Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann


Le livre : Demain c’est loin de Jacky Schwartzmann. Paru le 12 octobre 2017 chez Seuil dans la collection Cadre Noir. 17€.  (182 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche chez Point le 11 octobre 2018. 6€60 . (182 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

 » J’avais un nom de juif et une tête d’Arabe mais en fait j’étais normal.  » Voici François Feldman, originaire de la cité des Buers à Lyon, plus tout à fait un gars des quartiers mais n’ayant jamais réussi non plus à se faire adopter des Lyonnais de souche, dont il ne partage ni les valeurs ni le compte épargne. Il est entre deux mondes, et ça le rend philosophe. Juliane, elle, c’est sa banquière. BCBG, rigide et totalement dénuée de sens de l’humour, lassée de renflouer le compte de François à coups de prêt.  » Entre elle et moi, de sales petites bestioles ne cessaient de se reproduire et de pourrir notre relation, ces sales petites bêtes contre lesquelles nous ne sommes pas tous égaux : les agios.  » Mais le rapport de force va s’inverser quand, un soir, François lui sauve la mise, un peu malgré lui, suite à un terrible accident. Et la banquière coincée flanquée du faux rebeu des cités de se retrouver dans une improbable cavale, à fuir à la fois la police et un caïd de banlieue qui a posé un contrat sur leurs têtes. Pour survivre, ils vont devoir laisser leurs préjugés au bord de la route, faire front commun. Et c’est loin d’être gagné.

L’auteur : À vingt ans, Jacky Schwartzmann a lu tout Arthur Rimbaud et connaît tout de NTM. Puis les petits boulots s’enchaînent, autant pour gagner sa vie que pour vivre la vie des travailleurs normaux. Éducateur, barman, libraire à Lyon, puis assistant logistique chez Alstom, expérience qui lui inspire son roman Mauvais Coûts (La Fosse aux ours, 2016 et Points, 2017).
Avec Demain c’est loinJacky Schwartzmann signe un polar sous haute tension, violemment drôle et d’une belle humanité.
Extrait :
Si on proposait aux gens de pouvoir tarter impunément quelqu’un dans leur vie, je parie qu’il y aurait pas mal de banquiers qui s’en prendraient une. Y aurait des assureurs, des députés, peut-être un ou deux chauffeurs de taxi, mais il y aurait surtout des banquiers. C’est pour ça qu’ils embauchent que des têtes à claques pour ces jobs, ça doit être un prérequis.

 

la Kronik d’EPPY FANNY

DEMAIN C’EST LOIN de Jacky SCHWARTZMANN aux Editions du Seuil

Suite aux conseils d’Ida Mesplède, lors d’un dîner, j’ai découvert l’auteur, Schwartzmann Jacky lors de TPS et y ai fait l’acquisition de ce roman. Eh bien je n’ai pas été déçue !

Ce roman policier-sociétal déjanté est un délice.

L’histoire :

Celle de François Feldman, non, pas le chanteur, juste un mec à la ramasse avec une tête de beur et un nom juif. Ce n’est pas le tiercé gagnant. Il est clair que les fées ont oublié de se pencher sur son berceau.

François, il a grandi dans la cité des Buers à Lyon. Une cité qui craint grave. Il y a tellement traîné avec les arabes de la cité qu’il a comme surnom le Rebeu blanc en plus du Juif. Puis comme il a été bien nourri par la cuisine orientale des mères de ses potes on l’appelle aussi « le Gros ». Là, pas d’ambiguïté, ça colle nickel !

Pour trouver sa place dans la société et devenir un vrai Français, il a quitté la cité et s’est installé à Lyon où il a monté sa boutique. Il y vend des T-shirt avec de fausses citations de son cru :

Extrait P.16 : « Une de mes préférées était : « on est bon, avec les nouveaux freins ? Ayrton Senna. » J’avais aussi : « Mais puisque je vous dis que ça passe ! Capitaine du Titanic. » Enfin voilà ce genre de trucs. »

Une boîte sur le déclin qui lui vaut d’être convoqué régulièrement par sa banquière, Juliane Baccardi. Un monde les sépare. Même si, à la grande surprise de François, ils ont en commun la cité des Buers, où Juliane œuvre dans une association d‘aide aux pauvres.

François fait un petit tour chez Fouad, son coiffeur, et voilà notre pied nickelé avec une nouvelle idée de génie. Il lui faut la financer d’urgence. Oui mais , bernique niveau banque pour un prêt. Faut dire que c’est pas malin de confondre la Banque Populaire avec une succursale des pompes funèbres Algériennes !

Une solution, comme une évidence : aller taper son pote Saïd, le caïd de la cité. Oui mais voilà la mort c’est sacré chez les rebeus et l’accueil n’est pas celui espéré.Voilà notre François qui repart la queue entre les jambes.

Puis une belle journée de merde comme celle-ci ne peut que se terminer en apothéose.

Une Audi A3 écrase le cousin de Saïd contre un mur, au volant se trouve sa banquière, et, comme un con, il saute dans la voiture. Tant qu’à lui sauver la peau à cette conne ce sera contre le prêt dont il a besoin. Faut pas confondre Feldman avec l’abbé Pierre.

Les voilà en fuite pour sauver leur peau. C’est que pour Saïd la famille c’est sacré !

Un répit de quelques heures chez Brigitte et Chonny (j’en pleure encore de rire), mais à l’impossible aucun étalon n’est tenu et tant pis si Juliane gueule.

Puis l’idée : l’agence immobilière du père de Juliane et ses clés de maisons vides à disposition… Ouf ! Enfin ouf c’est vite dit…

Cette histoire nous entraîne dans un road movie hilarant où l’on croise des êtres humains de tous horizons, où les truands les plus futés ne sont pas tous dans les cités, où il fait bon se mettre au vert du côté d’Alger. Où les sentiments, bons comme mauvais, sont présents et parfaitement décrits, et où l’humour, par moments, a un goût de pudeur.

Une excellente peinture sociale de la vie en cité et une peinture au vitriol de notre Sté actuelle. Un roman où l’on appelle un chat, un chat et une chatte, une chatte. Jubilatoire.

Je me suis régalée de ce roman qui m’a donné envie de découvrir les autres écrits de Jacky. Ida, mon banquier ne te dit pas merci. Moi oui !

L’année du Lion de Deon Meyer


Le livre : L’année du lion : les mémoires de Nicolas Storm sur l’enquête de l’assassinat de son père de Deon Meyer. Traduit de l’afrikaans et de l’anglais par Catherine Du Toit et Marie-Caroline Aubert. Paru au Seuil  le 19 octobre 2017.  23€ ; (629 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche le 11 octobre 2018 chez Point.  9€ ; (624 p.) ; 18 x 11 cm

4e de Couv : 

Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer. Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un cercle d’irrigation. Je vais trouver ses tueurs et je le vengerai.
Ce qui suit est mon histoire.

L’auteur : Né en 1958 à Pearl, Afrique du Sud, Deon Meyer est aujourd’hui l’auteur unanimement reconnu de best-sellers, traduits dans de nombreux pays, parmi lesquels Les Soldats de l’aube, 7 jours, À la trace et En vrille, disponibles en Points.

 

Extrait :
Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu’elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes.

 

Le post-it de Ge

L’année du Lion de Deon Meyer

Voici un titre que j’ai lu à la charnière de l’année 2017-2018. Un peu sur l’une, un peu sur l’autre. Un livre qui aurait pu être dans mes coups de coeur 2017 mais je ne l’avais pas tout à fait terminé. Aussi je profite de sa sortie il y a peu en poche pour rattraper le coup et vous en parler.

Un livre qui ne revient en mémoire presque un an après l’avoir lu c’est plutôt bon signe. Que l’histoire se rediffuse en moi si vite, ça confirme ma première impression après lecture. Cette histoire est une putain d’histoire. Mais au fait de quoi ça cause l’année du Lion

A Amanzi, Nico Storm n’a qu’une idée en tête : retrouver ceux qui ont tué son père, Willem Storm, et le venger. Amanzi est le nom de la colonie fondée par Willem pour sauver la race humaine, après son anéantissement presque total par la Fièvre. Maintenant que son père n’est plus, Nico, formé par Domingo à l’art de tuer, se met en quête de ses assassins.

Vous l’aurez compris le postulat de départ de ce titre c’est la fin de l’hégémonie de la race humaine. Bref nous sommes là dans un roman post-apocalyptique. La catastrophe a eu lieu, les catastrophes. Le monde tel que nous le connaissant n’est plus, il est devenu hostile. L’homme n’y a plus sa place.

Dans ce nouveau monde tout est à réinventer et dans ce sens L’année du Lion est un roman initiatique. Un récit du présent où futur et passé se mélangent. Où un adolescent maintenant devenu adulte doit se débattre avec ses incertitudes

En 5 temps, Déon Meyer nous questionne sur l’avenir de l’humanité rien que ça ! Il nous propose aussi de réfléchir à la nature humaine, la véritable nature humaine. L’homme, justement, est-il empreint d’humanité ?

Je ne peux décemment pas vous en dire beaucoup plus sur ce livre sans rentrer trop dans l’histoire. Sauf peut-être vous dire qu’il est découpé en 5 partie : L’année du Chien, l’année du Corbeau, Puis suivent les années du Chacal et du Cochon et pour finir l’année du Lion.  Vous dire de quand l’aventure démarre Nico n’a que 13 ans et qu’il vagabonde seul avec son père sur les routes de l’Afrique ravagée que la catastrophe a totalement rendue sauvages et hostiles. Et que L’année du Lion est un roman choral même si Nico en est le principal narrateur.

Voilà vous savez presque tout, aussi que puis-je rajouter ? Si je sais, alors….

– « Oui vraiment, ce livre est un sacré bouquin que je ne suis pas prête d’oublier. Oui Vraiment L’année du Lion est une dystopie que nous devrions tous lire. »

 – « Assurément il sera dans mon top 10 »

Une vraie famille – Valentin Musso


Valentin Musso sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Venez à sa rencontre.

Le livre :  Une vraie famille de Valentin Musso. Paru le 1er octobre 2015 aux éditions Seuil. 19.90€ ; (374 p.) ; 22 x 15 cm

Paru le 12 mai 2016 en format poche à 8€, aux éditions Points. (426 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Il s’appelle Ludovic, c’est du moins le prénom qu’il a donné. Un jeune homme simple et sans histoires. En apparence.

Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux de jardinage. Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s’installe dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard.

Mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur cauchemar ne fait que débuter. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n’est pas du tout celle qu’ils croyaient.

L’auteur :  Valentin Musso est né en 1977. Il est agrégé de lettres. Il enseigne la littérature et les langues anciennes dans les alpes-Maritimes. Valentin Musso a publié son premier « La Ronde des Innocents » aux Editions Les Nouveaux Auteurs en 2010. Sélection 2011 Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. Son roman « Une vraie famille » est Sélection 2016 du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points. En mai 2011 est sorti son second roman Les Cendres Froides. Superbe texte sur les Lebernsborn. C’est un grand admirateur de Denis LEHANE et de Jean-Christophe GRANGE. Dans la famille MUSSO, on compte trois frères : Guillaume est bien le frère ainé de Valentin mais chacun a son univers littéraire.

 

Extrait :
« – Vous voulez de l’aide ?
François leva les yeux en sursautant. Il ne l’avait ni vu ni entendu approcher. Sa cape de pluie ruisselante lui donnait des allures de randonneur parti chercher des champignons au fond d’un bois. De sa capuche émergeait un visage pâle et fin dont la régularité n’était brisée que par un nez légèrement busqué.
Il était jeune, certes, mais moins que François ne l’avait cru. 22 , 23 ans peut être .
-vous voulez de l’aide ? répétât ’il en tendant son long bras vers la roue .
Pis au dépourvu , François finit par acquiescer d’un signe de tête.
Par ces quelques mots , il venait de faire irruption dans sa vie. »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

En apparence , il s’agit d’un couple de parisiens on ne peut plus ordinaire , fraîchement arrivés dans leur résidence secondaire isolée pour la convalescence de Monsieur dans le village à proximité de Quimperlé.

On a d’abord , l’époux, François, âgé d’une cinquantaine d’années  , professeur d’histoire à l’université . On a ensuite , Mathilde , sa femme un peu plus jeune que lui, peintre . Ils se retrouvent depuis peu dans leur maison de vacances où ils ont tout fait pour la rendre à leur image , conviviale et accueillante .  Ce couple vient de traverser un drame , et a cherché à s’enfuir de leur quotidien afin d’apaiser leurs souffrances . François , blessé lors d’une attaque par balle , ne se déplace jamais sans sa béquille et s’empiffre de calmants toujours plus forts afin de réduire ses douleurs ce qui n’est pas pour déplaire à Madame qui peut de ce fait vaquer à ses occupations …

Ils sont seuls , se sentent isolés du monde carne côtoient personne , à part leur plus proche voisin , agriculteur, qui parfois leur rend visite afin de leur apporter ses cultures  et de faire le curieux sur ce couple « parfait ».

Et puis un jour , vient Ludovic , jeune garçon paumé , qui cherche du travail . Le couple décide donc de l’embaucher quelques jours pour de menus travaux : jardinage, bricolage , peinture … Petit à petit , Ludovic prend ses aises et s’installe … Il leur déclare même se sentir aimé , membre d’une réelle famille …

Sauf que toutes les bonnes choses ont une fin et que le contrat qui les unissait se termine . Ludovic leur annonce donc son intention de les quitter …

C’est là que tout bascule pour cette « famille » sans histoire … Huit clos stupéfiant et tellement empreint de réalisme !

Les traumatismes liés à l’enfance y sont évoqués ,. On découvre le résultat de certaines formes d’éducation jugées trop strictes et les dégâts qu’elles peuvent engendrés …

Le syndrome de stress post traumatique est également bien présent et parfaitement bien illustré . le syndrome de Stockholm fait son apparition en toute subtilité …

Ce thriller consacre chaque partie à un personnage en particulier afin de les connaître entièrement . Et là , la violence et les esprits perturbés font leur entrée fracassante ne cessant d’accroître tout au long du récit .

Vous l’aurez compris ce thriller vous tiendra en haleine c’est promis !

Top class killer de Jon Osborne


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9782021050615,0-1329248Le livre : Top class killer de Jon Osborne.Traduit de l’anglais (États-Unis) par Aline Weill. Paru le 12 avril 2012 au Seuil dans la collection Seuil Policier.21€ ; (363 p.) ; 23 x 14 cm

 

4e de couv :

Nathan Stiedowe, tueur en série d’une intelligence et d’une force exceptionnelles, reconstitue avec minutie les crimes atroces de prédécesseurs célèbres. Il a pour double objectif de remplir sa mission à la perfection pour prouver qu’il est le plus fort de tous, et surtout de «se venger de la garce qui lui a volé sa vie».

L’agent spécial du FBI Dana Whitestone, l’une des meilleures dans sa partie, est la seule capable de neutraliser cet homme qui ne commet pas d’erreur.

Convaincu de sa supériorité absolue, Nathan laisse à son intention sur chaque scène de crime un «souvenir» macabre pour indiquer où il frappera la fois suivante. Indices révoltants qu’elle parvient à décrypter, mais chaque fois trop tard.

 

L’auteur : Jon Osborne a travaillé ces dernières années comme reporter free-lance pour le Naples Daily News de Floride, où il a tout traité, des ventes de charité aux triples meurtres. C’est un vétéran de la Marine américaine.

 

Extrait :
Les tueurs tuaient : c’était ce qu’ils faisaient. C’était leur boulot, putain ! Les bons ne se faisaient jamais prendre. Et les meilleurs, on en parlait toujours des siècles après leur mort. Mais la palme ne pouvait être remportée que par un seul champion – le lion dominant de cette drôle de meute –, et c’était un titre que Nathan avait bien l’intention de revendiquer.

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Le post-it de la bibliothécaire

Nathan Stiedowe, tueur en série, reproduit les crimes de prédécesseurs célèbres, avec pour objectif d’atteindre la perfection et de ne pas être pris. Il veut se venger de l’agent du FBI Dana Whitestone, qui, à l’âge de 4 ans, a assisté aux meurtres de ses parents et a décidé de consacrer sa vie à poursuivre les meurtriers.

Alternant les chapitres, un pour le tueur en série et le suivant pour l’agent du FBI, ce page turner est dans la mouvance de la série TV « esprits criminels »

Pour ce qui est de jouer au chat et à la souris dans un grand bain sanglant, les personnages de Jon Osborne rejoignent brillamment, sur l’échelle de l’horreur et de la manipulation, les personnages de Karin Slaughter et de Mo Hayder. Si Jon Osborne s’inscrit dans leur lignée, nul doute que son thriller doit être passionnant ! Excellent .

Granitique et monolithique, cette histoire plaira aux amateurs du genre.

Il est a noté que ce livre est préfacé  par Stéphane Bourgoin, le spécialiste français, s’il en ai un, des tueurs en série.

 

Lire Ici le début de Top class Killer

Du son sur les murs / Frantz Delplanque


Mes petites lectures

FD&FDLe livre : Du son sur les murs / Frantz Delplanque. Paru le 30 octobre 2011 au Seuil. 396 pages – 21.80 €

Réédité en poche le 13 mars 2014 chez Point. 7,90€ 432 pages

4e de couv :

Auteur d’une trentaine de meurtres non élucidés,

Oui, mais voilà, un seul être vous manque et… tout se met à foirer. Où donc est passé Al, le pêcheur ? Perle ne lâchera pas Jon tant qu’il ne l’aura pas retrouvé. Or Jon ne se sent aucun don pour rechercher un individu sans avoir à le tuer. La vérité, c’est qu’il n’aspire qu’à aimer.

À aimer ? OK, alors prouve-le, Papy !

On est frappé par le rythme de cette comédie policière, son intrigue inavouable et son infatigable ironie, et par l’à-propos de ses incessantes références musicales. Du son sur les murs, polar euphorique, défi à tous les puristes, quel que soit leur genre de pureté, est le premier roman de Frantz Delplanque.

FD&&&L’auteur : Frantz Delplanque est né en 1966. Il fait des études en sciences politiques à Toulouse puis Paris. Au cours de sa carrière, il a été conseillé théâtre à la DRAC Alsace, chargé de mission théâtre et danse des Bouches du Rhône, directeur de la culture des Landes, directeur du développement culturel à Nantes… Il est à présent directeur adjoint culture à la Ville de Montpellier et directeur du théâtre Jean Vilar.
Extrait :
« J’étais capable de donner le biberon à Luna et même de la changer. Je la gardais à la plage quand Perle voulait nager.
— Faut que je retrouve mon corps d’avant, disait-elle.
Et elle me montrait ses abdos qui se raffermissaient de jour en jour.
Elle me prenait pour un grand-père ? du moins, c’est ce que je croyais. J’aurais préféré être un gentil vieux qui aurait eu un boulot avouable et n’aurait jamais tué personne, même par accident. »

Lecture d’avant

Le post-it de la bibliothécaire

Jon Ayaramondi est devenu tueur à la suite d’une peine de coeur. C’est de nouveau son grand coeur qui le fait partir à la recherche d’Al, le nouveau compagnon de Perle, une femme qu’il a autrefois aidée. Au fur et à mesure que sa traque avance, le passé de ce dernier lui paraît de plus en plus obscur. Bientôt Flamby, le copain d’Al, puis Louise, la femme dont Jon est amoureux, sont assassinés.

FD&&&&Le premier roman de Frantz Delplanque est un polar aux accents de comédie. L’auteur construit là une intrigue goûteuse. Son ton ironique et décalé rend le récit crédible. L’histoire se déroule sur fond de rock très rythmé.

Le roman vaut aussi par ses personnages : ils prennent corps au fil des pages, et celui de Jon Ayaramandi est une véritable réussite.

Avec des chapitres compacts, des dialogues percutants et enlevés, Delplanque réussit là une excellente fantaisie criminelle. La play-list franchement rock, plus précisément rock garage, donne du « peps » au récit.

Lire ICI le début

Sanglants trophées de C.J.Box


Lecture d’avant

9782020789424,0-3426329782757806128,0-408276Le livres : Sanglants trophées de C.J.Box. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) William Olivier Desmond. Paru le 19 octobre 2006 au Seuil dans la collection Seuil policier.     21€30 ; 23 x 14 cm
Réédité en poche au Point le 4 octobre 2007 dans la collection Point Policier sous la collection « Une enquête de Joe Pickett ».  7€60 ; (412 p.) ; 18 x 11 cm
 
 4e de couv :
Il fait un temps superbe en cette fin d’été à Saddlespring, Wyoming, lorsque, au retour d’une partie de pêche, le garde-chasse Joe Pickett tombe sur le cadavre d’un élan mutilé. Horrifié, il décide d’enquêter et peu après apprend que c’est maintenant du bétail qui, lui aussi, est mutilé. Tout le monde aimerait que le coupable soit un grizzly – certes ennuyeuse, l’affaire resterait explicable -, mais les coupures sont trop nettes pour qu’il s’agisse de morsures. Le pire est atteint lorsque deux hommes étant retrouvés morts, on s’aperçoit que leurs blessures ont tout des mutilations qui inquiètent les éleveurs du voisinage. Soudain il ne s’agit plus d’enquêter sur des événements macabres, mais d’empêcher quelqu’un ou quelque chose de continuer à semer la terreur.
th (17) L’auteur : Né en 1967 dans le Wyoming, où il vit encore aujourd’hui, C. J. Box a longtemps travaillé comme guide de pêche et manoeuvre dans un ranch. Il a reçu les plus grands prix du roman policier américain, dont le Barry Award.

Résumé et avis :

Joe Pickett, garde chasse à Saddlestring dans la wyoming, découvre le cadavre mutilé d’un élan. L’absence de prédateurs auteour de la dépuoille et la nature de l’ablation des visères, opérée à l’évidence par un expert, ne manquent pas de l’intriguer.

Quelques jours plus tard, il apprend le massacre d’un troupeau de douze vaches, mutilées elles aussi avec autant de savoir faire.

La présence d’un ours Gtizzly dans les montagnes environnantes ne suffit malheureusement pas à expliquer l’étrangeté des blessures.

Macabre constat : les mutilations du bétail sont étranges, les parties génitales ont été coupées, et les têtes à demi scalpées laissent aux bêtes un rictus à vous glacer le sang. Pour le garde-chasse Joe Pickett, il s’agit de meurtres prémédités.

L’enquête du FBI piétine toujours quand deux hommes s’ajoutent à la liste des victimes.

La découverte de ces deux cadavres humains ayant subi un sort comparable marque une nouvelle étape dans l’horreur et impose la mise en place d’une cellule de crise. Il ne s’agit plus seulement d’éclaircir un mystère mais mettre terme à une folie meurtrière.

..Quatrième volet des aventures de joe Pickett, farouche défenseur de l’environnement, ce titre s’interresse aus menaces que font peser sur l’écologie et la biodiversité l’extension des forages de gaz et les spéculations qu’elle engendre.

Une touche de surnaturel donne une dimension nouvelle au récit de C.J.Box dont l’écriture sobre est au service d’une évocation sensible du parc national de Bighorn, cadre grandiose de ses intrigues

Lire le début ICI

Replay de Ken Grimwood.


seuil-010084 (1)9782020321266,0-792967Le livre : Replay de Ken Grimwood. Traduit de l’américain par Françoise et Guy Casaril Paru en avril 1988 au Seuil dans la collection Cadre Vert. 99 F ; (343 p.) ; 22 x 15 cm.

Rééditer en poche au Point  le 17 juin 1997.  7€95 ; (343 p.) ; 18 x 11 cm. C’est cette édition que je viens de relire.

4e de couv :

À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive.

Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédente existence…

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui?

« En fait, songea Jeff, étourdi, ses parents avaient maintenant à peu près le m^me âge que lui »

«Plus qu’un thriller, un prodigieux roman animé d’une force inaccoutumée.» Le Point

        Provocateur et plein d’humour, ce roman qui spécule allègrement sur le temps offre quelques effrayantes réponses à quiconque a jamais rêvé de rejouer sa vie. De quoi refroidir les fantasmes des replayers éventuels.
téléchargement (51)L’auteur : Kenneth Milton Grimwood, né le 27 février 1944 à Dothan en Alabama et décédé le 6 juin 2003 à Santa Barbara en Californie. Ken Grimwood a partagé sa vie entre le radio-journalisme, la psychologie et la littérature. Pour Replay, il a obtenu le World Fantasy Award en 1988.
Extrait : 
Ces choses là faisaient partie de sa vie, en étaient des composantes précieuses, mais elles ne la définissaient pas, elles ne devaient pas la diriger . Sa vie dépendait de lui, et de lui seul.
Les possibilités étaient infinies et il le savait.

Le post-it de la Bibliothécaire

 En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouvait dans son bureau new-yorkais écoutant sa femme qui répétait au téléphone : « il nous faut, il nous faut… ». Bien sûr il leur aurait fallu un enfant, une maison plus confortable, un job plus rémunérateur. Mais surtout parler. A coeur ouvert. Pour une fois.

     Sur ce, Jeff mourut d’une crise cardiaque.

     Et voici qu’il se réveille en 1963, âgé de dix-huit ans, dans sa chambre d’université à Atlanta. Programmé pour le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Fabuleuse différence. Il sait qui va gagner le prochain Derby, ce qu’il en sera d’IBM et d’Apple. De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à…

     …sa deuxième mort, à la même date. Et quand il se retrouve à nouveau en 1963, libre à lui d’expérimenter autre chose : le sexe, la drogue. A moins qu’il ne découvre l’amour avec une femme qui, comme lui, « rejoue » son existence jusqu’à…

     …leur troisième mort à la même date. Combien de fois vivront-ils ensemble (d’autant que la courbe du temps les condamne à se retrouver de plus en plus tard) en repassant par les assassinats de 1960, le Viêt-Nam, le Watergate, la révolution technologique ? Combien de fois se perdront-ils ? Et  pourquoi ont-ils été choisis pour recommencer leur vie ?

Voilà donc l’histoire que mon ami Yvan veut me faire lire ou plutôt relire. Car Replay est un titre que l’on m’avait déjà conseillé lors de sa sortie. J’avais à l’époque tout juste 22 ans et cet été là, comme quelques autres avant, je ne tournais pas rond. Ou disons que je m’éclatais comme on disait à l’époque. Et que j’étais plutôt dans l’excès. L’adulescente, l’étudiante que j’étais m’avais quasi pas de limite et était prête à toutes les expériences. Il faut dire que les années 80 ça a été les années de tous les possibles mais aussi de tous les dangers.

Depuis ma majorité, voire même un peu avant, j’avais cette liberté. Et, comme cette majorité tant attendue ne m’avait apportée comme cadeau que la perte d’un ami et celle d’un frère, je pensais que tout m’était désormais permis. Je pensais même que la mort viendrait me surprendre dans ma vingt quatrième année. Et oui, pourquoi pas moi, après tout. Alors en cet été 88, une amie, presque une sœur  m’a conseillé de lire ce titre. Et je me suis jetée à corps perdu dans celle-ci.

Alors, oui, quand Yvan m’a demandée si je voulais relire ce titre et être partenaire de cette lecture commune, j’ai tout de suite dit oui. J’ai pas hésité une seconde. Et puis d’abord comment dire non à Yvan…Je ne suis même sentie flattée voire honorée par sa proposition.

Et j’ai relu Replay. Je ne m’étais même pas imaginée tous les souvenirs, tous ces souvenirs que cette relecture allait déclencher en moi.

Parce que Replay, parle de la mort, forcément, cette mort inéluctable que tout à chacun va un jour connaitre. Une expérience commune à toute l’humanité. Mais Replay parle aussi de la vie, de ce que chacun de nous peut en faire. Des choix ou des desseins qui s’ouvrent à nous.

En revenant sans cesse à sa vie, notre héros est-il vraiment maître de sa nouvelle destinée ? Peut-il réellement influencer sur celle-ci. ? Mieux, s’il peut changer le cours de sa vie, peut-il changer le cours de l’histoire ? Avoir la possibilité de renverser le cours les choses, de prévenir les catastrophes,  de rendre le monde meilleur.  Rendre l’humain meilleur…

Tant de questions…Tant de questions souvent sans réponse !

Mais Replay parle aussi de l’amour. Celui dont on rêve tous. L’Amour, bien au delà de la mort. Celui qui ne cesse pas. L’Amour avec un grand A comme on dit. Cet amour infini qu’il en transforme votre vie. Qu’il vous rend meilleur. Plus attentif et plus ouvert. Plus à l’écoute moins égoïste, même si quand on est amoureux, on ne pense qu’à soi, à son bonheur à construire.

Alors oui, Replay parle de la Vie.

Et nous, simple lecteur, qui n’en avons qu’une, comment la vivons nous ?

La mienne a l’époque était sans doute partie sur que mauvais rails. Et je ne sais pas, je ne peux pas dire si c’est la lecture de ce livre qui a fait que quelques mois après, je l’ai reprise en main.

Si la lecture de Replay faisait que, un de plus d’un an plus tard, je rencontrais comme Jeff, notre héros, la personne que je savais être mon âme sœur. Je ne sais pas si c’est la lecture de Replay qui a changer ma visions des choses. Et même si je reste une épicurienne, je m’abuse plus de certaines choses. Seuls les petits bonheurs de la vie et le partage se vivent sans modération.

Et aujourd’hui aux abords de la cinquantaine, je sais que j’ai fait les bons choix.

Replay est le genre de roman qu’il est difficile de lâcher. L’intrigue vous pousse toujours plus en avant. C’est un roman puissant. S’il est parfois grave, il est aussi plein d’humour. Et s’il aborde un sujet de SF, le voyage dans le temps, à travers le temps, il reste réaliste. Il est même quelque peu précurseur, l’écologie est aussi au cœur de ce roman écrit il y a 30 ans. C’est un roman lucide et intelligent mais surtout profondément et indéniablement humain.

Merci Yvan, de m’avoir fait vivre cette nouvelle aventure, cette nouvelle expérience et cette nouvelle prise de conscience.

Mais alors…

Et vous, si vous pouviez recommencer votre vie, que changeriez-vous ?

Extrait 2 :
 » Paméla avait dit un jour qu’ils avaient rendu les choses « différentes mais non meilleures ». Ce n’était pas tout à fait vrai. Parfois leurs actes avaient eu des résultats positifs pour eux et pour le monde dans son ensemble ; parfois ces résultats avaient été négatifs, le plus souvent ni l’un ni l’autre. Chaque vie avait été différente, car chaque choix est toujours différent, imprévisible dans ses conséquences et son aboutissement. Mais ces choix devaient être faits, se dit Jeff. Il avait appris à accepter les pertes éventuelles dans l’espoir qu’elles seraient plus que compensées par les gains. Le seul véritable échec, et le plus douloureux, aurait été de ne prendre aucun risque. »

Pour l’anecdote, avec l’auteur nous partageons la même date d’anniversaire.

Les assassins de la 5e B de Kanae Minato


9782021056273,0-2626134Les assassins de la 5e B  de Kanae Minato.Traduit du japonais par Patrick Honnoré. Paru le 7 mai 2015 au Seuil dans la collection Seuil Policier. 21,50 € ; (242 p.) ; 23 x 15 cm

Quatrième de couverture

Moriguchi Manami, 4 ans, est retrouvée noyée dans la piscine du collège où enseigne sa mère. Un mois plus tard, lors de son discours d’adieu à sa classe de 5e B, Mme Moriguchi accuse deux élèves d’avoir tué sa fille et leur annonce sa vengeance. À cette première intervention succèdent celles de la déléguée de classe, sous forme d’une lettre adressée à l’enseignante ; de la mère de l’un des deux meurtriers, au travers de son journal intime ; de l’adolescent lui-même, qui a des visions en flash-back de sa petite enfance traumatisante ; de l’autre coupable, qui se vante sur son site Internet de ses géniales inventions scientifiques ; enfin, un coup de téléphone de Mme Moriguchi à ce dernier.

Dans ce roman construit avec virtuosité, le suspense est maintenu jusqu’au bout, quand les différentes pièces s’assemblent pour dévoiler une machination glaçante.

Malgré les différences culturelles, le thème évoque Crime, de Meyer Levin, qui avait fait sensation en son temps.

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L’auteur : Née en 1973 dans le département d’Hiroshima, Kanae Minato a d’abord écrit pour la télévision et la radio. Les Assassins de la 5e B est son premier roman. Parmi les cinq suivants figure Shokuzai, dont l’adaptation pour le cinéma par Kiyoshi Kurosawa a été remarquée à sa sortie en France, en mai 2013.

  Extrait : 
Être enseignante, cela ne voulait pas dire n’avoir que mes élèves à l’esprit vingt- quatre heures sur vingt- quatre. J’avais quelqu’un de plus important que mes élèves dans ma vie. Vous le savez tous, j’avais une petite fille de 4 ans que j’élevais seule. Oui, j’étais « fille mère », comme disent encore certains. Je devais me marier avec le père de Manami, un homme qui possédait tant de choses que je n’avais pas, pour lequel j’avais le plus profond respect. Je suis tombée enceinte quelque temps avant la cérémonie. Cela nous avait fait rire : « Ce sera un mariage pas le choix, pour finir ! », alors qu’en fait, pour nous, c’était double bonheur. Et puisque j’étais enceinte, mon fiancé en a profité pour faire un bilan de santé. Il y est allé le cœur léger, mais on lui a trouvé une terrible maladie. Plus question de mariage.

Résumé et avis :

Aujourd’hui, je vous propose une lecture à deux voix. Pierre et moi avant lu et adoré ce premier roman d’une jeune auteur japonaise. Nous vous en livrons notre petit avis.

Une histoire de vengeance intelligente, dédaléenne, retorse et cruelle.  Critique  sociale de la culture nipponne, la culture du toujours plus fort, toujours mieux.L’auteur nous propose en construction en six parties. Il nous offre d’abord cinq points de vue de l’histoire avant de nous en dévoiler la conclusion. L’histoire met en scène des collégiens et leur professeure de science. Ils vont interpréter ce récit chacun leur tour.

kkkkDe plus la psychologie des protagonistes est particulièrement soignée. Nous allons rentrer dans leur intimité, comprendre leurs souffrances, leurs errances, le poids que fait peser la société japonaise sur leurs frêles épaules. Nous allons entrer en empathie avec certains, d’autres nous troubleront voire nous surprendrons.

Ainsi ce roman choral est une intense réflexion sur la culpabilité et la violence présente chez un grand nombre de jeunes nippons. Une écriture virtuose, à la façon d’un puzzle, les éléments s’assemblent au fur et à mesure du récit. Et que dire du final, c’est l’apothéose, signe d’un excellent et intelligent thriller.

Il est à noté que Les Assassins de la 5e B (Kokuhahu),  premier roman dekkkkk cette jeune auteure, a été un best-seller au Japon lors de sa publication et a remporté le Japanese Booksellers Award 2009. Publié aux Etats-Unis en 2014 sous le titre Confessions, il a figuré parmi la liste des 10 meilleurs polars de 2014 du Wall Street Journal et a été récompensé par le Alex Award en 2015.

Une véritable découverte doublée d’un pur coup de cœur.

Pour lire le début c’est ICI

Les écailles d’or de Parker Bilal.


9782021141917 (1)       Les écailles d’or de Parker Bilal. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gérard de Chergé. Paru le 15 janvier 2015 aux Seuil Policier. 22€50 ; (419 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv : 1981 : Alice, six ans, fille d’une junkie anglaise de bonne famille, est enlevée en plein jour dans une ruelle du souk du Caire.

1images (22)998 : Saad Hanafi, milliardaire cairote issu de la pègre, demande au détective privé Makana de retrouver la star de son équipe de foot, Adil Romario, qui s’est volatilisée sans raison apparente. Makana, exilé politique soudanais qui vit chichement sur une awama, genre de péniche pittoresque et déglinguée, est un curieux choix : à part ses bonnes relations avec un commissaire local et un journaliste engagé, on ne peut pas dire qu’il soit bien introduit en ville… Son enquête le mène des bistrots crapoteux et des rues empoussiérées de la capitale aux résidences somptueuses des nantis du régime, puis il croise la route de la mère d’Alice, qui sera sauvagement assassinée alors qu’elle persistait à rechercher son enfant perdue.

images (23)Quel peut être le lien entre les deux disparitions, à plus de quinze ans d’intervalle ?

Les Écailles d’or introduit un nouveau héros sur la planète polar : Makana, ancien inspecteur de la police soudanaise. Cabossé et attachant, il est digne de ses illustres prédécesseurs Wallander, Montalbano et Brunetti.

La séduction indéniable du roman, qui doit beaucoup aux arabesques du conte arabe et aux descriptions bariolées du Caire, offre un contraste saisissant avec un climat de menace constant, impénétrable et mystérieux.

téléchargement (41)L’auteur : Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, auteur de romans publiés par Actes Sud. Né à Londres, il a grandi à Khartoum, reçu une formation de géologue à l’université de Sheffield, puis vécu au Caire et au Danemark avant de s’établir à Barcelone. Les Écailles d’or est le premier volume d’une série de polars situés au Caire.

Résumé et avis :

images (24)Rentrer dans la première aventure de Makana. Cet ex policier soudanais est un exilé politique en Egypte. Au Caire, il vit et fait le  détective privé. C’est à ce titre qu’il est engagé pour retrouver la star de l’équipe de foot d’un milliardaire pas très « net »!  Et son enqu^te va le mener sur des voies tortueuses auquels il ne s’attendait pas.
images (25)Avec lui, nous allons découvrir dans les méandres du Caire. Une ville tentaculaire qui va nous dévoilé sa géographie complexe. Mais,  nous allons aussi entrevoir la images (26)vie politiques de la capitale égyptienne. Et là, c’est pas joli, joli. Racket et l’extorsion, trafics en tout genre, corruption et peau de vin, Le Caire est la ville de tous les contraste.  La misère y côtoie les plus grandes richesses et ses nababs.

images (28)Vous l’aurez compris, l’auteur fait un portrait sans complaisances de l’Egypte, de ses puissants. L’élite qui se complaît dans leurs magouilles pour garder le pouvoir. Des services secret en passant par les médiats à leur bottes. Il est interdit de critiquer leur façon de faire sans risquer l’exclusion , voire le bannissement ou même la mort. Cette corruption qui fait le lit de l’extrémisme religieux. Il nous présente un pays malade, et pourtant bien vivant. Une plongé images (27)exotique totalement dépaysante. Les cairotes sont des gens enthousiasmants, pleins de vie et même si la misère est souvent leur lot. Ils gardent un optimisme désopilent.

Alors oui on a envie de suivre l’attachant Makana, son humour teinté de dérision,sa pittoresque logeuse Oum Ali et ses appétissants repas au restaurant d’Ali Aswani. OUI, on est, je suis impatiente de la retrouver dans ses prochaines aventures.

Lire le début ici