Grand Froid, Cyril Carrere : Trois flingueuses autour d’un livre 


Le livre : Grand Froid de Cyril Carrère. Paru le 22 Novembre 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. 18€ ; ( 366 pages.) ;  14 x 22 cm


4ème de couverture :
Le jour où sa mère est retrouvée morte, la vie de Lucas bascule. Délaissé par la police qui conclut à un suicide, ses doutes l’incitent à surmonter sa douleur pour mener sa propre enquête. La lettre anonyme qu’il reçoit confirme ses soupçons : quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsqu’un mystérieux individu s’attaque à ses proches, il n’a plus qu’une solution : lui échapper et tout faire pour établir la vérité…

 

 

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril Carrere est féru d’innovation, de sport, de culture et de voyages. L’écriture le passionne depuis son plus jeune âge.
Le Glas de l’Innocence, son premier thriller, a été finaliste d’un concours organisé sur la plateforme Fyctia et parrainé par B.A. Paris.
Son second thriller, Grand Froid, a quant à lui été finaliste du concours VSD-RTL Michel Bussi 2018 (classé premier au nombre de votes du public) et a été publié en novembre de la même année.
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Papote de Flingueuses

Trois flingueuses autour d’un livre :

Grand Froid, Cyril Carrere avec Sofia, Sylvie et Aline.

 

Miss Aline : Avant de lire Grand Froid, connaissiez vous Cyril Carrere ? Si non, comment êtes vous venues à le lire ?

Sofia : je ne connaissais pas Cyril Carrere, on pourrait dire que c’est une (jolie) découverte hasardeuse.

Sylvie : J’en ai entendu parler sur Fb et  après des échanges, il m’a gentiment fait parvenir son livre (ebook).

Miss Aline : Pour moi également un premier contact via Fb d’abord pour Le glas de l’innocence (que je vous recommande)

De manière générale quel est votre ressenti sur Grand Froid ?

Sylvie : Bon polar.

Sofia : C’est rafraîchissant.

Miss Aline : Que veux-tu dire par « rafraîchissant » Sofia ?

Sofia : J’ai lu le roman sans connaître l’auteur, son style, sans même savoir de quoi parlait le roman. Une belle surprise, une écriture fluide, une intrigue qui t’entraines dès les premières pages.

Rafraichissant de part son ambiance, mais aussi, tu sais, ces bouquins que tu lis qui font du bien, tu te poses, tu bouquines, tu te laisses aller.

Comme une boisson fraîche après une journée fracassante.

Miss Aline : Donc tu t’es laissée happer, porter par le livre !

Sofia : C’est ça.

Miss Aline : Et toi, Sylvie, tu l’as perçu comment ce roman : page turner, moment de « détente » ?

Sylvie : L’intrigue est menée crescendo, chaque personnage est situé. Le pauvre Lucas voit sa vie basée sur le mensonge, s’écrouler comme un château de cartes…

Et je crois que le fait d’avoir écrit ce livre pour le concours Fyctia, où il faut écrire chapitre par chapitre m’a donné ce ressenti du début du livre où je vois les bases se poser une à une.

Sofia : C’est vrai que c’est bien construit. Tout tient la route, il y a une vraie progression dans le roman. Je l’ai vraiment ressenti à la deuxième moitié du bouquin où tu sens que l’écriture est plus affirmée.

Miss Aline : J’ai aussi cette impression de « bien construit ». Dans la première partie on installe les personnages et l’intrigue. Dans la seconde, tout s’accélère.

Sofia : C’est particulièrement frappant chez les personnages. C’est tout à fait ça Aline. Les personnages sont particulièrement bien travaillés.

Miss Aline : Oui comme une présentation avant de les animer.

Sofia : Ils s’étoffent, deviennent attachants.

Miss Aline : Exactement.

Sylvie : Oui, une histoire construite au fil des pages. On imagine, on cherche. La manipulation, le mensonge, le danger sont accentués de chapitre en chapitre. Cyril nous ficelle pour nous tenir en haleine.

Miss Aline : Je trouve que Cyril a l’art et la manière pour nous emmener là où on ne pensait pas aller.

Sofia : En tout cas de capter notre attention et de ne pas décrocher.

Sylvie : Un petit bémol, j’aurai bien aimé que Lucas soit un peu plus énervé. C’est-à-dire plus d’intensité dans le personnage.

Sofia : Alors moi aussi je me suis fait cette réflexion, mais finalement, c’est quelqu’un d’ordinaire à qui il arrive un truc extraordinaire. Dans un contexte assez déstabilisant, du coup, ça colle. Le côté pêchu, hargneux est du coup compensé par le flic.

Miss Aline : Heureusement que Loïc Mande est là parce que, oui, parfois tu voudrais secouer Lucas.

Sofia : Oui, un duo équilibré. Loïc/Lucas ont des tempéraments différents qui s’équilibrent.

Miss Aline : Que pensez-vous du titre par rapport à l’histoire ?

Sofia : C’est là où c’est intéressant, où l’auteur arrive à nous entrainer. Tu t’attaches aux personnages, et c’est comme si tu regardais une série où parfois tu te dis « mais punaise, vas-y ! Bouge !! »

Le titre ma posé problème mais finalement il trouve tout son sens une fois la lecture terminée.

Je m’attendais vraiment à une ambiance glaciaire mais l’auteur a veillé à apporter ce sentiment de froid. Une fois le roman terminé, tu comprends qu’il s’agit de l’origine, le commencement.

Sylvie : Hé bien, je n’ai pas lu la 4ème de couverture vu que c’était sur l’ordi mais je n’avais lu que de bons retours. Je découvre que l’histoire se passe à Nantes, pas de neige. Surprise effectivement par rapport au titre.

Il faut dire qu’il y a eut dernièrement pas mal de polar qui se passe dans le froid.

Miss Aline : Comme Sofia, je pense que le froid c’est une sensation présente dans tout le roman

Sylvie : Personnellement, je l’ai ressenti plus vers la fin.

Miss Aline : Ah oui, dans les lieux ou dans les sentiments ?

Sylvie : Les deux. Bien que courir après la vérité donne chaud parce que l’air de rien ça bouge.

Sofia : C’est vrai qu’il y a quelques coups de chaud.

Sylvie : ah oui, on passe du Grand Froid au chaud !

Miss Aline : Les rebondissements sont chaque fois surprenants !

Sylvie : Connaître ses origines une fois dans l’engrenage, aller au bout de sa quête, savoir à qui faire confiance !

L’écriture est fluide et addictive.

Parfois pour moi, les chutes ne sont pas crédibles. Qu’en pensez-vous ?

Sofia : Crédible oui. Un bémol cependant, la fin aurait pu être poussée un peu plus loin. Mais le contexte dans lequel a été écrit cette histoire explique peut-être cela.

Miss Aline : Pour moi c’est une fin ouverte.

Sofia : Tu as raison. C’est juste que j’aurai aimé plus de détails, aller plus loin sur les origines. Je ne peux en dire plus sans spoiler. En tout cas un très bon moment.

Sylvie : D’accord avec vous les filles.

Miss Aline : Recommanderiez-vous ce livre ?

Sylvie : Oh oui bien sur. C’est un deuxième roman. Je pense suivre Cyril sur le troisième.

Sofia : Oui je recommande cette lecture, on passe un très bon moment, il y a du rythme. Un bon polar entre deux lectures très noires, c’est parfait. Je pense que Cyril Carrere est un auteur à suivre. Il me tarde de voir ce qu’il nous réserve

 

Vous l’aurez compris, trois flingueuses d’accord pour vous dire  que Grand Froid est un bon polar.

Que Cyril Carrere va, très probablement, encore nous surprendre. Auteur à suivre incontestablement.

Les espionnes du Salève, Tome 2 : Bletchley Park de Mark Zellweger.


Samedi prochain j’aurai le plaisir de recevoir à la bibliothèque Mark Zellweger pour un Apéro Polar spécial romans d’espionnages.

Apéro Polar mark

Pour l’occasion Maud nous propose sa lecture du dernier titre de notre auteur invité.


Le livre : Les espionnes du Salève, Tome 2 : Bletchley Park de Mark Zellweger. Paru le 26  2018 Octobre 2018 aux Eaux Troubles. Collection : Thriller 21.00 euros. 312 pages.  21 x 2,6 x 14,5 cm


4ème de couverture :
Ce second volume de la saga à succès qui se déroule entre août 1941 et novembre 1942 nous réserve bien du suspense.
Un pur régal !
Le réseau des Espionnes du Salève se restructure après la trahison d’une des leurs. Elles s’activent sur tous les fronts tant à Genève, Berne, qu’à Lyon, Londres, Varsovie et Oran. La Gestapo, l’Abwehr et les traitres en tout genre se rapprochent d’elles chaque jour un peu plus. Le danger est omniprésent. Combien de nos Espionnes seront encore en vie ?
Hannah Leibowitz apprend le jour de Noël 41, d’une source top secrète, que les nazis construisent des camps d’extermination dans sa Pologne natale, alors qu’elle n’a plus de nouvelle de son mari resté au ghetto de Lodz. Avram Leibowitz sénior est-il encore vivant ?
De l’eau lourde a disparu en Norvège ! Une Espionne part à la recherche d’un centre de recherche atomique nazi ultra secret. Reviendra-t-elle ? Les nazis auront-ils l’arme de destruction massive ?
Le Royaume Uni subit une attaque sans précédent de l’Abwehr. Celle-ci va-t-elle percer les secrets de Bletchley Park ?
À Lyon où la Résistance et le SOE britannique en lien avec les Espionnes du Salève sont devenus très efficaces et organisés, la répression nazie s’intensifie. Qui s’en sortira indemne ?

 

L’auteur : Mark Zellweger, auteur suisse, Fribourgeois, né en 1959. Diplômé d’histoire romaine de la Sorbonne et de marketing stratégique de Business Schools. Il a été directeur marketing-vente dans l’industrie pharmaceutique en Suisse et à l’Etranger une trentaine d’années. En parallèle, il fut conseiller particulier de directeurs de services de renseignement internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture et est considéré comme le nouveau maître du roman d’espionnage par de nombreux critiques spécialisés. Certains vont jusqu’à l’inclure dans le club fermé des grands auteurs que sont : Follett, Ludlum, Clancy, Higgins. Les Espionnes du Salève sont son 5e roman. Xtrême préjudice est sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand 2017 festival Lausan’noir. Mark Zellweger, directeur marketing puis consultant en stratégie pendant une trentaine d’années, a voyagé dans le monde entier. En parallèle, il fut conseiller spécial auprès des directions des actions clandestines appartenant aux plus grands services de renseignement.
Mettant à profit sa connaissance approfondie de la géopolitique internationale et sa compréhension des services secrets, il se consacre désormais à l’écriture. Ses thrillers se placent dans la lignée des maîtres du genre que sont Ludlum, Clancy et Cussler, avec une touche helvétique.

 

Extraits :
« Il était tombé amoureux d’Adèle sans s’y attendre. Il ne savait pas ce qu’était une femme avant elle. Cette jeune femme arborait un sourire irrésistible et si charmeur ! Quelques jours après son arrivée, ils s’étaient aimés passionnément dans la grange alors que Jules se trouvait en ville de Genève à régler des affaires. L’attachement et l’attirance qu’il portait à la jeune femme le poussaient à rester. Mais de l’autre côté, ses convictions et le souvenir du sacrifice paternel lui demandait de combattre pour la liberté. »

Les Lectures de Maud :

 

A peine remise de leurs aventures et mésaventures que les voilà de nouveau à sillonner les routes de France, de Suisse, d’Europe et d’Afrique du Nord ; en quête d’informations ou de messages. L’heure est grave, le décryptage de messages à Bletchley Park alerte, affole et plonge les hauts dirigeants dans la tourmente. En Europe du Nord, les nouvelles ne sont pas plus réjouissantes, une catastrophe se prépare… En Afrique du Nord, le réseau d’espionne œuvre également en renseignant les alliés sur les positions ennemies.

Ravie de retrouver Hannah et son réseau de femmes courageuses et volontaires, prêtes à mettre leur vie en danger pour lutter contre le nazisme. Les revers sont multiples et viennent de toute part, même de là où on ne l’imagine pas. Comment vont-elles mettre en œuvre des stratagèmes afin de remplir leurs missions ?

Après une magnifique lecture du premier volet, je suis enchantée par celui-ci, nous retrouvons à travers des faits historiques, une trame dynamique, entraînante, et peu connue de notre Histoire. De nouveaux personnages apparaissent, les anciens sont plus développés ; on en apprend d’avantage, sur leur vie, leur passé et leur caractère. Je pense principalement à Sev pour cet opus. Je pense que leurs aventures ne vont pas s’arrêter alors je vais patienter sagement jusqu’aux prochaines.

Je remercie l’auteur pour sa confiance

Version lue : Broché

 

 Grand Froid de Cyril Carrère.


Le livre : Grand Froid de Cyril Carrère. Paru le 22 Novembre 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. 18.00 euros. 366 pages. 14 x 2,1 x 21,6 cm


4ème de couverture :
Le jour où sa mère est retrouvée morte, la vie de Lucas bascule. Délaissé par la police qui conclut à un suicide, ses doutes l’incitent à surmonter sa douleur pour mener sa propre enquête. La lettre anonyme qu’il reçoit confirme ses soupçons : quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsqu’un mystérieux individu s’attaque à ses proches, il n’a plus qu’une solution : lui échapper et tout faire pour établir la vérité…

 

 

 

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril Carrere est féru d’innovation, de sport, de culture et de voyages. L’écriture le passionne depuis son plus jeune âge.
Le Glas de l’Innocence, son premier thriller, a été finaliste d’un concours organisé sur la plateforme Fyctia et parrainé par B.A. Paris.
Son second thriller, Grand Froid, a quant à lui été finaliste du concours VSD-RTL Michel Bussi 2018 (classé premier au nombre de votes du public) et a été publié en novembre de la même année.
Page et actualité ici :

 

 

Extraits :
« Gaëlle fit volte-face et se retrouva nez à nez avec un homme qui ne lui disait rien. Grand, athlétique, il devait passer des heures sur les bancs de musculation. Le visage poupin, elle estima son âge à une trentaine d’années environ. Ses yeux étaient aussi verts que les siens. Ils tiraient même vers le gris. Son regard inexpressif comme figé, la mit mal à l’aise. Elle baissa les yeux et remarqua ses mains gantées de cuir et ses vêtements sombres. Vu la météo, impossible de le blâmer, pensa-t-elle. Mais quelque chose clochait chez ce personnage. Pourquoi l’appelait-il ? Ses trais se tirèrent, sa mâchoire se contracta. Les sautes d’humeur intempestives qui avaient pris leurs aises depuis le début de son traitement renforçaient la tension qui est montait en elle. Elle pensa à son fils, en bénissant le ciel qu’il ne l’ait jamais vu dans cet état.»

Les Lectures de Maud :

 Nous voici plongés dans une affaire qui débute par le suicide d’une avocate, motif de décès que son fils Lucas, médecin urgentiste, ne croit pas du tout. Dès lors, il va mettre tout en œuvre pour découvrir la vérité sur la mort de sa mère. Pour cela, il va braver les dangers, ne sachant plus à qui faire confiance. Aidé de Loïc, ils vont à eux deux, démêler ce mystère, qui au fil de leur enquête n’aura de fait que de s’épaissir. De nombreux retournements de situation vont mettre à mal ce duo… Des ombres planent au-dessus de leur tête. Que vont-ils trouver au bout de ce tunnel ?

Lucas, personnage attachant, qui vient de perdre sa mère dans des conditions douteuses. Il va devoir mettre sa peine et son chagrin de côté afin de faire éclater la vérité. Mais jusqu’où cette quête va-t-il le mener ?

Loïc, lieutenant de police, va aller contre les ordres afin de soutenir Lucas dans ses recherches, mettant en péril sa relation avec son père Commissaire et sa carrière. Un personnage qui est l’armure de Lucas mais pas que…

L’auteur, avec une écriture directe et efficace, nous emporte dans cette quête dans un rythme effréné. Le lecteur ressent le stress, les angoisses, les peurs et la douleur des protagonistes. Pareil il ne sait plus à qui faire confiance. Totalement absorbé par ce livre, le lecteur court aussi après les réponses, s’attendrit également. Les émotions sont très présentes dans ce livre. Jusqu’où ce duo va-t-il nous emmener ? Une fin surprenante, sur les chapeaux de roues, très bien ficelée.

Je remercie les Editions Nouvelle bibliothèque et l’auteur pour leur confiance

Version lue : Numérique

 

Les espionnes du Salève, Tome 2 : Bletchley Park de Mark Zellweger.


La Chronique Duo

Maud et Danièle ont toutes les deux  lu, en même temps, le même livre. Aussi ce matin  elles nous proposent leurs échanges autour de ce titre :

Le livre : Les espionnes du Salève, Tome 2 : Bletchley Park de Mark Zellweger. Paru le 26  2018 Octobre 2018 aux Eaux Troubles. Collection : Thriller 21.00 euros. 312 pages.  21 x 15 cm.


4ème de couverture :
Ce second volume de la saga à succès qui se déroule entre août 1941 et novembre 1942 nous réserve bien du suspense.
Un pur régal !
Le réseau des Espionnes du Salève se restructure après la trahison d’une des leurs. Elles s’activent sur tous les fronts tant à Genève, Berne, qu’à Lyon, Londres, Varsovie et Oran. La Gestapo, l’Abwehr et les traitres en tout genre se rapprochent d’elles chaque jour un peu plus. Le danger est omniprésent. Combien de nos Espionnes seront encore en vie ?
Hannah Leibowitz apprend le jour de Noël 41, d’une source top secrète, que les nazis construisent des camps d’extermination dans sa Pologne natale, alors qu’elle n’a plus de nouvelle de son mari resté au ghetto de Lodz. Avram Leibowitz sénior est-il encore vivant ?
De l’eau lourde a disparu en Norvège ! Une Espionne part à la recherche d’un centre de recherche atomique nazi ultra secret. Reviendra-t-elle ? Les nazis auront-ils l’arme de destruction massive ?
Le Royaume Uni subit une attaque sans précédent de l’Abwehr. Celle-ci va-t-elle percer les secrets de Bletchley Park ?
À Lyon où la Résistance et le SOE britannique en lien avec les Espionnes du Salève sont devenus très efficaces et organisés, la répression nazie s’intensifie. Qui s’en sortira indemne ?

 

 

L’auteur : Mark Zellweger, auteur suisse, Fribourgeois, né en 1959, est diplômé d’histoire romaine de la Sorbonne et de marketing stratégique de Business Schools. Il a été directeur marketing-vente dans l’industrie pharmaceutique en Suisse et à l’Étranger une trentaine d’années. En parallèle, il fut conseiller particulier de directeurs de services de renseignement internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture et est considéré comme un maître du roman d’espionnage classique par de nombreux critiques spécialisés. Bletchley Partk est son 7e roman.
Xtrême préjudice, son 6e roman, a été sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand 2017 au festival Lausan’noir. ((@Photo by Jean-Marc ZAORSKI/Gamma-Rapho via Getty Images))

La Chronique Duo

Papote de Flingueuses autour du tome 2 les espionnes du Salève,  : Bletchley Park de Mark Zellweger.

Maud : Bonjour Danièle,

Dany : Salut la jeunesse ! Au boulot ?

Maud : oui oui petite pause post déjeuner 😉
et toi ?

Dany : Je devais te demander … tu as lu le dernier de Mark Zellweger ?

Maud : Oui oui, lu et il n’as pas fait long feu !!!

Dany : Moi je suis en pause tous les jours … du moins c’est ce qu’on dit des retraités !

Maud : J’ai découvert Mark il y a peut de temps avec le premier opus 🙂
Super !!! et toi l’as tu lu ?

Dany : Oui , j’avais lu le tome 1 en Février alors … Encore que je pense qu’on peux lire le tome 2 sans avoir lu le tome 1 …

Maud : En effet, les histoires sont indépendantes, évolutives chronologiquement mais pour suivre les personnages c’est préférable de lire dans l’ordre
Avisdemoiquinengagequemoi 🙂

Dany😆

Dany : Comme toujours, on y gagne dans la compréhension des personnages, ici le passé de Hannah est essentiel

Maud : Oui, on en apprend beaucoup plus sur elle, son mari, leur passé. Sev aussi se révèle également dans cet épisode

Dany : et moi qui croyais que la Suisse était neutre !

Maud : Alors, comme moi suivant les souvenirs de mes cours d’histoire, on ne parlait pas du tout du rôle de la Suisse, autre qu’avec la mention de la neutralité. Et pourtant… Il s’en est passé des choses

Dany : C’est pour ça que le tome 1 est est incontournable si l’on veut y voir un roman historique ...

Maud : oui oui on apprend à la fois, le rôle de refuge qu’à pu être la Suisse. Des français, Allemands, Polonais et sûrement d’autres sont venus s’y réfugier. Mais aussi, on prend conscience du rôle actif de ce pays, dans les service de renseignements et d’espionnages, notamment.

Dany : Oui tout ça est très étonnant et l’auteur a fait preuve de beaucoup de rigueur dans sa documentation.
Son passé professionnel y est sans doute pour quelque chose 😉

Maud : C’est à la fois très documenté, préface d’un historien, sans être ni rébarbatif, ni redondant. Le juste ce qu’il faut !!

Dany : Oui très vivants ces 2 tomes !

Maud : Les expériences professionnelles de l’auteur y sont sûrement pour beaucoup !
Oui il y a du rythme de part les déplacements des personnages et les récits de scènes d’action !!

Dany : A la fois aventure et espionnage … la vraie vie dans son monde !

Maud : Oui et aussi le côté original dans ce domaine, qui pour l’époque devait être unique, le réseau est essentiellement composé de femmes
Elles partent sur les routes, braver tous les dangers pour se procurer des informations qui seront essentielles pour les Alliés
Et puis avec les moyens de l’époque, communication, transport, vie… Sans notre tout numérique de nos jours. Tu en penses quoi ?

Dany : Sûr que vu son âge l’auteur n’a pas connu la seconde guerre mondiale mais son souci du détail est très présent, alors il s’est inspiré de personnes ayant vécu cette époque … de leurs méthodes et des moyens dont ils disposaient !

Maud : oui c’est épatant, aucun faux pas !!!

Dany : Maintenant le numérique n’étant pas vraiment dans la sécurité et la confidentialité, heureusement que les infos de l’époque étaient protégées …

Maud : L’auteur est très précis et méticuleux, ce qui immerge le lecteur et lui fait ressortir l’ambiance de l’époque
oui oui entièrement d’accord

Dany : L’ambiance et ces femmes comme tu dis, bienheureusement moins visibles du fait que c’était des femmes justement … qui aurait pu croire à leur courage !

Maud : Le décryptage de messages ennemis est aussi un des thèmes de ce volet

Dany : Oui je me souviens du film ENIGMA et bien on est en plein dedans

Maud : oui elles se meuvent plus discrètement et attirent beaucoup moins la méfiance que des hommes.
Je n’ai pas vu ce film, je m’en remets à toi pour la comparaison

Dany : Méfiance oui car pour le reste elles jouent sur leur féminité !

Maud : oui tout à fait, justement elles vont très loin pour remplir leur mission ; parfois ce qui leur est facile, elles se travestissent aussi
comme tu le soulignais très justement ; quel courage !!!

Dany : Ce que je trouve astucieux c’est d’avoir mis les cartes en début d’ouvrage … moi qui note toujours les personnages ça m’a bien aidée
point besoin d’être historien ou géographe, on suit très bien ces intrigues plurielles.

Maud : oui ça nous donne un très aperçu des zones citées, des déplacements, de l’environnement
Oui l’auteur ne perd pas son lecteur en cours de route, que ce soit l’histoire, la géographie, la géopolitique, les intrigues, tout est très bien narré et situé

Dany : Ensuite les rencontres masculines ne sont pas des mieux traitées mais … c’est leur faute après tout

Maud : ha ha ha, oui c’est vrai qu’à part certains ; sinon les hommes n’ont pas forcément les meilleurs rôles

Dany : Hormis l’équipe avec laquelle nous avons fait connaissance dans le tome 1 on découvre aussi les enjeux de pouvoir des autres nations, même si elles sont alliées, les guerres de réseaux et d’influence pouvaient faire du tort à la cause

Maud : tout à fait, rien n’est laissé au hasard, les emplacements, les choix stratégiques, … les réseaux sont une puissance à part entière dans ce conflit

Dany : Pour avoir eu l’occasion d’en parler avec mes grands-parents et ma mère qui ont fait leur part de taf dans ce domaine, je constate que c’est très réaliste, même en Suisse 😉

Maud : J’imagine très bien… La communication sécurisée, les échanges d’information font partie de la stratégie et sont bien mis en avant

Dany : La petite histoire côtoie la grande et c’est une œuvre de mémoire

Maud : oui et aussi cet épisode montre aussi les batailles en Afrique du Nord. Le conflit ne se limitait pas qu’à un nombre réduit de pays

Dany : c’était une guerre mondiale …
on voit bien aussi la façon dont les EU sont entrés dans le conflit

Maud : Oui mais parfois que se soit dans l’enseignement, on a tendance à ne se souvenir que d’une partie des protagonistes

Dany : Certes… Mark fait état d’Allemands qui n’adhéraient pas au nazisme aussi

Maud : Oui tous les Allemands n étaient pas pour Hitler, beaucoup ont fuit l Allemagne

Dany : Je me demande ce qu’il nous réserve pour le tome 3 …

Maud : Que des surprises et de rebondissements je pense …

Dany : Oui il est doué pour ça ...

Maud : Très doué

Dany : J’aime bien sa plume et le côté exotique de la langue suisse 😃

Maud : Oui plume, rythme, langage très agréables

Dany : Tu l’as déjà rencontré en salon ?

Maud : Oui je l ai rencontré au dernier salon de Nemours, je ne l avais pas encore lu. Auteur très gentil et accessible.  Et toi?

Dany : Non jamais mais c’est pour juin 2019, il vient à Bordeaux ! J’espère qu’il a un chapeau d’été !!!

Maud : Je te souhaite une très belle rencontre !!!

Dany : Il commence à être reconnu un peu partout … sur les sites il est plutôt bien côté  ! Et il va au Québec aussi régulièrement

Maud : Oui j ai vu et je suis très heureuse pour lui!!

Dany : Très accessible sur FB …

Maud : Oui comme en vrai, tu verras, il est totalement dans l échange et le partage

Dany : Tu penses qu’on peut le recommander aux polardeux … espionnage certes mais suspense oui !

Maud : Mais je pense que oui !!! Suspense, rebondissements et intrigues au rendez vous

Dany : Alors on dit : « nous, papoteuses du jour, on adopte et on recommande 👍👌👏 »

Maud : Tout à fait d accord!!!!

Dany :  Maud …Tu bosses bientôt ?

Maud : Je te remercie Danièle pour cet échange !!! Je découvre actuellement Jean Christophe Portes avec L’Affaire des corps sans tête, et toi?
Je reprends le travail dès que nous en avons fini

Dany : Moi je suis sur le tome 4 de la saga guyanaise de Colin Niel Sur le ciel effondré … pas besoin de les lire dans l’ordre … attachés à l’actualité et une façon de voir les TOM-DOM d’une autre façon … J’aime beaucoup !

Maud : 👍

Maud : Merci Danièle …(Suis au bureau donc je fais ce que je veux)

Dany : Bisous ma belle et travaille bien pour payer ma retraite

Tu tueras l’ange – Sandrone Dazieri


Le livre : Tu tueras l’ange de Sandrone Dazieri. Paru le 18 mai 2017 chez Robert Laffont dans la collection la Bête Noire. 21€50 ; (597 p.) ; 23 x 14 cm. Rééditée en poche le 16 mai 2018 aux Editions Pocket, collection Pocket Thriller.   8,60 € ; 640 pages ; 18 x 11 cm   

4ème de couverture :

La mort au terminus…23h50, voie 7. Le TGV en provenance de Milan entre en gare de Rome. A son bord, l’intégralité des passagers de la classe affaire nage dans son propre sang…

Si les premières constatations dirigent la police vers l’attentat terroriste, la commissaire adjointe Colomba Caselli soupçonne vite des complications. Un seul homme pour y voir clair : son vieil ami Dante Torre, « l’homme au Silo ». Celui qui a connu l’enfer. Celui qui reconnaît ses démons. Il y a là la marque d’un ange, un ange déchu, femme sans visage venue du froid pour semer vengeance et carnage…

L’auteur :  Sandrone Dazieri est né à Crémone en 1964. Il a exercé divers métiers avant de devenir journaliste spécialisé dans la contre-culture et la fiction de genre. Scénariste de séries à succès pour la télévision depuis dix ans, il également dirigé la collection des romans policiers chez Mondadori. En 2014, il publie Tu tueras le Père, « meilleur thriller de l’année » selon Il Corriere della Sera et best-seller dan le monde entier, premier tome d’une trilogie – et finaliste du prix Le Point du polar européen 2016. Le deuxième volet Tu tueras l’ange, a paru en mai 2017 chez Robert Laffont, dans la collection « La Bête noire ». L’auteur vit à Milan.
Extrait :
« Le scorpion était un deathstalker, et le poison de son dard pouvait tuer un être humain ou tout du moins le rendre gravement malade. Il avait même une caractéristique intéressante : dans le noir total il s’immobilisait, surtout s’il était enfermé dans un milieu chaud et humide comme une bouche. Quand Pao l’avait, craché, cependant, le changement de température l’avait rendu furieux. Si Colomba n’était pas tombée, l’aiguillon de sa queue aurait piqué sa chair au lieu de simplement l’effleurer. »

L’accroche de Miss Aline :

Colomba- Dante un duo improbable qui reprend du service. Il est le cerveau et sa fenêtre sur une vérité qu’elle ne veut pas voir. Elle est son assurance, la force qui lui fait défaut, son emprise dans la réalité. Deux écorchés qui reviennent de loin.

Colomba va faire appel à Dante  sur une enquête difficile. Certes il y a beaucoup de morts, mais un quelque chose lui titille les méninges. Quelque chose que les ou l’assassin essaie de dissimuler.

Une fois de plus elle va devoir prendre les chemins de traverses pour mener son enquête. Ce qui n’est pas pour déplaire à Dante.  Par  les sanctions qu’elle encoure, elle va essayer d’impliquer le moins possible son équipe. Ils vont nager en eaux troubles, voir le monde côté pile : noirceur,  manipulations, enjeux financiers, secrets d’états, alliances, trahisons, meurtres, assassinats.

Dante ne peut se défaire de sa théorie du complot. Il en est convaincu. Va-t-il être convainquant ?

Après un premier opus Tu tueras le Père, Sandrone Dazieri nous livre une deuxième enquête qui nous emmène un peu plus loin dans la noirceur de l’humain. Il nous livre également un Dante plus torturé, cherchant toujours son passé. Malgré une intelligence hors normes, il reste fragile. Sera-t-il toujours « l’enfant du silo » ? Doit-on savoir d’où l’on vient pour savoir qui nous sommes ? Dante semble ne pas pouvoir faire sans ses origines.

J’aime le personnage de Dante. C’est lui qui guide ma lecture, plus que l’enquête. J’ai hâte de lire le troisième volet de cette trilogie. Comme Dante, je veux savoir d’où il vient ? Pourquoi  lui ? A qui ou à  quoi était-il destiné ? L’auteur nous en livrera-t-il plus dans le troisième opus ou Dante restera-t-il un mystère pour nous et pour lui-même ?

Bonne lecture !

Fissions de Romain Verger


Le livre : Fissions de Romain Verger. Paru le 13 Mai 2013 aux Editions du Vampire Actif, Collection Les Séditions du Vampire. 13€16 euros ; (137 p) ; 18 x  12 cm.

4ème de couverture :

« Tu m’avais dit marions-nous le 21 juin, au solstice d’été. C’est le jour le plus long. À Rochecreuse, à la montagne, où le soleil consume longtemps les cimes. »
Dans un face à face avec l’écriture, un homme se remémore sa nuit de noces, en suit le cours jusqu’à son apothéose tragique.

 

 

 

L’auteur : Après des études de Lettres et un Doctorat consacré à l’écriture onirique dans l’œuvre du poète Henri Michaux, Romain Verge enseigne trois ans à l’Université Paris X (Nanterre) puis dans le secondaire. Professeur de lettres, il anime aussi des ateliers d’écriture. À partir de 1990 et jusqu’en 2003, il écrit et publie de la poésie. Depuis 1990, de nombreux poèmes ont paru en revues : Le Nouveau Recueil, La Polygraphe, Décharge, Passage d’encres, Pleine marge, Friches, Contre-allées, Arpa, Diérèse…
En 2003 paraît Premiers dons de la pierre (éd. L’improviste), un recueil de poèmes accompagné de dessins, inspiré des représentations pariétales de la Grotte Chauvet. En 2004, il tire un essai de sa thèse de doctorat sur Henri Michaux : Onirocosmos (éd. Presses Sorbonne Nouvelle), travail d’inspiration narratologique, psychanalytique et psychiatrique.
Romain Verger a publié, depuis, deux livres aux éditions Quidam : Zones sensibles et Grande Ourse.
Extrait :
«Qu’ont-ils fait de nous, Noëline, qu’ont-ils fait de toi ? Peut-on mieux dévoiler l’amour à ceux qui s’y destinent qu’en les séparant comme on tranche les siamois, en taillant dans la chair et brisant l’os iliaque, dans le vif des deux, en dédoublant le mal, en répliquant la nuit ? Pour te retrouver, te voir, je suis du bout des doigts les nouveaux traits de mon visage, cette page de braille qu’est devenue ma face : arêtes, séracs, fissures, escarpes, l’exact calque en trois dimensions de ce pays montagneux dans les plis contractés duquel a couvé notre union. Il ne nous aura guère fallu une vie entière pour qu’à l’image de ces couples que de longues années de vie commune façonnent l’un en miroir de l’autre, nous en venions à nous confondre.»

 

Les Lectures de Maud :

Un drame magnifiquement bien écrit et relaté à la première personne. Les personnages sont bien décrits, leur souffrance, leur caractère. Comment ce jour qui devait être le plus beau de leur vie va virer radicalement au cauchemar ? Comment la folie s’est immiscée dans leur couple ? Comment les drames familiaux, le vécu peuvent faire basculer une personne, une famille, que rien ne puisse soulager, aider, ni soigner.
L’auteur grâce à une plume littéraire et puissante à la fois, nous emmène dans ce roman noir, dramatique et où l’amour, l’amitié ne suffisent pas à rendre heureux les personnes. J’ai été bouleversée à la fin de ma lecture, du noir, de la violence, mais un livre magnifique que je recommande vivement.
Voyez par vous-même jusqu’où le narrateur est prêt à aller par Amour.

Découverte au Salon de l’Autre Livre – Paris 2018

Tags : France, amour, trahison, folie,

Affinités de Sarah Waters


Le livres : Affinités de Sarah Waters . Traduit de l’anglais par Erika Abrams. Paru le 6 janvier 2005 cher Denoël. 25,35€ ; (521 p.) ; 21 x 14 cm

 4e de couv :

La prison de Millbank et ses voleuses, criminelles et faussaires, ses avorteuses et mères maquerelles. C’est dans l’inquiétant climat de l’une des geôles les plus lugubres de l’ère victorienne que Margaret Prior, dame patronnesse, rencontre la charismatique médium spirite Selina Dawes qui, bien qu’incarcérée, ne cesse de clamer son innocence. Au fil des visites, Selina dévoile son étrange histoire, et Margaret est irrésistiblement entraînée dans un monde crépusculaire de séances de spiritisme et d’apparitions, d’esprits insoumis et de passions incontrôlables…Récit de fantômes et thriller historique, Affinités nous plonge dans l’univers fascinant qui a fait le succès des précédents romans de Sarah Waters. En héritière virtuose de Dickens et de Wilkie Collins, l’auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense monte sans répit jusqu’à un dénouement final étonnant.

L’auteur :Sarah Waters est née au pays de Galles en 1966. Égérie des milieux gay, elle en est devenue, à l’instar d’Armistead Maupin, l’un des auteurs emblématiques. Après un doctorat en littérature anglaise, elle se consacre à l’écriture et rencontre rapidement un large succès avec son premier roman, Caresser le velours, paru chez Denoël. Du bout des doigts, son troisième roman, a été finaliste de tous les grands prix littéraires d’outre-Manche, dont le Booker Prize et le Orange Prize, et a remporté le Somerset Maugham Prize. En 2003, Sarah Waters a fait partie de la liste des «vingt meilleurs jeunes romanciers anglais» établie par la revue Granta.
Extrait : « J’ai vingt-neuf ans. Dans trois mois je passerai le cap de la trentaine […] qu’adviendra-t-il de moi ? Je me dessécherai, je deviendrai cassante, décolorée – telle la feuille qu’on garde, pressée entre les pages d’un triste livre noir, jusqu’à ce que l’oubli la réclame.

Le post-it de Ge

Affinités de Sarah Waters : une lecture mémorable.

1873, Londres. Prison de Millbank. Pour tromper son ennui, c’est ce lieu inquiétant que Margaret Prior, demoiselle de la bonne société anglaise, décide de visiter régulièrement. Car à 30 ans, au grand dam de sa bourgeoise de mère, Margaret est devenu « Dame patronnesse ». Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l’ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Au fils de ses visites se dessinent la réalité des lieux et les condition de vie des prisonnières. Margaret discute avec ses dernières dans l’espoir de partager avec elles quelques instants d’humanité. Elle se lie plus particulièrement avec Sélina Dawes, une captive qui se pose en victime et proclame à tout va son innocence. Selina raconte à Margaret sa bien curieuse histoire et elle va bientôt l’initier au spiritisme. Margaret va être entraînée dans un univers de passions incontrôlables. Et cette amitié, qui se noue entre les deux femmes, va aboutir à une tentative d’évasion. Si elle réussit, pour la prisonnière, le résultat sera le retour à la liberté tandis que pour la dame patronnesse, la conséquence sera l’affirmation de son identité.

Extrait : Je détournai les yeux. L’amertume du premier instant commençait à faire place à de l’appréhension. Je me souvenais du rire de Selina: elle n’avait jamais souri dans les premiers temps, je l’avais trouvée toujours triste et maussade. Je me souvenais de ce qu’elle avait dit de l’impatience avec laquelle elle attendait mes visites, au dépit qu’elle éprouvait lorsque je restais loin de Millbank où le temps paraissait tellement plus long qu’ailleurs. Je me disais: m’interdire de la voir maintenant, autant vaudrait l’enfermer à perpétuité dans le cachot obscur!

Sarah Waters nous propose ici un roman épistolaire. En effet deux journaux écrits à deux année d’intervalle se répondent et chacun d’eux apporte son propre éclairage sur cette histoire envoûtante. Affinités ménage un formidable suspense réservant au lecteur une chute pour le moins déroutante.

Un merveilleux roman magnifiquement écrit. Une auteure qui m’a marquée et donc je vous recommande vivement la lecture. Suspense, atmosphères étouffées, passions défendues et trahison, aucun des ingrédients qui font l’univers de Sarah Waters ne manque dans ce roman magistralement orchestré.

Extrait : « Je suis hantée au contraire par la banalité de l’endroit; par le fait même qu’il soit là où il est, à moins d’une lieue de Chelsea et de la maison, qu’il suffise d’une petite course en fiacre pour se rendre dans cet immense et sinistre séjour des ombres où des êtres humains ont enfermé quinze cents de leurs semblables, hommes et femmes, en leur imposant un régime de silence et de soumission perpétuels. C’est dans les gestes simples de la vie que mon esprit m’y ramène – en buvant une tasse de thé pour étancher ma soif; en prenant en main un livre pour me distraire ou un châle parce que j’ai froid; en récitant à haute voix quelques vers, pour la beauté des mots et le plaisir de les entendre. J’ai accompli ces choses, comme mille fois par le passé; et j’ai pensé aux prisonniers qui ne peuvent rien faire de tout cela. »

Une bonne intention – Soléne Bakowski.


Le livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires.

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce , à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.   

Notre petit avis  sur le sac ICI

Auteur : Née à Paris en 1981, Solène Bakowski a partagé sa vie entre la France et la Chine, avant de s’adonner au roman noir avec « Un sac », qui a séduit des dizaines de milliers de lecteurs. D’abord auto-publiée sur Amazon, elle est aujourd’hui considérée comme une nouvelle voix d’une littérature française sensible et émotionnelle. Elle a l’art de raconter des histoires qui laissent une marque indélébile et nous volent un petit morceau de coeur. 
Extrait : 
Un courant d’air froid frôle sa nuque ; aussitôt, Éliane se raidit. Elle n’est pas seule dans cette maison qui s’entête dans le sordide. Elle se sent observée. C’est une gamine à présent, qui refuse de jeter un œil sous son lit et dans les placards, terrorisée par ses propres frayeurs. Dans l’obscurité, par un regard coulé de biais, elle croit percevoir un être évanescent, une nitescence bleutée qu’elle imagine danser en volutes. Appeler, elle doit parler à quelqu’un. Mais qui ? Les flics ? Nicolas ?
Son fils d’abord.
Ses doigts tremblent sur l’écran digital. Elle attend. Pas de sonnerie, seulement la voix dont elle connaît chaque nuance, sa messagerie, une calamité au vu des circonstances : « Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Nicolas, je ne suis pas disponible pour le moment. Vous pouvez me laisser un message…
L’accroche de Miss Aline

Dévoré en quelques heures. Style parfait.

Une bonne intention, Soléne BAKOWSKI

Editions Bragelonne, paru 14 mars 2018

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pure, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

Ici …Notre petit avis  sur son premier roman Le sac

Le secret du mari de Liane Moriarty


 

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97822263170700-2580989 Le livre :Le secret du mari  de Liane Moriarty.Traduit de l’anglais (Australie) par Béatrice Taupeau. Paru le 1er avril 2015 chez Albin Michel. 21€50 ; (410 p.) ; 23 x 16 cm.

97822530679480-3157577Réédité en poche le 6 avril 2016 au Livre de Poche pour 7€90; (499 p.) ; 18 x 11 cm

 

Résumé de l’éditeur :

Jamais Cecilia n aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n ouvrir qu après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l ouvre et le temps s arrête John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau nuancé et émouvant de l’amour (marital et familial) et se révèle bien mieux qu’un simple auteur de best-sellers : une romancière dont les personnages attachants pourraient être vos amis ou vos voisins, avec leurs qualités et leurs failles.

 

etrtg74L’auteur : Née le 15 novembre 1966 à Sydney, la romancière australienne Liane Moriarty est l’auteur de six best-sellers dont Le Secret du mari. Découvert par Amy Einhorn, l’éditrice américaine de La Couleurs des sentiments, Le secret du mari est un immense succès aux U.S.A : No 1 sur la liste des best-sellers du New York Times, il figure toujours sur les listes des meilleures ventes deux ans après sa sortie.
Le Secret tient en haleine deux millions de lecteurs dans le monde dont un million aux USA.

 

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Le secret du mari de Liane Moriarty 🙂

Résumé :

Cecilia Fitzpatrick trouve par hasard dans le grenier une lettre de son mari John-Paul, ne devant être lue qu’après sa mort. Elle l’ouvre quand même et découvre un secret pouvant détruire sa famille mais aussi la vie de quelques autres.

*** Emilie délivre son avis *** :

Le résumé de ce roman m’a de suite séduite. J’ai toujours adoré les histoires avec des secrets de famille donc autant vous dire que celui-ci n’a pas traîné longtemps dans ma gigantesque PAL.
J’ai adoré le fait qu’on ne découvre pas de suite le contenu de la lettre mais aussi le fait qu’on vive les choses du point de vue de trois personnages.
On est passionné par l’histoire, par l’enjeu. On est tour à tour amusé et intrigué. On réfléchi, on enrage, on pleure,… Ce livre c’est la vie. On peut être à la place de n’importe lequel de ces personnages et, que ce soit à la place de l’un ou de l’autre, je ne sais pas comment j’aurai réagi.
L’épilogue est beau. Il montre bien que , dans la vie, tout ne tient qu’à un fil…

Bonne lecture 😀

Le condor de Stig Holmas


sh  Le livre : Le condor de Stig Holmas. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig. Paru le 2 juin 2016 chez Sonatine éditions dans la collection Sonatine +. 13€ ; (253 p.) ; 18 x 13 cm

Présentation de l’éditeur :

Dans la lignée des œuvres de Robin Cook et de Jim Thompson, un polar norvégien mélancolique et sombre, poétique et haletant à la fois.
William Malcolm Openshaw, poète, intellectuel et amoureux des oiseaux, a eu plusieurs vies. Depuis des années, il erre aux quatre coins du globe, de Mexico à Tanger, en passant par Bogotá et Le Caire, ne fréquentant que les quartiers les plus pauvres.  » Je me contente de traverser les villes, de les quitter en marchant lentement.  » William est un homme hanté par de mystérieuses tragédies, par des secrets dont il ne parle pas. Au Portugal, à la suite d’une agression, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique de Lisbonne. Ce dernier semble en savoir beaucoup sur le passé de William, beaucoup trop même. Sur les disparitions, les morts violentes, les ombres et les trahisons qui ont jalonné son parcours. Richardson a peut-être même les réponses aux questions que se pose William sur sa vie d’avant, sur la tragédie qui a brisé son existence. Une véritable partie d’échecs à l’issue tragique inévitable s’engage alors entre les deux hommes.

Stig Holmås, tout en nous proposant une intrigue d’une efficacité absolue, s’interroge sur la condition humaine avec une lucidité déchirante. La beauté et la puissance de l’écriture ne font qu’ajouter à l’éclat de cette perle noire, publiée en 1991, et considérée par beaucoup d’amateurs comme un chef-d’œuvre absolu du genre.

stig-holmas_5613129L’auteur : Poète, romancier et scénariste, Stig Holmås est né en 1946 à Bergen
Extrait :
«… Partout des papiers gras qui traînent dans les caniveaux, partout des coins de maisons décorées à la pisse, mais le parfum des coquelicots m’accompagne. Il est rouge et léger, comme les battements de cœur du condor.» 

Résumé et petit avis :

Cet homme qui traîne sa misère d’une capitale à l’autre, c’est William Openshaw, poète reconnu mondialement, grand connaisseur des oiseaux et braqueur de banques.

Quels hasards, quels incidents, quelles motivations guident ses pas ?

Il est hanté par de mystérieuses tragédies et des secrets dont il ne parle jamais.

Puis un jour au Portugal, il fait la connaissance de Henry Richardson, attaché à l’ambassade britannique, qui semble en savoir beaucoup sur le passé trouble de William.

Mais… Qu’a-donc laissé,  William, dans son sillage ?

shEncore une oeuvre qui sort de l’anonymat.
Sortie il y a presque 20 ans chez un petit éditeur nantais, c’est la série noire qui nous le fait découvrir 5 ans plus tard.
Il n’a pas vraiment fait beaucoup de bruit. Il faut dire que ce texte est vraiment singulier.

Un OLNI, un Objet Littéraire Non Identifié.

Et puis miracle, Sonatine le ressuscite dans sa collection semi poche. Et hop le condor prends son envol.
Et quand le condor plane ainsi au-dessus de vous, c’est que votre esprit est ouvert et vos neurones tournent au maximum de leurs possibilités.

Et l’auteur tel un chamane convoque sa plume hypnotique et poétique pour nous entraîner dans son sillage. Et il invoque tous les thèmes qui font de ce titre un grand roman noir, les choix mal assumés, les regrets, l’enfance volé et ses traumatisme et la recherche de redemption.

Non, je ne dirai pas comme certain que ce livre est un chef d’oeuvre mais je pense que sa lecture va vous marquez à jamais comme je l’ai été. Elle déroute, dérange, agace et lasse parfois. Mais toujours elle nous fait battre notre coeur.

 

 

Retrouvez ci-dessous la chronique de mon ami Yvan sur Emotions :

Le condor – Stig Holmas