Une putain d’histoire – Bernard Minier


Une putain d'histoire MinierLe livre : Une putain d’histoire de Bernard Minier. Paru le 12 mai 2016 8€30 ; (597 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Hors des flots déchaînés, une main tendue vers le ciel. Un pont de bateau qui tangue, la pluie qui s’abat, et la nuit… Le début d’une «putain d’histoire».

Une histoire d’amour et de peur, de bruit et de fureur. L’histoire de Henry, 17 ans, que le meurtre de sa petite amie plonge dans l’enfer du soupçon. Sur son île, Glass Island, battue par les vents, cernée par la brume 360 jours par an et uniquement accessible par ferry, tout le monde connaît tout le monde, jusqu’au plus noir de ses secrets. Ou du moins le croit-on.

Quand la peur gagne, la vérité s’y perd…

 

 

 

bernard minier fsn
L’auteur : Dès la parution de son premier roman, Glacé, prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac, Bernard Minier rencontre un très grand succès. Ses deux derniers ouvrages, Le Cercle et N’éteins pas la lumière, le confirment comme un auteur incontournable du polar français. Ses romans sont traduits dans quatorze langues.

 

 

Extrait :
J’ai continué à fixer les photographies – ces témoignages d’une enfance heureuse. Heureuse : vraiment ? Existe-t-il témoignage plus mensonger que celui d’une photographie ? Plus je les scrutais, plus j’avais l’impression de voir autre chose dans ces souvenirs : un petit garçon qui jouait, qui s’amusait, mais qui avait toujours un air triste. Parce qu’au fond de lui, il savait que la situation n’était pas ce qu’elle aurait dû être. Il l’avait toujours su, ce petit garçon – je m’en rendais compte à présent -, il avait toujours su que sa mère n’était pas une de ces femmes, qu’elles avaient pris sa place, qu’elles jouaient son rôle mais qu’elles ne la remplaceraient jamais.
Les larmes se sont mises à couler sur mes joues.
Il savait pertinemment, au tréfonds de son être, qu’il était un orphelin, un enfant adopté, un petit être déplacé… Il le savait d’instinct, comme un animal sauvage, qui feint d’être domestiqué mais qui n’en oublie pas pour autant la liberté d’antan.

Le OFF de OPH

 » Une putain d’histoire » de Bernard Minier, jamais un roman n’aura porté aussi bien son nom!

Quand Henry et ses amis se mettent à la recherche de l’assassin de l’une de leurs amie, ça vous donne une « putain d’histoire » dans laquelle je me suis revue à quinze ans à me raconter les miennes devant les fictions télé… le récit à la première personne du singulier m’a permis de m’identifier à chaque fois à Henry, retrouvant les codes des adolescents dans un récit résolument moderne.

« Une putain d’histoire » c’est un vrai polar comme je les aime, avec des personnages si bien dépeints qu’ils ont pris vie dans mon esprit au point d’en devenir presque palpables… Henry, Charlie, Naomie auraient pu être ces ados que je croise chaque jours dans le métro… Mais les personnages à eux seuls ne font pas toute une histoire et Bernard Minier nous sert ici un repas complet avec mise en bouche pour vous ouvrir l’appétit, un plat copieux mais terriblement bien assaisonné et un dessert explosif qui vous laisse scotché dans les dernières pages!

 » Au commencement était la peur…

Hors des flots déchaînés, une main tendue vers le ciel. Un pont de bateau qui tangue, la pluie qui s’abat, et la nuit… Le début d’une  » putain d’histoire « .
Une histoire d’amour et de peur, de bruit et de fureur. L’histoire de Henry, 17 ans, que le meurtre de sa petite amie plonge dans l’enfer du soupçon. Sur son île, Glass Island, battue par les vents, cernée par la brume 360 jours par an et uniquement accessible par ferry, tout le monde connaît tout le monde, jusqu’au plus noir de ses secrets. Ou du moins le croit-on.
Quand la peur gagne, la vérité s’y perd… « 

Je me suis attachée à Henry et ses amis, j’ai eu peur avec eux au cours de l’enquête, je voulais comme eux retrouver l’assassin de leur amie… Mais quand la tempête a cessé et que le calme est revenu sur Glass Island, j’ai eu du mal à me remettre de cette « Putain d’histoire »!

Sans Mobile Fixe de Guillaume Grivet.


Le livre : Sans Mobile Fixe de Guillaume Grivet. Paru le 15 Mars 2019 aux éditions Le Lamantin dans la collection Le Lamantin des profondeurs. 18€ ; (262 pages.) ;  22 x 14 cm

4ème de couverture :
Pour son premier jour à Rennes, le capitaine Barbara Martin hérite d’une mission simple : retrouver un clochard soupçonné d’avoir tué une jeune fille en pleine rue. La policière au physique impressionnant va bénéficier de l’aide de Max, un SDF impliqué malgré lui. Tous deux sont bien placés pour savoir que les apparences peuvent être trompeuses. Ils ne vont pas être déçus.

L’auteur : Né en 1979 à St Malo, Guillaume Grivet vit et travaille près de Rennes, où il est également auteur, acteur et metteur en scène de théâtre. Inspiré tant par les auteurs modernes que par la littérature classique, la culture télévisuelle, le cinéma, la poésie, le rock ou la bande dessinée, il hybride ses influences dans un style aussi singulier qu’efficace. Sans Mobile Fixe est son premier roman, dans lequel il introduit des personnages qu on aura plaisir à retrouver.

 

 

 

Extraits :
«Parfois, comme ça, aux moments les plus inattendus, surgissait encore cette petite étincelle d’humanité qui, si l’on n’y prenait pas garde, vous embarquait sur cette route de l’espoir qui conduit aux désillusions. »

Les Lectures de Maud :

Version  lue : Broché

Mention : Premier Livre

 Sans Mobile Fixe de Guillaume Grivet.

Une enquête qui parait de prima bord, très facile. On connaît le meurtrier, il ne reste plus qu’à Barbara de le trouver et de le mettre en prison. Sous cet aspect, tout paraît simple, et pourtant, en creusant un peu car le Capitaine ne suis pas aveuglement les ordres, elle va mettre en lumière une toute autre affaire…

Barbara Martin, nouvellement nommée à Rennes, prend ses marques avec la ville, s’habitue à la Province et apprend à connaître ses collègues. Son passé la hante, la peur de se retrouver dans la même situation qu’à Paris, lui fait faire des erreurs. Elle n’enquête plus avec ses réflexes d’avant. Elle est sensible, attachante, sort de temps en temps des sentiers battus ; mais n’a qu’un but la vérité, pas celle qu’on lui sert.

Max, SDF, va s’avérer un atout précieux dans cette enquête. Lui également veut connaître la vérité. Il se méfie des flic et pourtant va aller à la rencontre du capitaine afin qu’ensemble ils résolvent ce mystère et qu’un innocent en finissent pas en prison.

Ensemble, ils vont déterrer les pistes et chercher ce mobile de ce meurtre car contre tout apparence ils auraient déjà le coupable sous la main.

Le Monde de l’Art, est presque un personnage à part entière, les rivalités, le monde cruel face à de futurs artiste en mal de reconnaissance.

L’auteur signe ici un excellent premier roman, du rythme, une plume ciselée et dynamique ; le tout avec une fine dose sur les préjugés et les idées préconçues. De nombreux rebondissements tiennent en haleine le lecteur. Aucun temps mort, les personnages ont des failles, des défauts et des qualités ; ce melting-pot amène une crédibilité au récit. L’erreur est aussi de mise. Les valeurs sociétales, les clichés sont très bien abordés dans ce livre, avec finesse et humour. Des personnalités fortes qui se rencontrent, vous réservent quelques scènes explosives. Le respect et la confiance sont également à l’honneur. La vie dans la rue tout comme le secret de Barbara, sont des éléments abordés avec douceur et habilité. Le titre également est un sacré clin d’œil à l’ensemble de ce livre. Un livre à découvrir !!! Je suivrai attentivement les futures sorties de l’auteur.

Je remercie les éditions Le Lamantin pour leur confiance

Surface- Olivier Norek


Le livreSurface d’ Olivier Norek Paru le 4 Avril 2019 aux éditions Michel Lafon. 19.95€  ; (424 pages) ; 23 x 15 cm.

4ème de couverture :

Ici, personne ne veut plus de cette capitaine de police.

Là-bas, personne ne veut de son enquête.

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.
Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier… Comment se reconstruire dans de telles conditions ?
Mais voilà que soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier…

L’auteur Olivier Norek est écrivain et scénariste, membre de la Ligue de l’imaginaire. Il est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis (93) en disponibilité. Il est l’auteur de 5 romans  aux  Éditions Michel Lafon:     Code 93, 2013 ;     Territoires,  2014 ;     Surtensions,  2016- ;  Entre deux mondes, 2017 et enfin Surface, 2019

 

 

 

 

 

Extrait :
« L’enfer reste toujours le regard que les autres portent sur nous. Comme un jugement. Le regard qui nous examine, celui qui nous empêche d’oser, celui qui nous freine, celui qui nous peine, celui qui nous fait nous aimer ou nous détester ».

Les P’tits papiers de So

Surface

Loin du 93 et de Calais, Olivier Norek nous emmène cette fois en Aveyron.

Ce qui pourrait sembler être un lieu hors du temps, est pourtant un lieu de vie. Bien sûr, on y cotoie le mal, les secrets, la noirceur, mais Olivier Norek sait rendre vivant ce qui ne l’est plus, sait toucher les gens.

Loin de sa trilogie de banlieue, loin de Calais et sa jungle, Surface est très différent de ce que l’auteur a pu écrire jusque là, toujours empreint d’humanité, mais plus intime, plus viscéral.

Surface pourrait être le roman du combat intérieur, celui de la reconstruction, celui de l’espoir.

Noémie, son héroïne, est un sacré bout de femme, particulièrement touchant.

J’ai un instant, considéré que c’était une véritable prise de risque que de choisir une héroïne, ben oui, je suis une femme et j’ai craint de côtoyer le temps d’une lecture un personnage féminin caricatural.  Mais c’était sans compter sur la sensibilité de l’auteur pour rendre ce personnage féminin vrai et sincère et si proche.

La plume de l’auteur est toujours aussi sûre et aussi efficace, dès les premières lignes, il nous attrape au vol, pour ne plus nous lâcher, avec comme toujours, ce supplément s’âme dont il a le secret.

Surface, c’est l’histoire de cette femme flic défigurée pour qui tout s’effondre, c’est celle d’un village de campagne, de ses villageois, de ses policiers. Surface, au fond, c’est notre histoire. Celle de chacun d’entre nous, avec ses souffrances, ses combats intérieurs, ses (re)construction. Surface c’est ce fil qui nous raccroche à la vie et qui lui donne du sens.

Ce roman rend noble ce qui ne semble pas l’être, en cela, l’auteur nous montre encore une fois, que l’humanité, bien que retorse ; est belle. Il sait apporter de la lumière dans l’obscurité, comme une fée, avec sa baguette magique, avec ses mots.

Olivier Norek montre encore une fois, qu’il a plus d’un talent sous sa plume, et qu’il compte bien nous surprendre encore et encore par ses histoires…..

Le douzième chapitre – Jerome Loubry


Le livre : Le douzième chapitre de Jerome Loubry. Paru le 19 septembre 2018 chez Calmann-Lévy dans la collection Calmann-Levy noir. 19€50 ; (355 p.) ; 22 x 14 cm.

4eme de couv
Eté 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît. 30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. A l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les événements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire…

L’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il a publié en 2017 chez Calmann-Lévy son premier roman, Les Chiens de Détroit, lauréat du prix Plume libre d’Argent 2018.
Extrait :
Sa folie avait un nom à consonance allemande : Alzheimer. Ce kraken pris au piège dans l’océan céphalorachidien de cette pauvre femme avala le moindre de ses souvenirs. Voilà ce que disaient les adultes une fois revenus de ces soirées lorsque, fatigués ou honteux de leurs moqueries étouffées, ils prenaient conscience que cette maladie risquait un jour ou l’autre de se lancer à l’abordage de leurs propres esprits.

Le petit avis de Kris

Le douzième chapitre – Jerome Loubry

David et Samuel, 12 ans, sont dans un centre de vacances à Saint-Hilaire-de-Riez, où ils font la connaissance de Julie. Les trois enfants deviennent inséparables mais, à la fin des vacances, leur amie disparaît. Son cadavre est retrouvé sur la plage quelques jours plus tard. Trente ans après, David et Samuel reçoivent un mystérieux courrier leur relatant ces événements tragiques.

Quel plaisir de découvrir cet auteur !

Un roman passionnant aux multiples rebondissements, original comme je les aime.

Ces souvenirs d’enfance qui resurgissent alors qu’ils étaient enfouis bien secrètement et un suspense bien mené assorti d’une fin un peu pressentie mais attendrissante en font un roman attachant.

Excellent

Et si un manuscrit anonyme racontait une nouvelle version de votre pire souvenir d’enfance…
Le roman a reçu le Prix du polar de Moustiers 2018 dès sa parution!

 

Notre cheffe de meute a adoré aussi Le douzième Chapitre et elle avait  vraiment aimé aussi son premier roman Les Chiens de Détroit.

 

Complot – Nicolas Beuglet


Le livre :  Complot de Nicolas Beuglet. Paru le 16 mai 2018 aux Editions XO.  19.90€ ; (496 pages) ; 24 x 16 cm

4ème de couverture :

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. A ses vérités les plus enfouies…

 

© Bruno Lévy

L’auteur : Nicolas Beuglet est écrivain et scénariste.  Il a publié un premier roman sous le nom de Nicolas Sker : ‘Le premier crâne‘ (2011). Son deuxième roman, Le Cri, a connu un très grand succès.

Extrait :
Sarah et Christopher déboulèrent en bas du sentier qui rejoignait leur propriété. Une confortable maison moderne de plain-pied, à l’architecture de bois, aux larges baies vitrées qui permettaient d’avoir une vue à 180 degrés sur la mer et le vaste jardin depuis le salon. Debout devant le canapé, face à la vitre qui donnait vers l’arrière de la demeure, un enfant d’environ dix ans se tenait immobile, comme hypnotisé par l’invraisemblable spectacle qui se déchaînait devant lui.
Dans des bourrasques de tempête, l’hélicoptère venait de se poser dans le jardin. Les flashs des feux de signalisation irradiaient leur luminosité sanguine contre les vitres de la maison, crevant la pénombre avec une régularité épileptique.

Le petit billet de Fanny

Complot, Nicolas Beuglet, Editions XO,

ISBN 978-2-84563-981-22, 19.90€

ALERTE GENERALE : nous sommes en présence d’un bon, d’un très bon, voire d’un excellent roman !! Vous l’aurez compris en une phrase, j’ai adoré ce livre.

J’ai rarement été happée par une histoire aussi rapidement que je l’ai été par celle de Complot. Du pur divertissement, dans le très bon sens du terme, tant cette histoire embarque le lecteur dès les premières lignes.

Nicolas Beuglet, que je lisais pour la première fois (et pas la dernière c’est certain), sait captiver le lecteur et l’entraîner dans une histoire folle aux multiples rebondissements.

L’histoire nous plonge au cœur d’une enquête menée par l’inspectrice Sarah Geringën. Cette femme, forte, au caractère bien trempé, se voit confier la lourde mission de découvrir qui a bien pu assassiner la Première ministre de Norvège, dans des conditions pour le moins très troublantes. Car il s’agit là d’un crime peu commun, qui parait suivre un rituel bien précis et dont l’énigme et la signification sont mystérieuses et semblent emmenées sur la piste d’une organisation très particulière.

Extrait page 44 :
Du bout de ses doigts gantés, Sarah fit délicatement pivoter le visage vers le ciel et sentit son cœur rater un battement. Tout devint clair : les Forces spéciales, l’urgence et le sceau du secret.
Malgré le choc, elle demeura impassible. Non pas qu’elle soit insensible. Elle mesurait la crise majeure qui allait bouleverser le pays d’ici quelques heures. Mais elle savait aussi combien seul le sang-froid vient à bout des situations critiques.
Elle perçut la présence immobile des membres de la police scientifique, qui observaient sa réaction, guettant le moment où elle allait laisser transparaître sa confusion.
Mais lorsqu’ils la virent reposer la tête de la victime et se lever pour demander calmement où était le légiste, ils comprirent pourquoi on avait fait appel à elle.
Aux pieds de Sarah, assassinée, gisait Katrina Hagebak, la Première ministre norvégienne.
 

Dans sa recherche de la vérité, Sarah va être épaulée par Christopher, son compagnon journaliste, le seul à qui elle peut se fier, et dont les connaissances en Histoire vont lui être précieuses pour démêler les fils de cette enquête au bout de laquelle, une nouvelle ère pourrait s’ouvrir pour l’humanité. Cette enquête va les mener dans un périple qui les mènera de Norvège au Liban puis l’Autriche et enfin le Vatican.

Je n’en dirai pas plus sur cette intrigue, aux nombreux rebondissements, qui poussent le lecteur à vouloir arriver très vite au bout de l’histoire pour enfin en connaitre le dénouement.

Et quel dénouement !! La fin est magistrale, à couper le souffle et laisse présager d’une suite, qu’on espère découvrir prochainement.

Ce roman est rythmé, haletant. Les chapitres s’enchaînent et happent le lecteur dans une histoire passionnante, menée tambour battant par des personnages complexes, imparfaits et terriblement attachants. On ne s’ennuie pas une seule seconde, même (et surtout je dirais) lorsque l’auteur décrit avec minutie des événements historiques de manière détaillée, comme pourrait le faire un maître de conférences passionné par son sujet.

Aucune lassitude ici, aucune page n’est lue en diagonale. Les lecteurs habitués aux thrillers sortiront repus de cette lecture, qui va leur procurer tous les bons ingrédients d’un excellent moment de lecture.

Je vais pour ma part courir lire Le Cri, précédent roman de Nicolas Beuglet, qui mettait déjà en scène les héros de Complot. Mais n’avoir pas lu Le Cri n’empêche en rien de plonger dans Complot. Les références au précédent opus étant rares et suffisamment claires pour ne pas déstabiliser le lecteur.

Au fait, je ne sais pas si vous l’avez bien compris alors je me répète : J’ai ADORE !!!! Courez vite chez votre libraire préféré !!

 

Sauf – Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de Couv :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.

 

Extrait :
J’aime cette ville, elle me fascine, je crois que ça ne changera jamais. Quand je la traverse, j’ai l’impression d’être au centre du monde. Je l’aime d’autant plus que je m’y sens étranger. Je sais que je ne suis pas d’ici. Personne n’est d’ici, hormis quelques familles. Les autres viennent des quatre coins du monde et sont libres de rester, de vivre comme ils le veulent. On parle de Paris en mal, on montre du doigt l’anonymat, et la vitesse, souvent le bruit. Tout cela est faux. L’anonymat n’est que le synonyme parisien de la liberté qui s’offre à qui la veut. Tout comme la vitesse et le bruit.

 

Les p’tits papiers de So

SAUF- Hervé Commère– Editeur : Fleuve Noir

SAUF est de ces romans qui reste en vous.
Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous ennivre.

SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur.
Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, et plus loin encore. Et quel voyage.
Chaque chapitre appelle au suivant.Chaque fin de châpitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !
Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.
SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amourS. Une ôde à la vie.
J’ai commencé ma lecture un jour ensoleillé, je l’ai interrompue que pour ne pas être indélicate avec ceux qui m’entouraient. Mais il y avait une urgence à le finir. Pour connaître le dénouement de l’intrigue, bien sûr, mais avant tout et surtout parce qu’il m’a procuré un sentiment de bienêtre que je n’ai plus ressenti depuis longtemps dans mes lectures. Un tourbillon d’émotions. Ce sentiment profond d’être vivante.
Puis arrive l’instant où on referme le livre, où on regarde par la fenêtre et on se laisse partir. Et vient le moment où on se lève pour le ranger dans la bibliothèque, on regarde sa tranche avec l’immense fierté de posséder un tel bouquin.

A lire d’urgence et sans modération.

Et retrouvez ICI le billet de Dany sur Sauf

Il est toujours minuit quelque part – Cédric Lalaury


Le livre : Il est toujours minuit quelque part de Cédric Lalaury Paru le 7 février 2018 chez Prélude. 15€90 ; (345 p.) ; 20 x 14 cm

4’e de couv : 

Et si votre secret le plus noir devenait un roman à succès ?

Bill Herrington est un homme heureux.

La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill.

À un détail près : il s’agit d’une histoire vraie. Celle d’un crime dont il était persuadé que personne n’en avait jamais eu connaissance. Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours.

Cet ouvrage envahit bientôt l’existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable ainsi que son équilibre psychologique vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce livre vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé.

Tu m’avais dit qu’après minuit c’en serait fini,
Que nos âmes tourmentées trouveraient le repos,
Mais tu te trompais, car rien ne s’achève à minuit, et ce moment
Sur le point d’arriver ne se produit jamais
Parce qu’il est toujours minuit quelque part dans le monde pour les criminels de notre espèce,
Et que c’est là le point indépassable de notre horizon.

William Shakespeare, Macbeth, IV, 4*.

L’auteurs : Cedric Lalaury est né à Montluçon. Après des études de lettres modernes à l’université Blaise-Pascal, il donne des cours de soutien à des élèves en difficulté. Admirateur d’Henry James, de Proust et de Stephen King, il se consacre désormais à l’écriture.

 

 

Extrait :
À présent, il se demandait comment il avait pu oublier ce regard intense. Pendant deux décennies, il n’avait plus eu de visage, de voix ni aucun trait particulier. Il était un fantôme, une silhouette informe endormie dans un coin de sa mémoire. Bill restait persuadé que s’il n’avait pas à nouveau fait irruption de manière si violente dans sa vie par le biais de ce livre, il n’aurait plus pensé à lui – sinon, peut-être, au moment de sa propre mort, à cette seconde ultime où tous les visages entraperçus au cours d’une existence se donnent rendez-vous, un peu comme au théâtre les acteurs d’une pièce viennent saluer le public une dernière fois avant que le rideau ne soit baissé pour de bon.

 

Le petit billet de Fanny

Il est toujours minuit quelque part, Cédric Lalaury, Editions Préludes,

ISBN 978-2-253-04560-1, 15.90€

 

L’histoire :

Tout semble réussir à Bill Herrington, un professeur de littérature quinquagénaire reconnu par ses pairs, mari et père comblé, jusqu’au jour où le roman de Richard Philip Kirkpatrick atterrit dans son casier de la prestigieuse université américaine. Pourtant, Bill était persuadé que le crime raconté dans l’ouvrage n’avait eu aucun témoin.

 Nouvelle lecture et nouvelle découverte d’un auteur français jusqu’alors inconnu pour moi. Sur la couverture, une accroche prometteuse d’Estelle Lenartowicz, « Lire » : « Un thriller psychologique impossible à lâcher » …

Et il est vrai qu’une fois commencée, cette histoire intrigue. L’auteur nous présente le personnage principal, Bill, sa vie fort peu trépidante, son environnement qui est loin de faire rêver, son job routinier de prof, exercé sans grande passion. Jusque-là rien de bien passionnant dans la vie de Bill. Mais bientôt,  la vie plan-plan de ce banlieusard privilégié va basculer dans une atmosphère de peur et d’angoisse permanente.

Bill reçoit un livre qui peu à peu va bouleverser son existence d’apparence si paisible. Ce même livre est également envoyé à tous ses proches. L’histoire narrée dans ce roman : la sienne ! Enfin plutôt, celle de son secret, vieux de vingt ans, presque oublié de lui-même et qu’il pensait disparu à jamais.

Qui est l’auteur de ce livre ? Qui l’envoie à ses proches ? Qui veut révéler au monde le lourd secret d’un crime à peine suggéré au fil d’une histoire qu’il ne connait que trop bien puisqu’il en a été l’élément clé ?

On suit dès lors Bill tout au long de ce qui ressemble à une brutale plongée dans les abîmes. Ses proches lui tournent le dos. Ses seuls alliés : Alan, une étudiante passionnée de littérature déterminée à l’aider et le soutenir, et l’auteur de ce livre maudit, Dick (R.P.Kirkpatrick) , dont l’histoire lui a été inspirée par une nouvelle lue lors d’un atelier littéraire qu’il animait.  Dick qui déboule dans sa vie et qui devient sa bouée de sauvetage alors qu’il traverse cette période trouble et douloureuse, noyé dans l’alcool.

Extrait page 199 :

« Bill ne lui en voulut pas. Il en convenait : l’image de la jeune femme héroïque qui sortait une vieille épave puant l’alcool de l’enfer des corvées ménagères avait quelque chose d’éculé, mais pourquoi rejeter une aide si gentiment offerte ? » 

Dans ce roman, on est confronté à la culpabilité, au déni, au mensonge qui sont autant de sentiments humains déjà douloureux individuellement mais terribles lorsqu’ils doivent être tous affrontés en même temps. Comment Bill va-t-il gérer cette situation inextricable alors qu’il ne peut parler de ce secret à personne ? Qui semble vouloir se venger de lui ? Qui veut lui faire payer pour ce crime sans témoin commis il y a si longtemps ?

Si vous voulez le savoir, alors je vous encourage à plonger dans cette histoire, n’hésitez pas.

J’ai aimé ce roman qui démarre doucement, au rythme de la vie monotone de Bill. J’ai aimé la montée en puissance à mesure que la vie de Bill part en lambeaux et que son univers qu’il croyait solide, s’effondre à vitesse grand V.

Cédric Lalaury manie le sarcasme à la perfection, il se joue des clichés des américains sur les français, il multiplie les clins d’œil à Stephen King et Henry James qu’il aime apparemment beaucoup même si les « écrivains » en général en prennent pour leur grade.

Extrait page 232 :

« Ecoutez Alan, je ne voulais pas vous heurter…

Tout ce que je voulais dire, c’est que vous devez faire attention avec lui : les écrivains sont souvent des vampires ou des charognards. Les êtres les plus égoïstes que la terre ait jamais portés. »

C’est bien écrit, c’est parfois drôle, souvent teinté d’humour noir, les personnages sont complexes et attachants.

Pour résumer mon sentiment, je dirais que j’ai passé un très agréable moment de lecture.

Paranoïa de Mélissa Bellevigne


 Aujourd’hui n’est pas coutume, Julie, notre jeune chroniqueuse, nous présente un livre en deux volume.

Est-ce un diptyque ou les deux premiers tomes d’une série plus longue, je ne sais pas.

Toujours est-il que ce titre pour l’instant comporte deux opus que voici.


Les livres : Paranoïa

Livre 1:  Paranoïa de Mélissa Bellevigne. Paru le 30 mars 2016 chez Hachette Roman dans la Collection Black Moon.  17€ ;  (300 p.) ; 22 x 14 cm
4e de couv du tome 1 : 
Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.
Livre 2 : Paranoïa Volume 2, Miroir  de Mélissa Bellevigne. Paru le 4 octobre 2017 chez Hachette Roman dans la Collection Black Moon. 17€ ; (391 p.) ; 22 x 14 cm
 4e de couv Tome 2 :

Qu’est-il arrivé à Judy et qui faut-il croire ?
Où s’arrête l’hallucination et où commence la réalité ?

Miroir

Qui est vraiment Judy Desforêt ?
Une jeune femme assiégée par la paranoïa et des hallucinations telles qu’elle en a perdu la raison jusqu’à vouloir se tuer ?
Est-elle victime d’un vaste complot ou bien une manipulatrice au discernement hors pair ?

Qu’est-ce qui a pu pousser Lisa, psychiatre renommée, à baisser sa garde face à cette patiente délirante ?
Aurait-elle manqué d’objectivité et de professionnalisme ?
Lisa n’a plus aucune certitude sur ses conclusions.

Apparaît subitement à Viryez un certain Alwyn Andrews.
Il ressemble en tout point à l’ami imaginaire qu’a décrit Judy.
Le jeune homme dit la connaître, être amoureux d’elle, vouloir la revoir. Mais de nombreux doutes planent à son sujet, faisant de lui un suspect idéal…

 

L’auteur :  Mélissa Bellevigne est née en 1990. Originaire de Savoie, Melissa Bellevigne a toujours été amoureuse des mots. Poussée par une imagination débordante, elle se met à écrire dès ses plus jeunes années, convaincue qu’un beau jour, ce sera son métier. Elle pense l’incipit de Paranoïa en 2009, alors qu’elle n’a que dix-neuf ans, s’inspirant de l’histoire de son arrière-grand-mère, des chansons du groupe Kyo et de sa fascination pour l’Angleterre. A la naissance de son premier enfant, elle choisit de se consacrer pleinement à son rôle de maman et décide d’ouvrir un blog, « Golden Wendy », pour garder un pied dans l’écriture et partager ses conseils dans des chroniques principalement orientées beauté et maternité. En avril 2015, son deuxième petit garçon voit le jour, et, quelques mois plus tard, l’envie de retrouver ses personnages resurgit et elle se replonge dans la rédaction de ses romans avec passion. Aujourd’hui, Melissa jongle avec les métiers de maman, blogueuse et romancière, pour son plus grand plaisir.

 

Extrait:
« Je me suis rendu compte que la vie est un paradoxe. Que les gens passent sans se préoccuper vraiment des autres, sans savoir ce qui se trame derrière certaines portes. Que le temps passe vite, trop vite, qu’on a le choix une seconde, et que, la suivante, tout nous tombe dessus, qu’on ne contrôle plus rien. »

 

Le compte rendu de Julie

Alors je fais la critique de « Paranoïa » de Mélissa Bellevigne et la suite « Miroir »

Titre: « Paranoïa« 
Auteure: Mélissa Bellevigne
Genre: Thriller psychologique

Judy âgée de 20 ans, enceinte est dans un hôpital psychiatrique suite à des signes d’agressions à Londres. Lisa une psychiatre renommée va prendre en charge son dossier. Judy va lui raconter son histoire dont un ami imaginaire Alwynn qu’elle voit mais est-elle vraiment paranoïaque? Que cache t-elle?

 Avez-vous déjà lu fini un livre en faisant whaou? c’est ce qui m’est arrivé pour les romans de Mélissa Bellevigne une youtubeuse connu sous le nom de « golden wendy » avec ses romans « Paranoia » et la suite de Paranoia « Miroir » du genre thriller psychologique. J’avais quelques a priori en pensant que c’était écrit par une youtubeuse et pourtant j’ai adoré sa plume, j’ai adoré cette histoire, j’ai rien vu venir, il faut lire le tome 2 pour comprendre et ne pas s’arrêter au tome 1.

 

Commandement 1: Le doute et le suspense seront de mise

En effet, au début de l’histoire nous ne savons pas si Judy est folle, paranoïaque ou si elle dit la vérité, si son ami imaginaire existe vraiment ou non, le doute s’immisce dans notre tête.

Ensuite, Judy va se livrer à la psychiatre Lisa, elle va nous raconter son histoire, une histoire entre la France et l’Angleterre, on va voyager.

Attention retiens ta respiration et entre dans ses livres en ayant l’esprit ouvert et peut-être que tu n’en ressortiras plus en étant pris par ce mystère, ce suspense et les surprises. Cède à la tentation comme une grosse gourmandise, un chocolat ça ne fait pas de mal une fois haha.

Commandement 2: Des personnages complexes et des secrets seront de la partie

 

 Un des points forts de ses livres sont ses personnages. 

Dans le 1er tome, nous nous attachons à Judy par son histoire et à Lisa par sa vie personnelle. Lisa traverse une mauvaise passe par sa vie personnelle, elle est une Workaholics (une acharnée du travail), son travail passe avant tout même si elle cherche aussi à être épanouie dans sa vie personnelle en voulant un enfant. Comme vous l’aurez compris, ses deux personnages sont dans un sens liées, l’une (Judy) enceinte ne veut pas de bébé et l’autre (Lisa) en recherche un.

Un autre personnage apparaît également dans le 1er tome, il s’agit d’Alwynn l’ami imaginaire que Judy va parler dont un lien fort va les unir. Alwynn est un ami imaginaire décrit comme un gentleman anglais. Oui, il y aura de la romance mais l’intrigue principale est ce suspense de savoir le mystère de Judy si elle dit la vérité, les secrets qu’entourent ce personnage qui seront révélés dans le tome 1 et 2.

Le tome 2 donne une autre version de l’histoire du tome 1, on est déstabilisé mais le tome 2 apporte des réponses par rapport à l’histoire du tome 1. Nous retrouvons les deux personnages, Lisa évolue mieux dans le tome 2 que le tome 1 alors qu’elle peut beaucoup nous énerver dans le tome 1 avec son obsession, dans le tome 2, Lisa comprend ses erreurs et nous apparaît plus humain. Alors qu’on peut être touché par Judy dans le tome 1, elle nous apparaît plus complexe dans le tome 2.

 Les secrets de famille seront au centre de l’intrigue

Ceux qui aiment ce sujet seront ravis. Personnellement, j’adore les secrets de famille, j’ai également adoré que dans le tome 1, nous ne savons pas où est-ce que l’intrigue va nous mener? Rêve ou réalité? Folie ou réalité? C’est ce qu’on se pose tout au long de l’intrigue du tome 1 et 2.

Ainsi, je conseille d’enchainer le tome 1 et le tome 2 pour bien comprendre l’histoire.

Commandement 3: Retourné sera ton cerveau, cogite bien dans ta tête!

Ton cerveau sera retourné tel une crêpe, une pancake que tu auras le souffle coupé que ça soit dans le tome 1 ou dans le tome 2. « Cogite bien dans ta tête » peut être la réplique d’un psychopathe tueur en série et pourtant ça résume bien ses livres.

Sadique est l’autrice Mélissa Bellevigne. 

En effet, Mélissa Bellevigne connue également sous le nom de « golden wendy » sur sa chaine youtube a révélé lors d’une interview youtube auquel des lectrices et booktubeuses l’ont interrogé qu’elle est une sadique qui veut que nous pensons toujours à son histoire une fois fermée ses livres en nous posant des milliers de questions. « Les réponses sont dans ses livres » a t-elle dit où je pense que ses livres nous donnent la possibilité d’interpréter à notre manière l’histoire. C’est une chose qui peuvent rebuter certaines personnes mais personnellement j’ai adoré cette possibilité.

En conclusion: je conseille cette série de livre à tous les amateurs de sensations fortes qui aiment les surprises, les retournements de situation en aimant cogiter. Quel goût auras-tu de cette lecture? Un arrière goût ou une sensation jouissive telle que lorsqu’on croque à une pomme? A toi de jouer! Ce qui est sûr c’est que ses livres peuvent diviser, certains vont aimer ou adorer comme moi et d’autres vont ne pas être embarqué dans cette histoire, ne pas aimé ou être déçue, c’est à chacun ses goûts et ses attentes. Personnellement, l’autrice m’a eu, elle m’a surprise, bien berné et m’a retourné le cerveau et j’ai adoré ça! Oui à entendre ça c’est paradoxal et sadique mais j’aime son côté sadique que j’ai aussi ^^ Ses livres m’auront en tout cas bien marqué et m’auront fait bien réfléchir et resteront dans mon top des meilleurs thrillers psychologiques. Je tire mon chapeau à l’auteure dont « paranoia » est son 1er roman et dont « miroir » est la suite.

L’héritage de Lizie de Lawren Schneider


Le livre : L’héritage de Lizie de Lawren Schneider  Paru le 30/05/2015 en autoédition. 18€ ; 299 pages ; 15,6 x 1,9 x 23,4 cm

 

l’auteur : LAWREN SCHNEIDER
Amateur de littérature américaine, de thrillers et de romans noirs, Lawren Schneider livre ici son premier roman 100% action ! Chef de tribu hyperactif, Lawren est originaire de la région de Strasbourg. Il a choisi l’autoédition pour ses deux premiers romans afin de conserver sa liberté de ton et de rester au plus près de ses lecteurs.

 

 

Lawren Schneider par lui même :

Ma première vie a débuté en 1971 à Strasbourg. Elle était placée sous le signe de l’urgence, l’urgence de vivre intensément. Curieux maladif, je n’ai jamais su choisir, j’ai voulu tout avoir, tout vivre. Musicien multiinstrumentiste, étudiant en sciences, père de famille à 20 ans, vendeur de flûtes traversières, manager dans l’industrie du bâtiment, chef de tribu, amoureux investi, voyageur insatiable, entrepreneur.

Ma deuxième vie a débuté en 2014. Se poser. Se poser les bonnes questions. L’écriture est arrivée dans ma vie sans prévenir, comme une évidence, une passion maîtrisée, mais jouissive.
« L’héritage de Lizie » est mon premier roman, un thriller, autoédité en juin 2015.
Ce n’est qu’après avoir écrit le mot « FIN », que j’ai décidé de poursuivre l’aventure. Un an plus tard, j’ai publié « Le prix à payer », une nouvelle aventure de mon héroïne, Lizie.

En 2017, sortira , un roman plus personnel, mais aussi plus dramatique et plus noir. Un thriller dont l’histoire tragique prendra sa source au sein du camp russe où ont été enfermés les « Malgré-Nous » alsaciens et mosellans durant la Deuxième Guerre mondiale.  Son titre »Les larmes des cigognes ». Sortie prévue en Novembre 2017.

Emilie délivre son avis

 

🎊 L’HÉRITAGE DE LIZIE de Lawren Schneider 🎊

Un thriller trois étoiles, 100% action.

Résumé : 
Lizie est une jeune journaliste parisienne menant une vie ordinaire jusqu’au jour où un inspecteur d’Interpol l’avertit que son demi-frère Matthieu est en réalité à la tête d’un des plus gros réseaux de trafic de stupéfiants de l’Ouest américain. Les autorités le soupçonnent même de vouloir enlever Lizie. Le monde s’écroule autour d’elle : pourquoi lui voudrait-il du mal ? Qui est donc véritablement celui pour qui elle avait tant d’admiration ?
De Paris à Las Vegas, Lizie va découvrir le vrai visage de celui qu’elle croyait connaître et n’en sortira pas indemne…

Mon avis :
On découvre l’héroïne principale, Lizie, et sa vie plutôt calme. Enfin… Au début. Car rapidement tout va se dégrader.
J’espère que vous avez le cœur bien accroché car, dès que vous ouvrirez ce livre, vous serez entraîné dans un road trip endiablé.
La vie de Lizie bascule, toutes ses certitudes sont remises en question. Pour elle, plus rien ne sera jamais comme avant.
L’auteur nous emmène de la France aux États-Unis, de question en question, de révélation en révélation, jusqu’au final… Étonnant et émouvant.
On a furieusement envie de lire la suite…

Révélée de Renée Knight


urlLe livre : Révélée de Renée Knight.Traduit de l’anglais par Séverine Quelet. Paru le 9 avril 2015 au Fleuve Noir. 19,90€ ; (360 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé n’est certainement pas fortuite…

Le livre a simplement été déposé dans sa boîte aux lettres. Sans cachet de la poste, sans aucun message. Depuis qu’elle l’a commencé, Catherine ne dort plus. C’est sa vie qu’elle lit, révélée sur le papier par un inconnu.

Un certain E.J. Preston qui sait tout d’elle.

Même son secret le mieux enfoui…

indexL’auteur : Renée Knight vit à Londre. Elle est réalisatrice, productrice et auteur de documentaires.
Elle a travaillé sur les documentaires d’art à la BBC et sur des scripts pour le cinéma et la TV pour la BBC, Channel Four, et Capital Films.
En avril 2013, elle est diplômée de la « Faber Academy ».

« Révélée » est son premier roman.

Extrait :

Catherine retourne à la cuisine et verse le reste de la bouteille dans son verre, puis ouvre la baie vitrée qui donne sur la terrasse. Elle allume une cigarette, et alterne entre une bouffée de tabac et une lampée de vin. Elle pense que ça va la calmer. Mais non. Ça lui met les nerfs à vif. Ça la rend agitée. Elle veut se punir. Et la cigarette fait partie du châtiment, un processus d’autodestruction lent, et le livre en est un autre.

Résumé et avis :

Catherine ne sait plus comment ce livre lui est parvenu, mais depuis qu’elle l’a commencé, elle ne dort plus. Angoissée, obsédée par cette lecture, elle ne parvient pourtant pas à la terminer, terrifiée par ce que la fin pourrait révéler. Car le personnage de ce livre, c’est elle. Elle en est convaincue. Et l’auteur, E. J. Preston, y expose un secret qu’aucune personne vivante n’est censée connaître. Derrière ce pseudonyme, se cache Stephen Brigstocke. Cet ancien professeur voit sa vie déraper doucement et sûrement depuis le décès de son épouse. Jusqu’au moment où il découvre dans les affaires de celle-ci les photos d’une femme sur une plage et posant nue dans une chambre d’hôtel. Stephen n’a alors plus qu’un but : voir sombrer celle qu’il juge être la source de son malheur…

Vous voulez lire un bon roman psychologique, alors celui-ci peut vous plaire.Voici un premier roman qui surfe sur la vague en vogue actuellement, le thriller psychologique. Et ça les anglais et plus spécialement les anglaises savent faire.

L’héroïne qui se retrouve confronter à un terrible secret surgit de son passé. Un secret qui risque de bouleverser la petite vie tranquille de celle-ci et de sa famille. Elle, qui a réussi à se construire malgré les tourments. Rien de bien nouveau me direz-vous. Et bien non, sauf peut-être la façon dont l’auteur aborde se thème.

En effet, Renée Knight alterne les points de vue. Et nous vivons l’histoire à travers le prisme des différents protagonistes. Ceux-ci ont chacun leur point de vue sur un même événement, et ils nous éclaire sur celui-ci de manière totalement différente. Si bien que nous avançons dans ce récit par petite touche. Et à notre tour, au fur et à mesure des révélations, des rebondissements, nous changeons notre façon d’envisager l’intrigue. Nous venons à rentrer en empathie avec untel ou avec tel autre et puis d’un revers on se prends à le détester. L’auteur joue merveilleusement avec nos sentiments qui souvent, tout au long de récit vont se montrer contradictoire.

Et en ce sens le livre est parfaitement réussi. Nous sommes sans cesse en quête de vérité, car ici chacun à la sienne. Du coup le doute s’installe en nous. Alors en poursuit notre lecture pour avoir les réponses à nos interrogations. Et c’est en véritable page-turner que ce livre se dévoile à nous. On ne peut le lâcher de peur de passer à coté de quelques choses. Comme un indice que l’on aurait pas vu, d’une preuve, d’une phrase loupées qui nous apporteraient un peu de cette vérité.

Maintenant, me restera-t-il quelques choses de ce bouquin dans quelques temps. je n’en sais foutre rien. Mais ce dont je suis certaine, c’est d’avoir passer un sacré bon moment de lecture. Et cette histoire addictive a su me captivée de bout en bout.

Extrait :
Cela devait faire presque quarante ans que je n’avais pas lu ces mots. Elle avait écrit le roman l’été précédant la naissance de Jonathan. C’était comme si elle se trouvait dans le lit avec moi. Je pouvais entendre sa voix avec clarté : celle de Nancy, jeune femme, pas encore mère. De l’énergie se dégageait de ces pages, de l’intrépidité, et cela m’a renvoyé à une époque où nous étions excités par l’avenir, où les choses qui ne s’étaient pas encore produites nous réjouissaient plutôt qu’elles nous effrayaient. Ce soir-là, je suis allé me coucher heureux, conscient que même si elle m’avait quitté, j’avais eu de la chance d’avoir Nancy dans ma vie. Nous nous étions ouverts l’un à l’autre. Nous avions tout partagé. Je croyais que nous savions tout l’un de l’autre.