suis régalée à lire et  mettre en page et illustrer son diplôme universitaire que Sylvie m’a gentiment confié.

A très vite j’espère pour d’autre avis d’expert. Ou pas !

 

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 9


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 9

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 9

Souvenez-vous il y a  deux mois  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y un 6 semaine nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 5 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

 il y a 4 semaines, nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

,

Il y a 3 semaines les médecins se prononçaient sur le cas Vacher

 nous abordions, l’affaire Joseph Vacher du point de vue du droit et  l’apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale.

Enfin la semaine dernière nous restions sur l’affaire Vacher du point de vue du droit. 

Nous ferons connaissance avec ses juges, nous déterminerons la responsabilité pénale de Joseph Vacher  et nous parlerons du procès.

Cette semaine nous aborderons la 4e et dernière partie de ce mémoire et Sylvie nous dira :

COMMENT JOSEPH VACHER AURAIT-IL ETE JUGE DE NOS JOURS ?

Allez c’est parti pour l’épisode 9


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

Episode 9 : COMMENT JOSEPH VACHER AURAIT-IL ÉTÉ JUGE DE NOS JOURS ?

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

IV/ COMMENT JOSEPH VACHER AURAIT-IL ÉTÉ JUGE DE
NOS JOURS ?

Compte tenu de ce que nous savons maintenant de Joseph Vacher, de sa vie, de ses crimes, de ses antécédents, on pourrait tenter de déterminer le parcours qu’il aurait suivi s’il avait sévi après la mise en place du code pénal de 1994.
L’évolution de la justice et de la psychiatrie en aurait peut être fait une affaire différente quant au verdict. Ou pas.
La première chose est la peine de mort puisqu’elle a été abolie le 9 octobre 1981.
Joseph vacher serait soit incarcéré dans un établissement pénitentiaire, soit dans en UHSA (Unité Hospitalière de soins Aménagés) ou UMD (Unité pour Malades Difficiles).
Est-ce-que l’article 122.1 du Code pénal de 1994 aurait changé l’issue du verdict ?

 

A/ Les nuances apportées par les alinéas 1 et 2 de l’article 122.1 du Code Pénal de 1994.

Dans le nouveau code pénal, la notion de démence est changée pour celle plus large et plus moderne de troubles psychiques et neuropsychiques (Article 122.1 du code pénal). Ce sont les causes d’irresponsabilité pénale ou d’atténuation de la responsabilité Pénale.

Dans l’alinéa 1, on parle d’abolition du discernement, c’est à dire que le sujet n’est pas en capacité de comprendre ou de vouloir.
Malgré tout, l’article 489.2 du code civil précise que sous l’emprise d’un trouble mental, le sujet est quand même soumis à réparation.

L’alinéa 2 est l’altération du discernement. Ce ne sont pas des circonstances
atténuantes.
La responsabilité pénale est pleine et entière mais la peine peut être aménagée ou diminuée. C’est le juge qui décide.
Il est possible d’utiliser l’alinéa 2 si le degré n’est pas suffisant pour « abolir » le discernement de l’auteur.
Le terme de « responsable » est toujours là, et le verbe « demeure » pour « demeure responsable », conserve l’opposition du législateur avec l’alinéa 1. En effet, une faute peut lui être imputée.

Le malade irresponsable : Article 122.1 Al.1 du code pénal.
Cet alinéa amène le juge à se dessaisir et à rendre une ordonnance de non-lieu, ou à prendre une décision de relaxe, voire d’acquittement. Dans ce cas, l’infraction a été un révélateur de la maladie mentale et de troubles persistants.
Une internement psychiatrique sera nécessaire, soit d’office, à la demande d’un tiers, ou à la demande d’un représentant de l’Etat, si son état met en danger sa vie, la vie d’autrui, ou l’ordre public.

Le malade responsable : Article 122.1 Al.2 du code pénal.
Déclaré coupable et condamné à une peine et selon la formule du législateur, « la
juridiction compte de cette circonstance lorsqu’elle détermine la peine et en fixe le
régime ».
Et pourtant, il ne s’agit pas forcément de diminuer la peine, mais même parfois de
mettre une peine plus lourde.
Le juge peut aussi adapter la peine à la personnalité du délinquant. En revanche,
l’alinéa 2 n’a aucune incidence sur les crimes à caractère sexuels. On y ajoute
d’ailleurs des injonctions de soins.

Dans l’article de Jean FROLLO dans « le petit journal », le 27 décembre 1897, le journaliste pose déjà une question que l’on pourrait dire presque prémonitoire dans le fait de savoir quelle serait l’alternative à la peine de mort si Joseph Vacher était déclaré en état de démence au moment des faits. L’envoyer à l’asile d’aliénés comme la fois précédente, lorsqu’il a tiré sur Louise Barant, et qu’il a retourné l’arme contre lui, n’engendrerait-il pas un risque de récidive élevé, compte tenu du fait qu’il est déjà passé à l’acte de nombreuses fois.
Un débat très contemporain s’ouvrait déjà en 1897, et Jean FROLLO, dans son
article, proposait d’éventuelles solutions comme un jury spécial, composé de juristes et d’aliénistes pour les « fous dangereux », puis une incarcération dans un établissement hybride entre prison et asile, afin que les « malades-détenus » soient soumis à une surveillance constante.
N’y aurait-il pas comme un écho ?

Quelques années plus tard, la circulaire Chaumié de 1905 contribuait elle aussi à faire évoluer le droit en matière de responsabilité pénale, et on entrevoyait les prémices d’un article 122.1 du code pénal.

 

B/ Joseph Vacher serait-il toujours jugé responsable de ses actes ?

D’après les experts de l’époque, les seuls antécédents d’aliénation mentale transitoire dont Joseph Vacher a été victime n’existaient plus au moment des crimes.
Il essaie constamment de se dédouaner de ses actes, mettant en cause les traitements ou son passage dans le tout premier asile d’aliénés de Dôle. Tout le long de l’affaire, il n’a de cesse de dire qu’il a bien commis ces crimes mais que ce n’est pas de sa faute.

Toutefois, les mutilations, le faits qu’il déplaçait les corps et les cachait ne peut m’empêcher de croire à une vraie conscience de ses actes.
Les meurtres perpétrés par Joseph Vacher traduisent à mon sens une envie de faire mal à l’autre physiquement. Il fait subir aux victimes des mutilations génitales à chaque fois (section des seins pour les femmes, ablation des parties génitales pour les hommes). Ces mutilations paraissent de nature perverses, mais au sens de la perversité sexuelle, pas de la perversion.
En effet, les perversions seraient plus de l’ordre d’un contrat entre les deux parties (comme dans le sado-masochisme, c’est à dire lorsqu’il y a consentement mutuel).
La perversité, elle, interviendrait davantage dans le désir de faire mal à l’autre, de le chosifier, et d’avoir une emprise, un pouvoir tout-puissant sur sa victime. Dans ce cas on ne parle plus d’échange.
Certes, Vacher met seulement l’accent sur sa « pauvre existance » et le « monde qui est méchant avec lui ». Rien n’est de sa faute, dit-il, son sang a été vicié par un traitement anti-rabique.
Mais ses actes parlent de façon criante. Les mutilations sexuelles dénotent d’une volonté que la victime lui appartienne car la mutilation génitale, dans certaines recherches, symbolise l’ultime pouvoir sur l’autre. « Tu es à moi et je fais ce que je veux de toi ».

La personnalité paranoïde n’est pas non plus à négliger.
– la méfiance des autres
– l’interprétation de faux événements
– la jalousie
– l’entêtement
– ils se font toujours avoir
– ils sont convaincus de leurs croyances
– thèmes de délires de persécution

Tous ces facteurs font partie de la personnalité de Joseph Vacher. On pourrait même croire qu’il est entré dans la psychose. La paranoïa fait basculer le rapport humain dans le duel.
Dans une société qui est devenue elle aussi paranoïaque, n’est-il pas logique d’en développer les symptômes ?
Malgré cela, les actes même de Joseph Vacher, cette volonté propre de perpétrer des blessures précises sur ses victimes leur donne une signification, et de fait, ne colle pas avec l’existence d’une pathologie mentale.
Je pense donc que joseph Vacher ne souffrait pas ces symptômes lorsqu’il commettait ces meurtres, et que c’est le pervers narcissique qui prenait le dessus pendant ces moments-là.

Le cas de Joseph Vacher, s’il était s’était déroulé sous le code pénal de 1994, poserait sans doute des questions car, d’après l’étude que l’on peut en faire, il développe beaucoup de symptômes de la paranoïa, mais le fait qu’il dissimule les cadavres, qu’il choisisse toujours les mêmes victimes, qu’il répète ses crimes, ses rituels, induit qu’il a suffisamment de discernement et, par conséquent, qu’il sait parfaitement que ce qu’il fait est mal. Il choisit toujours des bergers et des bergères, jeunes, isolés, donc sans
trop de risque pour lui.
Au vu de tous ces éléments, mon sentiment irait plutôt vers des troubles graves du comportement de type paranoïaques, accompagné d’une personnalité perverse narcissique. Je peux me tromper car je ne suis pas psychiatre, mais c’est le sentiment que ce cas m’inspire.

Mais dans l’hypothèse d’un tel diagnostic, Joseph Vacher, s’il était jugé de nos jours, pourrait peut-être bénéficier d’un alinéa 2 (altération du discernement) de l’article 122.1 du code pénal de 1994, encore faut-il pouvoir prouver que le trouble paranoïde a bien altéré son discernement au moment des faits. J’en doute.

Je pense que la responsabilité pénale de Joseph Vacher serait toujours engagée, même  de nos jours. Evidemment, il n’aurait pas été exécuté puisque la peine de mort a été
abolie le 9 octobre 1981.
Je ne pense pas non plus qu’il bénéficierait d’une altération du discernement à l’alinéa 2 de l’article 122.1 du code pénal.
En revanche, il est fort probable qu’au vu de ses troubles graves du comportement, Joseph vacher aurait eu beaucoup de mal à se trouver en incarcération avec d’autres détenus, dans un établissement pénitentiaire.
Les troubles du comportement l’auraient probablement conduit soit en UHSA (Unité Hospitalière de Soins Aménagés), structure réservée aux détenus souffrant de troubles psychiatriques, soit en UMD (Unité pour Malades Difficiles) avec des patients autres que détenus. Tout dépendrait de son état mental de son degré de dangerosité face aux autres détenus.

 

Fin de cette 4e et dernière partie

La semaine prochaine nous vous proposerons la conclusion de ce mémoire universitaire et sa bibliographie.

A très vite

FLIC LE JOUR ECRIVAIN LA NUIT


Il y a quelques semaines,  la médiathèque La Canopée à

Chevry-Cossigny (77) recevait 3 auteurs.

Aussi à l’invitation de Stéphanie Combrisson, la responsable de la médiathèque  Ge le porte flingue de Collectif Polar et Ophélie animaient cette rencontre d’auteurs sur le thème « Flic le jour, écrivain la nuit ».

 Sacha Erbel, Danielle Thiéry et Didier Fossey se sont ainsi retrouvés sous le feu des questions des flingueuses.

Mais une autres flingueuse était dans la salle et c’est elle qui va vous parler de ces échanges.


FLIC LE JOUR ECRIVAIN LA NUIT

le retour de Syvie K

C’est à la Médiathèque de Chevry-Cossigny dans le 77 que Stéphanie accueille le Collectif Polar pour la deuxième rencontre d’auteurs dont le thème pour celle-ci est « Flic le jour Ecrivain la nuit ».

Les Auteurs ; Danielle THIERY, Sacha ERBEL et Didier FOSSEY sont soumis à la question par Geneviève Van Landuyt et Ophélie Cohen. Leur particularité est de travailler ou d’avoir travaillé dans le milieu de la police et d’écrire. Les questions sur leurs parcours, leurs façons d’écrire, leurs idées, leurs métiers, leur venue à l’écriture passionnent l’auditoire venu en nombre.

Danielle THIERY ancienne Commissaire Divisionnaire a réalisé une brillante carrière dans la police.

Après avoir participé à la création de la série policière Quai n°1 en 1995 elle écrit son premier roman Mauvaise Graine s’en suivront 13 autres. Elle écrit même pour les enfants. Elle nous raconte ses débuts à la Brigade des Mineures qui venait d’être mise en place, son passage à la Brigades des stups avec crimes, prostituées, proxénètes etc … Elle a aussi travaillé dans la police ferroviaire et aérienne. Elle est la marraine de la 2ème édition du prix départemental de la nouvelle policière pour le 77 ».

Son dernier livre « SEX DOLL » sortira le 2 Mai 2019 et Nestor Burma Piquette à la Roquette en Septembre 2019.

 

La profession de Sacha ERBEL est la protection rapprochée des personnes politiques ou étrangères qui viennent en visite à Paris. Sacha a réalisé un mémoire en criminologie appliquée à l’expertise de la mémoire, elle est passionnée par les tueurs en série et n’hésites pas à faire des tables rondes sur le sujet. Elle à eu envie d’écrire « un jour comme ça » dit-elle. Sacha a déjà écrit deux polars dont l’action se passe à la Nouvelle Orléans avec ses rites et mystères vaudous. Son troisième roman « Eugène Terre de Feu » est en préparation ce sera un thriller différent dont l’action se passera aux Etats-Unis. Son dernier roman est « A l’ombre de Nola ».

 

Didier FOSSEY dont le père était policier était destiné à la cuisine. Il a même ouvert son restaurant mais le concours de la police le conduira à la Brigade Anticriminalité de nuit (BAC) du 13ième pendant 18 ans, un record ! Ensuite, il quitte la nuit pour le jour pour la Police administrative. Après avoir enregistré une plainte une idée de polar germe dans son esprit. Aussi après avoir montré ses écrits à sa femme qui l’encourage, il se met à l’écriture et écrit « Traque sur le Net. Le monde de la nuit, les traques, les planques lui serviront pour ses histoires. Son dernier livre

Artifices est un thriller avec des policiers !

Le prochain une enquête avec toujours Boris Le Guenn sortira en Juin 2019.

Les questions fusent, l’auditoire est attentif et volubile. Les auteurs en verves, nous comblent d’anecdotes, ce qui donne un échange passionnant se terminant avec des dédicaces et encore des échanges.

 A tout vite pour une 3ième rencontre Collectif, Auteurs, Lecteurs à L’Espace culturel la Marmite de Chevry.

 

Allez quelques autres photos

Un public nombreux et participatif

Ophélie et Sacha concentrées sur les bêtises que raconte Ge leur porte Flingue 😉

Ge toujours plus curieuse sur l’exceptionnel parcours de Madame Danielle Thiery

Tout le monde à l’écoute de la patronne !

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 8


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 8

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 8

Souvenez-vous il y a un mois et demi  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y un 5 semaine nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 4 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

 il y a 3 semaines, nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

,

Il y a 2 semaines les médecins se prononçaient sur le cas Vacher

Enfin la semaine dernière nous abordions, l’affaire Joseph Vacher du point de vue du droit et  l’apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale.

Cette semaine nous restons sur l’affaire Vacher du point de vue du droit.

Nous ferons connaissance avec ses juges, nous déterminerons la responsabilité pénale de Joseph Vacher  et nous parlerons du procès.

Allez c’est parti pour l’épisode 8


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

Episode 8 : L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DU DROIT

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

III/ L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DU DROIT (seconde partie)

B/ Joseph Vacher et le juge Emile Fourquet.

Emile Fourquet fut muté au tribunal de Belley comme magistrat instructeur au cours de l’été 1897 dans le cadre de l’affaire du meurtre du jeune Victor Portalier à Benonces.
Le dossier clos Monsieur DEVAINE, juge d’instruction de l’époque, est de nouveau ouvert par le juge Emile Fourquet, car il trouve des similitudes avec un autre crime présentant le même mode opératoire (meurtre commis à Courzieu-la-Giraudière dans le Rhône, en juin 1897).

Il sera considéré comme l’un des premiers profileurs français. En effet, il élabore de grands tableaux sur lesquels il y inscrit lieux et dates des crimes, descriptions de témoins, état des vêtements, descriptif des blessures sur les victimes.
Avec un crayon bleu, il souligne les points identiques entre les différentes affaires et fait des recoupements pour, au final, en arriver à une seule conclusion. Il en est sûr : c’est le même individu qui a commis tous ces crimes atroces.

A peine arrivé, il envoie une commission rogatoire aux 250 parquets de France avec un avis de recherche concernant le tueur.
Il résoudra l’affaire du meurtre de Victor Portalier en confondant Joseph Vacher. Ce dernier vient d’être interpellé pour « Outrages publics » à la pudeur à champis, en Ardèche. Condamné à trois mois de prison, son signalement alerte toutefois le juge Fourquet qui croit reconnaître le suspect principal dans l’affaire du meurtre du jeune Portalier.

Le juge Fourquet manipule Joseph Vacher en instaurant un certain climat de
confiance. Il prétend écrire un ouvrage sur les vagabonds, ceci pour tenter de lui faire dire tous les endroits où il s’est rendu durant son parcours meurtrier. Vacher se livre sans se douter de rien, et Emile Fourquet constate de nombreuses similitudes entre les lieux visités (Sud-est de la France, région du Rhône et de l’Ain) par Vacher et les crimes perpétrés.
Joseph Vacher avouera 11 meurtres sur la cinquantaine dont il sera suspecté par le juge Emile Fourquet.
En visionnant le film de Bertrand Tavernier « Le juge et l’assassin », on y voit un relationnel très particulier entre eux, si toutefois cela était vrai.

C/ La responsabilité pénale de Joseph Vacher sous le Code Pénal de 1810.

L’article 64 du code Pénal de 1810 dit « qu’il n’y a ni crime ni délit, lorsque le
prévenu était en état de démence au temps de l’action, ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il ne pouvait résister ».

Le 14 juin 1898, en adéquation avec la procédure judiciaire, Le juge d’instruction Emile Fourquet confie à un professeur de médecine légale, Alexandre LACASSAGNE, et deux médecins aliénistes, les Docteurs PIERRET et REBATEL, le soin de procéder à une expertise de l’état mental de Joseph Vacher au moment des faits, et de dire s’il jouissait de toutes ses facultés intellectuelles lorsqu’il a commis ces crimes. Enfin, est-ce-que sa responsabilité pénale doit être engagée et dans quelle mesure ?

Joseph Vacher subira aussi des examens radiographiques de la tête. Peut être pour trouver une anomalie organique tentant d’expliquer son  comportement. Ou une séquelle des deux balles se trouvant dans sa tête.
Plus tard, une hypothèse, qui n’aura rien à voir avec l’affaire Joseph Vacher émergera sans pour autant perdurer selon laquelle, le nombre de chromosomes serait responsable de troubles du comportement. Le gène du crime existe-t-il ?
Apparemment non.

D/ Le procès :

Joseph Vacher devant la Cour d’assises de l’Ain en 1898

Le 3 juin 1898, le juge Fourquet signe une ordonnance de renvoi devant la cour d’Assises qui sera annulée le 8 par la chambre d’accusation.
Pour quel motif ? Le juge d’Instruction n’a pas informé l’accusé de la loi du 8
décembre 1897 lui permettant d’être assisté d’un avocat pendant les interrogatoires.
La procédure est donc reprise, les experts de nouveau sollicités pour un nouvel examen de Joseph Vacher. Ils rendront donc un nouveau rapport avec la même conclusion.
La procédure suit son cours.
L’avocat de Joseph Vacher plaide l’aliénation mentale encore une fois et demande une contre-expertise qui lui sera refusée.

Joseph Vacher sera jugé au cours d’un procès qui durera trois jours, et sera déclaré coupable du seul meurtre de Victor Portalier, malgré les dix autres crimes avoués.
L’accusé tente une dernière fois, par un comportement étrange et incohérent, de simuler la folie. Cela ne fonctionnera pas.
Les délibérations dureront un quart d’heure.
Joseph Vacher est condamné à mort par la Cour d’Assises de l’Ain le 29 octobre 1898.
Il a 29 ans.
Il sera guillotiné le 31 décembre 1898 sur le Champs de Mars de Bourg-en-Bresse.

Toutefois, même après son exécution, le cas de Joseph Vacher continua de susciter de vives réactions quant à sa responsabilité pénale, car certains iront jusqu’à dire que le juge Fourquet, ainsi que les trois experts, s’étaient un peu acharnés sur lui et qu’il n’avait pas été tenu compte de ses antécédents médicaux.

Le nouveau Code Pénal de 1994 aurait peut être pu apporter une nuance non
négligeable, non par pour déclarer Vacher irresponsable pour autant car les éléments à charge sont tout de même décisifs.

 

La semaine prochaine nous aborderons la 4e et dernière partie de ce mémoire et Sylvie nous dira :

COMMENT JOSEPH VACHER AURAIT-IL ETE JUGE DE NOS JOURS ?

 

L’ombre de Nola de Sacha Erbel


Le livre : L’ombre de Nola de Sacha Erbel – Paru le 29 mars 2019 aux éditions Eaux troubles – 21 € ; (364 pages) ; 14.5 x 21cm

4ème de couverture :

Jamais je n’aurais soupçonné une telle tempête à l’intérieur de moi. Mon autre nature était enfermée comme dans une prison de haute sécurité avec ses écrous et ses barreaux. Ne laissant apparaître que naïveté et apparente légèreté. Mais le monstre a libéré un autre monstre. Et ce que toi tu m’as fait, je vais te le rendre. Je vais te le renvoyer tel un miroir et il ne manquera rien, tu peux me croire.
Douleur, colère, terreur, vengeance, tout y sera. Et ce miroir reflétera toutes tes imperfections. Tel le portrait de Dorian Gray, ces imperfections deviendront pustules, pourriture de ce que tu es à l’intérieur de toi…  » Depuis son retour en France, Talia a changé. Le don qu’elle a acquis à la Nouvelle-Orléans n’y est peut-être pas étranger. En ce début janvier, une nouvelle vision la perturbe.
Un homme pendu. Talia sait que cela annonce un meurtre. Cependant personne ne la prend au sérieux. Etant donné ce qu’elle apprend, Charlie, sa meilleure amie depuis toujours, craint qu’elle ne souffre d’un important stress post-traumatique. Alors que les meurtres par pendaison se poursuivent, Talia décide de repartir à la Nouvelle-Orléans. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudou. Sur les traces de Baron Samedi.
La porte s’ouvre à nouveau entre deux mondes. Tout n’a pas encore été révélé. Entrez, si vous l’osez…

L’auteur : Diplômée en Criminologie appliquée à l’expertise mentale, Sacha Erbel (un nom de plume) est fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans.
Elle travaille au Service de la protection (SDLP) où elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.
Elle est auteur d’un premier roman, « L’emprise des sens », publié en 2016.

 

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

L’action se passe simultanément à Paris et à la Nouvelle-Orléans. Les lecteurs retrouvent Talia, héroïne de l’emprise des sens, paru en 2016.

La prêtresse vaudou, Azaïa, fille de Marie Laveau, n’a de cesse qu’elle revienne à la Nouvelle-Orléans, persuadée que son apprentissage doit encore franchir des étapes initiatiques afin d’être pleinement opérationnelle et en capacité de lui succéder.

Alors que Talia renoue à Paris avec d’anciennes connaissances, dont un duo de flics et sa meilleure amie, une série de meurtres avec un mode opérationnel identique fait qu’elle en devient le principal suspect. Il est temps pour elle de prendre le large.

Les aventures de Talia et de Charlie nous offrent en prime, l’exotisme du carnaval de La Nouvelle-Orléans

J’ai trouvé ce volet (un peu) moins inquiétant que le premier … sans doute est-ce que l’on s’habitue à tout, même à l’occultisme et à l’ésotérisme. C’est un roman cependant bien noir et l’atmosphère y est pesante et moite.

A saluer tout particulièrement la grande expertise de l’auteure en matière de criminologie. Elle remet quelques pendules à l’heure pour le lecteur parfois englué entre les différents qualificatifs donnés aux crimes répétitifs.

Très bon moment de lecture, à ne pas bouder !

Je remercie Sacha Erbel et les éditions Eaux troubles de m’avoir permis d’accompagner Talia à la Nouvelle-Orléans.

Lu en version numérique.

 

Extrait :
« Pour Max, prendre le recul nécessaire passe par l’ingurgitation de sandwichs grecs dégoulinants en plein milieu d’une scène de crime. 
Comme lorsque Jonah travaillait en commissariat, dans le car PS (Police Secours), la première fois qu’il avait transporté un cadavre à l’IML. Pendant les premiers instants qui suivent la mort, on continue de dire « personne décédée », parce qu’on voit encore l’être humain, et heureusement. C’est ce qui permet de garder la flamme, l’étincelle d’humanité dans un boulot où l’on ne croise par moments que souffrance et misère. »

 

Extrait 2 et 3
« C’est   quand   même   con   de   se   dire   qu’aux   portes   de   la   mort qu’on a invitée, on aime autant la vie ! Ou alors, il faut être super lourd et mourir sur le coup ! Sinon, on doit passer par plusieurs phases vachement réjouissantes !
— Il y a effectivement trois phases. La première, on l’appelle
« période initiale de la pendaison ». C’est le moment précis où le poids du corps s’abandonne sur le lien qui enserre le cou. Le visage   du   sujet   cyanose,   il   a   une   sensation   de   chaleur.   Ses oreilles sifflent, il a des étoiles, des scintillements dans les yeux, des éblouissements. Ses jambes deviennent très lourdes. Sans parler de la suffocation à cause de l’œdème du larynx. C’est ce qui   s’est   passé   pour   nos   victimes.   On   est   face   à   une strangulation, et pas une rupture cervicale.
— Charmant ! dit Jonah.
— La  deuxième période est dite « convulsive ». Le sujet y entre   une   fois   qu’il   a   complètement   perdu   conscience.   Et comme son nom l’indique, le sujet convulse. Ce qui peut parfois entraîner des ecchymoses traumatiques. Pour enfin entrer dans la troisième période qu’on appelle « période terminale ». C’est la mort apparente. En premier, le sujet cesse de respirer, et quelques minutes plus tard, le cœur s’arrête.
— OK ! Je me demande bien pourquoi j’ai abordé le sujet ! »
 
«…La psychose   est   la   maladie   mentale.   Les   maladies   mentales   se décomposent en trois grandes psychoses : la schizophrénie, la paranoïa et la psychose maniaco-dépressive. La psychopathie, contrairement à ce que la plupart des gens croient, n’est pas une   maladie   mentale.   C’est   un   trouble   de   la   personnalité.
L’absence   d’empathie,   de   remords,   la   manipulation   la caractérisent. On ne la soigne pas. Le système de pensée est toujours   présent.   La   personnalité   psychopathique   connaît   la différence entre le bien et le mal. Il y a une pensée cohérente derrière  la  psychopathie. Ce qui veut dire  qu’il n’y a  pas de maladie mentale. C’est bien pour cela que nombre de tueurs psychopathes   sont   incarcérés,   et   non   en   établissement psychiatrique. 
— Oui, ça y est ! Le fait de cacher ou, a contrario, d’exposer ses   victimes   selon   une   mise   en   scène   particulière ? !   ajoute Charlie. Elle sent ses connaissances refaire surface.
— Exactement ! Et aussi le  fait  de choisir des victimes de même type physique, comme Ted Bundy le faisait, et de passer à l’acte selon des rituels précis démontre une pensée. Ce ne sont pas des meurtres d’opportunité. Il est toujours difficile de
faire comprendre à quelqu’un qu’un homme comme Ted Bundy n’était pas fou, au vu de ce qu’il faisait endurer à ses victimes ! »

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 7


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 7

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 7

Souvenez-vous il y un peu plus d’un mois  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y un mois nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 3 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

 il y a 2 semaines, nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

,

Enfin la semaine dernière les médecins se prononçaient sur le cas Vacher

Ce soir  nous regardant l’affaire Vacher du point de vue du droit

 

Allez c’est parti pour l’épisode 7


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

Episode 7 : L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DU DROIT

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

 

III/ L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DU DROIT (première partie)

A/ Apparition et évolution de la notion de responsabilité pénale :

Il est à noter quelques points de repère historiques quant à la responsabilité pénale depuis le code pénal de 1810.

« La responsabilité pénale est une obligation de répondre de ses propres actes devant l’autorité compétente », comme le disait Benigno di Tullio, psychiatre et anthropologue italien.

L’individu est présumé libre de ses actes, mais quand il sait faire la différence entre le Bien et le Mal, et malgré tout, emprunte le mauvais chemin, il en répond devant ses juges.                                                                    Mais celui qui montre avoir agi sans son libre arbitre, celui-là échappe au châtiment. C’est ce que Joseph Vacher tente de prouver lors de ses deux passages en prison. La première fois, en 1893, il fut effectivement déclaré irresponsable pénalement par le docteur Guillemin. En revanche, il n’en fut pas de même pour l’expertise 1897 effectuée par les trois experts aliénistes désignés par le juge Emile Fourquet.

Le Code Pénal de 1810 et son article 64 parle de « démence » et la question se posait de savoir si le mis en cause était ou n’était pas en état de démence au moment des faits qui lui étaient reprochés.                                                          Notion de démence très importante car c’était LE critère d’irresponsabilité. Soit on est fou, soit on ne l’est pas.

Le sort de Joseph Vacher dépendait de cet article de l’ancien Code Pénal, le nouveau code n’étant entré en vigueur qu’en 1994. L’article 122.1 du code pénal de 1994 aurait peut être fait une différence sur la responsabilité pénale de Vacher, ou pas !

Plusieurs textes comme la circulaire Chaumié du 12 décembre 1905, du nom du Garde des Sceaux en exercice à cette époque, commençèrent à réformer le code de 1810.                                                                                                                        En effet, cette circulaire faisait apparaître « la notion de responsabilité atténuée au plan pénal, au bénéfice des sujets dont le libre exercice de la volonté se trouvait entravé, pour quelque motif que ce fut ». Ce qui entraînera une sorte de graduation dans la notion de responsabilité pénale :

– entière

– légèrement atténuée

– atténuée dans une certaine mesure

– atténuée dans une large mesure

Psychiatrie et Justice vont donc se compléter dans les affaires criminelles comme celle de Joseph Vacher, car lorsque le juriste constate les conséquences d’un acte, le psychiatre ou l’aliéniste, lui, cherche à comprendre, sans ignorer les effets de l’acte, l’état d’esprit dans lequel se trouvait l’individu au moment des faits, sachant qu’un état passionnel ou une perte de contrôle, par exemple, n’entraîne aucunement d’une irresponsabilité pénale.

A l’époque, on peine à diagnostiquer les personnes souffrant de monomanies car elles conservent la conscience de leur état. Or, bien souvent, une pathologie mentale est révélée car, entre autres facteurs, le sujet nie son état. Il dit et pense qu’il n’est pas malade.                                                                  Ce qui n’était pas le cas de Joseph Vacher car lui criait haut et fort que son sang avait été vicié par le traitement qu’il avait reçu après une morsure de chien enragé à six ans. Il ne parle pas de pathologie mentale, mais cherche malgré tout une excuse médicale aux actes qu’il a commis.

Pour revenir aux personnes souffrant de monomanies, elles ont un discours sensé et justifient leurs actions par des motifs plausibles. Ce qui entraînera des conflits entre magistrats et aliénistes.

Jean-Etienne Esquirol, médecin aliéniste français du 18e siècle, et à l’origine de l’organisation de la psychiatrie française, déclare « qu’une investigation sérieuse faite par un médecin aliéniste est nécessaire pour que le tribunal puisse être éclairé », et une fois la pathologie démontrée, il n’y a plus aucun doute sur l’aliénation mentale, par conséquent sur l’irresponsabilité pénale.

Toutefois, comme cela était le cas pour l’affaire Burton, le sujet connaissait parfaitement bien la nature et les conséquences de l’acte qu’il avait commis (un meurtre). Il savait que c’était un crime puni de la peine capitale. Dans ce cas, peu importe que le sujet soit fou ou pas. Il avait la volonté de passer à l’acte, et connaissait la différence entre le Bien et le Mal, donc il fut déclaré responsable pénalement.

Les données actuelles et l’étroite relation entre la maladie mentale et le Droit pénal, se basent sur le nouveau Code Pénal, c’est à dire celui qui est en vigueur depuis 1994.

Il peut être utile, voire nécessaire d’étudier la vie du sujet et le contexte dans lequel il a évolué pour tenter de mieux comprendre les motivations de ses actes. C’est pour cette même raison que l’expert psychiatre doit étudier son état mental. Il doit pouvoir démontrer si le sujet était ou non sous l’emprise d’un trouble psychique ou neuropsychique au moments des faits.

Si c’est le cas, l’article 122.1 du Code Pénal déclarera le mis en cause irresponsable pénalement des faits qui lui sont reprochés.                      L’alinéa 1 signifie que le discernement du sujet était complètement aboli, lui enlevant ainsi toute responsabilité pénale, alors que l’alinéa 2 le nuance avec une altération du discernement, ce qui veut dire que la responsable pénale du mis en cause reste pleine et entière, mais que la peine prononcée à son encontre pourra être diminuée ou aménagée.

 

Voilà pour la première partie, la semaine prochaine nous ferons connaissance avec ses juges, nous déterminerons la responsabilité pénale de Joseph Vacher  et nous parlerons du procès.

Et puis souvenez vous le dernier polar de Sacha sort dans 4 jours

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 6


Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 6

 

Avis d’Expert : Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher. Episode 6

Souvenez-vous il y a deux semaines  Sylvie nous présentait son mémoire en Criminologie appliquée à l’expertise mentale.

Et puis on plongeait dans la folie.

Il y a 3 semaines nous abordions l’histoire de la psychiatrie

Il y a 2 semaines nous faisons connaissance avec Joseph Vacher

Enfin la semaine dernière nous nous attachions à découvrir la personnalité de Vacher

Aujourd’hui, les médecins se prononcent sur le cas Vacher

 

Allez c’est parti pour l’épisode 5


Avis d’Expert

Mémoire sur l’affaire Joseph Vacher.

Par Sylvie Buttard

Episode 6 : L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DE LA PSYCHATRIE

L’AFFAIRE JOSEPH VACHER
JUSTICE ET PSYCHIATRIE DE LA FIN DU 19e
SIECLE
SERAIT-IL JUGE RESPONSABLE DE SES
ACTES AUJOURD’HUI ?

II/ L’AFFAIRE JOSEPH VACHER DU POINT DE VUE DE LA PSYCHATRIE

D/ 1ère expertise psychiatrique sur l’état mental de Joseph Vacher : 12 septembre 1893

Le Docteur Guillemin, médecin-adjoint de l’asile de Dôle, est requis par le Juge d’instruction de l’époque pour pratiquer une expertise sur la personne de Joseph Vacher. Le 12 septembre, il rend un rapport médico-légal en déclarant Joseph Vacher « atteint d’aliénation mentale caractérisée par le délire persécution, et par conséquent, « irresponsable de ses actes ».

Dans le rapport médico-légal, le docteur GUILLEMIN déclare que Vacher lui écrivait des lettres dans lesquelles il exposait ses malheurs, ses « soi-disant malheurs », dit Guillemin. Il se dit suicidaire, tente de se jeter par la fenêtre. Il a la manie de la persécution, et déclare que des gens cherchent à lui nuire. Il parle seul, en agitant les bras de façon menaçante. Il laisse aussi libre cours à sa force physique en soulevant les meubles à bout de bras. Durant l’expertise, le docteur GUILLEMIN constate effectivement une « grande surexcitation », une « manie de la persécution », puis un « affaissement moral ». Il ne cesse d’exprimer ses « malheurs » et ses idées suicidaires, marquant ce dernier point par une tentative de défenestration depuis le deuxième étage.

Ces déclarations sont corroborées par le commandant de compagnie de Vacher lorsque celui-ci travaillait sous ses ordres. Il faisait les mêmes constatations de délires de persécution, signalant des « mouchards » autour de lui. Le commandant de compagnie ajoute même que ses camarades de cantonnement dormaient avec leurs baïonnettes, craignant que Vacher ne s’en prenne à eux durant leur sommeil. Et son « besoin de voir couler le sang » ne les rassurait pas non plus. Malgré tout cela, ses supérieurs reconnaissent que Vacher, en tant que soldat, est un élément honnête, à la « moralité parfaite », et d’une grande « honorabilité ».

Son enfance est marquée elle aussi par les mêmes traits de caractère : un caractère violent et soupçonneux. Sa cruauté envers les animaux n’est pas anodine non plus. A quinze ans, il sera novice dans la congrégation des frères de Saint-Génis-Laval, près de Lyon.

Il y reste trois ans, désireux d’y faire ses études, mais fautes d’argent suffisant, il devra quitter, et en gardera une profonde rancune à l’encontre des ses parents.

Lettre de Joseph Vacher adressée en 1898 au Professeur Lacassagne

Examen direct du Docteur GUILLEMIN lors de l’arrivée de Joseph Vacher à l’asile : 1893

Physiquement, il présente une « asymétrie faciale produite par la paralysie de la septième paire du côté droit », un « abaissement de la commissure labiale, la joue flasque », et une plaie suppurante au niveau de l’oreille droite, conséquence de sa tentative de suicide en juin 1893.                                La mastication est difficile, et la parole traînante.                                                  Le premier jour, il est abattu, et se plaint beaucoup de sa plaie que les médecins doivent panser régulièrement.                                                                      Puis reviennent les complaintes expliquant que les personnels de l’asile veulent le voir mourir et qu’ils s’occupent plus des autres malades que de lui. Tous les matins, Vacher demande qu’on l’opère et lorsque les médecins lui annoncent qu’ils vont accéder à sa requête, le jour de l’opération, il se débat et refuse finalement l’intervention car il pense « qu’ils veulent le tuer et non le guérir ».                                                                                                                     Il menace de mettre fin à ses jours, il s’ennuie. Il tient des propos contradictoires. Le 20 juillet 1893, il dit qu’il n’est pas fou et qu’il ne doit pas rester à l’asile, sans quoi il mettra fin à ses jours !                                                    Il revient sur la période du régiment, en disant que ses frères d’arme sont devenus ses ennemis et qu’ils sont la cause de tous ses « malheurs ». Le docteur GUILLEMIN ajoute : « A certains moments, il lève la tête, fixe les yeux, comme s’il entendait des voix invisibles ».

Les conclusions du rapport médico-légal du Docteur GUILLEMIN :

Joseph Vacher est « un délirant par persécution en première période ». « A l’asile, cet état maladif suit une marche progressive ».                                             « Quoique l’inculpé nie les actes désordonnés auxquels il s’est livré le 25 juin dernier, nous estimons qu’alors Vacher agissait sous l’influence d’hallucination de l’ouïe ».

« De ce qui précède nous pouvons conclure :
– que le sieur Vacher (Joseph) est atteint d’aliénation mentale caractérisée par le délire de persécutions.                                                                                               – Il est irresponsable de ses actes. »

Au vu de ce rapport, le Juge d’Instruction rend une ordonnance de non-lieu le 16 septembre 1893 et l’Action Publique s’éteint.

Joseph Vacher est libéré de sa responsabilité, mais transféré à l’asile d’aliénés de Saint Robert, en Isère, en vertu de la loi du 30 juin 1838.                Il y entre le 21 décembre 1893, et est libéré avec un certificat de complète guérison le 1er avril 1894.

Lettre de Joseph Vacher adressée en 1898 au Professeur Lacassagne (suite 1)

E/ L’expertise psychiatrique décisive et punitive: après son arrestation le 4 août 1897

Le 19 septembre 1897, le Docteur BOZONNET rend un rapport d’expertise concernant Joseph Vacher qui le déclare une nouvelle fois irresponsable de ses actes, car atteint de débilité mentale. Il dira que sa « responsabilité est très notablement diminuée ». Ce qui, sous le code pénal de 1994 pourrait aboutir à un alinéa 2 de l’article 122.1, à savoir une altération du discernement. Mais, sous le code pénal de 1810, l’article 64, dès lors que la responsabilité est diminuée, alors le prévenu est considéré comme atteint de démence, puisqu’il n’y a pas de demi mesure.

Le juge Fourquet, s’il avait décidé de suivre l’avis de l’expert, aurait donc pu conclure à une nouvelle irresponsabilité pénale, mais il n’en fera rien. Au contraire, en droit français, le Juge d’Instruction n’a jamais été forcé de suivre l’avis de l’expert. C’est pourquoi, insatisfait par le rapport du Docteur BOZONNET, il décide de chercher plus loin et de demander une nouvelle expertise par le truchement de trois autres médecins :

Alexandre LACASSAGNE, professeur de médecine légale, et chef de file de l’école de criminologie française.
Auguste PIERRET, professeur de clinique des maladies mentales et médecin-chef de l’Asile départemental d’aliénés de Bron.                                                  Fleurey REBATEL, directeur de la maison de la santé de Champvert, et accessoirement beau-père d’Edouard HERRIOT.

Tous les trois se rendent d’abord à la prison de Belley, là où le Docteur BOZONNET a expertisé Vacher le 19 septembre, puis se transportent à la prison de St Paul à Lyon.

Là-bas, ils rédigent un rapport ratraçant en détail la vie de Joseph Vacher, ainsi que son parcours criminel, et plus particulièrement sa série de meurtres. Hormis leur certitude que le tueur était bien atteint d’une « aliénation mentale transitoire » lorsqu’il tente d’assassiner Louise BARRANT en juin 1893, ils veulent découvrir si Vacher a commis ces crimes horribles sous l’emprise d’une pathologie mentale au moment des faits ou s’il était conscient des ses actes.

Ils reprennent donc chaque affaire en étudiant pour chacune le mode opératoire, les mutilations subies par chaque victime, et en arrivent à la conclusion que Joseph Vacher prenait un soin particulier à choisir l’endroit, et le moment pour commettre ses méfaits.                                                        Pourquoi s’attaque-t-il principalement aux bergers et aux bergères ? Peut être parce qu’ils sont isolés. Ce sont donc des cibles faciles, et l’innocence de leur jeunesse confère à Vacher l’avantage de la surprise. Les experts font apparaître par leurs recherches, « une suite d’actes réfléchis ».

Joseph Vacher pense retourner rapidement à l’asile, mais les médecins et le juge Emile Fourquet continuent de faire des recoupements entre les affaires, cherchant la faille. Ils ne veulent pas que certains criminels, sous la « couverture » de l’aliénation mentale, échappe à la Justice et ne répondent pas de leurs actes. Ils refusent « le brevet d’impunité ».

Après expertise des Docteurs LACASSAGNE, PIERRET et REBATEL, le nommé Joseph Vacher est déclaré assassin sadique et simulateur. Ils délivrent donc un « certificat d’aptitude à une condamnation ».

Ils ajoutent que :                                                                                                              « Vacher n’est pas un épileptique, ou un impulsif. C’est un immoral violent, qui a été temporairement atteint de délire mélancolique avec idées de persécution et de suicide ». « Vacher, guéri, était responsable quand il est sorti de l’asile de Saint Robert. Ses cris sont d’un anti-social sadique et sanguinaire, qui se croyait assuré de l’impunité, grâce au non-lieu dont il avait bénéficié et à sa situation de fou libéré. Actuellement, Vacher n’est plus un aliéné : il simule la folie. Vacher est donc un criminel, il doit être considéré comme responsable, cette responsabilité étant à peine diminuée par les troubles psychiques antérieurs ».

Lettre de Joseph Vacher adressée en 1898 au Professeur Lacassagne (fin)

Fin de l’épisode 6

Salon du livre de Bussy Saint Georges, le rapide retour de Maud


Salon du livre de Bussy Saint Georges,

le rapide retour de Maud

Le 16 Février 2019 se tenait la 2ème Edition du Salon de Bussy Saint Georges (77)

De nombreux auteurs ont participé à l’événement, toutes littératures confondues.

Avec mes deux complices, Delphine et Claire, nous nous sommes retrouvées vers 14H00, afin de profiter ensemble de cet après-midi.

J’ai été très heureuse d’échanger avec BA Paris sur ma lecture Les Dix Petites Poupées, un moment très agréable facilité par le fait que l’auteur parle très bien français.

Ensuite, un petit bonjour à Jean-Marie Palach que j’avais découvert avec Du Sang sur le Tapis Rouge

Un petit coucou à Didier Fossey que je n’ai pas encore lu mais qui est présent dans ma PAL

J’ai été ravie de retrouver la pétillante Sacha Erbel, dont j’avais lu l’Emprise des Sens et dont je suis impatiente de lire le suivant, en compagnie de Thierry Berlanda

Et maintenant passons aux découvertes fantastiques avec Pierre Brulhet

et David Royer.

C’est Dead Note qui va être content

 

Lors de nos déambulations dans les allées, nous avons pu croiser un Homme hors du temps, Un Gardien du Salon peut être 😉

Et voilà un très bon moment de passé, de très bons échanges, des fous rires et bien sûre quelques emplettes (raisonnables) !! A bientôt pour le prochain salon

Le salon de Nemours par Sylvie K


Le salon de Nemours par Sylvie K

Nemours un de mes premiers salons, une anecdote c’est là où a commencé l’histoire des Plumes Noires Hein Annie Soyer ?

Et Justement Les Plumes Noires ont eu l’idée de réunir les auteurs et lecteurs autour d’un déjeuner juste avant l’ouverture du salon. (voir photos) Mais sur mon tee shirt deux badges Les Plumes et le COLLECTIF POLAR

A la gare les flingueuses Ophélie et Gabriee, Jean-Paul Dos Santos Guerreiro, Marc Shaub et moi avec Monique des Mordus, attendont, dans le froid,les auteurs et flingueuses pour le déjeuner. Première rencontre avec Marc Shaub notre nouvelle flingueuse et c’est parti direction le restau. Entre flingueuses, auteurs, Mordus et lecteurs une après-midi bien chargée en rencontre et échanges.

Celui-ci grandit d’année en année avec une liste d’auteur de plus en plus étoffée. Je vous livre des indiscrétions dont celles d’auteurs que je n’avais pas encore rencontrés.

Papotage avec Michael Fenris j’adore la couverture de ses deux derniers livres Auteur de polar éclectique il collabore avec Phénix WEB Ses lectures du moment : Le Garçon de Marcus Malte prix 2016, Recueil de nouvelles, Vauriens, Martin Georges, et un polar japonais Six-Quatre. Ses projets ? Un recueil de nouvelles fantastiques « Horizons funèbres » et un polar classique « l’île » et un autre en cours.

A côté de Michael je rencontre  une auteure du 77 que je ne connaissais pas Odile Villois. Il paraît qu’elle à une écriture à la Thilliez pour le polar. Bon faut que je remédie vite à ce manque. Pour chaque histoire elle a un thème bien précis et qui lui tient à cœur. Pour L’un le dédoublement de personnalité, pour l’autre le secret de famille, pour celui-ci la prostitution pour celui-là l’erreur médicale… Faut dire qu’elle bosse dans le milieu médical. Le thème de son prochain livre ? Le milieu du cirque. A suivre

Vincent Hauuy arrive du Canada pour le salon de Nemours…Après le tricycle rouge qui a cartonné et son dernier Le Braiser, il nous proposera au mois de Mai un trhiller psychologique. Un huis-clos qui se passe dans un chalet…dans les Vosges On se découvre un point commun et on papote …

Après Lucky Loser récit social, De la part d’Hannah trhiller politique et son premier polar l’Abbaye Blanche (que je viens de terminer) Laurent Malot va nous proposer une comédie romantique « Tous pour elle » chez French Pulp c’est un polar « rigolo » acide me dit-il…à découvrir !

Pas encore lu Marek Corbel je découvre ses écrits :  polar anticipation (politique et social) une trilogie « En proie au labyrinthe » Tomes 1 et 2.

Des allers et retours dans l’actualité. Pourquoi le mélange des époques ? Par ce que cela donne de la profondeur aux personnages. Prochain roman le N°3 de la trilogie.

Pas lu non plus  Eric Martzlov son premier roman Héritage maudit : l’histoire un médecin maudit dans un camp de concentration qui note ses études et évolutions dans son journal intime et aujourd’hui deux flics sont sur une enquête … en parallèle le journal maudit passé et présent se croisent. Prochain roman ? Plusieurs en projet : un héroïque fantasy, un « suspens social » qui se passera dans le milieu homosexuel masculin et le même duo de flic dans la continuité de l’Héritage.

Dans les Eric il y a Eric Yann Dupuis avec son dernier roman, une cavale meurtrière dans le bassin minier “Tu ne dormiras plus.” Le prochain ? un crossover entre la trilogie et le triptyque (nord / Sud).

A côté de lui Christophe Dubourg que j’ai rencontré il y a quelques temps et j’ai adoré Les loups et l’agneau son premier roman. Le prochain ? Un polar barré Ah ? une équipe d’enquêteur atypique poursuit une équipe de bras cassé « La Méthode Venturi » sortie en Janvier donc là….

Gislain  GIBERTI rencontré à St Maur en Poche et qui n’en revient pas de sa popularité ! On cause de son livre dernière sortie pour Wonderland  et de Lewis Carroll et aussi de la Dynamique du Chaos très autobiographique (livre ds ma pal en attente…)

La suite de Sa majesté des Ombres– trilogie des Ombres – Les anges de Babylone sortira en avril.

Je termine par l’invité d’honneur Henri LOEVENBRUCK qui me dit changer de genre selon ses envies et comme il est fort sollicité je repars avec son road movie qui m’est chaudement recommandé par Jean Paul Dos Santos Guerreiro «Nous rêvions juste de liberté».

Sans oublier les échanges avec les autres auteurs (voir photos) : Jean Dardi Auteur qui nous proposera bientôt l’Ogre, Ian Manook qui continue sa trilogie, Sandrine Destombes et ses Jumeaux de Piolenc, Jacques Saussey qui nous convie au salon du polar de SENS en Mai et Mattias Koping  John-Erich Nielsen, Cicéron Angledroit, Armelle Carbonel, Guillaume Ramezi, Mark Zellweger, Claire Favan, Nick Gardel, Jean-Luc Bizien, Jacques Pons,  Ludovic Miserole, Gaëlle Perrin Guillet ,Jean Christophe Portes, Sonja Delzongle,  Sacha Erbel, Niko Tackian, Emilie Riger Collins, Fabio M Mitchelli,  Anne Martinetti, Angelina Delcroix ,et  pardon pour les oublis et pour ceux que je n’ai  osé approcher ou pas pu voir mais ce sera pour un autre salon…….

Rencontre d’auteur avec 3 flics auteurs de polar


Rencontre d’auteur.

A l’invitation de Stéphanie Combrisson, la responsable de la médiathèque de la Canopé à Chevry-Cossigny, Ophélie  et moi même animeront cette rencontre d’auteurs sur le thème « Flic le jour, écrivain la nuit ».

 Sacha Erbel, Danielle Thiéry et Didier Fossey seront sous le feu de nos questions.


Vendredi 22 mars à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui travaillent ou ont travaillé dans le milieu de la police.
Sacha ErbelDanielle Thiery Auteur et Didier Fossey répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt et Ophélie Cohen, chroniqueuses du blog Collectif Polar : Chronique de Nuit


Pour préparer cette soirée, vous pouvez emprunter leurs livres dans votre bibliothèque ou médiathèque.
En fin de soirée, la librairie Le Livre d’Oz proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.

Alors rendez vous vendredi à la médiathèque  La Canopée

9 rue Jean Delsol,

77173 Chevry-Cossigny