Du rififi à Bucarest, Sylvain Audet-Gainar

La double Chronique, la suite

Hello mes polardeux,

Hier matin Isa vous proposait sa chronique d’un premier roman, Du rififi à Bucarest de Sylvain Audet-Gainar. Ce matin c’est au tour de notre porte-flingue de vous en parler.

Mais visiblement nos deux flingueuses n’ont pas eu le même sensibilité au mots de l’auteur.  Remarquez, c’est aussi ce qui fait le charme de ces lectures communes.

Allez, maintenant place au post-it de Ge


Le livre : Du rififi à Bucarest de Sylvain Audet-Gainar. Paru le 6 février 2020 chez Ex Aequo; 17 € ; (207 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couverture :

Mai 2016.
À la suite du décès de son oncle, Arthur, trentenaire français né en Roumanie aux débuts des années quatre-vingts, se rend à Bucarest afin de régler la succession.
Il ignore pourtant presque tout de cet homme qui vient de lui léguer l’intégralité de ses biens.
À peine arrivé dans l’appartement de ce parent aussi généreux qu’énigmatique, Arthur tombe sur un violent comité d’accueil qui l’oblige très vite à se rendre à l’évidence : son oncle a mené une existence encore plus complexe et nébuleuse qu’il ne le pensait jusqu’à présent.
De cuisantes déconvenues en époustouflantes découvertes, ce détective malgré lui, souvent dépassé par les événements mais toujours soutenu par de burlesques acolytes, mène alors une enquête historique toute voile dehors, afin de démêler les multiples énigmes entourant la mystérieuse existence de cet oncle.


L’auteur :  Sylvain Audet-Gainar est né en 1980 et a grandi dans le Haut-Beaujolais avant de faire des études de Lettres à Lyon, à Strasbourg et à Bucarest. Fasciné par la Roumanie, il y a vécu et enseigné le français pendant de longues années. Il a également été le traducteur de plusieurs polars roumains, avant de se lancer aujourd’hui dans l’écriture de ses propres romans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait :
« Je te souhaite donc de connaitre toi aussi un jour la vertigineuse question des sources de la vie ».

Le post-it de Ge

Du rififi à Bucarest de Sylvain Audet-Gainar

J’avais déjà entendu le nom de Sylvain Audet-Gainar mais du premier abord je ne le remettais pas. Et puis j’ai fait le lien quand j’ai vu qu’il s’agissait d’un polar roumain. Et oui je connaissais Sylvain Audet Gainar pour ses traductions des polars de George Arion, publiés chez Genèse éditions.

Et voilà que j’avais entre les mains son premier roman

Mai 2016. Après la mort de son oncle, Arthur, un trentenaire français, né en Roumanie au début des années 1980, se rend à Bucarest afin de régler la succession. S’il connaissait peu le défunt, il découvre vite que son existence fut complexe. Il tombe en effet à son arrivée sur un violent comité d’accueil. Débute alors une enquête historique sur les traces de son énigmatique parent.

Dans ce premier roman en forme de clin d’œil, l’auteur nous propose un excellent divertissement. En effet nous allons suivre les aventures truculentes d’Arthur Weber, ce jeune franco roumain qui découvre son héritage et pas seulement ce grand appartement en centre-ville de Bucarest, mais aussi ce pays complexe qu’est la Roumanie. Trente ans après la « révolution » roumaine, ce roman plonge le lecteur français dans les réalités de ce pays méconnu. Il est toujours en proie à son trouble passé, à ses paradoxes mais un pays qui révèle une énergie vitale époustouflante.

Dans cette histoire j’ai aussi retrouvé l’atmosphère que j’aimais tant dans les romans d’Arion, cette ambiance si particulière à cette Roumanie secrète, ce pays et ces habitant tenus loin de tout par une dictature de plomb. Un pays où il fallait mieux appartenir à la nomenklatura et être un apparatchik plutôt qu’un opposant au régime.

Mais ce que j’ai beaucoup apprécier aussi dans ce roman c’est son rythme, ses situations burlesques, comme le sont aussi certains personnages. C’est l’humour qui s’en dégage. Nous sommes là dans la comédie sociale.  L’affrontement de deux monde, l’occident que représente notre héros, Arthur ce jeune français et un monde resté figé dans ces année Ceaușescu.

J’ai aimé plonger dans ce pays incroyable de contradiction. Et j’ai aimé y être immergé avec ce ton décalé et parfois caustique de Sylvain Audet-Gainar

Bravo et merci monsieur l’auteur pour cette première belle partition.

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

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