Vengeances et mat, Ben Choquet & Thomas Dansor


Le livre Vengeances et mat, Ben Choquet & Thomas Dansor. Paru le 19 avril 2018  aux Editions Du Pays Noir. 15€ ; 256 pages ; 15 x 21 cm

 4ème de couverture :

Charleroi, son riche passé industriel causa son déclin, le Pays Noir n’était plus. Mais ce passé récent est voué à disparaître grâce aux nombreux projets de redynamisation qui y fleurissent.

En son cœur, Claire, femme flic, et Aaron, chirurgien cardiaque, y résident, y travaillent et participent, à leur manière, au renouveau carolo. Leur union est aussi soudée et passionnelle que leur enfance ne fut terne.

Quand Charleroi sert de laboratoire grandeur nature, c’est au travers de leurs yeux que Vengeances et Mat vous entraînera dans la lutte contre une criminalité brutale et impitoyable.

Dans ce combat sans merci, le cadre légal ne suffit pas et vous oblige à faire des choix. Des choix dont on ne mesure pas toujours le prix…

Les auteurs : Ben Choquet & Thomas Dansor, diplômés en Sciences Economiques et de Gestion, sont respectivement Coordinateur Communication tandis que l’autre évolue dans le monde financier. L’écriture les appelle et leur offre une belle rencontre et la naissance d’un livre à quatre mains. Ben Choquet fonde les Editions du Pays Noir afin de vivre l’aventure pleinement.
    Extrait :
« Le temps ralentit comme si chaque seconde était en suspension. Ma cigarette se décroche des lèvres, mon arme se lève. Une détonation claque, le tireur est touché au genou. Ma cigarette touche le sol. Nos regards se croisent, nos flingues aussi. Je n’ai pas d’autres choix. Deux balles en plein thorax transpercent la menace. »

 

 

L’accroche de Miss Aline :

Vengeances et mat, Ben Choquet & Thomas Dansor

Une soirée entre amis qui déraille.  Claire, flic de son état, doit se rendre sur place. L’affaire va plus loin que le triangle amoureux. Elle prend une dimension surprenante mais pas impossible. Le mal est sournois. Il n’a pas de visage et pourtant il tue. Charleroi comme un vaste labo expérimental. Comment est-ce possible ? Et pourtant…

Claire est un bon élément, un tantinet borderline mais gérable. La vie ne lui a pas fait de cadeau mais elle a sût se relever avec l’aide de son conjoint Aaron. Etre sur cette  enquête difficile va l’ébranler. Elle va se retrouver au sol. Mais elle est forte Claire, elle va se relever, continuer. Vouloir la vérité, la justice. A quel prix Claire ? Que/qui vas-tu laisser derrière toi ? Te rends-tu comptes des frontières que tu franchis ? Pour quoi au final ?

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire. Pourtant les chapitres sont courts et bien aérés. Il y a beaucoup de dialogue. Le rythme est là. Puis Claire me touche, il y a quelque chose que l’on ne nous dit pas. On sent la fêlure subjacente. A partir de ce moment : page turner… L’enquête s’emballe, les rebondissements te percutent.

Tu ressens les personnages, leur caractères, leurs défauts, leurs générosités. Tu ressens cette forte cohésion qui unit le groupe. L’amitié, la loyauté, le soutien indéfectible. Il y a tout cela dans Vengeances et mat. Il y a aussi la douleur, la peur, la menace, la mort, la perfidie, la manipulation.

Les pages défilent et je regarde Claire évoluer ou s’enfoncer, au choix.  Vers quoi part –elle,  va-t-elle s’en sortir ? Il me reste 10 pages à lire, je me demande comment les auteurs vont conclure. Lectrice au sol ! Non impossible.  Dans les dernières lignes,  les ultimes mots, je rage contre ces messieurs. J’avais envisagé tous les scénarios mais pas celui là. Surtout pas celui là. Vite la suite : La vie a une fin, la vengeance pas.

En attendant, un très grand  merci à  Ben Choquet et Thomas Dansor de m’avoir surprise de bout en bout par une intrigue rondement menée ainsi que  par cet imprévisible retournement de situation final. Un page turner indéniablement. Des auteurs à suivre…

http://vengeancesetmat.be

Et le mal viendra de Jérôme Camut, Nathalie Hug


Le livre : Et le mal viendra de Jérôme Camut, Nathalie Hug. Paru le 6 mars 2019 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir.19€90 ; (560 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

On vous a alertés sur la préciosité de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?

 

 

 

 

Les auteurs : Il y a Jérôme Camut, il y a Nathalie Hug et il y a l’entité CamHug. Ils ne sont pas deux mais trois. Tout à commencer un jour de novembre 2004. Jérôme venait de sortir Le Trait d’Union des Mondes qui serait le tome 1 de Malhorne. Nathalie ayant adoré ce livre, elle est allé à la rencontre de son auteur. Et là la magie à opéré. Ces deux là se sont enfin trouvé, comme une évidence. Tout de suite, ils ont imaginé une vie à deux, une vie d’écriture mais à quatre mains cette fois. Et comme par enchantement, ils ont ensemble conçu une première histoire et quelle première histoire car il s’agissait déjà d’une trilogie. Depuis, L’écriture ne quitte plus leur vie, à 4 mains, seul, pour la TV, le Ciné… Et le mal viendra est leur 14e roman ensemble.
extrait : 

 

Le post-it de Ge

 

Comment vous dire que j’ai grave kiffé

Bon vous le savez les CamHug se sont mes petits chouchous et ce depuis que j’ai lu à sa sortie leur premier roman à 4 mains. Depuis je lis chaque sortie. Un nouveau titre arrive il me le faut. Et dés que je l’ai entre les mains, je lâche toutes mes autres lectures et ne me consacre plus qu’au roman de Jérôme et Nathalie.

D’ailleurs si habituellement je lis plusieurs polars à la fois, le CamHug je le lis seul, aucune autre histoire ne vient déranger ma lecture. Il faut dire qu’il y a déjà tellement de ramifications dans leurs intrigues que le livre se suffit à lui-même.

C’est tellement riche et complexes.

Une histoire sortie de l’imaginaire des CamHug vous emporte tellement loin.

Et comme ce sont mes chouchous, de livre en livre je deviens de plus en plus exigeante avec eux. Et oui, qui aime bien châtie bien !

Aussi une fois encore j’ai été bluffée. Je me suis retrouvée dans une épopée hallucinante.

Alors nous allons suivre les même protagonistes sur deux époques séparées de seulement 12 ans.

On connait déjà ces hommes et ces femmes, nous les avons rencontrés dans Islanova notamment, dans W3 aussi. Mais rassurez-vous, pas besoin d’avoir lu les précédents bouquins pour entrer dans ce roman. Non et c’est là aussi le tour de force des CamHug. Cette intrigues est à elle seule une histoire totale. Et pourtant elle vient se placer avant et après Islanova, leur livre précédent.

On va suivre la destiné de Morgan Scali, qui veut changer de vie et se sentir utile à l’humanité et à la planète. Aussi décide-t-il de tout quitter et part avec ses enfants en Afrique, en république du Congo où il travaillera dans une réserve naturelle. Il espère pouvoir ici apprendre à vivre sans sa femme trop tôt enlever à ses enfants. On le voit arriver sur la continents Africain en 2016 quelques mois après les attentats du 13 novembre 2015…. Il y découvre à la fois la beauté sauvage du pays mais aussi la sauvagerie d’un continent en perpétuels conflits.

Et puis en alternance, un chapitre sur deux on se retrouve en 2028. On suit Julian Stark  qui n’a jamais perdu l’espoir de retrouver sa fille, Charlie, tombée sous la coupe de Morgan Scali, le plus grand criminel de tous les temps.
Il a consacré sa vie à traquer cet homme capable de tuer des milliers de personnes au nom de son idéal.
Le jour où il apprend qu’on l’a enfin localisée au Congo, Julian croit que l’aventure touche à sa fin.
Mais il est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Nous entre temps on commence à comprendre comment le Morgan Scali de 2016 est devenu le terroriste que l’on connait aujourd’hui.

Alors vous l’aurez peut-être compris, Et le mal reviendra c’est un thriller, un roman d’aventure, un livre écrit pour nous divertir, mais c’est aussi un roman d’espionnage, de géopolitique, un thriller écologique.

C’est un regard sur notre société actuelle et celle de demain. C’est un livre où se côtoient réflexions et émotions. C’est une mécanique parfaite au scénario impeccable, où le lyrisme et l’épopée fleurtent avec un style concis et une écriture au scalpel.

  Après la trilogie W3 et Islanava notre couple d’auteur nous propose un nouveau thriller politique haletant. Un thriller unique sur les dérives de notre société.

Vous ai-je déjà dit que les CamHug étaient des lanceurs d’alerte !

 

Extrait 2


L’appel du Néant de Maxime Chattam.


Le livre : L’appel du Néant de Maxime Chattam. Paru le 8 novembre 2017 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  22€90 ; (516 p.) ; 23 x 16 cm.
Rééditer en poche le 14 février 2019 chez Pocket dans la collection Pocket Thriller. 8€60 ; 18 x 11 cm.

4e de couv : 

Tueur en série…
Traque infernale.
Médecine légale.
Services secrets.
… Terrorisme.
La victoire du Mal est-elle inéluctable ?

Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

L’auteur : Est-il besoin de le présenter ? Né le 19 février 1976 à Herblay, dans le Val-d’Oise, Maxime Chattam fait au cours de son enfance de fréquents séjours aux États-Unis, à New York, à Denver, et surtout à Portland (Oregon), qui devient le cadre de L’âme du mal. Il suit le Cours Simon à Paris en parallèle de ses études. Après le bac, petits boulots, Lettres Modernes à la fac. Il suit des cours en criminologie et écrit sous différents pseudo. Depuis une bonne dixaine d’année maintenant, Maxime Chattam est l’un des maîtres du thriller français dont l’imagination intarissable est régulièrement saluée par la presse. Il a vendu plus de 7 millions d’exemplaires en France et est traduit dans une vingtaine de pays. Après La Conjuration Primitive et La Patience du Diable, ce troisième épisode des enquêtes de la Section de recherches de Paris nous plonge dans le monde des pires criminels et à la racine du Mal moderne.

 

Extrait :
L’homme a souvent considéré, à tort, que les ténèbres consistent en une entité propre, alors qu’elles ne sont qu’absence de lumière. Elles n’existent que par un manque et, s’il faut convenir qu’elles incarnent bien quelque chose, ce n’est rien d’autre que le néant.
Telle était en tout cas la conviction de la jeune femme qui se tenait ramassée sur elle-même dans un coin de l’étroit réduit silencieux et aveugle. Elle enserrait de ses bras ses jambes repliées contre sa poitrine, le menton calé entre les genoux. Bien qu’il n’y ait pas le moindre photon pour l’éclairer, elle savait que son visage devait être crasseux, elle devinait la terre séchée qui lui croûtait les joues et le front, sa peau de porcelaine maquillée de zébrures de poussière noire, les boucles blondes de sa chevelure appesanties par la saleté lui tombant sur les épaules, sa beauté dissoute dans le vide de l’attente, dans l’angoisse et l’obscurité.

 

La recommandation de Jean Luc

Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l’affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

13Avec l’Appel du Néant, l’auteur renoue avec ce qu’il fait de mieux, autrement dit le polar !

Les personnages sont intéressants, on y retrouve les personnages de l’une de ses derniers enquêtes policières, et même si on ne se rappelle plus les enquêtes précédentes, cela n’est pas gênant pour dévorer cette histoire sur fond de terrorisme.
L’auteur s’est beaucoup documenté sur les rouages de toutes les émanations de la police française, on y apprend quantité de choses en matière de procédés scientifiques, d’enquêtes, de technologies liées aux communications, du fonctionnement de la nébuleuse intégriste. C’est réellement passionnant, il pose aussi la question de la réaction de notre société face au terrorisme, il explique la montée du terrorisme, et il décrit aussi au passage la complexité du monde arabe.
Cela pourra paraître compliqué pour certains, mais moi, ça m’a passionné et rend cette enquête encore plus crédible.
Et aussi, il y a la signature propre à l’auteur avec son univers bien particulier surtout lors de la première moitié du livre !
Mais je n’en dirai pas plus…
Au final, ce thriller est nettement supérieur aux autres parce qu’il pourrait être vrai, et cette enquête est vraiment passionnante avec un final à la hauteur.
Un très bon polar comme je les aime.

Le chien arabe de Benoît Séverac


Le livre : Le chien arabe de Benoît Séverac. Paru le 17 mars 2016 à la Manufacture de Livre dans la collection Roman Noir. 18€90 ; (283 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

« Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghrébines en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger. »

Sergine Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Ben Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence.

4589748916L’auteur : Benoît Séverac Benoît Séverac, né le 19 août 1966, est un romancier et nouvelliste français. Il est auteur de littératures noire et policière, adulte et jeunesse. Il enseigne l’anglais à l’Ecole vétérinaire de Toulouse. Il est également musicien dans une fanfare jazz-latino rock, membre du conseil d’administration de Toulouse Polars du Sud et membre de 813(l’association des
amateurs de littérature policière).

 

Le post it de Ge

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Sergine Ollard est vétérinaire à une clinique des Izards, à Toulouse. Un jour, Samia, une adolescente, lui demande d’examiner un chien que son frère Nourredine Ben Arfa a caché dans une cave d’immeuble. Le docteur découvre que l’animal a le ventre rempli de drogue. La clinique est braquée par deux frères islamistes radicaux qui ont décidé de prendre le pouvoir sur le quartier. Mais ça Sergine ne le sait pas, elle pense que se sont les propriétaires du chien qui sont venu le récupérer.

Les Izards, quartier difficile, quartier Nord de Toulouse. Plaque tournante du trafic de drogue mais aussi base avant de l’islamisme radical. Voici le décor que nous propose Benoit Séverac pour son dernier roman. Il nous immerge au cœur des cités là où le chômage fait des ravages , la déscolarisation et le trafic de drogue font le reste ou presque. Puisque l’islam radical a aussi décidé d’y mettre son grain de sel.

Et pour compléter ce décor, l’auteur situe aussi son action en été, un été caniculaire. La chaleur est étouffante,la pelouse du seul terrain de foot est grillée par le soleil. On respire mal.

C’est dans cet environnement que nous découvrons ce roman noir de la France d’aujourd’hui. Un roman noir urbain où l’auteur montre sans porter aucun jugement la France d’en bas, les laissés pour compte qui décident de s’en sortir seul. Pour cela il y a l’économie souterraine. Celle des trafiquants qui font vivre presque toutes les famille de la cité. Mais il y a aussi la rédemption, celle que propose les frères musulmans, celle qui passe par la radicalisation. Celle qui nie le savoir vivre ensemble dans cette France multiculturelle.

Benoit Séverac tape juste. Il montre simplement les dérèglements de notre société contemporaine. Il met le doigt sur la pauvreté, la précarité des zones devenues de non droit que l’état a abandonné, reléguant ainsi nos quartiers en territoire de seconde zone. Et laissant s’installer toutes les dérives possibles.

Et si notre auteurs parlent de sujets sensibles, il n’y met aucun sensationnalisme, aucun jugement de valeur, il ne stigmatise aucune communauté. Il ne prononce aucun anathème !

J’ai lu ce livre dans le métro parisien lors de sa sortie. Et j’ai été très surprise par la réaction de certaines personnes lorsqu’elle découvraient la couverture de ce livre.

J’ai eu des petits regards de complaisance, des hochements de tête, des pincements de lèvres. Certains je devinais malheureusement ce qu’ils sous-entendaient. Un titre pris au pied de la lettre. Exprimant un racisme quotidien et ordinaire. J’ai eu aussi des regards noirs, des regards haineux, des regards menaçants même. Là aussi ce titre me valait d’être fustigée, j’étais assimilée à cette idéologie nauséabonde. J’avoue parfois avoir été mal à l’aise. C’est vrai que ce livre arrivait après les horribles et monstrueux attentats parisiens et que l’ambiance était à la défiance. Mais toute cette hostilité exprimée, juste autour de deux mots, m’en disait long sur la virulence que portaient ces sujets.

Aussi quand le livre est paru en poche, j’ai ressenti comme un soulagement en découvrant son nouveau titre.

En effet Le chien arabe était devenu Trafics ce  9 mars 2017.

Alors surtout n’hésitez pas à découvrir Trafics, c’est vraiment un excellent bouquins.

Un vrai coup de cœur pour moi !

 

Tu tueras l’ange – Sandrone Dazieri


Le livre : Tu tueras l’ange de Sandrone Dazieri. Paru le 18 mai 2017 chez Robert Laffont dans la collection la Bête Noire. 21€50 ; (597 p.) ; 23 x 14 cm. Rééditée en poche le 16 mai 2018 aux Editions Pocket, collection Pocket Thriller.   8,60 € ; 640 pages ; 18 x 11 cm   

4ème de couverture :

La mort au terminus…23h50, voie 7. Le TGV en provenance de Milan entre en gare de Rome. A son bord, l’intégralité des passagers de la classe affaire nage dans son propre sang…

Si les premières constatations dirigent la police vers l’attentat terroriste, la commissaire adjointe Colomba Caselli soupçonne vite des complications. Un seul homme pour y voir clair : son vieil ami Dante Torre, « l’homme au Silo ». Celui qui a connu l’enfer. Celui qui reconnaît ses démons. Il y a là la marque d’un ange, un ange déchu, femme sans visage venue du froid pour semer vengeance et carnage…

L’auteur :  Sandrone Dazieri est né à Crémone en 1964. Il a exercé divers métiers avant de devenir journaliste spécialisé dans la contre-culture et la fiction de genre. Scénariste de séries à succès pour la télévision depuis dix ans, il également dirigé la collection des romans policiers chez Mondadori. En 2014, il publie Tu tueras le Père, « meilleur thriller de l’année » selon Il Corriere della Sera et best-seller dan le monde entier, premier tome d’une trilogie – et finaliste du prix Le Point du polar européen 2016. Le deuxième volet Tu tueras l’ange, a paru en mai 2017 chez Robert Laffont, dans la collection « La Bête noire ». L’auteur vit à Milan.
Extrait :
« Le scorpion était un deathstalker, et le poison de son dard pouvait tuer un être humain ou tout du moins le rendre gravement malade. Il avait même une caractéristique intéressante : dans le noir total il s’immobilisait, surtout s’il était enfermé dans un milieu chaud et humide comme une bouche. Quand Pao l’avait, craché, cependant, le changement de température l’avait rendu furieux. Si Colomba n’était pas tombée, l’aiguillon de sa queue aurait piqué sa chair au lieu de simplement l’effleurer. »

L’accroche de Miss Aline :

Colomba- Dante un duo improbable qui reprend du service. Il est le cerveau et sa fenêtre sur une vérité qu’elle ne veut pas voir. Elle est son assurance, la force qui lui fait défaut, son emprise dans la réalité. Deux écorchés qui reviennent de loin.

Colomba va faire appel à Dante  sur une enquête difficile. Certes il y a beaucoup de morts, mais un quelque chose lui titille les méninges. Quelque chose que les ou l’assassin essaie de dissimuler.

Une fois de plus elle va devoir prendre les chemins de traverses pour mener son enquête. Ce qui n’est pas pour déplaire à Dante.  Par  les sanctions qu’elle encoure, elle va essayer d’impliquer le moins possible son équipe. Ils vont nager en eaux troubles, voir le monde côté pile : noirceur,  manipulations, enjeux financiers, secrets d’états, alliances, trahisons, meurtres, assassinats.

Dante ne peut se défaire de sa théorie du complot. Il en est convaincu. Va-t-il être convainquant ?

Après un premier opus Tu tueras le Père, Sandrone Dazieri nous livre une deuxième enquête qui nous emmène un peu plus loin dans la noirceur de l’humain. Il nous livre également un Dante plus torturé, cherchant toujours son passé. Malgré une intelligence hors normes, il reste fragile. Sera-t-il toujours « l’enfant du silo » ? Doit-on savoir d’où l’on vient pour savoir qui nous sommes ? Dante semble ne pas pouvoir faire sans ses origines.

J’aime le personnage de Dante. C’est lui qui guide ma lecture, plus que l’enquête. J’ai hâte de lire le troisième volet de cette trilogie. Comme Dante, je veux savoir d’où il vient ? Pourquoi  lui ? A qui ou à  quoi était-il destiné ? L’auteur nous en livrera-t-il plus dans le troisième opus ou Dante restera-t-il un mystère pour nous et pour lui-même ?

Bonne lecture !

Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous mettons l’accent sur un premier roman, et oui ! Aussi c’est à travers une double chronique  que nous vous proposons de le découvrir.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offrait son petit avis et si vous l’avez loupé c’est ICI.

Et en cette fin d’après-midi c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui nous livre sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

@abrideabattuebymarieclaire

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.

 

La Kronik d’Eppy Fanny

DERNIERS JOURS A ALEP DE GUILLAUME RAMEZI AUX EDITIONS FRENCH PULP (Espionnage)
ISBN : 979-1-0251-0304-3 // Tarif : 18 €

Comme je l’ai déjà indiqué, l’espionnage et le terrorisme ne sont pas des genres que j’affectionne.

Derniers jours à Alep, est une histoire sur le terrorisme et la famille. Sur l’absence d’un père et sa quête lorsque son fantôme ressurgit.

Alep en Syrie de nos jours :

Al Mansour arrive au terme de ses expériences sur des êtres humains. Ses protocoles sont de plus en plus précis et les résultats prometteurs. Il touche enfin au but. Il est temps car l’organisation tentaculaire pour qui il œuvre s’impatiente. C’est qu’elle prépare depuis très longtemps cette action d’envergure. Action qui va faire basculer ces pays d’occidents exécrés. Les morts se compteront par milliers. Ce sera leur victoire tant attendue.

Extrait page 20 : « Soutenu sans limites par son organisation et les fonds colossaux dont elle disposait, il avait progressivement pris le contrôle de la quasi-totalité de la production de savon d’Alep. Cela lui permettait d’arborer en façade toutes les caractéristiques d’un investisseur ambitieux et de pouvoir mener en parallèle ses recherches sans être perturbé. »

Paris en France de nos jours :

Mathias a perdu son père alors qu’il était enfant. Cette absence a déterminé son choix de carrière. Un manque, un vide jamais vraiment comblé malgré l’amour immense qu’ils se portent avec sa mère. Mathias s’investit à 300 % dans son métier de cancérologue au point d’avoir perdu Marie, la femme de sa vie. Et pourtant, elle est journaliste et sait ce qu’est la passion d’un métier. Mais peut-être que le temps de sa reconquête et celui de la construction d’un avenir sont venus ?

Mais l’avenir reste un mystère. Un jour, au journal télévisé, une information sur un terroriste recherché va tout faire basculer. Une photo s’affiche en plein écran et pour Mathias c’est comme un violent uppercut. Le visage du terroriste est celui de son père mort depuis 25 ans.

Avec l’aide de Marie et celle d’Ahmed, son meilleur ami, il va tout tenter pour retrouver cet homme et comprendre. Les contacts de Marie vont le mettre en relation avec Gaël Martens qui travaille pour les services des renseignements. Mais Mathias, pas plus que Marie ou Ahmed ne sont des barbouzes et rien ne les a préparés à ce qu’ils vont devoir affronter.

La vérité a toujours un prix. Et c’est le plus élevé qui sera facturé.

Un roman qui offre de bons moments de lecture avec des personnages attachants et une intrigue de bon niveau.

Pour ma part j’avais une vision du rôle et des intentions de chaque personnage dès le début de ma lecture. Hélas pour moi, ma vision a été la bonne et du coup je n’ai eu aucune surprise. Guillaume Ramezi je plaide coupable. J’ai l’esprit très tordu.

Mais je suis persuadée que la grande majorité des lecteurs se fera balader par tes lignes et tes mots, et que dans tous les cas ils passeront un bon moment grâce à toi.

 

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous vous parlons d’un premier roman, étonnant, non ! Et pour vous donner envie de le découvrir nous vous proposons une double chronique.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offre son petit avis. Ce soir c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui livrera sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

En epub à 9€99

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.
Citation :
« Aujourd’hui, papa est mort. »
«  L’avion se posa à l’heure prévue et quand la porte s’ouvrit, laissant affluer vers ses poumons cet air natal, il ne sut dire parmi les sentiments qui l’assaillaient quel était celui qui prédominait. ».

 

Le petit avis de Kris

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi

Original – Captivant – Flippant
Pour un premier roman, c’est juste WAOUH !
Ces derniers temps je suis allée de déceptions en déceptions sauf pour 2 « La guerre est une ruse » et « Prodiges et Miracles mais là, carton plein !!

Tout en étant un thriller captivant (Je sais je l’ai déjà dit) ce roman aborde quand même une des grandes inquiétudes de notre temps.

On peut bien sûr, ne pas penser, c’est tellement plus facile, il n’empêche que quand on est au pied du mur …

Bref, je sais que certains diront que c’est d’actualité et patati et patata, que c’est du roman mais combien de fois avons nous dit que la réalité dépassait la fiction. Eh bien là, si vous souhaitez vous distraire tout en restant dans les préoccupations de notre époque, n’hésitez pas ! Tout se tient dans ce récit et Dieu sait si ce n’est pas toujours le cas.

Oui il est question en effet de terrorisme, de cellules dormantes, d’attentats, de virus mais c’est intelligemment écrit et pertinent.

Un coup d’essai qui est un coup de maître, bravo Monsieur Ramezi.

 

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin


Le livre : La guerre est une ruse, Volume 1 de Frédéric Paulin. Paru le 6 septembre 2018 aux Editions Agullo. 22€ ; (384 p.) ; 20 x 14 cm 

4ème de couv 

Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent… Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’oeuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ? Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l’horreur ne s’invite à Paris ? Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au coeur de la décennie noire qui ravagea l’Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

L’auteur : Frédéric Paulin est né en 1972. IL est l’auteur de plusieurs romans noirs historiques et de polars mélangeant critique sociale et chronique policière. Il vit en Bretagne. Il a publié en autre aux Éditions Goater de La Dignité des psychopathes, La Grande peur du petit blanc (Prix du roman Produit en Bretagne 2014) et 600 coups par minute (Prix Les Mots de l’Ouest 2016). Et de La peste soit des mangeurs de viande à la Manufacture de livres
Extrait : 
Ce lien contre nature entre militaires et islamistes engendrera inévitablement le grand bordel. Le grand bordel, comprendre l’importation des problèmes algériens en France.

Le petit avis de Kris

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin
Editions Agullo

Algérie, 1992. Les élections remportées par le Front islamique du salut sont annulées et le pouvoir est investi par quelques généraux. Tedj Benlazar, agent de la DGSE, surveille les agissements du Département du renseignement militaire. Il met à jour une machination destinée à exporter le terrorisme à Paris afin d’obliger la France à s’impliquer dans le plan antiterroriste des généraux.

Ce livre est un constat, certes, mais mené tambours battants à la manière d’un thriller. Aussitôt en main, impossible de le poser.

Le début de Daesh et des hostilités ?

On suit le cheminement d’un agent de la DGSE en poste à Alger de 1992 a 1995. Inutile de préciser que les missions ne sont pas de tout repos et à hauts risques. D’autant que sa famille est restée en France et que l’éloignement ne facilite pas les choses.
Quand on est un agent de l’état français au patronyme arabe, on n’est plus loin de la
recherche d’identité, né algérien et faire partie de la DGSE à Alger n’est pas une mince affaire.

Il flaire les unions contre nature qu’il entrevoit autour de lui mais parviendra- t ‘il a en apporter les preuves ?

J’ai quitté à regret Tedj Benlazar, attachant au possible, mais mon petit doigt me dit qu’il en a encore sous le pied.

Le contenant est attirant, certes, mais le contenu le mérite grandement !

Rouge armé de Maxime Gillio


Le livre : Rouge armé de Maxime Gillio. Paru le 2 novembre 2016 chez Ombres Noires. 19€ ; (347 p.) ; 21 x 14 cm
4e de couv :

Rouge armé

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement…

Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance.

Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard.

Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

L’auteur : Maxime Gillio est né en 1975, père de trois enfants, a travaillé douze ans dans l’Éducation nationale avant de réaliser qu’il n’aimait rien tant que le calme et la solitude. Depuis, il s’est reconverti dans l’édition. Mais il a quand même gardé sa tribu, pour son plus grand bonheur.
Extrait :
Elle ne répond pas, car elle sait, mieux que quiconque, que j’ai raison. Les gens de ma génération ont vécu l’édification du Mur et les années de guerre froide comme le plus gros traumatisme de leur vie. Familles déchirées, décimées parfois, la suspicion permanente, des frères qui deviennent des étrangers, les cicatrices qui ne se referment pas.

La Kronik D’Eppy Fanny

ROUGE ARME DE MAXIME GILLIO AUX EDITIONS OMBRES NOIRES

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

L’histoire :

Tchécoslovaquie – 1943 : Anna, une jeune femme mère de deux garçonnets, mais avant tout une Sudète. Le village gronde, jalouse. La rancœur enfle. Et pourtant elle se pensait intégrée mais elle paye l’adhésion de son mari qui combat sous les couleurs Nazies.

Le vent tourne, la guerre se termine et les comptes se règlent. Chèrement pour les plus faibles.

Les Sudètes sont dépossédés de leurs biens (lorsqu’ils ne sont pas tués) et jetés sur les routes (femmes, enfants, vieillards) en direction des camps. Beaucoup meurent de faim et de froid en cours de route et il est à se demander s’ils ne sont pas les plus chanceux.

Anna se retrouve emprisonnée dans un de ces camps. Par amour elle « donnera » son fils afin qu’il survive. Elle-même survivra à l’innommable ainsi que l’enfant qu’elle porte et lorsqu’elle sera libérée, tentera de retrouver ce fils « donné ».

1961, le mur qui s’érige et divise un pays et des familles :

Extrait page 128 : Il avait raconté ses patrouilles le long de la frontière, ses tours de garde, la caserne, et surtout, avec un ton comploteur, il avait énuméré les consignes qu’on leur imposait : stopper la progression des fuyards par tous les moyens, quels que soient le sexe et l’âge des fugitifs.

Puis nous voici dans les années 1970 avec la Bande à Baader :

Extrait page 277 : L’assassinat du banquier Jurgen Ponto a été l’élément déclencheur. Mais comment expliquer au grand public que ce meurtre n’était pas prémédité ? Que ce ne devait être qu’un enlèvement, qui a tragiquement dégénéré ? Après autant d’attentats et de morts, un énième communiqué de presse fera-t-il la différence auprès d’une opinion publique qui les soutient de moins en moins ?

2006 – Patricia est journaliste et elle enquête sur les personnes qui ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté il y a 40 ans. Elle accepte de se raconter. Un jeu de chat et de souris se met en place car la rencontre n’est pas fortuite et les fantômes de Patricia ne la quittent pas. Mais qui est le chat ?

Une histoire qui nous entraîne dans ses différentes périodes de l’histoire de l’Allemagne qui se croisent et s’entrecroisent. Qui nous parle de vengeance, de bourreaux et de victimes dont les rôles sont parfois interchangeables. De pardon et d’oubli jamais.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

 

Dernière sortie pour Wonderland – Ghislain Gilberti


Le livre : Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti. Paru le 31 août 2017 aux éditions Ring. 19.95€ ; (481 p.) ; 14 x 22 cm .

4ème de couverture :

 » Un pédophile se cache-t-il derrière le conte le plus célèbre du monde, Alice au Pays des Merveilles ? Lewis Carroll a-t-il brouillé les pistes pour masquer la véritable Alice, bien réelle, qui aurait été l’une de ses victimes ? Le roman gigogne de l’auteur français, Ghislain Gilberti, Dernière sortie pour Wonderland, remonte la piste d’Alice et de son bourreau à travers un puzzle effroyable et brillant.  »

Norah Spencer, CBS News

Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l’overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d’un monde parallèle et piégé : l’univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.
Les innocents ne sont pas toujours ceux que l’on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n’a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s’attaque à un emblème intouchable de l’Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile… C’est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n’a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.

L’auteur : Héritier français de William Burroughs, Ghislain Gilberti a connu l’enfer de la polytoxicomanie lourde avant de devenir tireur de précision pour l’armée de terre.
Auteur des best-sellers Le Festin du Serpent (Pocket) et Le baptême des ténèbres (édition poche La Mécanique générale à paraître en 2017), guéri, il est aujourd’hui père de deux enfants (bientôt 3). Ghilsain Gilberti a 39 ans et vit à Belfort.
Extrait :
« C’est devenu un symbole universel qui a fini par prendre corps. Mais ces contrées ont été retournées. Détournées, transformées. Son vrai visage en a été oublié, voire carrément refoulé. Aujourd’hui, les gens de ton peuple, à la surface, ne veulent plus voir que son visage grimé, caché derrière un paravent niaiseux. A l’instar de notre monde et de sa façade publique bienséante, le vôtre s’est volontairement crevé les yeux. Les gens de la surface, dans leur grande majorité, préfèrent ne rien savoir plutôt que d’être confrontés à des vérités gênantes, ambigües ou tout simplement trop complexes. Alors il est facile pour la Reine tyrannique et son marionnettiste de jouer le jeu impunément et d’en profiter. »

 

 L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Dernière sortie pour wonderland de Ghislain Gilberti :

 

Chers lecteurs, préparez-vous à vivre l’inavouable histoire de Charles Dogson , alias « dodo » plus connu sous le nom de  Lewis Carroll .

Vous ferez une immersion au sein de wonderland, conte plus communément appelé Alice aux pays des merveilles.

Alice Price, qui s’apprête à mixer en soirée, fait preuve d’une curiosité malsaine qui la pousse à prendre une poudre violette aux effets particuliers …

Elle se retrouve immédiatement plongée dans un autre monde parallèle souterrain, où elle croisera un étrange lapin blanc aux yeux maléfiques …

La voilà immergée dans un monde inventé de toutes pièces par Lewis Carroll, individu dérangé, photographe pédophile et pervers … Charles Dogson ne lui est pas inconnu puisqu’elle a fait une thèse dans le cadre de ses études sur ce personnage, pour lequel elle ignore en fait tout de sa partie sombre…

Son but : Sauver les âmes innocentes enfermées par cet horrible personnage et sauver Wonderland de la folie de son créateur !

Au fil de son périple, elle va rencontrer les personnages ayant peuplé le conte « Alice aux pays des merveilles » et va être confrontée à des aventures périlleuses qui mettront sa vie en danger.

Elle se retrouvera à divers moments entourés de Lewis Carroll et fera face aux pires horreurs qu’il a commises …

 Ce roman est tout à fait nouveau pour moi, j’avoue ne pas savoir dans quelles cases le ranger ! c’est une lecture atypique pour mon cœur de polardeuse …Mais justement, ce changement de style, que j’ai adoré, prouve encore une fois pour moi le talent d’écriture de Ghislain Gilberti qui sait à chaque fois m’emmener hors de mes sentiers habituels ….

 Le personnage de Lewis Carroll m’a répugnée, dégoutée. L’auteur a su, à travers la force de ses mots, me faire détester cette horrible personne !

J’ai adoré le côté réel qu’apportent les photos retrouvées à la fin du livre qui nous confirment l’horreur dont a fait preuve cet homme.

 L’écriture de Ghislain est forte, percutante et tellement addictive !

 Alors à vous de vous y plonger et surtout n’oubliez pas, ne soyez pas en retard !