M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier


Le livre : M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier. Paru le 21 Mars 2019 aux éditions XO. 21.90€. 576 pages. 15,1 x 23,8 cm

4ème de couverture :
Pourquoi Moïra, une jeune Française, se retrouve-t-elle à Hong Kong chez Ming, le géant chinois du numérique ?
Pourquoi, dès le premier soir, est-elle abordée par la police ?
Pourquoi le Centre, siège ultramoderne de Ming , cache-t-il tant de secrets ?
Pourquoi Moïra se sent-elle en permanence suivie et espionnée ?
Pourquoi les morts violentes se multiplient parmi les employés du Centre – assassinats, accidents, suicides ?
Alors qu’elle démarre à peine sa mission, Moïra acquiert la conviction que la vérité qui l’attend au bout de la nuit sera plus effroyable que le plus terrifiant des cauchemars.

L’auteur : Né(e) à Béziers, le 26/08/1960. Bernard Minier est un auteur français de romans policiers. Il grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France. Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, Glacé, en 2011. Il met en scène le commandant Martin Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.
Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Il est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et du Prix de l’Embouchure 2012. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français.
En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015.
En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, « un cauchemar écrit à l’encre noire ».
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’artistes qui accordent beaucoup de place à l’imaginaire dans leurs œuvres respectives.
Aujourd’hui, les livres de Bernard Minier ont été vendus à près de 2,5 millions d’exemplaires en France et sont traduits dans vingt langues.
Extraits :
«Bonjour, je m’ appelle DEUS. Je suis une IA unique qui vous aidera à prendre les bonnes décisions à chaque moment de votre vie […] mais tenez compte du fait que je vous connaîtrai mieux que vous ne vous connaissez vous-même […] Vous ne pourrez plus vous passez de moi. Je suis une invention qui va changer votre vie. Je suis DEUS. »

Les Lectures de Maud :

M Le Bord de l’Abîme de Bernard Minier

 

Débarquée de France à Hong Kong, Moïra a de quoi être dépaysée. Nouveau job, nouvel environnement et nouvelle vie. Travaillant dans les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, Ming a repéré la jeune femme. Cette société où les morts se succèdent, le culte du secret et la délation sont de mise. La police l’approche afin de collecter des informations sur le dirigeant et la firme. Mais comment réagir face à cet accueil en Terre Inconnue ?

Moïra, jeune femme, battante à l’enfance compliquée, elle a du mal à faire le deuil de son passé. Mais c’est également ce qui lui a forgé ce tempérament et ce caractère. Elle ne se laisse pas faire ni intimider. Elle se met en quête de la vérité sur ces morts… Quitte à mettre sa vie en danger. Et si son passé était lié à son présent… Elle est attachante mêlant à la fois naïveté et détermination.

Chan, flic intègre, cherche par tous les moyens d’élucider ses crimes odieux qui sévissent à Hong Kong, il ne lésine pas sur le temps ni sur ces actes. Sa stratégie sera-t-elle suffisante ?

L’auteur signe ici un magnifique thriller, une intrigue très bien ficelée, du suspense et un excellemment déroulé. Très habilement il jongle avec différents thèmes. Il expose les impacts et les dérives des nouvelles technologies, et les risques si elles tombent entre de mauvaises mains, en lumière également le pouvoir et finances. La protection de la vie privée est également très bien évoquée et mise en parallèle entre la vision des orientaux et celle des occidentaux. Sans oublier un rapport entre les nouvelles technologies et le réchauffement de la planète. Nous retrouvons aussi la vengeance et la vérité. J’ai adoré me plonger dans ce livre, retrouver la plume de l’auteur toujours aussi addictive. Il nous entraîne à l’autre bout du monde dans une ambiance oppressante, qui nous pousse à une remise en question du monde dans lequel nous vivons et nous entraîne vers une prise de conscience. Sommes-nous ou devenons nous dépendants aux nouvelles technologies ?  Je ne peux que conseiller ce thriller encore une fois très bien réussi, mêlant intrigue et démonstrations de notre monde très réaliste ; c’est à la fois bluffant, époustouflant, alarmant et criant de vérité.

Version  lue : Brochée

L’inconnue de l’équation – Xavier Massé


La double chronique

L’avis de Dany

Le livre : L’inconnue de l’équation de  Xavier Massé. Paru le 16 mai 2019 aux Editions Taurnada, dans la collection Les tourbillons des mots. 9€99 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol. Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes. Accident, meurtre, ou vengeance ? Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

 

L’auteur : Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 Répercussions qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec L’inconnue de l’équation, un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.

 

 

 

Extraits :
« Les factures grossissantes lui avaient imposé de prendre une décision rapidement et d’accepter le premier boulot qui passerait : aujourd’hui, les banques n’étaient plus aussi conciliantes.
Il avait beau se demander tous les jours « comment j’ai pu en arriver là ? », chercher quelle avait été son erreur, ce qu’il avait pu louper… La réponse était : rien… ou plutôt, un abus de confiance, et d’ignorance.
En deux ans, ils avaient tout perdu : leur société, leur amitié, et Caroline avait quitté Stéphane. »
« J’avais trouvé une méthode un peu radicale, mais assez performante, pour faire disparaître les corps. Ça tombait bien qu’elle travaille dans un laboratoire ! Savez-vous combien l’acide peut être efficace pour dissoudre beaucoup de choses ?
J’avais réussi à faire un sacré mélange…
a) De l’acide sulfurique,seulement dépassé par quelques superacides. Très utile pour le décapage de métaux en sidérurgie.
b) Du peroxyde d’hydrogène,il a la particularité de pouvoir être aussi utilisé seul comme monergol, comme dans les Rocketbelts de James Bond.
c) De l’hydroxyde de sodiumpur, appelé « soude caustique »… Ce produit étant extrêmement corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives. Elle doit être manipulée avec des gants, des lunettes de protection et une protection intégrale du visage.
Un mélange explosif ! »

 

La chronique jubilatoire de Dany

L’inconnue de l’équation – Xavier Massé

Très difficile de parler de ce thriller sans spolier aussi, je resterai sobre …

Trois chronologies s’imbriquent et permettent au lecteur de reconstituer la vie d’un couple, François et Juliette, parents d’un jeune Julien. Ils vont connaître la crise en 2005, financière d’abord puis familiale. On les retrouvera en 2010 puis 2013, grâce aux témoignages de Berger, enquêtrice et Mireille, la grand-mère.

L’auteur a opté pour un puzzle aux multiples pièces, perdant le lecteur parmi les hypothèses toutes extrêmes et plus improbables les unes que les autres.

Cela donne lieu à une lecture surprenante, où il faut s’attacher à chacun des détails, les recouper avec les différents interrogatoires, sans faire retomber sa vigilance car rien n’y est gratuit ! Surprenant et court, ce roman chahute le lecteur jusqu’au dénouement ! Intéressant et surprenant … mérite le détour.

Merci aux éditions Taurnada de m’avoir fait confiance et pour cette belle surprise.

Lu en version numérique. epub 5.99 €

L’inconnue de l’équation de Xavier Massé


La double Chronique

L’avis de Miss Aline

Le livre : L’inconnue de l’équation de  Xavier Massé. Paru le 16 mai 2019 aux Editions Taurnada, dans la collection Les tourbillons des mots. 9€99 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol. Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes. Accident, meurtre, ou vengeance ? Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

L’auteur : Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 Répercussions qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec L’inconnue de l’équation, un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.
Extrait :
« Ce soir, je ne sais pas si j’ai bien fait de m’engager sur cette voie, mais à ce moment précis, je suis face à ma vie, face à ma mort, et je ne sais absolument pas comment tout ça va se terminer.
Je sais seulement qu’il va me falloir faire un choix… et le bon. »

L’accroche de Miss Aline :

 L’inconnue de l’équation, Xavier Massé

Quatre personnes dont trois armées. Un drame. Deux témoins. Deux salles d’interrogatoire. Quatre heures d’audition en tant que simple témoin ensuite il faudra les relâcher ou signifier une garde à vue.

Salle 1 : l’inspectrice Amandine Binger.

Salle 2 : Mireille la mère de François (l’une des victimes).

Deux versions pour expliquer la mort d’un couple, un adolescent entre la vie et la mort, ainsi qu’un incendie à l’origine douteuse.

Les inspecteurs Migue et Dida vont avoir fort à faire pour démêler les tenants et les aboutissants de cette affaire.

Pourquoi Binger est-elle sur place ? Qui l’a appelé ?

Pourquoi Mireille, avec sa vue défaillante, a-t-elle emmené son petit-fils dans la résidence secondaire de ses parents ? Pourquoi a-t-il voulu rentrer précipitamment en pleine nuit ?

Chacune va apporter des explications sur son rôle, sur la vie de François et Juliette. Plus l’audition avance et plus les nœuds s’emmêlent. Où est la vérité ?

Huis clos que ce roman qui garde en alerte. Dés le départ on est intrigué. Qui parle dans le prologue ? De quelle décision est-il question ?

On est dans la maison, on assiste au drame mais a-t-on tout vu, tout compris ?

On passe d’une salle à une autre et écoutons les témoignages. Entre les deux le récit de la vie de François et Juliette.

Une troisième salle, dans ma tête de lectrice, avec ma propre interprétation, mes interrogations, mes doutes.

L’auteur sait garder le suspens entier, pratiquement jusqu’à la dernière ligne. Il distille des révélations, de nouvelles interrogations avec parcimonie. Toujours au bon moment pour relancer l’enquête et l’attention du lecteur. Il nous entraine vers une fin que l’on n’imaginait pas.

Avec ce roman, se pose la question de l’interprétation d’un fait.  On s’interroge aussi sur ce que les autres nous révèlent d’eux. Est-ce le reflet intégral de la réalité ou juste une partie. Celle qu’ils veulent bien nous montrer, nous faire partager. Combien de masque je porte en fonction de mon « public » ? Quand suis-je moi, entière, complète ? Est-ce que face à moi-même, je porte aussi un masque ? Qui suis-je ?

Je remercie les Editions Taurnada pour ce SP que j’ai dévoré en quelques heures. Merci à Xavier Massé pour m’avoir capturée entre ses lignes et m’avoir offert un excellent moment livresque.

Lu en  Epub 5,99 €  

Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes


Le livre : Le prieuré de Crest de Sandrine Destombes.  Paru le 7 mars 2019 aux Editions Hugo Roman dans la collection Hugo thriller. 360 pages ; 19,95 € ; 14 x 21 cm

 4ème de couverture :

« Madame, je vais vos demander de sortir du véhicule, s’il vous plait. »

Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène. Aurait-il agi différemment s’il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?

Une enfant tourmentée.

Une mère recherchée.

Une conductrice dans le fossé.

Un cadavre aux yeux énucléés.

Telle une comptine macabre, son rapport sonne le glas es jours heureux pour la ville de Crest et la fin de la tranquillité pour les habitantes du prieuré, où l’intrigante Joséphine règne sur ses protégées.

Et lorsque les Experts du Pôle Judiciaire débarquent dans la Drôme, Benoit comprend que la mort aussi s’est invitée à Crest, et qu’elle semble s’y plaire.

 L’auteur : Sandrine Destombes vit à Paris et travaille dans la production d’événements. Le Prieuré de Crest est son sixième thriller. En 2018 elle a remporté, avec Les Jumeaux de Piolenc, le Prix VSD RTL du meilleur thriller français présidé par Michel Bussi.

Pour en savoir plus sur Sandrine c’est ICI

Extrait :
« Les pieds et les mollets étaient encore recouverts de terre. Les techniciens attendaient que le légiste arrive et fasse son examen préliminaire avant de déterrer le corps méticuleusement  pour prélever d’éventuels indices. Le visage de l’homme était dans un tel état que Benoit préféra commencer par le reste. L’image des larves grouillant autour des incisions ou sortant des oreilles de la victime était encore trop présente pour qu’il veuille s’y attarder. »

 

  L’accroche de Miss Aline :

Le prieuré de Crest, Sandrine Destombes

Du haut de tes huit ans, tu n’as pas mesuré les répercussions que pouvaient avoir  tes paroles Léa. Au cours d’un contrôle routier tu dis au sous lieutenant Benoit que la conductrice n’est pas ta mère. Quelques mots jetés et le drame se produit.

Qui es-tu Léa pour susciter autant de mystère, de convoitises, de violence ?

Qui sont toutes ces femmes qui gravitent autour de toi ?

Les Experts commandé par le capitaine Daloz vont avoir fort à faire pour retrouver cette enfant et l’identité de la conductrice. D’autant qu’un fugitif va refaire surface et pas au mieux de sa forme.

Une course contre la montre débute pour retrouver Léa et comprendre son histoire.

Sandrine Destombes nous place une nouvelle fois au sein d’une enquête complexe. Beaucoup d’interrogations, de pistes, de rebondissements. Chose étrange il y a beaucoup de femmes impliquées dans cette intrigue. Quant aux hommes ou ils enquêtent ou ils tombent comme des mouches. Et des mouches, larves et autres bestioles,  il va y avoir beaucoup !

Une fois n’est pas coutume, les protagonistes sont forts avec des personnalités complexes qui intriguent. L’individu portant en permanence des masques selon le public qui lui fait face.

Des révélations qui viennent compliquées encore l’enquête et notre cerveau de lecteur. Avec Sandrine Destombes à chaque roman, on entre dans un labyrinthe vers la vérité. Attention à prendre le bon virage !

Un très bon moment livresque offert par les Editions Hugo thriller et par Sandrine Destombes que je remercie à nouveau pour sa gentille dédicace.

Bonne lecture.

Le Sixième Crime de Sébastien Fritsch


Le livre : Le Sixième Crime de Sébastien Fritsch. Paru le 5 Juillet 2012 aux éditions Fin Mars Début Avril. 5€ ;. 96 pages.  ; 17 x 11 cm

4ème de couverture :
Lex, le plus talentueux des écrivains francophones contemporains, vit depuis plus de quarante ans dans un hameau isolé de la Drôme provençale. Coupé du monde, sans autre compagnie que celle d’un piano de concert, il reçoit journalistes et curieux avec cette même phrase : « Quand je souhaite m’exprimer, j’écris. »
Mais le Maître restera-t-il aussi impénétrable face à un commandant de la police judiciaire ? Car il n’est plus question de littérature à présent : il est question de meurtres. Des meurtres inspirés par une série de polars, aussi sinistres que mal écrits. Leur auteur est tout l’opposé du grand écrivain.
Pourtant, le commandant Jérôme Babalnic, piétinant depuis des mois dans son enquête, ne voit plus d’autre solution que de solliciter l’expertise de Lex pour résoudre cette « énigme littéraire » et mettre fin au carnage. Car cinq romans noirs ont déjà été mis en scène par l’assassin. Qui sera la victime du sixième crime ?

L’auteur : Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement. Il a publié sept romans à ce jour, dans des univers et sur des thèmes très différents : romans noirs, contemporains ou historiques, évoquant transmission familiale, influence de la littérature, fidélité dans l’amitié ou violence conjugale. Quelques points communs les relient néanmoins entre eux : un attachement aussi important à la langue qu’à l’intrigue et une petite tendance à manipuler les lecteurs jusqu’aux toutes dernières lignes.

Extraits :

« Sur la route qui serpente entre les rochers et les arbres bas, il faut peu de temps pour oublier ce que l’on laisse derrière soi. La nationale, l’autoroute que l’on parcourait quelques instants plus tôt, la ville quittée le matin même s’effacent un peu plus à chaque virage.
Restent le souple mouvement des oliviers, l’ondulation des collines, le respectueux enlacement de la ligne grise de bitume qui se faufile sur leurs flancs. Plus on la suit et plus on se demande où elle conduit – même en le sachant pertinemment. Et la surprise est bien réelle lorsqu’un dernier tournant révèle Pensegarde. 
Je me suis arrêté face au versant sur lequel s’agrippent les quelques maisons que désigne ce nom. Bien sûr, c’est une carte postale : la pierre claire, les volets pastel, les bouquets d’arbres, le ciel parfait, le fond de vallée serein qui leur sert de cadre. C’est pourtant beau. Il n’y a rien d’autre à en dire. Et ce sont bien ces mots qui me vinrent à l’esprit. Je n’ai même pas pensé : «Alors, c’est ici que vit le célèbre Lex !» 
Je suis remonté dans ma voiture pour parcourir les derniers lacets qui montaient au hameau. Je me suis garé sur la placette ménagée en son centre. Un tilleul à l’ample ramure en assurait la garde. Plus loin, dans l’ombre, une fontaine dévidait sa romance, image de fraîcheur capable aussi de figurer la chaleur de l’accueil. Vues de près, les bâtisses qui m’entouraient m’apparurent encore plus pimpantes que ce qu’elles m’avaient semblé d’en bas. 
Dans laquelle vivait-il ? Tous les volets étaient ouverts, toutes les fenêtres étaient agrémentées de rideaux, tous les perrons étaient fleuris. Peut-être les habitait-il toutes tour à tour, écrivant dans l’une, mangeant dans l’autre, dormant dans la suivante, se distrayant dans la quatrième et méditant dans la dernière. C’est seulement au moment où je pensai cela que je pris conscience du nombre de maisons : cinq. Autant que les crimes sur lesquels j’enquêtais. 
«Bonjour. Vous vous êtes égaré ?»
Je me tournai vers la deuxième maison – du moins celle que j’avais considérée comme telle dans mon coup d’œil circulaire. La voix qui m’avait interpellé était celle d’un homme grand et large d’épaules. Vêtu de façon simple, pour ne pas dire neutre, il donnait néanmoins une impression d’élégance, de par la prestance de sa silhouette athlétique. Si je n’avais pas su qu’il avait soixante-quatorze ans, je lui en aurais aisément donné vingt de moins.
«Non, je venais vous voir», répondis-je.»

Les Lectures de Maud :

Fritsch Sébastien – Le 6ème Crime


 Une enquête qui va se révélée difficile et compliquée. Des meurtres ont été commis à partir de romans dont l’auteur a mystérieusement disparu. Quels sont les codes ? Comment sont choisies les victimes ? Les lieux ? Tant de paramètres qui paraissent loufoques, mais qui requiert une prouesse en terme de logique.

Deux personnes échangent dans ce livre, Jérôme Babalnic commandant et enquêteur qui vient chercher des réponses que seul l’auteur Lex peut lui fournir. Les deux hommes vont s’apprivoiser se jauger, se juger, jouer avec les mots jusqu’à s’affronter face à leurs différentes théories sur les meurtres perpétrés. Chacun campe sur sa position et soutien ses éléments.

Ce hameau, Pensegarde, composé de 5 maisons n’est pas seulement un décor mais semble être un personnage à part entière. Les descriptions sont très pointilleuses que le lecteur à l’impression d’y être, ce lieu est le témoin muet du passé et des histoires.

J’ai beaucoup aimé cette ambiance huit clos, dans un endroit qui semble magnifique mais témoin de tant de noirceur. C’est le deuxième livre que je découvre de l’auteur ; j’apprécie toujours autant sa plume, son registre et son récit. Même dans court ce roman, l’auteur arrive à nous emporter, à nous imprégner, à nous berner. Un suspense très bien maintenu, un déroulé très intriguant et efficace. Une très belle lecture.

Version  lue : Broché

Le voyage de Madison de Chris Loseus


Le livre : Le voyage de Madison de Chris Loseus – Paru le 22/02/2019 aux éditions Eaux Troubles  – Le prix broché 21 € – epub variable selon les plateformes (294 pages) ; format 14.5 x 21  cm

 

4ème de couverture :

Un road trip, depuis Détroit jusqu’à San Diego, de la jeune et jolie Madison, au volant d’une vieille Chevrolet Camaro, qui se transformera au fil des kilomètres en un voyage angoissant et troublant. Plusieurs meurtres jalonneront sa route qui aurait dû être paisible. Pour percer ce mystère il faudra ouvrir les portes cachées de ce thriller psychologique habilement composé par Chris Loseus.

L’auteur : Chris Loseus né le 26/08/71, est un auteur Français de romans et séries de langue française.Passionné de ski, il a vécu de sa passion jusqu’en 2003. Il raccroche les skis à 31 ans et devient alors Sales Manager durant une dizaine d’années. Il multiplie les voyages sur l’international et découvre des cultures différentes et des émotions nouvelles. Il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture de ses romans, le ski, et des missions de consulting.
Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants.
Depuis 2013, Chris Loseus comptabilise plusieurs dizaines de milliers de lecteurs…

 Extraits :
Une certaine vision de la France …
« — Alors… des ruelles pavées… Très étroites, un peu sombres. Et puis de grandes avenues, avec de la lumière. Des contrastes. Et dans ces ruelles, des restaurants derrière des carreaux. Des terrasses de café, des gens qui fument, qui parlent, qui rient. Des arbres dans la ville. Des filles qui sentent le savon et l’eau de Cologne. De beaux immeubles, un peu anciens, et des grands magasins… Avec des vitrines pleines de robes. Une certaine légèreté, de l’insouciance…
Elle avait marqué un temps d’arrêt, enfourné le contenu de sa fourchette, mâché, hoché la tête.
— Oui, c’est ça ! J’imagine une ville pleine de contrastes. Et les Français, un peu bruts, mais vivants. C’est comme ça que j’imagine la France. Alors ?
— C’est assez juste. Je voulais m’assurer que tu n’étais pas dans les caricatures… Et tu n’y es pas. La France, c’est… Oui, on peut le dire comme ça. C’est comme une friandise, tu vois. Quelque chose de pas parfait, mais de bon. Les gens râlent souvent, et puis deux minutes après, ils rigolent et trinquent. Tu as Paris, ces lumières lorsque la nuit tombe, cette impression que le temps s’est arrêté, que la vie continue, qu’elle est à croquer à pleines dents. Pas de coins obscurs, mais des quartiers ; pas comme chez nous, pas des blocs, des quartiers, avec une identité propre à chacun. Et puis des terrasses de café, les gens qui s’y retrouvent pour refaire le monde, comme ils disent. Et la friandise absolue, le Sud… Ce petit coin pittoresque qui ridiculise Los Angeles par sa simplicité et sa vérité. Des ruelles gorgées de soleil, un accent qui rend incompréhensible le peu de français que tu maîtrises. Une joie de vivre, les places avec des fontaines, des platanes, et toujours ces fameuses terrasses de café face à la Méditerranée. Il y a des marchés avec des gens qui parlent fort pour vendre leurs produits, des étals avec des fruits, des légumes, du fromage… Tout en plein air, sans protection, sans film plastique ou paraffine… C’est sans doute le plus beau coin qu’il m’ait été donné de connaître. Des klaxons, des petits ports de pêche, et toujours les Français qui parlent trop fort, crient et rient. C’est ça, la France, Madison. Une friandise… Pas parfaite, mais vivante, on y mange, on y boit, on y danse… Pas comme chez nous, en toute simplicité, un peu comme une image sépia, avec un côté passé et empreint de nostalgie. » 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le voyage de Madison de Chris Loseus

Ça commence comme Thelma et Louise, le film de Ridley Scott mais après ça se complique …l’angoisse va grandissante au fil des pages. Elle est sympathique cette Madison et elle provoque l’empathie du lecteur avec ses meurtrissures et la perte de son compagnon.

Madison a la mémoire qui flanche, elle a perdu ses souvenirs d’enfance et de jeunesse. Au fur et à mesure de la narration, au cours de ce voyage qui l’emmène au chevet de sa mère mourante, elle va nous ouvrir ses tiroirs secrets où se sont oubliés ses souvenirs.

Le récit de ce road trip est dérangeant … à la fois trop simple et trop complexe pour ne rien cacher de cette évidence pleine de surprises et de perversité, de la vérité. Mais quelle vérité ? Il faudra attendre l’épilogue pour donner tout son sens au puzzle de cette manipulation mentale.

C’est le premier roman que je lis de Chris Loseus qui a su remarquablement écrire au féminin. J’ai aimé la finesse du ton et la pudeur dans l’expression des sentiments. Tout est fluide et intime sans excès, même la violence. Les rires y côtoient les larmes et le lecteur est leurré jusqu’à la fin. Très agréable lecture.

 Merci aux éditions Eaux Troubles et à l’auteur pour leur confiance.

Lu en version numérique.

Remerciements auteur-éditeur

Extraits :
« — Tu vois de quoi je veux parler, Madison ? On va les appeler tiroirs… Tu en as plein dans ta tête. Des souvenirs, des beaux, des moins agréables, que tu as entreposés dans ton cerveau. C’est un peu comme un endroit où tu te rends de temps en temps. Imagine un vieux grenier, avec toutes ces choses qui traînent. Tu te promènes au milieu, certains coins sont éclairés par la lumière qui passe par la petite lucarne, et d’autres sont cachés dans l’ombre, et tu ne t’en approches pas. Un peu comme s’il pouvait y avoir un monstre. Tu sais, comme quand tu es dans ta chambre le soir, et que des ombres apparaissent quand ta maman éteint la lumière. Les choses les plus simples peuvent devenir inquiétantes. Tu sais qu’elles sont là, tu les as déjà vues, mais tu ne les regardes pas. Tu vois ce que je veux dire ? »
 « Hey ! Tu parles de quoi avec tes parents ? Tu leur dis qui tu es ? Ce que tu aimes ? Ce qui te fait peur ? Ils te posent des questions ? »
« C’était compliqué, tout n’était pas clair, des pans entiers de son existence avaient disparu dans les tiroirs secrets de monsieur Grands-yeux-verts-derrière-ses-lunettes. C’était comme si tout s’était arrêté au moment où elle avait entendu les pas d’une fuite s’éloigner sur le béton, quand les sirènes arrivaient et que Stan cessait de respirer.
Mais elle tenait quelque chose. Les pièces manquantes allaient lui être données, elle en était sûre.»

 

#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard : Papote de Flingueuse


Le livre : #Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard. Préface de Marie Van Moere. Paru le 7 Septembre 2016 aux Editions Du Poutan. Collection : Romans. 17.50 euros. 266 pages. 21 x 15 cm

4ème de couverture :
Paris, place de la Nation… Après une manif pro « Mariage Pour Tous? », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. A l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide… Les oiseaux noirs de Twitter® et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création…

L’auteur : Née au siècle dernier au Sahara, Marie-Hélène Branciard a vécu à Lyon, Paris et Dijon. Après des études de sociologie, elle a été successivement pigiste pour des magazines de mode, chargée d’études sociologiques, rédactrice en chef de Planète Spook (magazine du Centre Info jeunesse de Bourgogne). Actuellement webmaster pour le site du salon Des Livres en Beaujolais, elle écrit son troisième roman et tient un blog dédié au design et à l’écriture.

 

Extrait :
Mafalda ignore superbement la bande de morveux qui ricane sur son passage. Avec ses cent kilos, elle a appris à gérer les moqueries au quotidien. Quoi qu’il arrive, où qu’elle se trouve, on la remarque… Son perfecto rose et sa perruque peroxydée n’arrangent rien à l’affaire mais la font se sentir bien, calée dans son armure délirante. Elle ne résiste pourtant pas longtemps à coller une trouille bleu à ces merdeux qui la suivent en la sifflant. Elle se retourne d’un bloc en imitant le Haka des All Blacks :
— Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora ! Tenei te tangata puhuruhuru !
Plus un mot. Maf enchaîne ses postures menaçantes du haut de son mètre quatre-vingt. Calmés les mômes !
Elle s’arrête aussi vite qu’elle a commencé. Pas que ça à foutre non plus. Elle s’engouffre dans sa Smart en lançant aux gosses tétanisés :
— Eh ouais, j’ai une Smart ! Ça vous fait marrer aussi les p’tits cons ?
Alors que sa bagnole renâcle à démarrer, elle lance un regard vers l’armée de lutins, prête à en découdre. Plus un chat : son Haka a encore fait ses preuves.
— Non mais ! lance-t-elle en démarrant.

Papote de Flingueuses 

#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard 

Maud et moi, bibliothèque parmentier polar

Maud et Ge ont la parole

et vous parle d’une même lecture

Geneviève : Hello petite sœur, je suis contente que toi aussi tu es lu le 2eme roman de Marie Hélène

Maud : Bonjour, oui je l’ai lu et apprécié. Très contente qu’on en papote ensemble

Geneviève : Dis-moi est ce que tu savais où tu mettais les pieds en acceptant de lire ce livre à l’aveugle presque.

Maud : Même si 4ème de couverture est très bien faite, il reste une part de mystère qui fait que j’ai été aussi très surprise de son contenu. Et toi ?

Geneviève : Moi j’avais compris que l’on serait dans le milieu LGBT c’est pour cela que j’ai été curieuse.

Maud : On y est quand même, mais peut-être pas comme tu t’y attendais ?

Geneviève : Et puis j’avoue que le débat qu’a suscité le mariage pour tous m’a fait flipper. Toutes ses « manif pour tous » où on a pu entendre des monstruosités obscènes à l’égard des homosexuel (le)s. Non cette mobilisation des extrêmes a été un choc. Je pensais à tort sans doute que la société française avait évolué et évolué plus vite que les mœurs.

Non j’ai comme l’impression qu’au 21e siècle nous sommes moins tolérants qu’à la fin du 20e

Maud : Je te comprends tout à fait. Et donc tu t’attendais à ce que « la manif pour tous » soit plus développée dans le livre ?

Pour moi c’est le point de départ

Les choses changent évoluent mais peut-être pas aussi vite que l’on souhaiterait…

Geneviève : Non, non j’avais bien compris que nous étions là dans un milieu interlope, avec un groupe d’amis plutôt aisés. La 4e de couv’ est assez explicite tu l’as dit toi-même.

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Maud : D’accord. Je trouve bien et même très bien que l’on trouve des auteurs courageux qui se lancent dans des faits de société qui nous concernent tous, la justice, la tolérance

Geneviève : Non juste la problématique est juste évoquée mais assez subtilement pour nous faire réagir.

Maud : oui oui la réaction est immédiate chez le lecteur

Geneviève : Tout comme d’autres problématiques d’ailleurs très actuelles.

Maud : Oui tout à fait d’accord

Geneviève : Cette histoire est bien ancrée dans son temps

Maud : oui elle a sa place afin de contribuer à faire évoluer les gens, les mentalités et la prise de conscience

Geneviève : Difficile d’en parler sans trop en dévoiler

Et oui on peut le dire elle est partisane mais dans le bon sens.

Comme dans un roman noir elle nous montre les dérives de notre société.

Maud : Oui… Ce qui m’ retournée dans ce livre c’est également l’injustice. Elle est très bien amenée et malheureusement un fait universel. Partisane oui mais sans trop être engagée !! Le tout est fait avec pudeur et bienséance

Geneviève : Oui c’est ça, et en même temps, il y a ici quelque chose de plus, il y a une force de conviction. Nos héroïnes sont des combattantes, tu ne trouves pas ?

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Maud : Oui très combattantes. Elles ont soif de justice!!

Et aussi on voit la puissance des réseaux d’amis et réseaux sociaux

Geneviève : Ce qui est bien c’est même si victimes, elles se relèvent et font front !

Alors tu vois le coté réseaux sociaux m’a moins marquée.

Maud : Oui elles ont choisi de revêtir le manteau de battante plutôt que celui de victime. Se relever et avancer même si…

Geneviève : Oui le coté communauté, le coté militant oui là j’étais à fonds dedans

Maud : C’est surtout que toutes les infos trouvées se font hors enquêtes de police, les indices sont trouvés grâce à des hackeurs qui ont épluchés les réseaux

Le côté communautaire est très présent sans tomber dans l’excès

Geneviève : Mais des geeks, il y en a du côté de la police 

Maud : les infos sont d’abord trouvées par la communauté avant les flics. Il y a vraiment eu une mobilisation très importante de ce groupe d’amis

Sans eux l’enquête est au point mort. Le commandant Jourdan le reconnaît et donc d’une certaine manière accepte cette enquête parallèle

Geneviève : Mais c’est vrai qu’ici il y a quelques beaux spécimens de lanceurs d’alertes, mais je n’en dirais pas plus de peur d’en dévoiler trop.

Maud : J’échange avec toi en ayant la 4ème de couverture sous les yeux pour éviter les spoils. Mais oui une vraie démonstration de force

Geneviève : J’ai un autre aveu à te faire.

Maud  Une amitié sincère et une confiance entière les lient. Vas-y

Geneviève : J’ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre. Au début je me perdais un peu dans les différents personnages. Surtout dans le groupe d’amis. J’avais du mal à les différencier. 

Maud : suis rentrée totalement dedans dès les premières pages, quant à l’identification : ils ont un rôle bien particulier chacun (c’est mon avis)

Et après ? une fois que tu es rentrée dedans ?

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Geneviève : En fait j’ai fini par avoir un déclic avec l’apparition de la flic.

Maud : La fameuse Commandant Jourdan, flic très atypique j’ai trouvé

Geneviève : Oui notre commandant de police. Carole Jourdan ça ne s’invente pas !

Maud : ha ah

Atypique, je m’explique elle laisse le groupe d’amis enquêter de leur côté car elle sait qu’ils sont accès à des infos qu’elle ne peut pas avoir par la voie normale

Geneviève : Ben oui si tu es  fan de Val McDermid, notre commandant n’est pas sans nous rappeler Carol Jordan une des héroïnes récurrentes de l’auteure britannique.

Maud : Mince je ne connais pas, j’en ai quelques-uns dans ma PAL mais pas encore lus

Geneviève : Et oui quelque part l’enquête de notre groupe d’ami(e)s l’arrange bien même si quelque part, il entrave l’enquête légale. D’ailleurs elle est plutôt sympa avec nos jeunes apprentis détectives.

Maud : Oui elle est sympa avec eux et elle a conscience de ce qu’ils apportent !!! Elle le reconnaît ce qui est rare 

Ils ont des motivations personnelles pour agir et n’ont aucune limite !!

Geneviève : Oui contrairement à la police qui est soumise à des tas de codes et de procédures.

Maud : oui au final ils sont complémentaires !! Le commandant fait en sorte que ce qu’ils trouvent soit recevable !!

Geneviève : Oui en effet, elle n’a pas le choix si elle veut que son enquête avance.

Dis-moi sœurette, comme tu es arrivée à t’identifier dans cette histoire.

Maud : Elle aurait pu les bloquer où les accuser de délit d’entraves et elle a l’intelligence de jouer la carte de la coopération

L’identification, si on peut parler comme ça, j’ai surtout eu le sentiment que même quand les tribunaux n’ont pas la possibilité de rendre justice. La roue tourne et à un moment donné chacun paie son addition et c’est aussi l’Espoir que j’ai ressenti en lisant ce livre qui m’a beaucoup plu

Geneviève : Ah tu voulais que le bien triomphe. Je vois

Moi le sujet qui m’a touché et qui est très présent je trouve dans ce livre c’est la place des femmes dans la société.

Maud : Emue et chamboulée à la fin. Il donne l’Espoir que le bien triomphe d’une manière ou d’une autre à un moment ou à un autre…

Geneviève : Et la place des femmes aujourd’hui !

Maud : Oui aussi, la place des femmes est très importante dans ce livre

Geneviève : Et comme toi j’aime bien le final pas très moral quoique. Mais n’en disant pas plus on risquerait de spoiler

Maud : La morale… oui tu as sans doute raison… moi j’ai aimé cette fin… mais chut chut pas de spoile

Geneviève : Je te reconnais bien là, la justicière que tu es à du kiffer en effet !

Maud : Oui oui 

Globalement j’ai été entraîné par cette lecture du début à la fin…

Geneviève : Moi mais je me répète sans doute, ce que j’ai aimé c’est le côté très actuel du livre. Le coté très contemporain. Les thèmes abordés très dans l’actualité. Mais aussi l’écriture de Marie Hélène est elle aussi très dynamique, très actuelle, j’allais dire très branchée.

Maud : Oui l’écriture est dynamique, ponctuée de dialogues, des phrases courtes qui donnent un rythme à la lecture

Geneviève : Oui et puis le narrateur qui change régulièrement. Parfois ce sont les personnages eux même qui mènent la narration.

Maud : Cette variante permet d’avoir une vision globale de leurs pensées

Geneviève : Oui notre auteur à un style punchy qui colle parfaitement à l’histoire.

Maud : Oui j’ai trouvé aussi!! Je le recommande et toi?

Geneviève : Et visiblement elle connait bien son sujet, ses sujets j’ai envie de dire. Perso moi j’ai bien envie de lire son premier roman. Car j’ai trouvé qu’elle maîtrisait parfaitement la psychologie de ses personnages, elle n’en a pas fait des caricatures, ils sont plus vrais que nature, et elle a un style bien à elle, reconnaissable et j’avoue que celui-ci m’a séduite.

Oui comme toi je recommande ce livre.

Maud : Oui comme dit plus haut, tout est savamment dosé pour éviter lourdeur et caricature! C’est parfait

Ça été un plaisir d’échanger avec toi sur cette lecture! Merci

Geneviève : Une belle découverte pour nous deux, c’est top !

Et on remet ça quand tu veux pour une petite papote matinale !

Maud : Oui, on redécouvrira quand tu veux de nouveaux livres

Geneviève : Chouette, mais en attendant cher Polardeux allez à la rencontre de Marie-Hélène Branciard. Vous ne devriez pas être déçus. Et puis pour les plus averti(e)s vous devriez retrouver quelques références à des personnages de femmes de série de ces dernières années. Si je vous dis, The L World ou encore Dexter, ça vous parle…

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#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard


Le livre : #Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard. Préface de Marie Van Moere. Paru le 7 Septembre 2016 aux Editions Du Poutan. Collection : Romans. 17.50 euros. 266 pages. 21 x 15 cm

4ème de couverture :
Paris, place de la Nation… Après une manif pro « Mariage Pour Tous? », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. A l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide… Les oiseaux noirs de Twitter® et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création…

L’auteur : Née au siècle dernier au Sahara, Marie-Hélène Branciard a vécu à Lyon, Paris et Dijon. Après des études de sociologie, elle a été successivement pigiste pour des magazines de mode, chargée d’études sociologiques, rédactrice en chef de Planète Spook (magazine du Centre Info jeunesse de Bourgogne). Actuellement webmaster pour le site du salon Des Livres en Beaujolais, elle écrit son troisième roman et tient un blog dédié au design et à l’écriture.

 

 

 

 

Extraits :
« Ils sont cinq, alignés devant l’immense mur. Ils ont préparé les panneaux numérotés qu’ils encollent avant de les passer à Fifi. Daria est impressionnée par l’organisation. Excepté le froissement du papier et les seaux de colle qui heurtent parfois le sol ou le mur, les street-artistes œuvrent dans un silence parfait. Derrière elle, Zabou enregistre la scène. Elle se déplace avec agilité le regard bloqué sur son écran de contrôle. Sous leurs yeux, la fresque prend forme à toute allure. La journaliste la découvre pour la première fois. Elle sait que d’autres équipes d’artistes sévissent au même moment dans plusieurs quartiers de Paris et dans toutes les grandes villes d’Europe. A Porto, Berlin, Édimbourg… des artistes de tous horizons dénoncent le silence et l’hypocrisie de l’Église face à la pédophilie de ses prêtres.»

 

Les Lectures de Maud :

 

Une histoire très touchante, abordant des thèmes comme l’homosexualité et l’injustice.

Un groupe d’amis va se mobilier afin de percer le mystère de cette agression. Est-ce lié à la manifestions, son thème ou n’a-t-elle strictement rien à voir ? Ils vont user de tous les moyens à leur disposition, réseaux sociaux, hacking, ils vont mener leur enquête.

Le Commandant Jourdan ne voit pas d’un très bon œil que des civiles mènent leur enquête, mais elle doit reconnaître qu’ils ont des moyens efficaces.

Cette lecture m’a éprouvée, touchée et émue car le sujet de l’injustice me tient particulièrement à cœur ; en même temps je me suis régalée de voir qu’un jour d’une manière ou d’une autre la roue tourne.

L’auteur, signe ici un très bon deuxième livre, très original dans sa construction car les flics sont rangés au second plan. Le groupe d’amis m’a littéralement me subjuguée, surprise, étonnée et peut redonner l’espoir à tous ceux qui n’y croient plus. De nombreux dialogues rendent très vivante cette histoire, une belle leçon de vie sur l’amour, l’amitié et l’espoir.

Je remercie l’auteur pour sa confiance !!!

Version lue : Broché

 

Mortels Trafics de Pierre Pouchairet


Le livre : Mortels Trafics de Pierre Pouchairet. Paru le 16 Novembre 2016 aux Editions Fayard. Collection : Prix du quai des Orfèvres. 8€90 ; (416 pages) ; 11 x 18  cm

4ème de couverture :
À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
Si la marchandise est perdue, rien ne vous protégera plus, même pas les barreaux d’une prison…
Une rumeur assassine s’en prend à l’innocence d’une famille.
La violence des trafics mobilise Stups et Crim’ au-delà des frontières, dans le secret d’enquêtes mettant à l’honneur des tempéraments policiers percutants, parfois rebelles, toujours passionnés.

Mention : Prix du quai des Orfèvres 2017

L’auteur : En France et à l’étranger, Pierre Pouchairet a vécu les procédures, les ambiances et les « milieux » qui inspirent ses romans. Dans ses livres éclate une vérité qui dépasse l’imagination, la vérité d’une vie engagée… Pierre POUCHAIRET est né en 1957. Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale, chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure en Afghanistan, pays qu’il a parcouru du nord au sud. Il a passé plus de 4 ans à Kaboul, y a été témoin de nombreux attentats et y a travaillé en étroite collaboration avec les Afghans…
Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage Des flics français à Kaboul et Coke d’Azur en 2014. Avec, à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour – et sous la lumière crue du terrain – la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

 

Extrait :
« Pour la majorité d’entre eux, dans cet univers morne et triste, la police était clairement l’ennemie. Avec le chômage, les jeunes désœuvrés plongeaient dans la drogue, les plus malins comme dealers. Ici, la réussite sociale passait par s’imposer dans la bande, et régner par la violence…»

Les Lectures de Maud :

 De suite entraînée dans cette enquête qui va mettre les nerfs de toute l’équipe de la Crim’ du 36 à rudes épreuves, deux enfants assassinés à l’hôpital Necker. La question du « pourquoi ? » va mener hanter les premières heures des recherches. Ils sont loin de s’imaginer l’objectif des tueurs et encore moins leurs motivations premières.

Dans ce premier opus, le lecteur découvre Léanne, brigade des stup’ de Nice, et Patrick du 36 de Paris. Deux profils opposés, deux enquêtes, deux objectifs. Ils vont devoir, malgré leurs différences, faire équipe et ce n’est pas sans étincelles qu’ils vont faire connaissance et évoluer !!!

Un premier volet sur les chapeaux de roue, du rythme, du suspense, de l’intensité, une enquête bien ficelée, des rouages mis à nu ; le tout pour le plus grand plaisir du lecteur !!! Une écriture efficace, sans fioriture qui livre les indices peu à peu. Le lecteur ne voit rien venir !! De surprises en déconvenues, le lecteur est happé par cette aventure qui se déroule sous ses yeux. Une pluie de cadavre qui s’en suivra ; une fin glaçante sur fond de …. Aller je ne vous en dis pas plus et vous laisse le découvrir par vous-même. Mon premier livre de l’auteur mais sûrement pas le dernier !!!!!

Version lue : Numérique

 

L’empreinte de la chair de Sabine Bolzan


Le livre : L’empreinte de la chair Volume 1, Justine de Sabine Bolzan – Paru le 23 novembre 2018 aux éditions L@ liseuse –  16.99 €  (224 pages) ; format  23 x 15  cm

 4ème de couverture :

Un thriller psychologique en région de Sauternes. Une jeune fille de dix-sept ans a disparu sur une plage du Cap Ferret. C’est le sixième enlèvement – à caractère sexuel – en cinq ans. Les corps de cinq autres jeunes filles ont été retrouvés, grâce aux visions de Justine Edison, amie d’enfance du lieutenant de police Alexis Beauregard. En lutte avec les affres de l’anorexie depuis son adolescence, Justine est devenue médium suite à un accident de voiture qui l’a privée de l’usage de ses jambes et l’a contrainte à changer son regard sur elle-même. Tout pousse à croire que les meurtres ont été perpétrés par le même tueur. Mais cette fois, Justine a vu la jeune fille vivante, ainsi que le lieu où elle a été enlevée. Justine Edison parviendra-t-elle à fournir assez d’indices, pour que la police retrouve l’adolescente, avant qu’il ne soit trop tard ? Au fur et à mesure que l’enquête avance, l’étau se referme petit à petit sur Justine et son entourage, révélant les blessures passées et un lourd secret. Sabine Bolzan signe là un thriller avec les codes classiques du genre, mais aussi un roman plus personnel et émouvant.

 

L’auteur : Après un Bac Littéraire, Sabine Bolzan s’oriente vers des études d’Anglais et enchaine Deug, Licence, et Capes. Enceinte de sa fille ainée, elle ne poursuit pas dans la voie de l’enseignement, afin de se consacrer au magnifique bonheur d’être maman. En 2006, elle ouvre des chambres d’hôtes, ce qui lui permet d’exprimer sa passion de recevoir, de cuisiner et son envie de prendre soin des autres. Au fil de ces années, elle a la joie de devenir maman deux autres filles. Elle décide alors de créer son blog Les Ateliers de Sam , où elle décrit toutes ses passions : la cuisine, la déco, la lecture, l’écriture, la nature, les animaux, les gens…Fin 2010, Sabine a l’idée d’une rubrique sur les femmes de notre temps : actives, mères, épouses, filles de, amies de… C’est ainsi qu’elle devient journaliste puis coordinatrice de la rédaction du magazine Bordeaux Madame et Bordeaux Madame Maison. Elle participe également au lancement du magazine Côte Basque Madame. Conjointement, elle crée son entreprise de décoration et réalise de nombreux chantiers. Fin 2015, l’identité de Justine s’infiltre dans son cerveau. Sabine doit alors raconter son histoire. Elle se met donc au clavier. Depuis, entre Sauternes, Bordeaux et le Cap Ferret, Sabine virevolte pour trouver la sagesse, la plénitude et la contemplation.
Extrait :
« Minette le tire de sa rêverie. Elle monte sur ses genoux et relève sa jupe. Elle prend ses mains et les pose sur ses seins durcis sous l’effet du désir. Elle est toujours ainsi quand ils ont enlevé une nouvelle proie : impatiente, ne tenant plus en place. Elle a conservé la fougue de ses jeunes années tout en devenant plus machiavélique et extrêmement violente. Il aime ça.
Il n’en revient toujours pas. Grâce aux réseaux sociaux et à internet, ils ont rapidement trouvé des contacts pour vendre les tableaux de Minette, qui s’arrachent à prix d’or. Il y a vraiment des pervers partout. Ces mecs-là, ils ont ce truc en eux qui les excite sans toutefois passer à l’acte. Minette et lui sont devenus leurs dealers en quelque sorte. Et ils s’en mettent plein les poches ! »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Si je vous dis qu’il s’agit de la saga familiale d’une petite fille riche et que l’auteur annonce d’entrée qu’il s’agit d’une trilogie … j’aurai sans doute raison mais c’est très réducteur tant ce premier roman, véritable roman noir, thriller psychologique, premier volume d’une trilogie certes, est complexe sous bien des aspects. Saga familiale oui mais dans une famille atypique, dans des paysages somptueux du Sauternais et du Cap-Ferret, où la grand-mère n’est pas la grand-mère, où le jumeau n’est plus tout à fait le jumeau, où l’enfant n’est en fait pas vraiment l’enfant, où l’émancipation passe par la guérison de l’anorexie chronique sous fond d’enlèvement en série et de médium temporaire.

Tous ces éléments constitutifs de la personnalité de Justine, ambitieuse, ambigüe et féministe vont emmener le lecteur à sa poursuite avec la question lancinante … ange ou démon ? Faut-il aimer ou haïr Justine ? La réponse au bout de ces 224 pages d’une très agréable lecture.

Lu en version numérique. – epub 2.99 €

Extraits : 
« Il sourit en revoyant une scène. C’était fin septembre. Il a oublié l’année. Mais c’était à l’époque où tout allait bien entre eux et où les enfants étaient encore si petits. Tous les quatre avaient couru le long des rangs jusqu’aux chais. Charles était en train de verser le raisin dans la cuve. Il avait attrapé Estelle et Antonin et les avait bloqués sous ses bras. Ils hurlaient de rire. Puis, il leur avait demandé d’enlever leurs chaussures et avait nettoyé leurs pieds au jet d’eau. Leur fille criait « ça fait des chatouilles ». Il les avait de nouveau soulevés pour les déposer au milieu des grappes. Les enfants avaient fait les gros yeux. Justine et lui s’étaient également déchaussés à la hâte et avaient sauté dans la cuve. « C’est ce qu’on appelle le foulage, les enfants. On m’a toujours dit que c’est ainsi qu’on extrayait le meilleur du raisin. Alors, allez-y explosez les graines ! ».
Il entend encore leurs rires. Si cristallins, si enfantins. Le jus ainsi tiré devint le vin de leur famille. Petite production, mais c’était celle de huit pieds.
« — Tatie, elle est où maman ? Je l’aime pas le monsieur, il m’a tapé et maman aussi.
Je le serre fort contre moi, en lui murmurant que tout va bien.
Je le prends dans mes bras et me dirige vers les toilettes.
Là, je pose Corentin au sol, puis soulève la trappe.
— Écoute-moi, mon ange. Je vais d’abord passer par le trou que tu vois dans le mur.
— Pourquoi tu parles doucement ?
— Parce qu’on fait comme si on jouait aux pirates. Et nos ennemis ne doivent pas nous entendre.
— Comme le méchant monsieur ?
— C’est ça. Et le trésor qu’on doit trouver est tout au bout du souterrain.
— C’est un passage secret ?
— Oui.
— Je « trouvera » le trésor, alors ?
— Bien sûr. Mais pour ça, il faut être un grand garçon et ne pas avoir peur du noir.
— Tu restes avec moi ?
— Je ne te quitte pas. Alors, une fois que j’ai enjambé le trou, tu me rejoins, OK ?
Corentin pince ses lèvres tout en hochant la tête. Je sais qu’il est terrifié, mais l’idée de trouver un trésor l’aide à combattre la peur. »