Parasite de Sylvain Forge


Le livre : Parasite de Sylvain Forge – Paru le 13/03/2019  aux éditions Mazarine dans la collection Thriller . 17 € ; (426 pages) ;  13 x  21 cm

4ème de couverture :

La capitaine  Marie Lesaux, fraîchement débarquée au sein de la brigade de protection de la famille de Clermont-Ferrand, se voit confier, sous le sceau de la plus grande des confidentialités, l’étrange mission de tester les capacités de son nouveau coéquipier. Valmont, réputé infaillible et doté d’une puissance de travail sans égale, serait capable d’élucider des affaires non résolues, quelle que soit leur complexité.

De fait, Valmont n’est pas un policier comme les autres, mais bien une somme d’algorithmes, un formidable programme expérimental ultra secret à la puissance de calcul phénoménal mis en place par l’État français pour lutter contre toutes les formes de criminalité  : un savant mélange d’intelligence artificielle et de réalité virtuelle que Marie va devoir appréhender pour mieux comprendre le formidable champs des possibles permis par la police 2.0.

Assistée d’Ethan Milo qui a travaillé sur le projet et qui vit cloué dans un fauteuil des suites d’un attentat, mais en but à l’hostilité de certains de ses collègues, la jeune capitaine va mettre Valmont sur le cas du «  suicide  » d’une fillette d’origine africaine retrouvée au pied d’une tour.
La gamine est-elle vraiment tombée toute seule ? Quel crédit accorder à cette rumeur insistante dans les quartiers, entre terreur et légende urbaine, indiquant qu’une «  hyène  »  vaudou, mi-homme, mi-animal, tournerait dans les citées pour «  voler  » des jeunes filles  ?

Le fait est que des disparitions ont bel et bien eut lieu et que la population se tait. Un symbole étrange, là où il n’y avait été question que de morts naturelles ou d’accidents, se trouve sur bien des scènes de ce qui va très vite devenir des crimes irrésolus.

Il se trame quelque chose dans l’illusoire banalité des jours…

Marie et Ethan Milo, aidés du programme Valmont, vont bientôt être confrontés à une épouvantable vérité venue du fond des âges.

L’auteur …Né(e) à : Vichy , 1971. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Son premier livre, « La ligne des rats », paru en mai 2009 aux éditions Odin (Nantes), est un thriller écologique sur les pesticides.
Sylvain Forge est aussi amateur d’histoire ; ancien guide touristique, il a signé avec « Le vallon des Parques » (éditions du Toucan) un deuxième opus dont les péripéties se déroulent à Vichy en 1943.
L’auteur a bouclé un troisième roman paru fin 2013 « La trace du silure » dont l’intrigue se déroule à Nantes.
Il a reçu le Prix 2018 du quai des Orfèvres au nouveau siège de la PJ parisienne pour son roman « Tension extrême ».  
Extraits :
  « Les escape room, selon ce qu’il comprenait, étaient des jeux d’évasion grandeur nature où les participants, réunis en groupes, disposaient d’un temps donné pour s’échapper d’un endroit clos. Pour ce faire, ils devaient découvrir des objets et résoudre des énigmes, en se prenant pour des chevaliers, des détectives ou les passagers d’une navette spatiale, selon les thèmes du moment.
Un truc pour se faire peur.
L’antre de Jack, sans surprise, proposait une immersion dans un décor londonien, contemporain de Jack l’Éventreur. Masson voulut téléphoner au commissariat avant de se raviser : monter une opération mobilisant du personnel en si peu de temps relevait de la mission impossible. Il se contenta d’un coup de fil à la brigade, prétextant un motif personnel. Le collègue qu’il cherchait décrocha.
— Salut Pierre, dis-moi, j’ai logé un drôle de pistolet qui bosse dans une salle de jeu dénommée L’antre de Jack. Tu connais ?
— Et comment !
— Pour quel motif ?
— C’est la Mecque de l’escape room. Tous les ados y sont. Ils ont au moins trois parcours. Il y a des espaces un peu sales, genre backroom. On sait que ça deale pas mal et il doit y avoir du racolage. Si mes gamins vont là-bas, je les tue. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Parasite de Sylvain Forge

On attendait le lauréat du mythique prix du Quai des Orfèvres 2018 … saura-t-il transformer l’essai ? En fait d’essai Sylvain Forge signe ici son huitième thriller (Pire que le mal étant une réécriture de La ligne des rats) et situe son action en Auvergne, sa région natale. Dans la même région que Sous la ville, mais en surface cette fois et le lieu importe peu dès lors que l’action se situe en province.

Après Tension extrême où le lecteur était plongé dans le quotidien flippant et connecté et qu’il proclamait la main sur le cœur qu’il ne se laisserait pas prendre et qu’il veillerait à cette hyper dépendance, cette fois il se dit qu’il peut être le jouet des manipulations de ses congénères … sans aucune forme de réaction possible.

Heureusement la haute technologie lui fait entrevoir le salut, sous la forme d’un logiciel expérimental. On sent très présent le professionnalisme de l’auteur sur le sujet.

Un darknet sous-jacent, de la maltraitance et l’exploitation des personnes fragiles, la souffrance des victimes, autant de thématiques humanistes que développe Sylvain Forge au fil de ses romans.

Deux volets donc dans ce thriller : l’humain et la technologie, qui font leur petit bonhomme de chemin au cours de ces 426 pages, très richement documentées, en s’imbriquant progressivement.

Que dire de plus que la 4ème de couverture déjà bien (trop) évocatrice, sans déflorer l’intrigue ?

J’ai beaucoup aimé !

Le rythme y est soutenu, les chapitres courts, les personnages attachants et singuliers, même Valmont qui inspire la crainte mais démontre son efficacité contre vents et marées.

Oui Sylvain Forge tient ses engagements et cependant promet de changer (oui vraiment) de genre pour 2020 avec tout de même du noir, mais moins de flics !

Je remercie l’auteur pour sa confiance et les éditions Fayard-Mazarine pour m’avoir permis de lire ce thriller en avant-première

extraits 2 – 3 et 4 :
« Marie fit un pas dans sa direction quand il lui sembla que quelque chose vivait dans les ramifications du taillis. Une chose que Marie aurait pu tirer de sa torpeur et qui, désormais, flairait sa présence. La jeune femme se figea aussitôt. Le végétal occupait pratiquement toute la cave. Les feuilles vibraient et bougeaient, sans brise aucune, et ses fruits faisaient de même, comme des clochettes. Jamais Marie n’avait rencontré pareille créature. Le duvet de ses bras se dressa sous ses manches comme les poils d’un chat avant même qu’elle n’eût pris conscience de la terreur qui venait de la submerger. »
 
« À un certain niveau d’implications, la criminalité devient intouchable, comme l’argent de la drogue lorsqu’elle est réinjectée dans l’économie légale. Et avec la pédophilie, c’est pareil ».
« L’imagerie cellulaire à haut débit a bouleversé notre compréhension de la vie parasitaire, commenta la scientifique en cliquant sur un fichier présent sur le bureau de son ordinateur.
— De quoi s’agit-il ?
— Une séquence reproduite à l’aide d’un microscope automatisé : des milliers d’images qui témoignent comme dans un film de l’activité du toxoplasme. »
 
« — En général, le toxoplasme se fixe dans la zone du cerveau dite « limbique », là où sont régulées diverses émotions, comme la peur. Chez la souris, quand tout fonctionne normalement, des neurotransmetteurs déclenchent une attirance face à l’odeur d’une femelle et une répulsion lorsque surgit l’odeur du chat. C’est ainsi que le rongeur est conditionné pour survivre. Mais ce que nous voyons en ce moment, c’est comment le parasite s’y prend pour tout court-circuiter.
— Il affecte le cerveau du chien, comme celui des rongeurs ou des chimpanzés ? lança Marie.
— Exactement. »
 

mots clefs : 

Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge


Papote d’auteur, Mamie Danièle était avec Sylvain Forge

Propos recueillis le 4 mars 2019

– attention parution PARASITE le 13 mars –

Dany : Bonjour Sylvain, 
avant de parler de ton actualité, est-ce que tu peux nous parler de ton année de lauréat du fabuleux prix du Quai des Orfèvres … 
Qu’est-ce que ça a changé dans ta vie ?

Sylvain : Le prix du Quai des Orfèvres m’a permis de toucher un nombre très important de lecteurs (près de 150 000 en comptant les ventes numériques) et de faire connaître mes précédentes œuvres (éditions du Toucan) à un public bien plus élargi. Je considère que c’est une étape cruciale dans ma carrière, après des années durant lesquelles rien ne semblait devoir bouger. Je me heurtais à ce plafond de verre que connaissent la plupart des auteurs : petite diffusion, petite publicité, petit lectorat, difficulté de sortir en poche du fait de ventes modestes, pas de traductions ni d’adaptations, anonymat relatif etc. Le cercle vicieux duquel il est très difficile de sortir. Aujourd’hui, j’ai changé d’éditeur et mon nouveau roman bénéficie de l’attention et des capacités d’un éditeur important et historique, puisqu’il s’agit de Fayard / Mazarine.
Évidemment, rien n’est jamais gagné et il faut continuer de travailler dur, je dirais même plus encore après un succès comme le prix du Quai des Orfèvres. C’est la raison pour laquelle j’ai pris mon temps afin d’offrir à mes lecteurs un livre qui m’a demandé beaucoup de travail (et aussi beaucoup de recherches) en amont et en aval. Fayard est un relecteur très exigeant ! Et c’est une chance, je trouve.
Aujourd’hui, je travaille de concert sur l’adaptation en série de Tension extrême  et c’est à mes yeux mon projet le plus important du moment car s’il aboutit, ce sera lui aussi un catalyseur pour la suite. De bonnes nouvelles annoncées aussi du côté des livres audio avec des sorties en avril et juin 2019 pour Pire que le mal et Tension extrême chez Sixtrid.

Dany : Alors ton actu,, tu peux en parler ?
La 4ème de couverture est alléchante ! Un peu plus pour les lecteurs du blog ?

Sylvain : Parasite se situe chronologiquement après Sous la ville (sorti en poche en 2018) , mais je considère qu’il s’inscrit dans une lignée débutée avec Tension extrême et qui s’achèvera avec mon second roman chez Mazarine, à paraître en 2020. J’y explore les interactions  entre le crime, l’humain et le numérique. Une trilogie, en quelque sorte.
Alors que dans Tension extrême, une intelligence artificielle est utilisé pour lancer des cyberattaques et détruire des policiers, dans Parasite elle devient leur allié : un programme qui préfigure l’avenir de la police 2.0 et dont le logiciel ANACRIM (utilisé dans les affaires Grégory et Nordahl LELANDAIS, notamment) est l’amorce.
Le fait est qu’aujourd’hui, devant la complexité des affaires, due en partie à l’explosion des data (téléphonie…) il est pratiquement impossible pour un esprit humain d’englober la totalité d’un dossier, d’où la nécessité de s’appuyer sur des machines, seuls capables d’établir des liens dans le temps et l’espace.
Parasite évoque ce changement de paradigme en mettant en scène un personnage désormais récurrent, la capitaine Marie Lesaux qui intègre une brigade de protection de la famille et qui se voit sélectionnée pour tester un programme révolutionnaire : VALMONT.
Le livre est à mon sens le plus effrayant de tous ceux que j’ai écris car il s’appuie – comme souvent – sur des faits parfaitement avérés mais que le public ignore, le plus souvent.
Dans Tension extrême, les gens ont appris à flipper devant leur téléphone, dans Parasite, ce sera pire encore. Depuis que j’ai écris ce roman, je ne vois plus vraiment les choses de la même façon… En dire plus en viendrai à divulgacher.

 

Dany : Merci beaucoup Sylvain pour cet éclairage. On reparlera de Parasite sur le blog à n’en pas douter. 
Tes prochains salons peut-être ?

Sylvain : Printemps du livre de Montaigu  (85) : 6 et 7/04.
Mauves en noir (Mauves sur Loir) : 27-28/04.
Dédicaces en mars : 23 et 30 à Nantes et ses environs. Tous les détails sur ma page FB et sylvainforge.webnode.fr

Dany : Ben en attendant de flipper dans les jours qui viennent, pour conclure : as-tu un coup de cœur ou un coup de gueule dont tu voudrais nous parler ?

Sylvain : Un scénario de jeu de rôle, lu dans la gamme « Chroniques oubliées » (contemporain) ;  court mais efficace. « Le Terminus (16 pages) est un huit-clos se déroulant à notre époque. Les personnages sont fortuitement regroupés dans un bar alors qu’un tireur isolé abat toute personne qui fait mine d’en sortir. Le quartier est bouclé et les spéculations vont bon train alors que les personnages doivent chercher la vérité derrière cet attentat et monter un plan suffisamment astucieux pour espérer s’échapper vivant… » Retord et efficace : une histoire que j’aurais aimé écrire.
Et sinon en avril : publication de l’audio-livre Pire que le mal chez SIXTRID ; en juin prochain, Tension extrême, aussi en audio-livre, toujours chez SIXTRID. Des nouvelles de l’adaptation de Tension extrême en série, avant l’été j’espère 😉

Dany : Est-ce que l’on peut dire que ton sort d’auteur te convient pour le moment, même si tes vies parallèles doivent souffrir d’accommodements sans doute ?

Sylvain : Écrire est une passion et pouvoir s’y adonner est une chance. Mon seul regret est de n’avoir pas le temps nécessaire pour pouvoir  rencontrer mes lecteurs comme je l’aimerais. Cumuler deux boulots en même temps reste très difficile et demande une forme d’ascèse. C’est la vie ! 😉

 

Dany : Je pense que je vais te laisser à tes occupations en te remerciant de l’attention que tu portes au blog et aux lecteurs en général. Tu nous rappelles la date de sortie de Parasite ?

Sylvain : Parasite sera sorti le jour où Collectif Polar publiera notre entretien, le Mercredi 13 mars. 

A très bientôt. bises.

Dany : Au plaisir de se revoir et bises aussi.

Mars le Mois du Polar


Mars le Mois du Polar

En ce joli moi de mars, le polar fleuri à tout va.

J’ai relevé 219 titres et je ne suis pas exhaustive.

A l’heure où je vous parle plus de 80 ont du trouver une place dans vos librairies.

Pour vous on n’en a déjà lu quelques uns que l’on peut vous conseiller sans se tromper.

Voici notre petite sélection


On a retenu 15 titres

 

Les Sorties du jour et de la veille

Animal de Sandrine Collette

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. 
Un roman sauvage et puissant.

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre.
Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs.
Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu.
Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse.
Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours.
Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.

 

Manhatan Chaos de Michaël Mention

New York, 13 juillet 1977. L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville. Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. En manque d’héroïne, il se résout à sortir en quête d’un dealer lorsque des émeutes se déclenchent. Débute une nuit de terreur, où il va se heurter aux pillards et aux fantômes de Manhattan. Traqué d’un siècle à l’autre, la star déchue fera tout pour survivre, alors qu’un mal mystérieux le ronge de l’intérieur.

 » Michael Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs !  »

 

Son autre mort d’Elsa Marpeau

Alex mène une vie normale jusqu’à l’arrivée de l’écrivain Charles Berrier dans le gîte rural qu’elle tient avec son mari. Une nuit, l’homme essaie de la violer. En cherchant à se défendre, elle le tue. Paniquée, craignant que les conséquences de son acte ne détruisent sa famille, Alex dissimule le corps. Avant que la disparition de Berrier ne soit connue, et pour éloigner d’elle les soupçons, Alex décide de s’infiltrer dans son entourage pour trouver qui, parmi les proches de l’écrivain, aurait pu l’assassiner…

Elsa Marpeau a grandi à Nantes, s’est installée à Paris et a vécu à Singapour. Son autre mort est son sixième roman à la Série Noire, après notamment Les yeux des morts, prix Nouvel Obs-BibliObs du roman noir 2011, L’expatriée, prix Plume de Cristal 2013, ou encore Et ils oublieront la colère en 2015. Elle est également la créatrice de la série Capitaine Marleau.

 

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes

Sandrine Destombes continue d’explorer le territoire du fait divers avec Le prieuré de Crest, une enquête où les femmes sont coeur de l’intrigue.
 » Madame, je vais vous demander de sortir du véhicule, s’il vous plaît.  »
Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène avec une seule question en tête : aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?
Une enfant de huit ans tourmentée.
Une mère disparue à cause du 6-6-B.
Une conductrice qui finit sa course dans le fossé.
Un cadavre aux yeux énuclés.

Telle une comptine macabre, voilà les quelques mots qui se trouveraient dans le rapport du gendarme avant que les Experts du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale ne débarquent à Crest.
Toute cette agitation vient troubler cette commune tranquille de la Drôme. La tranquilité, c’est aussi ce que sont venues chercher la hiératique Joséphine et ses protégées ; ces femmes du prieuré, sorte de gynécée où les hommes n’ont pas droit de cité.

 » Une atmosphère envoûtante et une écriture ciselée.  »

 

Un jour comme les autres de Paul Colize

L’auteur d’ Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale.
Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu’elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu’elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d’Éric.
En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d’investigation au Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l’a connu. Suffisamment pour s’intéresser à sa disparition.
Et encore plus quand il réapparaît…
Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu’ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d’ombre de chacun, sur ces secrets que l’on garde et qui finissent toujours par réapparaître.
Pour Un long moment de silence : Landerneau ; Polars Pourpres ; Boulevard de l’Imaginaire
Pour Concerto à 4 mains :  Arsène Lupin ; Plume de Cristal ; Sang d’Encre des lecteurs

Art et décès de Sophie Hénaff

 

Silence, on tue ! C’est sur un plateau de cinéma que la plus sympathique bande de loosers du 36 Quai des Orfèvres fait son come-back, avec toujours à sa tête la célèbre commissaire Anne Capestan, obligée d’interrompre son congé parental pour sauver une ex-collègue. La Capitaine Eva Rosière, qui se consacre désormais à sa carrière de scénariste, est accusée du meurtre d’un réalisateur, retrouvé un couteau entre les deux omoplates, défoncé à la kétamine ! Eva avait, il est vrai, juré de le tuer…

Le Cluedo peut commencer. Sa gamine sous le bras, Anne Capestan est prête.

Après le succès de Poulets grillés (prix des lecteurs du Livre de Poche) et de Rester groupés, Sophie Hénaff poursuit sa série désopilante et savoureuse. On en redemande !

 

 Mi mars  les 13 et 14

Et le mal viendra des Camhug.

Bon j’avoue ce dernier opus de Jérôme Camut et Nathalie Hug c’est un peu mon précieux de ce moi de mars

 

 » On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?  »

L’eau est devenue une ressource rare. Les hommes s’entretuent pour acquérir ce précieux liquide.

Haut le choeur de Gaëlle Perrin-Guillet

« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. »
Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison…
Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse…
Une promesse de sang…

La journaliste Alix Flament, autrefois spécialiste des affaires criminelles, a dû renoncer à sa carrière dans le fait divers suite à la publication, six ans plus tôt, de ses entretiens avec Eloane Frezet, une tueuse en série. Mais cette dernière vient de s’évader et entend bien poursuivre ses crimes, menant Alix au bord de la folie.

 

 

Crow de Roy Braverman

NE CHASSE À L’HOMME HALETANTE ET SANS PITIÉ DANS LES PAYSAGES SAUVAGES DE L’ALASKA

Hunter et Crow, deux fugitifs accusés de crimes odieux, décident de se soumettre d’eux-mêmes à l’esprit de la loi en s’isolant au cœur des Brooks Range. Mais les flics locaux et le FBI, dont l’obsession est d’appliquer la loi à la lettre, les laisseront-ils faire ? L’obstination d’un ex-agent du FBI, devenu sérial killer pour l’occasion, déclenche une chasse à l’homme haletante et sans pitié à travers les paysages sauvages de l’Alaska. Une terre rude et immense où tout chasseur devient un jour la proie de quelqu’un d’autre.
Tour à tour chassés ou chasseurs, Hunter et Crow vont poursuivre, croiser ou fuir une shérif amoureuse d’un orignal, une agent spéciale du FBI surnommée Fiasco suite à l’échec de sa dernière mission, une trappeur romantique qui ne craint ni les loups ni les ours, un collecteur de dettes arménien et mélomane, un gang de rednecks qui carbure à la bière locale, un pilote de brousse hippie fan de Jefferson Airplane… Tout ça pour sauver sa peau, appliquer la loi ou mettre la main sur un butin de plus d’un million de dollars. Voire les trois à la fois !

À propos de Hunter
« Un indéniable plaisir de lecture, un irrésistible talent de conteur, des hectolitres d’hémoglobine : on croirait lire du Bret Easton Ellis ou du James Ellroy. On vous souhaite de parvenir à dormir quand même.’ (Le Devoir)
« Un livre coup de poing dont on sort KO debout.’ (Claude Mesplède)
« Entre Délivrance et Fargo. Une écriture directe, qui vous embarque avec une grande élégance et une redoutable efficacité.’ (Le Temps)

 

Minuit dans le jardin du manoir  de  Jean-Christophe Portes

Denis Florin, un jeune notaire solitaire, vit avec sa grand-mère Colette dans un manoir en Normandie. En rentrant un soir, il découvre une tête plantée sur un piquet dans le jardin, des pièces d’or à l’emplacement des yeux et des dents. Colette a disparu et il devient le premier suspect. La journaliste Nadget croit en son innocence et veut découvrir la vérité.

Il y a un manoir sombre et isolé, avec un grand jardin autour.

Il y a Colette, la vieille folle du manoir.

Il y a Denis, son petit-fils, un notaire timide et maladroit.

Et puis il y a, ce matin brumeux, la tête d’un inconnu plantée sur un piquet.

Les ennuis commencent alors pour Denis. Le genre d’ennuis qui changent votre vie. Pour le meilleur… ou plutôt, pour le pire.

Une aventure rocambolesque et explosive où des vies ordinaires basculent dans l’extraordinaire sous la plume incisive et cadencée de Jean-Christophe Portes. Lauréat du prix polar Saint-Maur en poche 2018 pour sa série historique « Les enquêtes de Victor Dauterive », il signe avec Minuit dans le jardin du manoir son premier polar contemporain.

Parasite de Sylvain Forge

A Clermont-Ferrand, Marie Lesaux, capitaine de la brigade de protection de la famille, doit tester les capacités de son nouvel et étrange équipier, Valmont, qui, loin d’être un policier comme les autres, est en réalité une somme d’algorithmes. Ce puissant programme expérimental à la force de calcul phénoménale est en effet missionné par l’Etat pour lutter contre toutes les formes de criminalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dernier tiers de mars 

Le nouveau roman de Bernard Minier
Bienvenue à Hong Kong.
Chez M.
Au bord de l’abîme…

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y aura surtout la sortie des bouquins de nos Flingueuses et autre Nervi

Le 12

Laisse Tomber de Nick Gardel

Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d’un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l’a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin… Ceux qui sont encore en vie…

 le 25 mars 

Sale temps pour les grenouilles d’Isabelle Bourdial

« Sale temps pour les grenouilles : Attention Burn Out » d’Isabelle Bourdial. Une comédie noire drôle et caustique contre le harcèlement au travail et afin d’éviter le burn-out.

Le 29

L’ombre de Nola de Sacha Erbel

Talia revient en France après un événement traumatique qu’elle a vécu à la Nouvelle-Orléans. Une expérience dont elle se remémore avec douleur et rancoeur mais qui lui a offert la capacité de voir l’avenir. Alors qu’elle tente de se reconstruire, ses visions lui apportent l’image d’un homme pendu et de rituels mystérieux. Elle doit retourner sur les traces des esprits vaudous en Louisiane.

 

 Voilà  mes polardeux, je vous ai débroussaillé le terrain.

De 219 titres nous sommes passés à 15 bouquins.

15 titres que vous retrouverez dans nos pages dans les jours et les semaines à venir.

Alors belles lectures à venir.

 

 

La trace du silure de Sylvain Forge


Sylvain Forge sera avec nous pour la première fois à Saint Maur en poche.

Profitez de sa venue pour aller le rencontrer


 

Le livre  : La trace du silure de Sylvain Forge. Paru le 12 février 2014 chez les éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. Réédité en Poche  le 9 mai 2018 chez Le livre de Poche.  7€20  ; (304 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La trace du silure

À la suite d’une profonde déception sentimentale, la capitaine de police Isabelle Mayet a souhaité quitter le quai des Orfèvres pour un poste à Nantes, où elle pourra veiller sur sa mère. En renonçant au prestigieux siège de la Police judiciaire, elle pense faire une croix sur sa carrière. Mais la découverte du cadavre d’un vieil ermite dans un bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale l’intrigue et lui offre un exutoire. Crime ou suicide ? L’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Plus dangereuse aussi. Sur les bords de Loire, des enquêtes inachevées remontent à la surface. De sinistres souvenirs qui dormaient dans la vase. Isabelle n’est plus la chasseresse. Elle est devenue la proie.

 

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Extrait :
« Avec l’aide d’une petite lampe, les spécialistes prirent un tube de pastilles de Luminol qu’ils mirent à dissoudre dans une bouteille d’eau. Le liquide fut versé dans le réservoir d’un vaporisateur manuel. Un des policiers se releva en serrant la poignée du nébuliseur et le second prépara l’appareil photo en choisissant le diaphragme et la sensibilité de l’ISO qui convenaient.Quand ils furent prêts tous les deux, le premier se mit à répandre le Luminol autour du cadavre puis décrivit de larges cercles concentriques qui englobèrent le sol et les murs. Au contact du fer contenu dans les tâches d’hémoglobine, le composant s’oxyda en produisant un rayonnement électro-magnétique de couleur bleue qui se détachait nettement dans l’obscurité.”
« – Et le commissaire Donnadieu, c’est quel style?
– Si tu apprécies le foot, il t’aura à la bonne. Dans le cas contraire, tu feras avec. On peut dire ce qu’on veut de lui, c’est un bosseur. Il arrive le premier et part le dernier. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

La trace du silure de Sylvain Forge

J’avais lu « Un parfum de soufre » et, sur les conseils de l’auteur, j’ai lu ensuite ce roman classé suspense par l’éditeur. J’aime bien les histoires que nous raconte Sylvain Forge, j’y trouve de bonnes intrigues, des personnages attachants et les milieux où ils évoluent bien décrits et documentés. Dans «Un parfum de soufre » j’avais trouvé que les caractères étaient un peu superficiels et j’ai trouvé la réponse à pas mal de mes questions les concernant dans ce roman où le lecteur fait leur connaissance.
Je suis cependant frustrée sur deux points. Le premier c’est que le prologue alléchant ne fait pas écho avec un événement pendant le déroulement de l’intrigue et il n’y a pas d’épilogue. Le second c’est la fin abrupte. C’est peut-être voulu, mais pour ma part il me manque une bonne dizaine de pages de dénouement … certains grands noms de la littérature policière fonctionnent comme ça (je pense à la fin de Kaïken de Grangé). Ca c’est mon humble avis, car j’avoue par ailleurs que je serais bien incapable d’en faire autant. Alors ne boudez pas cet auteur et en tous cas, je lirai le prochain !

 

 

Sous la ville de Sylvain Forge


Depuis quelques semaine Danièle notre mamie Flingueuse nous entraine à la rencontre de Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous poursuivons avec ce titre :

Sous la ville de Sylvain Forge. Paru le le 1er juin 2016 chez  Toucan – collection Toucan noir  prix broché 15.22 € e-book 3.99 € ; (407 p.) ; 22 x 14 cm.

4ème de couverture :

Le brigadier Adan Settara est en poste à la PJ de Clermont-Ferrand. Fils d’un vieil immigré, ouvrier dans la « ville du pneu », ses bons tuyaux dans les cités lui ont autrefois permis de faire tomber de gros trafiquants. Mais depuis, il végète. Aussi, quand deux adolescents lui apportent un matin une clé USB sur laquelle se trouvent les images du corps martyrisé d’une jeune étudiante, Adan comprend vite qu’une enquête délicate l’attend, dans les cercles fermés de l’université et de la ville. Et les découvertes que fait sa collègue Marie sur les mœurs étranges des fils de bonne famille risquent de se révéler très dangereuses pour un simple brigadier.
sous la ville poche Forge sylvainIl se pourrait qu’à l’ombre des volcans, derrière les usines ou les belles demeures, certains aient le cœur aussi noir que la pierre de la ville…

 Sous la ville : À paraître en poche le 2 mai 2018 au édition du Toucan dans la collection Toucan Noir Poche. 8€90 ; (320 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

L’auteur : Sylvain Forge est originaire d’Auvergne. Il a déjà publié sept romans dont Un Parfum de soufre (Prix Plume d’argent 2016 du thriller francophone) et  Tension extrême prix du quai des orfèvres 2018.

 

Extraits :
« Trois personnes peuvent garder un secret si deux d entre elles sont mortes »
« Quelques mètres plus loin, il ouvrit une porte qu’il avait récemment consolidée d’une barre en fer. Derrière : un cellier faiblement éclairé par la lumière qui provenait d’un soupirail. Une grande cage, achetée à un cirque en faillite, occupait un tiers de l’espace. Le reste était encombré d’un bric-à-brac qui en faisait un parfait atelier de refonte d’or : four alimenté au gaz propane, ventilateur, moules en sable destinés à recueillir le métal en fusion. Derrière les grilles, recroquevillée sur une paillasse, se trouvait une silhouette maigre. Ses longs cheveux et sa barbe étaient cuits de crasse. Sans un mot, celui qui venait d’entrer se dirigea vers un tuyau d’arrosage et alluma un robinet encastré dans le mur. Un jet glacé aspergea le captif qui se réveilla en hurlant.”
On ne m’avait pas menti sur ton compte, Settara. Le problème, c’est que t’es hors jeu : tu t’es trompé d’un siècle. C’est fini le bon vieux temps où on s’accommodait du règlement à la louche. Maintenant, tout le monde se tient à carreau. Et ne viens pas nous parler de résultats, tu n’as pas compris qu’on te demande juste de faire un peu semblant ?

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Les origines algériennes d’Adan Settara sont à la fois source de discrimination au sein de la police judiciaire de Clermont-Ferrand où il exerce comme brigadier et source d’informations dans le milieu de la drogue des cités. Malgré sa position instable, Adan ne renonce pas à heurter les hiérarchies quand il enquête sur un meurtre révélé en images sur une clé USB trouvée par des étudiants.

Comme dans ces précédents romans, Sylvain Forge nous entraîne dans une énigme au contexte très documenté. Il quitte Vichy et Nantes pour installer l’action à Clermont-Ferrand qu’il connaît particulièrement bien pour y avoir passé son enfance.

Il quitte les rats pour les chats car c’est bien d’une enquête sur leur disparition qu’il est question, parallèlement à une autre intrigue autour d’une fraternité étudiante, menées toutes deux par un fils de harki aux troubles relations et une coéquipière en rupture conjugale.

Ces deux enquêtes très denses nous ferons approcher la nuit et les sous-sols auvergnats pour notre plaisir de s’y perdre. L’auteur confirme par ce roman un vrai talent de conteur et il est difficile d’en dire plus au risque de spolier. Ne boudons pas cette galerie de personnages attachants et déroutants !

 

 

3 ans du blog : Fin du premier jeu-concours


Souvenez-vous !

Il y a dix jours nous vous proposions notre premier jeu-concours pour fêter l’anniversaire de notre blog :

Concours Un Livre – Une mise en scène : 3 ans du blog

Nous vous demandions de prendre parmi les livres chroniqués depuis 3 ans, un titre que vous avez aimé et lu et d’imaginer une mise en scène pour mettre votre lecture en valeur ! Et ensuite de prendre en photo ce montage et de nous soumettre vos œuvres photographiques.

 

Aussi avons nous eu quelques envoies

Quelques lectrices se sont lancées dans l’aventures.

Voici quelques-uns de résultats.

12 photos en Finale de ce premier jeu-concours, 3 ans du blog

1 : Soul of London de Gaëlle Perrin

Chronique de Ge ICI

  2 : Cynure de Laurent Loison

Chronique de Marie No ICI

3 Touch de Claire North

Avis de Julie Ici

4  Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel

La chroniques de Ge sur Sans pitié ni remords

5 : Tension Extrème de Sylvain Forge

Chroniqueé par Dany Ici

 

6 : La voix secrète de Michaël Mention

Avis d’Eppy Fanny sur La voix secrète de Michaël Mention

 

 7) Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault.

Ma chronique du Brouillard d’une vie ICI

8 : Soul of London de Gaëlle Perrin

La chronique de Ge de Soul of London ICI

 

Certaines contributrices sont  malignes.

Elles ont fait la mise en scène

Mais n’ont pas respecté les instructions à la lettre.

A savoir exposé un livre chroniqué dans les pages de notre blog.

Aussi je ne leurs en tiendrai pas rigueur et accepte que ces clichés participent à la finale de ce 1e concours

9 : La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours

La chronique est quelques part dans mes vieux brouillons. J’ai sans doute oublié de l’illustrer afin de la publier.

 

10  : J’ai lu et adoré 7 jours avant la nuit mais je n’i pas encore trouvé le temps de donner mon petit avis.

11 : Je n’ai pas encore lu Coupez mais c’est vrai qu’il est dans ma Pal

Aussi j’accepte cette mise en scène !

12 : Sous surveillance de Dorothée Lizion

Ce livre a été chroniqué par une voire deux flingueuses

Mais la chronique n’a pas encore été publiée.

Et ça ne saurait tarder.

 

Voici donc les 12 clichés retenus, vous pouvez dores et déjà nous donner vos 3 préférés.

Avec les Flingueuses nous allons nous réunir et voter pour nos favoris

Je cois que cette concertation peut vite devenir terrible.

Il va falloir vite définir les gagnantes.

mais ne vous inquiétez pas, je reviens vous tenir au courant.

Enfin s’il ne m’arrive rien d’ici là !

Le vallon des Parques de Sylvain Forge


Le vallon des Parques Vichy 1943 de Sylvain ForgeLe livre : Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge. Éditeur Toucan + collection Toucan noir / prix broché : 20 € , poche et e-pub : 9€90  / (506p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

Aux portes de la ville, une série de crimes frappe la communauté paysanne de la montagne bourbonnaise. Des vaches sont mutilées, des fillettes retrouvées mortes et amputées. Sanglier sauvage ? Truands profitants du désordre ou aliéné maraudant sur les routes d’Auvergne ? Les autorités se perdent en conjectures.
Pour André Lange, directeur de la Police judiciaire et ancien des Brigades mobiles, l’occasion est toute trouvée de revenir en grâce aux yeux des caciques du nouveau régime. Mais réunir ses anciens inspecteurs, dispersés par la guerre, n’est pas une entreprise facile, surtout quand l’un d’entre eux, d’origine juive, croupit dans un camp d’internement.
Pour les enquêteurs, coincés entre les exigences de l’occupant qui traque les maquis et les intrigues de la Milice, l’enquête est délicate. Heureusement, ils vont pouvoir compter sur Adèle, une jeune femme passionnée et courageuse.
Ils découvrent finalement que les crimes semblent liés à des tablettes anciennes exhumées dans un lieu étrange : « le Vallon des Parques». Un site qui intéresse au plus haut point les nazis…

 

extrait :
« Le siège de l’Ahnenerbe se trouvait à Berlin. La vaste demeure servait d’épicentre à la plus étonnante organisation qu’il lui fut donné de connaître. La Société pour l’étude de l’histoire des idées premières comportait de nombreux départements scientifiques, allant de l’archéologie à l’anthropologie. Elle réunissait des experts venus de toute l’Allemagne. Ces sommités s’employaient à retrouver les croyances, les pratiques et le langage des ancêtres de la race germanique. Un très discret « département R» faisait même de la prospective militaire. Les allées et venues d’officiers de la Luftwaffe rattachés au centre de recherche de l’armée de l’air de Dachau en témoignaient. Toutefois, le conventicule le plus secret de l’Ahnenerbe, dont on disait que ses membres rendaient compte directement à Himmler, concernait les sciences paranormales. La cellule possédait une galerie de bourlingueurs aussi farfelus que passionnés. Leur champ d’études transcendait tous les dogmes du national-socialisme en se basant sur l’analyse des grandes traditions ésotériques. L’objectif était toujours le même: remonter aux sources et démontrer que les grandes civilisations de l’humanité procédaient d’un seul et même tronc commun: la race immémoriale des Aryens “

 

Sylvain-ForgeL’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Le vallon des Parques  : Vichy 1943 de Sylvain Forge.

Le vallon des Parques de Sylvain Forge

 

Que de souvenirs ce roman a remis au jour.
Il y a juste vingt ans, nous avions passé avec mon mari, quelques heures avec Emile Fradin le co-découvreur des tablettes d’argile de Glozel, dans son habitation transformée en musée.
La raison de tout cela, ce roman palpitant, au temps de Pétain, où la guerre des polices masquait la guerre tout court et la chasse à la promotion « autorisait » tous les excès. Une énigme autour d’un sérial killer, cannibale au demeurant, proche de Himmler et de ses fantasmes sur les origines de la race aryenne, une enquête menée par des anciens des Brigades du Tigre et Sylvain Forge nous livre là une page peu glorieuse de la France de Vichy, très documentée, au point où l’on peut parfois se demander s’il s’agit de souvenirs vécus. Tout un art de rendre vivant cette époque que même la ville de Vichy aimerait oublier. Beaucoup de sang, de violence mais la guerre n’est pas un long fleuve tranquille.
Cerise sur le gâteau : l’auteur nous a promis une suite pour la fin de cette année ! Alors faites vous plaisir en faisant dès à présent connaissance avec ce vallon des Parques qui aura été pour moi un très bon moment de lecture et de souvenirs.

 

 

guerre, Pétain,  Vichy, résistance, gestapo

Papote d’auteur : Dany était avec Sylvain Forge


Papote d’auteur : Dany était avec Sylvain Forge

Lors du salon du livre de Blaye, Livre en Citadelle.

Notre flingueuse, c’est faite l’envoyée spéciale pour Collectif Polar.

Elle est allée à la rencontre de certains auteurs dont elle avait aimé les bouquins

Elle vous raconte son dimanche à Livre en citadelle ICI

C’est comme cela que Dany s’est retrouvée à interroger Sylvain Forge


Papote d’auteur : Dany est avec Sylvain Forge

Sylvain, merci de répondre à mes questions, tu as accepté d’être la cible  du Collectif Polar et j’ai le plaisir de remplir (d’essayer) cette mission, une première pour moi.

On est amis dans FB depuis janvier 2015, j’ai commencé à te lire avec « un parfum de soufre » ton deuxième roman publié, et ça fait drôle de causer comme ça dès notre première rencontre dans la vraie vie …  Ton actualité, ton prix du quai des Orfèvres, une nouvelle étape dans ta carrière d’auteur.

Dany : Tout d’abord, peux-tu te présenter rapidement ?

Sylvain Forge : Je suis né à Vichy en 1971, après des études de droit, des petits boulots, notamment dans la culture et l’animation, j’ enchaîne des voyages puis je m’installe à Paris quelques années avant de rejoindre Nantes où je conseille les entreprises sur les risques cyber.

Dany : Tu es donc expert en cybercriminalité, de sérieux atouts pour écrire sur le sujet.

Te sens-tu plutôt Auvergnat ou Breton ?

Sylvain : Auvergnat, pur sucre mais nantais d’adoption.

Dany : A l’école quelles étaient tes matières préférées ?

Sylvain Forge : Durant mes études, primaires et secondaires, ma préférence a toujours été le français, l’histoire-géo et l’économie. Bien que réfractaire aux maths et à la physique, je me suis sur le tard intéressé à ces disciplines en raison de leur prolongement social et humain : enjeux de la recherche, de nouvelles technologies de l’information etc.

Dany :  A quel âge as-tu commencé à écrire ?

 Sylvain : Lorsque j’étais étudiant, d’abord, un premier roman resté dans un tiroir et surtout beaucoup de scénarios pour les jeux de rôle.

Dany : Comment ? quelles sont tes sources d’inspiration ?

Sylvain : La presse (je suis abonné à de nombreux magazines, je découpe des articles, monte des dossiers par thèmes), les séries TV, les articles scientifiques, le monde informatique, la robotique… Mes inspirations : l’Histoire et les faits de société, le monde qui change, la société et ses fractures.

Dany : Une série de trois romans avec des héros récurrents, pourquoi ce choix ?

Sylvain : C’est d’abord une sollicitation de l’éditeur (et celle du marché) plus qu’une envie personnelle. A ce jour : une trilogie avec Isabelle Mayet (à Nantes) et une suite à « Sous la ville », probable, avec Marie Lesaux (Clermont-Ferrand).

Dany : Tu affiches une bibliographie déjà bien riche et une production régulière (dans la cadence, la qualité et la documentation). Un roman historique, un thriller écologique :

Sylvain : C’est une question ? non …

Dany : Un constat, tu passes d’un style à l’autre un peu comme Michael Mention, en donnant l’impression d’une égale facilité. Le sujet guide-t-il le choix du « style » ou l’inverse ?

Sylvain : Les deux, je pense. Le roman historique commande un certain clacissisme.

Dany : Dans tes références y a-t-il un super héro ?

Sylvain : Sherlock Holmes, Indiana Jones.

Dany : L’actualité de ton année littéraire : le prix du quai des orfèvres … une consécration après plusieurs tentatives ?

Sylvain : J’avais déjà envoyé deux manuscrits « La trace du silure » et « Un parfum de poudre » et c’est le troisième qui a obtenu le prix …

Dany : Qu’est ce que ça change dans la vie d’auteur ?

Sylvain : Il est encore trop tôt pour le dire mais c’est sûr que le nombre de tirage et les réseaux de distribution sont de suite beaucoup plus importants qu’avec un éditeur moins « lourd ».

D’habitude Fayard, partenaire du prix, édite directement en format de poche 50.000 exemplaires. Ici ils ont choisis de parier sur 100.000 dès le premier tirage (à noter que depuis notre entretien nous avons appris qu’un retirage avait été prévu avant la fin 2017).

Avant le prix j’étais un auteur quasi-inconnu, maintenant, il faut surfer la vague et gérer cette grosse notoriété, destinée à être provisoire. Pas facile…

Dany : Ton changement d’éditeur ? provisoire ou définitif

Sylvain : On ne peut rien dire pour l’instant, il est encore trop tôt !

Dany : Des propositions pour la TV, le cinéma ? Je vois bien tes romans adaptés en séries par exemple.

Sylvain : Rien pour le moment

Dany : Tes romans ressemblent à des enquêtes journalistes d’investigation … tenté par des révélations fracassantes type lanceur d’alerte ?

Sylvain : C’est un genre qui me plaît en effet.

Dany : Est-ce que tu as le temps de lire … quand les jumeaux dorment par exemple ? Que lis-tu ?

Sylvain : J’ai répondu en partie à cette question : presse et revues spécialisées, scénarios de jeux de rôle, rarement du polar.

Dany : Tu nous as promis une suite pour le vallon des parques (réédité en poche ) ?

Sylvain : Oui mais pas de date. L’action se situera après la guerre et parlera du monde du renseignement.

Dany : Et pour 2018 ?

Sylvain : Ca sera la suite de « sous la ville » avec le retour de Marie.

Merci Sylvain d’avoir accepté de passer un peu de temps avec une flingueuse et d’avoir répondu avec sincérité à ces quelques questions. Le collectif polar te souhaite une bonne année 2018, riche en prix et en rencontres !

La ligne des rats de Sylvain Forge


Suite de notre découverte de Sylvain Forge avec notre super mamie Flingueuse, j’ai nommé Danièle.

Cette fois c’est le premier roman de l’auteur, La ligne des rats, qui est passé au crible.


 Le livre : La ligne des rats . Paru le 28 mai 2009 chez Odin dans la collection Enigme.  23€50 ; (385 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couverture :

Quel secret peut donc dissimuler le cadavre d’un militant écologiste repêché dans un canal de Bangkok, une entreprise de mercenaires spécialisée dans le soutien aux multinationales ou un insecticide révolutionnaire testé en Camargue et destiné à éradiquer le paludisme en Afrique ? C’est ce que va tenter de découvrir Nathan Leguyadec, psychiatre parisien, à la recherche des causes du décès brutal de son frère.
Des vallées verdoyantes du Kerala à la jungle colombienne, des bureaux feutrés des cabinets de lobbying aux ruelles agitées de Bassora, le complot semble mondial.
Alors que Nathan remonte la filière, il ignore dans quel champ de mines il a mis les pieds. L’étau se resserre, faisant remonter à la surface des secrets bien enfouis.

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.

Avec La ligne des rats, Sylvain Forge nous jette au beau milieu d’une intrigue hyperréaliste et haletante grâce à sa connaissance intime du milieu, de ses protagonistes et des enjeux.

La chronique Jubilatoire de Dany

L’auteur nomme ce roman « thriller écologique », certes mais alors vert très foncé ! Sur fond d’empoisonnement mondialisé par les géants de l’agro-alimentaire (toute ressemblance avec l’actualité n’étant à mon sens pas du tout fortuite), Nathan va chercher à prouver que la disparition de son frère n’est pas accidentelle. Il se confrontera à la traque des anciens nazis, aux armées de mercenaires à la solde de capitalisme … Il s’agit là du premier roman de cet auteur qui date de 2009, malgré quelques imperfections augure bien de la suite de la production de Sylvain Forge. Très documenté sur les sujets abordés, « la ligne des rats » ressemble à du travail de journalisme d’investigation et le lecteur d’espérer que le désastre camarguais restera pure fiction … quoique les épandages existent, je les ai rencontrés ! Bon travail Monsieur Forge ! // 7/10

Ce roman, La ligne des rats, devient en 2017 Pire que le mal

C’est un cas particulier car il a fait l’objet d’une réécriture : un exercice assez bluffant. Mais on n’en reparlera.

Tension extrême de Sylvain Forge


Dany, notre mamie Flingueuse a décidé de nous faire découvrir Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous propose-t-elle 2 chroniques.

La première est celle de son dernier bouquin. La seconde sera celle de son premier. Normal tout à l’envers.

Bon, en attendant, je vous laisse avec Danièle et Sylvain que l’on retrouvera bientôt pour d’autres chroniques et une petite papote d’auteur.


Tension extrême de Sylvain Forge. Paru le 18 novembre 2017 chez Fayard.  8€90 € format poche 11X18 et 6.99 € en e-book.

  4ème de couv :

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible. Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

 Tension extrême: Prix du Quai des orfèvres 2018

 de Sylvain Forge

 

L’auteur :  Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, il voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada.  Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir. Sylvain Forge est aussi amateur d’Histoire ; ancien guide touristique, il a signé avec Le vallon des Parques (éditions du Toucan) un deuxième opus dont les péripéties se déroulent à Vichy en 1943.  Son premier livre, « La Ligne des rats« , paru en mai 2009 aux éditions Odin (Nantes), est un thriller écologique sur les pesticides. Il a fait l’objet d’une véritable réécriture pour donner naissance à « pire que le mal » en 2016. L’auteur a bouclé un troisième roman paru fin 2013 « La trace du silure » dont l’intrigue se déroule à Nantes.  
Extrait :
…On estime que dans vingt ou trente ans, il y aura cinquante milliards d’objets connectés sur la planète. Ce sera le cas des voitures, par exemple. Le gros soucis, c’est que pour le moment, aucune sécurité n’est prévue pour ces gadgets. Et je ne vous parle pas des centrales nucléaires ou des barrages hydrauliques surveillés par internet, « sous contrôle », comme on dit !En injectant quelques lignes de code destinés à exploiter la vulnérabilité d’un système automatisé, on peut faire dérailler un train ou plonger une ville dans le noir.

La chronique Jubilatoire de Dany

Tension extrême de Sylvain Forge

 Prix du Quai des Orfèvres 2018

 

Vous ne regarderez plus le distributeur de café de la même façon … Ce roman peut-être lu sans connaissance particulière des précédentes publications de Sylvain Forge, même si nous y retrouvons pour la troisième fois Isabelle, transfuge du 36, arrivée à Nantes avec « la trace du silure » en 2014, puis « un parfum de soufre » en 2015. Elle va traquer un cyber terroriste, une menace qui pèse sur la ville de Nantes et ses habitants.  Fiction ? Non et c’est bien là le problème. Dans notre monde hyper connecté, personne n’est à l’abri d’un détournement d’objet par malveillance ! Certes le sujet a déjà été traité dans des jeux vidéo, des films et des romans mais cette fois la réalité est bien présente dans notre quotidien. Et cela va bien au-delà des dangers de l’internet pour nos ados. Point de départ : les morts de deux hommes d’affaires jumeaux, suspectes et simultanées, révèlent une énorme menace capable de détruire toutes les interconnections nécessaires à notre vie, dès lors que notre civilisation est maintenant tributaire des nouvelles technologies. Une traque somme toute classique, par des flics presque « ordinaires » avec leurs problèmes domestiques … mais ce que nous décrit l’auteur ce sont les moyens nécessaires et obligatoirement coordonnés pour tenter d’aboutir. Pas étonnant quand on sait qu’il est lui-même professionnellement impliqué dans la cyber-sécurité ! Plusieurs niveaux de lecture donc pour ce prix du quai des orfèvres 2018. Plus « local » que l’écologique « pire que le mal » et tout autant documenté et passionnant … à lire ces presque 400 pages sans modération et rapidement pour vous préserver du mal ou au moins le tenter. Flippant !